Bubok: un modèle économique qui tire parti de la crise
24 mars 2009
Tirer parti de la situation économique actuelle, c’est possible. Bubok, un site d’auto-publication espagnol doit une partie de son succès à la crise. « D’une part, le marché de la publication est très fermé en Espagne. D’autre part, la mauvaise conjoncture économique actuelle fait que beaucoup de projets d’édition ont été abandonnés » nous précise Jose Pascua, sales manager chez Bubok.
Bubok, à l’image du célèbre lulu, l’un des premiers sites d’ »auto-publication » à avoir vu le jour sur le Net, offre la possibilité de tout à chacun de publier son livre. Aucune contrainte de volume de vente, de potentiel commercial ou de valeur littéraire. Chacun publie à compte d’auteur, et imprime le nombre d’exemplaires qu’il souhaite.
En peu de temps le site à réussi à drainer un million de visiteurs, dans le monde hispanophone. Bubok a déjà publié 5.000 livres.
José Pascua explique les raisons de cet engouement.
« En Amérique latine on va devoir s’adresser à chaque pays de manière spécifique. Avoir la même langue ne suffit pas. »
Les concurrents de Bubok sont en majorité anglo-saxons. Bubok bénéficie de sa spécificité hispanique. La langue n’est toutefois pas tout. Partager le même idiome avec plusieurs centaines de millions d’individus ne dispense pas d’adapter le site aux goûts et attentes du public local, au Venezuela, en Colombie ou au Mexique. « Avant de s’implanter en Amérique du Sud, il faut que nous comprenions parfaitement chaque pays, car malgré une langue commune ils sont tous différents », déclare José Pascua. Pour Bubok cet aspect est essentiel, car cela va leur permettre d’engager une relation efficace avec leurs futurs clients.
L’auto-publication, comment ça marche? Explication par José Pascua de Bubok.
« N’importe quelle personne qui souhaite imprimer un livre peut venir chez nous. Il suffit de transférer un document PDF. En cinq minutes le livre est créé », explique le directeur commercial.
Il n’y a pas de contrainte de vente les livres sont imprimés au fur et à mesure de la demande, ils peuvent être commandé et payé à l’unité. Le volume des ventes importe peu, car Bubok va fonctionner dans la logique de la longue traine. C’est à dire vendre peu, mais sur beaucoup de produits différents. C’est la cas d’Amazon, qui réalise 58% de ses ventes sur des livres qui ne sont pas disponibles en magasin, car trop peu connu. Ce modèle peut s’avérer payant dans le cas de l’autopublication, car il n’y pas de stock à gérer, les livres sont imprimés suivant la demande. Concernant les aspects qui font la spécificité d’un éditeur classique: le suivi, l’édition, la correction, mise en page, la traduction, etc. Bubok les propose en option.
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