Knowledge management: la fin de l’ancien modèle
31 mars 2009
« Avec le reporting classique, les objectifs sont manqués dans 75% des cas »: place au management Agile
30 mars 2009
« L’évolution du projet est évaluée sur base de rapports écrits et non sur l’aspect fonctionnel de l’application. Dans 75% des cas, avec cette façon de procéder et d’évaluer, les résultats ne sont pas atteints ». Cette citation est attribuée à Thierry Cross, consultant et ex-chef de projet chez Airbus, avec cette façon de procéder.
Y aurait-il comme un problème dans la façon d’évaluer l’avancée des projet dans les entreprises ? Assurément. Les tâches de reporting hebdomadaires ou périodiques mangent sur la capacité d’action et, surtout, de réaction. Longues à formuler et à rédiger, la situation est souvent dépassée lorsque les éléments parviennent dans les mains de leur destinataire. Bref, ce mode d’évaluation du travail a atteint ses limites.
« Oui, mais il faut quand même contrôler l’avancées des choses… », entend-on déjà le lecteur maugréer. « Qu’avez-vous comme solution alternative ? » 
Justement. De nouvelles méthodologie de suivi existent. Et sont mise en pratiques dans des entreprises. La méthode Agile est une méthode de management mieux adaptées à la gestion des changements. Explications.
La méthode Agile a été développée dans le monde de la programmation informatique,où les procédés classiques de développement s’avéraient peu efficaces. Sans rentrer dans les détails, un programme informatique était jadis développé à partir d’un canevas relativement rigide. Le projet commençait par un document extrêmement précis ne laissant pas de place à la nouveauté et l’inattendu. Frustration.
En 2001, un groupe de spécialistes du management en informatique publient le manifeste Agile. Le mouvement se structure.
La méthode de management Agile
Le manifeste s’articule autour de quatre valeurs:
- L’interaction entre les personnes est plus importante que le processus et les outils. Une bonne communication entre les membres de l’équipe est plus importante que d’avoir des outils de pointe ou des personnes ultras compétentes, mais individualistes.
- Focalisation sur un produit délivrable, utilisable. Passer le moins de temps possible dans l’écriture de rapports en tout genre, mais se focaliser sur la production d’un produit utilisable. C’est ce que nous déclarait Marc Roisin de vinogusto “Contrairement à la grande structure dans laquelle je travaillais, je passe dorénavant moins de temps dans des fioritures. Plus besoin d’écrire 500 pages avant de lancer le moindre projet, on griffonne sur un bout de papier l’idée à mettre en place et c’est parti”.
- La collaboration avec le client plutôt que négociation de contrat : Le client doit être vu comme un partenaire, ses demandes et feed-back doivent être pris en compte tout au long du processus. C’est exactement la manière dont procède Sofkinetic vis-à-vis de ses clients.
- Réagir au changement plutôt que de suivre un plan. Il s’agit évidemment d’un élément essentiel.
Ces principes ne sont pas réservés qu’au monde des programmeurs informatiques. Ils peuvent être mis en oeuvre dans « un management Agile ». Par ailleurs, Agile n’est pas une bible à suivre à la lettre, mais un point de départ. D’ailleurs, il n’existe pas UNE méthode Agile, mais une multitude de méthodes dérivées. On s’approche ainsi du modèle de l’entreprise 2.0, c’est-à-dire une plus grande interaction entre employés, une priorité mise sur la créativité, coordonnée plutôt que diriger etc. (cfr présentation « Qu’est qu’une Entreprise Globale?). Mais ce sont également les principes qui guident la génération qui va bientôt arriver sur le marché du travail.
A titre d’exemple, ici, chez Entreprise Globale, nous avons décidé de mettre en place la méthode Scrum.
La méthode SCRUM
Scrum est un mot anglais tiré de l’univers du rugby. Il signifie: mêlée. Le principe consiste à diviser les choses à réaliser (également, appellé backlog) en ordre de priorité. Une fois les priorités définies pour chacune des tâches l’on prend celle qui se trouvent en haut de la liste et on décide de les réaliser en x semaines. On va appeler cela un « sprint ». La méthode prône des sprints de +- 4 semaines, mais il ne s’agit que d’une recommandation. L’important est que le sprint doit être réalisé dans un laps de temps relativement court. Chaque journée doit commencer avec une réunion limitée à un quart d’heure dans laquelle on fait le point sur ce qui a été fait la veille, ce qui n’a pas été et ce qui va être réalisé le jour même.
Plus de détails sur la méthode Scrum (via http://www.esprit-agile.com/):
Scrum n’est qu’une méthode parmi d’autres. Chacune à ses spécificités, mais toutes se retrouve autour du principe de team autorganisé à taille humaine. Dans le cas de grande organisation, il suffit de multiplier le nombre de petite équipe.
N’est-ce pas le modèle mis en oeuvre par Google? Wayne Rosing, vice-président de l’ ingénierie chez Google de 2001 à 2005 déclarait à son arrivée à Mountain View: « En ingénierie on avait un système impliquant des managers. Cette structure avait tendance à dire aux gens « non vous ne pouvez pas faire ça »". Google s’est donc débarrassé de ces managers. Maintenant la plupart des ingénieurs travaillent en équipe de trois. Le leardeship de chaque équipe est pris à tour de rôle par les membres de celle-ci. Dorénavant chaque fois que quelque chose ne va pas, même si l’option précédente avait été validée et officilemment annoncée préalablement, elle est directement corrigée par l’équipe, sans demander l’avis à personne…
Photo Flickr Alandd
Arabie Saoudite, Qatar, Koweit: tiercé de pays du Golfe moins touchés par la crise
27 mars 2009
Benjamin de Seille est consultant, spécialiste des pays du Golfe, pour GBN (Global Business Network). Il conseille des entreprises européennes dans leur stratégie d’implantation dans la région. Selon lui, les pétromonarchies ne sont pas affectées de la même façon par la crise économique mondiale. Si certains expatriés s’enfuient d’un Emirat comme Dubaï, dans certains cas en abandonnant tout sur place, y compris leurs voitures de luxe (voir photo), la région conseve du potentiel. Benjamin de Seille explique son point de vue pour Entreprise Globale.

Questions sur la situation des pays du Golfe
A l’heure ou la crise financière, immobilière et la chute brutale du cours du brut frappe l’économie des pays du GCC (Gulf Cooperation Council), certaines interrogations apparaissent chez nos entrepreneurs : mon entreprises peut-elle malgré tout toujours profiter de ces économies profitant d’une situation privilégiées directement lié à l’or noir ? Comment dois-je me positionner ? Quels sont les risques ? Suis-je déjà trop tard ?
A grand renfort d’images d’Epinal de Dubaï et de reportages sensationnaliste sur les Emirats Arabes Unis que nous recevions au travers des médias, force est de constater que toutes les apparences poussaient nos entreprises à vouloir se tailler la part du lion : un contexte économique florissant jusqu’il y a peu, un flot de billets verts qui enrichit considérablement les royaumes et émirats du Golfe, des investissements publics gargantuesques qui génèrent un nombre incalculables de mégaprojets, l’entrée de l’Arabie Saoudite à l’OMC, etc. De plus, un mouvement d’ouverture généralisé des états vers l’extérieur laissait envisager un accès intéressants pour les étrangers à ces appels d’offres et business juteux.
Malgré la crise, l’Arabie Saoudite, du Qatar et du Koweit gardent un beau potentiel
Qu’en est-il à présent ? Quel timing pour m’implanter ? Suis-je trop tard ?
Non, malgré la crise, il est encore temps de monter dans le train, surtout en Arabie Saoudite, au Qatar et au Koweit.
Évidemment, certains secteurs fermés comme l’industrie pétrochimique et la défense sont déjà en partie cadenassés. Mais la croissance de tous les secteurs d’activité reste une réalité pour des pays en plein développement. Malgré un ralentissement général, le dynamisme des états du Golfe et les moyens financiers qu’ils ont à leur disposition représentent des opportunités à saisir et pour de nombreuses années encore (Ndlr: bien que la croissance des revenus non-pétrolier ait chuté de 50% en 2008, en Arabie saoudite)
| Gain horaire engendré par l’Arabie avec la production de pétrole | + de 30 Millions/heure ! |
| Période pour réduire la dette nationale (KSA) de 100% à 25% du PIB | 8 années ! |
| Valorisation des mégaprojets pour les 10 ans à venir dans le Golfe | 1400 milliards de USD ! |
| Demande des actions d’Etisalat lors de son entrée en bourse | 51 fois plus que l’offre ! |
| Nombres de chambres d’hôtel dans le master plan Abu Dhabi 2030 | 75.000 chambres |
| Nombre de pèlerins à la Mecque chaque année | 5 millions |
Par contre une vision réaliste de la pénétration de ce marché doit prendre en compte une période de négociations des accords et des installations d’un minimum de six mois. Les procédures administratives restent laborieuses, coûteuses et incertaines. La signature d’un contrat de partenariat n’est pas non plus à prendre à la légère. 
Les pays du Golfe toujours en quête de main d’oeuvre qualifiée
Principal avantage des entreprises européennes : la compétence des ressources humaines. C’est bien connu, le mal dont souffrent les économies locales reste le manque de personnel qualifié. Dès lors, toute entreprise compétitive et disposée à faire travailler du personnel européen sur des projets locaux augmente donc ses chances de succès de manière exponentielle. Beaucoup de contrats sont reportés ou annulés par manque d’équipe compétente sur place. Donc, même si le coût d’une équipe européenne se révèle souvent supérieur aux coûts du personnel local, l’efficacité et la disponibilité des gens se révèlent parfois être des arguments suffisants pour remporter des projets tout en restant compétitif.
Les Européens face aux Chinois
S’il est vrai que le pétrole nous coûte relativement cher, il en va de même pour tout ce que nous vendons aux arabes en euro. Les importations de produits et services européens souffrent face à la concurrence des autres monnaies. La forte présence des Chinois dans le golfe n’arrange pas les choses. Il nous reste pourtant notre excellente qualité belge. A ce titre, il est primordial de présenter une offre globale et complète de ce que nous proposons et de toujours mettre en valeur un produit « augmenté ». Les Asiatiques proposent un produit pour un prix. Nous devons proposer un service, une qualité, une durée d’utilisation, un processus simplifié, une garantie de résultat, un délai, une adaptation à certaines normes, bref un ensemble de certitudes liées à notre savoir-faire. C’est sous ces conditions que nous devenons compétitifs à leurs yeux et c’est souvent à l’usage que les locaux apprennent à payer le prix nécessaire.
Qui sont ces gens qui me proposent monts et merveilles sur les salons ?
Il arrive en effet de rencontrer des représentants de sociétés arabes se baladant sur les foires commerciales sans réelle idée précise de ce qu’ils y font. Leurs intentions sont loin d’être négatives, il s’agit plutôt d’une habitude locale d’imaginer en quelques minutes un business florissant que vous pourriez monter avec cette personne qui d’entrée de jeu se révèle être votre meilleur ami. Nous conseillons de traiter ces personnes qui ne vous veulent que du bien avec beaucoup de respect pour leur faisant comprendre que vous n’êtes pas intéressés. Attention toutefois aux apparences parfois trompeuses, et vérifier par deux fois l’historique de la société et les chiffres avancés. La meilleure solution pour ne pas faire d’erreur reste de parler concrètement de l’affaire envisagée, des détails et faits pratiques, des chiffres précis et de l’expérience détaillée de votre interlocuteur. Évitez toutefois de créer un climat inquisiteur et demander toujours à visiter les sites d’activités de l’entreprise dès que vous vous rendez sur place.
Article écrit par Benjamin de Seille.
Une star du marketing US explique les nouvelles règles de la communication au 21 siècle
26 mars 2009
Aux Etats-Unis, Linda Resnik appartient à cette catégorie d’experts en marketing élevés à l’état de dieu par leur corporation. L’auteur de « Rubies in the Orchard » compte à son actif quelques lancements de produits parmi les plus réussis dans l’histoire de la grande consommation. Les marques Fiji Waters, première marque d’eau minérale importée aux Etats-Uni, et POM Wonderful, un jus de pommes-grenades devenu un véritable hit chez l’Oncle Sam, figurent en bonne place dans son palmarès.

Lynda Resnik
Marketing des valeurs
Linda Resnik a compris très vite l’importance des valeurs véhiculées par les produits. Le consommateur n’est pas sensible qu’au goût, au coût ou à l’utilité. Il aime que son achat ait du sens, indique-t-elle dans un récent livre « Rubies in the orchard« .
Pour Fiji Water, Linda Resnik a changé le positionnement (« un goût du paradis ») pour mettre en avant la dimension écologique du produit (l’eau vient d’une région à l’écart de la pollution) ainsi que de l’ensemble du processus de collecte, d’embouteillage, de transport et de distribution. Zéro émission de carbone. Protection de la forêt et du biotope, emballage réduit, recyclage… Suffisant pour toucher l’âme écolo qui sommeille en tout américain, semble-t-il. Même principe pour POM Wonderful, mais sur la santé. L’un des slogans n’y va pas par quatre chemins pour souligner les vertus guérisseuses des pommes-grenades, et du jus 100% authentique, selon la notice : « Les prostates sont en danger. Nous sauvons les prostates! »
Développer un ensemble de valeurs, établir une « proposition de vente unique » (unique selling proposition)… Voici deux premiers principes de marketing, cités par Linda Resnik. Du relativement classique, jusque là, pour tout étudiant en marketing un peu assidu.
Le troisième principe mis en avant par la marketeer est plus intriguant: établir les liens avec la communauté et jouer sur la transparence.
Avec 40 ans de carrière dans les départements marketing dans quelques grands groupes de produits de consommateur américains, Linda Resnik n’a rien d’une geekette 2.0. « La communauté du 21ème est un concept martelé partout, en ce moment. Cela dit, je pense qu’il s’agit du futur », indique-t-elle dans l’entretien ci-dessous au Wall Street Journal. « La transparence est nécessaire car notre planète devient une petite ville. N’importe qui peut, quand il veut, où qu’il soit, connaître votre business, via la blogosphere ».
Le dialogue, la meilleure communication de crise
Sur internet, Fiji Water et Pom Wonderful ont été attaqués par des associations activistes. Ces dernières contestaient les vertus écolos des deux produits. « L’émergence de cet internet social et interactif est une bonne chose pour les entreprises et la marques, néanmoins, à conditon que celles-ci fassent leur travail, explique Linda Resnik. Votre travail consiste à suivre tous les blogs de la Terre qui parlent de votre marque ou de vos produits. Il consiste à vous asseoir aux tables de discussion en ligne et d’entamer la conversation, de façon très transparente ».
Au 19ème ou 20ème siècle, la réponse classique face aux attaques était d’aller devant les tribunaux de justice, poursuit la papesse du marketing. Au 21ème siècle, la réponse est de se soumettre au verdict du tribunal de l’opinion publique. « En ce qui nous concerne, nous avons perdu huit mois. Finalement, nous avons engagé la conversation et argumenter avec les activistes. En 24 heures, la polémique avait pratiquement disparu
Au 19ème ou 20ème siècle, la réponse classique face aux attaques était d’aller devant les tribunaux de justice, poursuit la papesse du marketing. Au 21ème siècle, la réponse est de se soumettre au verdict du tribunal de l’opinion publique.
Start-ups et PME, vous êtes les nouveaux rois
En tout cas, estime Linda Resnik, les conditions économiques difficiles placent les PME et les start-ups dans une position relativement favorable. Big n’est plus beautiful, aujourd’hui. Le terrain de jeu est désormais mis au même niveau pour tous les acteurs, petis ou grands. Si vous êtes une PME, vous risquez moins d’être soumis au poids d’une dette immense, notamment. Votre capacité à intervenir sur le champ marketing, avec un message attractif et efficace, est très sugnificativement accrue, aujourd’hui. Grâce à internet, entre autres, de nouveau.
Lire aussi
“We know that pomegranates are very expensive to grow and harvest, and we know that hardly anyone knows what a pomegranate is,” I agreed. “But I don’t consider those reasons to go the way of all packaged goods. I see those reasons as the inspiration to create a new category of food.”http://www.usairwaysmag.com/index.php?/articles/rubies_in_the_orchard/
« Building brands is, first and foremost, not about numbers. It is about value and people. If, on the marketing side, you have people with faith in the value of the brand, you can communicate and extend that faith to consumers. If even a small core of consumers begins to have faith in your product, you’ve got the building blocks of a winner ».
http://blog.lyndaresnick.com/2009/03/why-do-i-need-search-engine-optimization-marketing/
En France, les femmes utilisent davantage les réseaux sociaux que les hommes
25 mars 2009
Bubok: un modèle économique qui tire parti de la crise
24 mars 2009
Bubok: un modèle économique qui tire parti de la crise
24 mars 2009
Tirer parti de la situation économique actuelle, c’est possible. Bubok, un site d’auto-publication espagnol doit une partie de son succès à la crise. « D’une part, le marché de la publication est très fermé en Espagne. D’autre part, la mauvaise conjoncture économique actuelle fait que beaucoup de projets d’édition ont été abandonnés » nous précise Jose Pascua, sales manager chez Bubok.
Bubok, à l’image du célèbre lulu, l’un des premiers sites d’ »auto-publication » à avoir vu le jour sur le Net, offre la possibilité de tout à chacun de publier son livre. Aucune contrainte de volume de vente, de potentiel commercial ou de valeur littéraire. Chacun publie à compte d’auteur, et imprime le nombre d’exemplaires qu’il souhaite.
En peu de temps le site à réussi à drainer un million de visiteurs, dans le monde hispanophone. Bubok a déjà publié 5.000 livres.
José Pascua explique les raisons de cet engouement.
« En Amérique latine on va devoir s’adresser à chaque pays de manière spécifique. Avoir la même langue ne suffit pas. »
Les concurrents de Bubok sont en majorité anglo-saxons. Bubok bénéficie de sa spécificité hispanique. La langue n’est toutefois pas tout. Partager le même idiome avec plusieurs centaines de millions d’individus ne dispense pas d’adapter le site aux goûts et attentes du public local, au Venezuela, en Colombie ou au Mexique. « Avant de s’implanter en Amérique du Sud, il faut que nous comprenions parfaitement chaque pays, car malgré une langue commune ils sont tous différents », déclare José Pascua. Pour Bubok cet aspect est essentiel, car cela va leur permettre d’engager une relation efficace avec leurs futurs clients.
L’auto-publication, comment ça marche? Explication par José Pascua de Bubok.
« N’importe quelle personne qui souhaite imprimer un livre peut venir chez nous. Il suffit de transférer un document PDF. En cinq minutes le livre est créé », explique le directeur commercial.
Il n’y a pas de contrainte de vente les livres sont imprimés au fur et à mesure de la demande, ils peuvent être commandé et payé à l’unité. Le volume des ventes importe peu, car Bubok va fonctionner dans la logique de la longue traine. C’est à dire vendre peu, mais sur beaucoup de produits différents. C’est la cas d’Amazon, qui réalise 58% de ses ventes sur des livres qui ne sont pas disponibles en magasin, car trop peu connu. Ce modèle peut s’avérer payant dans le cas de l’autopublication, car il n’y pas de stock à gérer, les livres sont imprimés suivant la demande. Concernant les aspects qui font la spécificité d’un éditeur classique: le suivi, l’édition, la correction, mise en page, la traduction, etc. Bubok les propose en option.
L’introduction des médias sociaux et de l’innovation ouverte chez Deloitte
23 mars 2009
Le groupe de consultance Deloitte a découvert les vertu des médias sociaux pour stimuler son processus interne de créativité. Dans la présentation ci-dessous, deux membres de Deloitte Pays-Bas décrivent les étapes suivies pour introduire et obtenir l’adhésion, interne et externe, par rapport à l’utilisation de ces nouveaux outils pour innover. 
A priori, rien de révolutionnaire. Simplement un mélange d’approches classiques (réunions de brainstorming, des événements cross-organistions…) et d’actions plus spécifiques en ligne. « Les deux s’avèrent complémentaires. L’adoption des plate-formes sociales a amélioré la collaboration entre les départements. Avec l’introdution conjointe des principes de l’innovation ouverte, nous avons stimulé l’esprit d’entreprise interne ».
Priorité pour Deloitte: en amont, permettre la multiplication des idées et leur donner leur chance. Pour y parvenir, le groupe encourage et cherche à faire remonter les idées venant de l’ensemble du personnel. Deloitte, ainsi, a mis sur pied en interne un concours des meilleures idées. Les lauréats étaient invités à défendre celles-ci lors d’un événement à Dubaï.
Parallèlement, l’entreprise s’ouvre aux idées venant de l’extérieur. Aux Pays-Bas, Deloitte était, par exemple, associé au projet Ideeencentrale, un portail de l’administration destiné à recueillir les idées des fonctionnaires pour améliorer le service au public. En 2008, toujours, la firme a lancé son Deloitte Innovation Café, une plate-forme test d’échange d’idées et de connaissance.
Une fois que Deloitte a rempli sa corbeille d’idées originales, les responsables passent celles-ci au tamis. Coaching, élaboration de business plan, atelier,… la palette des outils est large. Les idées qui auront passé l’épreuve de l’évaluation sont alors mises en production et testées auprès des clients cibles.
Selon Deloitte Netherlands, sur le plan commercial, les résultats de cette politique ne se sont pas faits attendre. « Nous avons accéléré nos processus de mise sur le marché ». Deloitte a également mis sur pied un programme de recrutement via le réseau social LinkedIn.



