Crowdsourcing: la communauté comme un nouveau pouvoir économique ( Jeff Howe )
31 août 2008
Gérez l’innovation, car la rareté, c’est terminé
28 août 2008
Voici un billet très inspirant, rédigé par Bernard Lunn sur ReadWriteWeb (RWW). Dans un savant exercice historique, l’auteur recouvre en large la thématique de l’entreprise globale.
Voici près de trente ans, dit-il, que le modèle de l’entreprise verticalement intégrée s’étiole. Les coups de béliers venus, dans les années 80, de l’essorage causé par les obligations pourries et, dans les années 90, de la globalisation. En cette fin de décennie, les médias sociaux lézardent les descendantes du taylorisme pyramidal. Mais le conflit de générations ensable singulièrement les rouages.

Passons sur la référence au célèbre théoricien du management Peter Drucker ou au prix Nobel d’économie Ronald Coase, les coûts de transactions, sur lesquels s’attarde Bernard Lunn.
Ce dernier distingue néanmoins nos grandes entreprises d’occident des grandes entreprises qui germent dans les pays émergents (comme Haier en Chine, Petrobras, au Brésil, Reliance, en Inde, etc.). Ces dernières, selon RWW, naviguent aujourd’hui sur une mer de contraintes très différentes. Les grandes entreprises du sud organisent encore la rareté. Cet effort réclame de grands efforts. La taille, dans ce cas, est un avantage. La Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil en sont à ce point.
Cette phase de rareté, nous l’avons connue en Europe, au Japon, aux Etats-Unis, au moment des Trentes glorieuses. Le nombre des acteurs économiques était limité. Les commodités pas encore abondantes. C’est fini. En occident la rareté est devenue rare. Pour les grandes entreprises de nos pays, il s’agit donc aujourd’hui de d’organiser l’innovation. Une gageure, sachant que personne ne sait encore vraiment comment faire. Une chose est cependant sûre: les structures traditionnelles et la taille ne sont plus un avantage absolu dans ce nouveau contexte.
Paradoxe: les grandes entreprises n’ont jamais autant dominé les économies nationales. Aux Etats-Unis, en 1955, rappelle RWW, les 500 plus grandes entreprises américaines (Fortune 500) contrôlaient un tiers de l’économie. En 2000, cette part atteignaient les deux tiers. La chaîne de distribution Wal Mart a avalé de nombreuses épiceries de quartier outre-Atlantique. Comme GB/ Carrefour en Belgique ou Auchan en France. La capacité des grandes entreprises à pouvoir se réorganiser dans l’avenir est un défi majeur pour l’ensemble de l’économie. Ce n’est pas gagné.
Les grandes entreprises sont de nos jours prises en étau entre les baby boomers proches de la pension opposés au changement et la nouvelle génération des vingt ans et plus (génération Y), qui a grandit avec l’internet et renie le modèle traditionnel de gestion des entreprises par commande et contrôle.
Dans le même temps, les investisseurs et les théories du management moderne leur demandent de se focaliser sur le coeur de métier. Facile à dire. Mais comment s’en sortir, demande encore Bernard Lunn, quand les plans de carrière ont a été élaborés jadis à partir du postulat que chaque tâche effectuée en interne était stratégique ?
RWW estime ainsi que l’heure est aujourd’hui au start-ups. Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour devenir entrepreneur. Les grandes entreprises cherchent leur voie. L’enjeu pour elles sera de trouver une façon de redéfinir leur nature pour donner un nouveau sens à leur fait d’être grande. L’adoption et l’utilisation des médias sociaux pourrait être déterminante dans cette quête, conclut-il.
Donner le pouvoir aux personnes dans l’entreprise du 21ème siècle
28 août 2008
Entreprendre n’a jamais été aussi facile (par Loïc Lemeur en 2007)
25 août 2008
Conseils d’une « flat company » pour évoluer dans un monde plat
23 août 2008
Infosys, c’est l’un des plus grands prestataires indiens de services informatiques. L’un de ces groupes IT qui ont tirent depuis dix ans l’économie indienne de l’ornière. Infosys s’est nourrie de la globalisation autant qu’elle a nourrit la globalisation, en permettant aux entreprises de sous-traiter (offshorer) la mise en oeuvre de projets informatiques toujours plus grands.
Infosys vit donc de la globalisation. La firme entend l’expliquer à ses clients potentiels. Pour cela, le groupe s’appuie sur le fameux best seller du journaliste américain Thomas Friedman « Le Monde est Plat »- ou The World is Flat (à vraiment mettre dans toutes les mains). Dans l’ouvrage, l’auteur explique que, sous l’effet des forces de la globalisation, les opérateurs économiques, où qu’ils soient sur la planète, du nord ou du sud, arrivent sur un pied d’égalité.

La multinationale indienne (4 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 91.000 salariés) en a même fait son slogan: Win in the a Flat World. Mieux, Infosys propose de partager son expérience de « flat company » avec les autres entreprises.
Voyez plutôt:
« Le monde n’est peut-être pas encore plat, mais il le devient de plus en plus. Bien que les opinions et les réponses à cette évolution divergent, il existe un large consensus dans les communautés économiques pour constater que :
1. L’essor de la Chine, de l’Inde et d’autres économies émergentes changera (et change déjà) la concurrence au niveau domestique et international
2. Les évolutions démographiques modifient le profile des clients, réduit la main d’oeuvre disponible dans certaines partie du monde et l’accroît dans d’autres.
3. La technologie et l’accès quasi illimité à l’information transfert le pouvoir aux clients et permet aux entreprises de collaborer avec des partenaires en vue de stimuler l’innovation.
4. Le poids de la réglementation et des responsabilités juridiques augmente, suscitant un risque potentiel pour les opérations tant domestiques qu’internationales
5. Le besoin existe d’une plus grande conscience envers, d’un plan pour, l’adaptation aux nombreux changements de cycles économiques
Afin de garder le cap face à des courants, les entreprises doivent agir. Ces courants ne sont pas omniprésents. Tous n’atteignent pas les même secteurs d’activité. Mais il est important d’identifier ceux qui s’exercent effectivement sur soi et de comprendre leur impact opérationnel et financier ».
Quelles doivent dès lors être les réponses à apporter ? Infosys pense que demeurer compétitif dans un monde économique qui s’applatit, les entreprises doivent migrer leurs priorités sur un axe à quatre dimensions.
Les voici ces quatre migrations (passer de … à …)
- la loyauté vis à vis des services => la loyauté à l’égard de l’innovation plus rapide
- la question des coûts vue comme un frein à la croissance => gérer les coûts en tant que carburant de la croissance
- dépenser de l’argent en information => faire de l’argent à partir de l’information
- gagner dans les lignes droites => gagner dans les virages
De là, Infosys propose ses témoignages. On y parle aussi du levier que représent les médias sociaux pour évoluer dans un climat d’innovation constante. Plus, si l’on veut, des réflexions plus individuelles. A suivre. Et commenter
L’erreur classique de la sous-traitance et de l’offshoring
21 août 2008
Le processus de création d’un stade, par Dan Meis
19 août 2008
Start-Up: préparez vous avant de rencontrer un investisseur (fun)
19 août 2008



