Ken Morse: « Penser global n’est facile pour aucune PME dans le monde »

10 février 2009

Ken Morse, directeur du MIT (Massachusetts Institute of Technology) Entrepreneurship Center, est l’une des personnalités les plus marquantes de la planète dans le domaine de l’esprit d’entreprise. Ce serial entrepreneur, qui fut notamment à la genèse de grands groupes comme 3com ou Aspen Technology, parcourt le monde de conférences en ateliers. Il dispense ses conseils et bonnes pratiques accumulées au cours d’années d’expérience et de contacts avec les entrepreneurs de tous horizons. Ken Morse a notamment vécu en Bruxelles où il a passé « quelques unes de ses meilleures années professionnelles et personnelles ».

Bruno Wattenbergh, directeur opérationnel de l’Agence Bruxelloise de l’Entreprise,  a rencontré Ken Morse, à Boston, pour Entreprise Globale. Dans l’entretien qui suit (voir la vidéo en dessous de ce billet), ce dernier développe les idées suivantes :

  • Où que ce soit dans le Monde, les PME et les start-ups ne pensent pas assez globale

    D’après lui elles devraient intégrer cette dimension dès le départ, car très vite le marché local peut s’avérer trop petit pour se développer. Le fait d’avoir une stratégie globale dès le début permet de suivre le rythme lorsque l’entreprise grandira. Il ne conseille toutefois pas à tout le monde d’essayer d’être immédiatement présent à l’international,  dans un premier temps il vaut souvent mieux se concentrer sur son marché local.

  • Les entrepreneurs peuvent faire financer leurs besoins par leurs clients

    Les entrepreneurs devraient penser à d’autres façons de financer les besoins. Une piste insuffisament explorée, selon Ken Morse, est celui du financement apporté par les clients (Customer Financing). Se développer directement grâce à un projet concret avec un client est aussi efficace et moins risqué que d’élaborer un produit propre. De cette manière, il est possible de financer le début de son activité grâce à ses clients et d’être sûr de ne pas se retrouver avec un produit dont personne ne veut.

  • La crise économique est un moment privilégié pour lancer une nouvelle entreprise

    « J’adore les moments de récession », confie Ken Morse, provocant. C’est toujours l’occasion de lancer de nouveaux projets, uniques, qui sortent de l’ordinaire. Le professeu du MIT s’inscrit ainsi, sans surprise, dans la logique de destruction créatrice, chère à Joseph Schumpeter. La disparition de certaines entreprises permettra à de nouvelles initiatives de naître, plus innovantes, plus dynamiques.

  • Bruxelles jouit d’une situtation unique au monde

    Toute start-up qui démarre à Bruxelles bénéficie d’une chance unique : vous pouvez vous rendre en voiture dans quelques unes des grands centres économiques d’Europe. Et d’un point de vue vente, la plupart des grands acteurs sont présents dans la ville de l’Iris.

L’ interview de Ken Morse avec Bruno Wattenbergh:


Ken Morse
envoyé par EntrepriseGlobale

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