La carte européenne des réseaux d’entreprises
28 avril 2008
Voici un site extrêmement intéressant. Jadis, lorsqu’un opérateur cherchait un fournisseur, un partenaire, il s’informait autour de ses connaissances. Ou bien il ouvrait les Pages jaunes. Et y cherchait l’entreprise qui lui convenait.
Aujourd’hui, demain peut-être, ils ne chercheront plus une entreprise, mais un groupe d’entreprises. Spécialisées dans un domaine spécifique. Chacune a une compétence particulière. Mais ensemble, elles sont à la pointe dans leur secteur. C’est la logique des clusters chère à Michael Porter. Des centaines des clusters d’entreprises voient aujourd’hui le jour. Aux Etats-Unis, en Europe, en Asie,… Souvent sous l’impulsion des pouvoirs publics. Parfois spontanément. La Commission européenne a mis en place un observatoire des clusters. Le recensement couvre les 27 pays de l’Unions européenne, 256 régions. Pour chacun, la Commission fournit un avis quant à leurs performances, leur capacité d’innovation. Leurs coordonnées, parfois. La liste est divisée en 38 catégories différentes. Un outil précieux. Cette initiative est suffisamment originale pour inspirer aujourd’hui les autorités américaines. Ces derniers ont opté pour la mise en place d’un Cluster Information Center. Pourra-t-on un jour s’en passer ? Rien n’est moins sûr.
Knowledge management et innovation, les indissociables
27 avril 2008
Les entreprises mettant en place un programme d’innovation oublient souvent leurs employés. Ces programmes sont en général imposés du sommet vers la base plutôt que de tenter de saisir le potentiel d’innovation disponible dans le for intérieur de chaque employé. Un billet très intéressant publié sur le blog suivant business-model-design.blogspot.com/2006/08/innovation-com…

Marketing social: pourquoi Nokia engage Spike Lee
27 avril 2008
Rien de tel pour faire la promotion d’une nouvelle gamme de téléphones multimédias que de s’adjoindre les services de l’un des plus célèbres réalisateurs de cinéma américains. Spike Lee est un convaincu. L’auteur de Do the right thing est convaincu du potentiel à venir du contenu généré par les utilisateurs: 
«L’avenir du cinéma est en train de changer et le multimédia généré par les cellulaires est en train de devenir rapidement le prochain support du 7e Art. Dans cinq ans, je pense que nous verrons, au cinéma, des longs-métrages tournés sur cellulaire», a déclaré Spike Lee, désormais réalisateur chez Nokia Productions. «Avec de l’équipement de haute qualité comme celui de Nokia, on assiste à la démocratisation du cinéma. Les étudiants n’ont plus à aller à l’école de cinéma pour faire de grandes œuvres. Aujourd’hui, avec un simple téléphone mobile, tout le monde peut devenir cinéaste.»
Le thème central sera l’humanité. Chaque utilisateur d’un téléphone Nokia pourra envoyer ses réalisations sur le site de Nokia Productions . Il se fera conseiller par le maître lui-même, qui tiendra un blog à cette occasion, où il partagera ses impressions avec les utilisateurs et apprentis cinéastes.
Nokia prend les devants par rapport à la prochaine révolution de user generated content (UGC). La firme adapte son marketing où nouveau modèle de communication 2.0 . Et, ô bonheur, elle est aussi celle qui fabrique et vend les outils donnant à Monsieur Tout le monde la capacité de devenir demain journaliste, réalisateur ou publicitaire. Un coup de maître assurément.
Bristol-Myers Squibb: 50% du temps à développer les talents
27 avril 2008
En matière de compétence, le groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb (BMS) vit, comme les autres grands compagnies, dans un monde de rareté. L’organisation doit donc participer à créer elle-même une partie de son potentiel de talents. Cet accompagnement est toutefois très gourmand en temps pour le management. Ce dernier se perd notamment parfois dans des tâches très peu productives, telles que: 
- Assister à de multiples réunions, y compris des réunions pour planifier d’autres réunions futures
- Tenter d’obtenir l’approbation de parties prenantes aux programmes
- Remplir des rapports de temps détaillés
- Créer des plans complexes, aussitôt ignorés (faute de disponibilité)
- Perdre son temps dans diverses distractions
- Eteindre les incendies laissés par des employés insuffisamment performants.
… commente Joe Wynne sur son blog.
Donc, BMS a fixé des objectifs au management: ils consacreront 50% de leut temps à leurs tâches de gestion traditionnelles. Et 50%, quand même de leur temps au développement de talents chez leurs collaborateurs. Pour des entreprises comme BMS, ce genre d’objectif est nécessaire également pour s’assurer de la fidélité des personnels clés.
Etats-Unis: les universités de plus en plus maîtres de l’économie
26 avril 2008
A l’instar de l’Europe, les pouvoirs publics locaux aux Etats-Unis prennent une place grandissante dans la gestion du développement économique. Ils suivent de près l’évolution de la compétitivité des entreprises. Ils définissent, en partenariat avec les universités, des stratégies de spécialisation sectorielle. Avec un but: créer une expertise de niveau mondial et encourager l’expansion de réseaux d’entrepeneurs à la pointe dans leurs domaines d’activité respectifs. 
Dans cette persective, le renforcement des universités et des écoles supérieures est en enjeu de premier ordre. Ce rapport du conseil américain de la compétitivité, publié en mars 2008, est un brûlantrappel de cet axiome très actuel.
« Les réalités structurelles de l’économie moderne engendre aujourd’hui dans les régions [des Etats-Unis] des activités innovantes allant bien au-delà des transferts technologiques de jadis ».
Le développement d’une nouvelle catégorie de consommateurs, travaillant et vivant à proximité de institutions d’enseignement supérieur, par exemple, suscite l’apparition de nouvelles stratégies d’implantation de la part de sociétés actives dans la distribution. Les centres commerciaux, magasins, privilégient désormais les régions qui bénéficient de la présence d’une université ou d’une écoles supérieure de renom. Elles traduisent des perspectives positives en termes de création de richesse future et d’accroissement du pouvoir d’achat, indique le rapport.
Côté staff universitaire, les acteurs académiques sont de plus en plus souvent impliqués dans des projets de collaboration avec le secteur privé. Des parcs scientifiques, des incubateurs (accélérateurs, dit-on aussi), des zonings d’entreprise éclosent tout autour des bassins d’enseignement supérieur. « Finalement, et le plus important, la croissance de l’enseignement supérieur a offert une nouvelle respiration aux autorités locales responsables du développement, qui rejaillit elle-même sur la volonté des rectorat et corps universitaires à participer au renforcement de la compétitivité du tissu économique local. Une nouvelle culture de la collaboration s’installe véritablement [aux Etats-Unis], avec une volonté de transcender les cloisons entre opérateurs « .
« Les responsables politiques, les organismes régionaux de développement et les direction d’université dans l’ensemble du pays devraient promouvoir encore davantage ces collaborations, d’ans l’intérêt du pays », conclut le rapport américain.
crédit photo bigfoto.com
Etats-Unis: les universités maîtres de l’économie
26 avril 2008
Outils 2.0 en entreprise: bientôt un marché de 4,6 milliards $
24 avril 2008
Les outils du web 2.0 creusent leur trou dans le monde de l’entreprise. Une industrie émerge. Les supports de réseaux sociaux, les flux RSS, mashups, wikis et autres blogs représenteront un marché de 4,6 milliards de dollars à l’horizon 2013, selon une étude du consultant Forrester Research. 
L’avenir n’est cependant pas pavé de pétales de rose pour les éditeurs et gestionnaires de plates-formes 2.0 pour entreprise. Forrester énumère trois défis majeurs pour l’adoption de ces derniers :
1. Surpasser la réticence des vendeurs de matériel et de logiciels IT qui se méfient de ces technologies développées par les utilisateurs.
2. Trouver un équilibre entre les outils en ligne gratuits, financés par la publicité, et les supports payants.
3. Les outils 2.0 entreront en concurrence avec les coûteux systèmes informatiques actuellement en place dans de nombreuses entreprises, suscitant toutes sortes de résistances.
A ce stade, Forrester distingue le web 2.0 grand public (Blogger, Facebook, Twitter), dont le modèle économique reste essentiellement basé sur la publicité, et le web 2.0 conçu et formaté pour les entreprises. Pour le consultant, seuls ces derniers seront des applications qualifiables d’outils d’entreprise 2.0.
En vrac, l’étude loge dans cette catégorie les outils de collaboration et d’amélioration de la productivité basés sur le concept 2.0, mais adaptés spécifiquement pour les employés d’une organisation. Et Forrester de citer les produits de BEA Systems, IBM, Microsoft, Awareness, NewsGator Technologies, Six Apart, etc.
L’étude n’oublie pas, par ailleurs, les inititiatives marketing qui s’appuient désormais sur des technologies 2.0. C’est le cas, par exemple, des investissements consentis pour développer des applications ad hoc pour le réseau social Facebook, destinés à offrir de la visibilité à certaines marques.
Les réticences diverses freineront néanmoinsl’adoption des outils 2.0., pense les auteurs de l’étude. Si les départements marketing et communication sont convaincus de leur nécessité, les décisions d’investissement demeurent en général de la responsabilité du service informatique, en général plus conservateur quant à ces innovations.
Reste que, d’après Forrester; les dépenses pour des outils informatiques 2.0 croîtront de l’ordre de 43% par an dans les cinq années à venir. Les grandes entreprises de plus de 1.000 personnes devraient toutefois franchir beaucoup plus vite le pas que les PME.
Ce billet est très largement inspiré d’un digest de l’étude publié sur ReadWriteWeb.








