« Je ne sais pas a quoi ressemblera ma société dans un an. Mais elle s’appellera Netlash »

28 avril 2009

Bart De Waele avait suivi une formation de comptable, avant d’être engagé dans une banque. En 2006, ce passionné de technologies de l’information lance Netlash, une agence de conception de sites internet basée à Gand. De deux fondateurs initialement, la société croît rapidement. Trois ans plus tard, ils sont quatorze. Sans le moindre centime d’euro dépensé en publicité…

Par contre, Bart De Waele est particulièrement actif sur les réseaux sociaux. Ils lui servent de plate-forme de visibilité, de canal marketing, d’outil de relation publique, de lieu de formation, etc. Tout a commencé avec le blog de Netlash. Bart De Waele partage ses expériences. Ses sentiments. Ses interrogations, comme en 2006 avec ce billet interpellant sur les critères locaux de recherche retenu par Google. C’était il y a trois ans. Parallèlement, Netlash s’est aussi dupliqué sur les sites de réseaux sociaux (Twitter, etc.).

Le principe de Bart De Waele: je donne, donc je reçois. « J’ai un business modèle open source, dit-il. Je mets mon expertise et mon savoir  gratuitement à disposition sur mon blog. Ce que je vends c’est le service.  L’implémentation des outils, des sites internet, etc. » explique Bart De Waele.

Mettre ainsi son expertise au vu et su de tous a permis à Netlash de se faire connaitre sans avoir recours au marketing traditionnel. Sa PME a pu s’en passer. Les clients et les contrats rentrent.

Management: un fonctionnement par cellules autonomes

Netlash a adopté une politique innovante d’auto-marketing. Le mode de fonctionnement décentralisé de l’entreprise gantoise mérite également un coup d’oeil. Pas d’account managers ni de chaîne de commandement interminable. Mais un management par cellules indépendantes.

« Pour chaque projet, une cellule de trois personnes est créée. L’idée est de construire des petites entreprises au sein de notre société. Dans un environnement qui change de plus en plus vite, cela nous permet d’être beaucoup plus réactif » explique le cofondateur de Netlash. Cette façon de procéder permet d’économiser sur les salaires d’une hiérarchie qu’il aurait fallu mettre en place dans un système traditionnel. Cependant comme le dit Bart De Waele  » Nos employés ont donc beaucoup de responsabilités, ils doivent agir comme des mini entrepreneurs au sein de la compagnie  ».

L’avantage de cette méthode de management est la capacité d’adaptation de la société à son environnement. « Nous changeons tout le temps. Nous sommes en perpétuelle phase d’adaptation. Je ne sais pas dans quelle compagnie je travaillerai demain, mais je sais qu’elle s’appellera Netlash« , sourit Bart De Waele.

Commentaires

7 réactions à “« Je ne sais pas a quoi ressemblera ma société dans un an. Mais elle s’appellera Netlash »”

  1. Marina Aubert le 28 avril 2009 à 18:58

    Merci, TRES intéressant, cet article contribue à nourrir ma réflexion sur la croissance de ma société!

  2. Marina Aubert le 28 avril 2009 à 20:02

    Juste une précision, « Board Member at FeWeb », ce n’est pas ce que j’appelle ne pas investir dans la publicité… mais bon, je vois où tu veux en venir.

  3. jyhuwart le 28 avril 2009 à 22:57

    Merci Marina :-)
    Il y a un petit écosystème web à Gand vachement intéressant.
    Pour la FeWeb, ben, ils se fédèrent. C’est ce que nous dev(r)ions faire.
    J’ai encore rencontré des candidats aujourd’hui… ;-)

  4. Marina Aubert le 29 avril 2009 à 8:54

    Nous avançons dans la réflexion, je ne t’oublie pas!

  5. Bart le 12 mai 2009 à 12:54

    Marina: I did not become a board member at FeWeb for the publicity. I did it because I want to move our sector forward, and give back to the community of web builders.

  6. Marina Aubert le 13 mai 2009 à 16:17

    Bart: ik begrijp wel dat Feweb belangrijk is voor ons media toekomst, ik doe het zelf met e-criture.org. Ik wilde alleen maar zeggen aan Jean-Yves dat « Sans le moindre centime d’euro dépensé en publicité… » is misschien een beetje te sterk. Okay dus voor « zonder reclame », maar wel met buzz en visibiliteit! (Dat de beste reclame is.)

  7. Le paradoxe du web 2.0 au travail: oui pour mes clients, non pour mes employés… : Entreprise Globale le 3 juin 2009 à 9:16

    [...] de base.  Une autre manière d’envisager l’entreprise est possible Softkinetic, Netlash, Beebole et bien d’autre l’on [...]

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