Une banque retient ses travailleurs jeunes grâce à des outils sociaux

4 octobre 2008

Entendu parlé de la banque Wachovia ? Bien sûr. La quatrième banque des Etats-Unis a défrayé la chronique cette semaine emportée par la crise financière. Rachetée d’abord par Citigroup, croyait-on, après s’être mise en grande difficulté en raison d’une forte exposition aux crédits subprime, c’est sa compatriote Wells Fargo qui a repris le morceau.

Wells Fargo a déjà un point commun avec avec Wachovia. L’une comme l’autre ont tenté l’expérience de l’utilisation des outils de web social, afin de fluidifier les relations et la communication. En interne ou à l’extérieur. Wells Fargo a mené différents tests dans cette direction. Exemple: The Student Loandown.  Ce site intéractif donne d’abord la parole à d’anciens étudiants, aujourd’hui salariés de la banque, ayant financé leurs études grâce à un crédit bancaire. Ces derniers commentent, donnent des conseils sur la gestion d’une dette, aux étudiants qui sont à présent dans la même situation. Ils créent ainsi une relation particulière, parfois une complicité.

Chez Wachovia, la démarche 2.0 vise notamment à attirer, et à retenir, la jeune génération (génération Y, née entre 1979 et 1994), nous apprend InformationWeek. « Ils ont grandi dans un monde plat. Ils ont l’habitude de jouer à des jeux vidéo avec des gosses en Pologne », selon Peter Fields, le responsable eBusiness de la banque. Ce dernier constate que les jeunes travailleurs américains voit leur implication dans le travail baisser un an, en général, après leur entrée en fonction. « Il leur manque un moyen de faire entendre leur voix ».

Ainsi, Wachovia charge ses jeunes employés de former les salariés seniors aux blogs, aux wikis, aux outils collaboratifs, aux réseaux sociaux.

Mais les nouveaux outils internet, comme la vidéo-conférence sur internet, chez Wachovia, poursuit l’article, a permis des choses plus prosaïques comme de réduire les frais de voyage et le temps de navette. La mise en place de certains outils a été financée par la réduction de ces coûts. Pour la banque, ces outils permettent aussi de préserver et de mieux distribuer le savoir et les savoir-faire interne.

Le test devrait être étendu à l’ensemble du personnel de la banque à moyen terme. Et au delà.

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