Guerre des talents: atout à celui qui s’implante dans les pays d’émigration
7 juillet 2008
“Un grand groupe de divertissement établi dans leu Golfe Arabique connaît aujourd’hui des problèmes importants pour honorer les délais de mise sur pied d’un projet majeur. L’entreprise est incapable de s’assurer de la mise à disposition des compétences techniques nécessaires ce dernier. Jusqu’à il y a peu, il suffisait pourtant à la direction de contacter quelques agences de recrutement pour voir rappliquer rapidement des douzaines d’experts et de managers européens, indiens ou américains. Aujourd’hui, Terminé. La concurrence est trop rude. Des centaines d’autres compagnies sont actives dans le Golfe. Elles ont besoin également de personnel qualifié, de plus en plus conscient de sa valeur sur un marché ouvert”.
Cet exemple est tiré du récent rapport Travailleurs sans frontières de la société spécialisée en ressources humaines Manpower.
Viellissement de la population de les pays développés, hausse de la demande dans les pays émergents, métiers de plus en plus sophistiqués, etc… Selon l’étude, il ne suffit plus aujourd’hui de passer en mode recrutement dès que la nécessité se fait sentir. Les entreprises doivent déployer de vraies stratégies d’anticipation des besoins de compétences futurs, en intégrant également les aspects de mobilité. D’ores et déjà, les entreprises doivent s’attendre à voir les rotations de personnel s’accélérer dans les années venir à mesure que les pénuries de talents s’intensifient.
La pyramide ci-dessus illustre le décalage existant entre une offre de main d’oeuvre peu qualifiée relativement abondante par rapport à la demande et, inversement, une carence en travailleurs formés et expérimentés.
Cette anticipation nécessitera de plus en plus, selon Manpower, l’utilisation d’outils d”évaluation des évolutions démographiques dans les marchés nationaux où est active l’entreprise concernée.
Les solutions peuvent passer par la formation interne, le recrutement de travailleurs qualifiés à l’étranger ou… l’acheminement du travail là où la main d’oeuvre existe.
Néanmoins, écrivent les auteurs du rapport, il sera de plus en plus crucial pour les entreprises de s’assurer que leurs employés disposent de la culture et de la capacité d’exercer leur métier dans un environnement international. “C’est une chose de s’assurer qu’un candidat brésilien a acquis une connaissance suffisante de l’anglais. Mais si son apprentissage et son éducation ne le prédispose pas à pouvoir s’adapter aux pratiques en vigueur dans d’autres pays, il risque de connaître des problèmes d’acclimatation et in fine de performance”. 
En même temps, les entreprises tendront davantage dans l’avenir, estime encore Manpower, à s’impliquer dans les pays d’émigration. “Un producteur d’électricité britannique qui avait l’habitude de recruter des électriciens aux Philippines a récemment commencé à financier des instituts de formation. Avant d’être qualifié pour éventuellemen travailler aux Royaume-Uni, les futurs formés devront prester plusieurs années dans des société locales d’électricité partenaires du programme”. Un exemple de vision à long terme, selon Manpower.
Le contenu intégral du rapport se trouve ici.
Source graphique Manpower
Photo Flickr Postcool
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