L’extrême pauvreté diminue dans le monde

22 mai 2008

Se réunir sur les mondes virtuels pour reduire son empreinte CO2

19 mai 2008

Pourrait-on demander se réunir sur Second Life pour réduire les coûts de transport et diminuer son empreinte carbone? C’est l’expérience que tente en ce moment le Crédit Agricole, rapporte Tom Raftery, citant la société française Stonefield Inworld qui accompagne ce projet. La banque a donc fait construire une salle de réunion sur une île du monde virtuel de Second Life. CA sur Second Life

Grâce à ce dispositif, les responsables du Crédit Agricole espère économiser entre 150.000 et 250.000 euros cette année sur les frais de voyage. A terme, grâce à l’organisation de certaines formations dans l’univers virtuel, l’économie pourrait atteindre 4 millions d’euros, dit-il.

Cette vision fait en tout cas écho à celle du bureau d’analyse Gartner. Pour ce dernier, cité par Silicon Republic, l’impact des mondes virtuels sur les organisations pourrait être demain aussi important que celui de l’internet. Malgré le fait que les expériences menées jusqu’ici sur Second Life échouent très souvent. Les entreprises, estime Gartner, se focalise trop sur la technologie au lieu d’essayer de comprendre les besoins des utilisateurs finaux.

Beaucoup tente des projets sur les mondes virtuels seulement pour se donner une image cool. Ou par mimétisme vis-à-vis des concurrents. Mais sans autre objectif véritable. D’où de très fréquentes déceptions.

Les choses vont changer, estime néamoins, estime Gartner. « Les mondes virtuels maquent la transition des pages web vers les places sur internet. Une présence réussie sur le web en 3D commence avec les gens, pas avec la physique », dit son vice-président, Steve Prentice, toujours cité par Silicon Republic. Mais il faut un public aussi. Un projet réussi doit donc commencer par définir et cibler le public que l’on cherche à toucher, et ensuite de fournir les éléments de technologie pour relier la communauté. On peut donc commencer par des tests, à petite échelle.
Photo empruntée à La Seconde vie du Crédit Agricole

Les quatre niveaux de la globalisation

17 mai 2008

planisphere

Les quatres niveaux de la globalisation

17 mai 2008

Voici trouvé sur le site internet du quotidien Les Echos un article très inspiré au sujet de la globalisation, écrit il ya dix ans par deux professeurs d’université d’origine indienne, Vijay Govindarajan et Anil K. Gupta, enseignant respectivement à l’Amos Tuck School of Business Administration du Dartmouth College et au College Park de l’université du Maryland. Il est étonnant de voir à quel point la vision décrite trouve un écho approprié une décennie plus tard. Le contenu est presque actuel. A l’époque, la Chine leur parassait le moteur de la future économie mondiale, dont le centre de gravité migrerait vers l’Asie. Prédiction avérée. planisphere
En 1998, les deux professeurs mettaient déjà en avant les changements considérables qui devraient se produire encore dans le visage de l’économie mondiale. La constante sera toutefois un accroissement de l’interdépendance.
Selon les deux auteurs, cette interdépendance mondiale détermine notre attitude ou notre façon d’envisage l’avenir quelle que soit notre position :  » Si vous êtes le patron de Nucor Steel (un sidérurgiste américain) et que vous devez décider de l’implantation d’une nouvelle usine d’un coût de 700 millions de dollars, vous étudierez aussi bien le Brésil que les Etats-Unis, écrivaient-ils. Si vous êtes le ministre des Finances de l’Inde, l’intégration de l’économie indienne au reste du monde vous apparaîtra comme une donnée fondamentale pour réaliser la transformation du pays et le hisser au rang de superpuissance économique. Si vous êtes un jeune cadre de Procter & Gamble, vous n’aurez pratiquement aucun espoir d’accéder à des postes de direction si vous n’alliez pas une solide expérience internationale à d’excellentes performances dans l’exercice de vos fonctions. »

A l’époque, les deux auteurs déduisaient quatre niveaux sur lesquels l’emprise de la globalisation ira en s’accroissant dans les années à venir.

1. L’échelle d’un pays

Malgré la mondialisation accrue, tous les pays ne présentent pas le même degré d’intégration à l’économie mondiale. L’interdépendance entre nations ira en s’accélérant dans les années à venir et les cartes économiques vont se modifier.

2. Au niveau d’une industrie spécifique

« Plus le degré de mondialisation d’une industrie donnée est élevé, plus une entreprise de ce secteur peut en tirer profit en exploitant au mieux les dimensions technologiques, ses capacités de production, la notoriété de ses marques et/ou son capital par-delà les frontières. Les secteurs d’activité globalisés sont souvent dominés sur tous les marchés par le même groupe de sociétés mondiales, qui coordonnent leurs stratégies à travers les pays. C’est ainsi, par exemple, que l’industrie de la chaussure de sport est dominée par Nike, Reebok et Adidas. Dans l’industrie pharmaceutique, les investissements transfrontaliers progressent aujourd’hui plus vite que les échanges ».

3. Au niveau d’une entreprise particulière

« Toyota offre un bon exemple de groupe fortement mondialisé. A la fin de 1995, un tiers de la production mondiale de Toyota était réalisé par des filiales entièrement ou partiellement contrôlées par le groupe, réparties dans vingt-cinq pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie. Mieux encore, Toyota exportait 38 % de sa production japonaise vers les marchés étrangers, et le volume des flux intra-firme entre ses filiales était important. Au sein de son réseau régional d’Asie du Sud-Est, par exemple, Toyota exportait des moteurs Diesel de Thaïlande, des transmissions fabriquées aux Philippines, des directions produites en Malaisie et des moteurs fabriqués en Indonésie ».

4. Au niveau des indvidus dans l’entreprise
L’évolution et la stratégie de carrière ne peut plus s’envisager en se focalisation uniquement sur son marché d’origine et une expérience locale.
« Si vous pensiez avoir affronté une concurrence intense avec l’émergence de firmes d’envergure mondiale d’origine japonaise, coréenne ou taïwanaise, prenez garde, avertissaient alors les deux professeurs. Par comparaison avec ce qui vous attend en 2020, ce n’était peut-être qu’un simple échauffement ».

A l’heure où le groupe indien Tata vient de racheter le constructeur automobile Jaguar, on ne peut que leur donner raison a posteriori.

La fin de la grande entreprise bureaucratique

15 mai 2008

Polyvalent ou spécialiste? Les deux, pour gagner en créativité

15 mai 2008

Dans le domaine de la communication, votre prochain collègue pourrait être un « mash-up » communicator, constate ce blog d’origine suédoise, Media Culpa. Autrement dit un être professionnel hybride qui cumulerait des compétences et des expériences un peu dans toutes les directions.

Ce qui vaut pour le secteur de la communication vaut sans doute pour d’autres. T profile

Dans ce domaine spécifique, néanmoins, les entreprises recherchent des individus avec un assez bon bagage en finance, un peu vendeur de voiture sur les bords, mais aussi avec une présentation irréprochable, experts en création de communauté, excellents diplomates, bons raconteurs d’histoires, etc. Les profils recherchés n’ont plus grand chose à voir avec les monocompétences passées. Le job d’agent marketing non plus.

« Déjà voici dix ans, note pourtant l’auteur de Media Culpa, l’agence de communication qui m’a recruté engageait des personnes des bagages très différents: journalistes, économistes, des poètes mêmes. C’était bien vu. En amenant des personnes aux parcours et aux aptitudes diversifiés, ils seront ensemble plus créatifs et plus efficaces que si l’on regroupe un régiment de clones. Bien sûr, on connaît des organisations de services professionnels, comme les firmes de consultance en management, qui fonctionnent sur base de modèles très stricts. Où les gens ont des backgrounds identiques. Ils suivent des formations pour travailler d’une certaine façon. Le fait de travailler et d’adopter des approches standardisées peut, dans ce cas, être un avantage. Mais dans les professions requérant un travail créatif soutenu, la variété est un atout à cultiver », dit-il.

Toutefois, la logique est encore poussée plus loin, aujourd’hui, dans la mesure où d’aucuns souhaitent voir cette diversité concentrée dans les personnes elles-mêmes. « Les personnes qui font de la fertilisation croisée, tant en termes de fonction que de géographie, sont très demandées à ce jour, selon Jane Stevenson, chez Heidrick & Struggles, à Chicago. Les responsables marketing ayant occupé auparavant un poste dans la vente ou la finance, qui ont en outre vécu dans un autre continent, ces individus sont ceux qui bénéficient des bonus une fois au top de l’entrepriese ».

Selon une enquête suédoise menée auprès de centaines de professionnels de la communication, il faudra dans ce secteur faire preuve d’une polyvalence toujours accrue. Ne fut-ce que parce que l’augmentation du nombre de moyens de communication, en particulier les nouveaux supports internet2.0, qu’il faudra maîtriser davantage de compétence. Mais il faudra aussi se spécialiser pour ne pas être submergé. Paradoxe?

« On peut se rabattre sur le profile classique en T », rétorque l’auteur du billet. Maisà quel point la barre horizontale du T devra-t-elle s’étendre pour répondre aux attentes ?

Quota d’idées et changement de perspective

14 mai 2008



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