L’entreprise 2.0, c’est quoi ?
L’entreprise 2.0? Kesako? Derrière le néologisme un peu abrupte, se cache peut-être le modèle d’organisation gagnant de demain.
Laurent Kinet, cofondateur d’Early Stage , nous donne les clés pour comprendre de quoi il s’agit. En quatre étapes nous allons essayer de comprendre cette notion.
Les frontières internes et externes s’évaporent
« Les frontières internes et externes de l’entreprise s’évaporent. Une entreprise ne peu plus se suffire à elle-même. Et ce, à tous les niveaux » explique Laurent Kinet.
Prenons l’exemple du marketing: « Avant le département, Marketing et communication étaient isolés dans un département à part, maintenant le marketing se fait dans toutes les couches de l’entreprise. » La réputation d’une marque ne peut pas se gérer dans une cellule isolée. Chaque employé est un vecteur potentiel de la marque. Il faut utiliser cette force. Dès lors, il convient de travailler le marketing interne, afin de s’assurer du bien-être des employés. Une personne heureuse sera un meilleur « agent marketing » qu’une personne insatisfaite.
Que l’employeur le veuille ou non, les employés s’informent à l’extérieur. Ils utilisent des outils qui ne font pas partie du cadre défini par la société (chat, Facebook, etc.). De nos jours, l’entreprise ne peut plus être un organisme hermétique. Le mouvement d’ouverture est inévitable. Il faut accompagner et non combattre…, estime Laurent Kinet.
L’entreprise 2.0 stimule la créativité.
« Ce décloisonnement va mener à une plus grande créativité ». Laurent Kinet se réfère aux travaux du sociologue américain Mark Granovetter, auteur de la théorie des liens faible (lire PDF).
« Un lien fort c’est deux employés qui travaillent dans le même bureau. Petit à petit, ils vont finir par penser de la même manière. Pour stimuler la créativité, il faut créer des liens faibles entre les différents bureaux ou départements. De cet échange entre des univers différents, sans relations fortes entre eux, va naître une stimulation intellectuelle bénéfique à la créativité« .
« Vous pouvez innover… tant que vous faites ce que je dis ! »: le paradoxe du directeur de l’innovation
La créatitivité germe de l’interaction entre les liens faibles. La voie hiérarchique traditionnelle n’est pas toujours favorable à cette dynamique. Le caractère informel des liens tissés est crucial. Certes, mettre en place un chef de l’innovation est une première prise de conscience. Cependant une approche trop dirigiste, « top down » (de haut en bas), un chef qui commande, des gens qui exécutent… n’est pas propice à l’éclosion d’idée et d’innovation.
Couper Facebook aux employés? Une grave erreur
Facebook est de loin le réseau social le plus populaire. Mais celui-ci soufre d’une réputation exécrable chez les dirigeant qui n’y voit qu’un outil favorisant le commérage et la perte de temps, c’est ce que nous rapporte Laurent Kinet. Du coup tout ce qui touche de prêt ou de loin à l’idée de réseau social est mis à l’index par les managers. Pourtant, poursuit Laurent Kinet: « une utilisation d’un réseau social d’entreprise est un formidable outil qui permet une meilleure collaboration et un meilleur échange d’informations au sein de l’entreprise. Avec au final un gain de productivité ».
Cela fonctionne! Le groupe IBM, par exemple, rapporte à ce titre le cas de Hiltman Group, un grossiste en quincailleries qui estime avoir gagné 130 000$ en ayant adopté des outils collaboratifs.
6 réactions à “L’entreprise 2.0, c’est quoi ?”
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[...] Trois autres vidéos, et l’article associé, sont disponibles sur le site Entreprise Globale. PUBLISHED February 25th, 2009 IN Business, Créativité et Innovation, Professionnel, Stratégie No Comment TAGS: Early Stage, Entreprise 2.0 [...]
Il est extrêmement intéressant de constater que la « caractère informel des liens tissés est crucial pour »… la créativité. Bien que je ne pourrais le formaliser pour le moment, il y a certainement un lien (oups !) à faire car cette notion s’apparente étrangement avec l’idée que je développe dans ce billet Gestion des Connaissances (SAVOIR) = Entreprise 2.0 ; à savoir, que le SAVOIR, les Connaissances sont intrinsèquement, fluides, sans forme ni structure, et s’accommodent mal des structures et des cadres rigides. En fait, ils s’apprivoisent et se révèlent beaucoup plus facilement à l’aide d’outils 2.0 conçus pour gérer des contenus non structurés dans un cadre totalement informel !!!
oups !… j’ai omis la fin, désolé,… les outils 2.0, piliers centraux autour desquels s’articulent la notion même d’Entreprise 2.0.
[...] méthode Agile, mais une multitude de méthodes dérivées. On s’approche ainsi du modèle de l’entreprise 2.0, c’est-à-dire une plus grande interaction entre employés, une priorité mise sur la [...]
[...] méthode Agile, mais une multitude de méthodes dérivées. On s’approche ainsi du modèle de l’entreprise 2.0, c’est-à-dire une plus grande interaction entre employés, une priorité mise sur la [...]