Luc jacobs, business angel: « Cherchez d’abord des fonds près de chez vous »


Si je lance une nouvelle activité dois-je aller chercher un investissement à l’étranger ? Le business angel Luc Jacobs (Gialco), ancien gestionnaire d’un fonds de capital-risque de Nokia, nous livre son expertise sur la question. D’après l’investisseur, dans un premier temps il vaut mieux chercher  du capital au niveau local. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • Avoir un investisseur local permet d’asseoir la confiance. Un investisseur étranger aura plus de facilité à prêter de l’argent à quelqu’un qui déjà reçut la confiance d’un investisseur local. De l’avis de Luc Jacobs « Avoir 100 en local permet d’avoir 100 à l’étranger »
  • En dessous d’un million d’euros, ce n’est pas intéressant d’aller chercher des fonds à l’étranger.  La démarche  génère des coûts supplémentaires, transport, etc. (on parle de longue distance. Pas de Bruxelles-Paris). Dans le cas de petite somme, ces surcoûts ne sont pas rentables pour l’investisseur.
  • Last but not least, cela peut paraître banal, mais une langue et culture commune facilite les échanges. Cela compte encore, de nos jours.

Écoutons Luc Jacobs:

« Les investissements en recherche et développement sont de plus en plus chers  », note Luc Jacobs. « Il est donc intéressant pour des grandes structures de mettre leur recherche en commun et de partager les risques. C’est ce que font de plus en plus les compagnies pharmaceutiques, par exemple. A une autre échelle, des constructeurs automobiles, voici un certain nombre d’années déjà, se sont associés pour développer des plates-formes communes. PSA et Toyota, par exemple, avec déjà un million de véhicules produits à Kolin, en République tchèque.

Mais mieux qu’une joint venture, « l’approche propre aux fonds capital-risque est une bonne manière  de procéder », poursuit le Venture Capitalist.  Ce fond va permettre à plusieurs entreprises d’investir côte à côte dans une start-up ou un réseau de start-ups qui vont être plus créatives et plus réactives. Une fois que ces dernières ont prouvé la viabilité d’une innovation, les grandes entreprises peuvent la rapatrier en interne. Le grand compte peut de cette manière avoir un meilleur contrôle des coûts. L’innovation ne doit plus être planifiée en interne

4 réactions à “Luc jacobs, business angel: « Cherchez d’abord des fonds près de chez vous »”

  1. Ramón le 4 mars 2009 à 13:17

    Salut JY,

    Super intéressant le contenu et impressionnante la qualité de l’enregistrement.

    La progression d’entreprise globale est hallucinante.

  2. jyhuwart le 6 mars 2009 à 8:59

    Merci beaucoup Ramon. N’hésite pas à diffuser autour de toi. Nous comptons sur le bouche à oreille :-)

  3. Mic Cvilic le 13 mars 2009 à 21:18

    Interessante conversation. Juste trop court ;)

  4. mebarek le 21 novembre 2011 à 23:35

    Bonjour tout le monde,
    Je vous remercie pour ce reportage très intéressant, et je voulais par l’occasion poser plusieurs questions :
    - Un entrepreneur algérien peut-il avoir un financement des Business Angels français ?
    - Est- ce possible sans qu’il se déplace ? (après l’envoi de son projet détaillé bien sure ).
    - Quel est le pourcentage ou la part de l’entrepreneur après avoir reçu les fonds des Business Angel ?
    - Est-ce qu’il n’y a pas de risque qu’on pique son projet ?
    - Remarque : j’ai un projet de (réseau social) qui peut mettre Facebook, Twitter, MySpace dans les portes de la faillite, parce que j’ai introduit une nouvelle idée (théoriquement) qui n’existe pas sur le web, et qui à beaucoup de chances de donner une nouvelle identité aux réseaux sociaux, une nouvelle forme, un nouveau challenge, j’espère que j’aurais des réponses à mes questions, parce que j’ai essayer les Forums mais rien de concret, que des réponses de gamins, et bonne continuité !

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