Ecoutez votre personnel de terrain pour innover et sortir plus vite de la récession
28 août 2009
Toyota, Panasonic et d’autres grands groupes japonais pratiquaient cette technique depuis les années 70 déjà, pour améliorer leurs processus qualité et stimuler les micro-innovations. Les ouvriers, les techniciens de la chaîne de production sont invités à soumettre régulièrement leurs observations et leurs idées. Ces inputs corrigent et apportent un niveau de perfectionnement sans cesse continu. En 2007, le magazine Fast Company évoquait cette approche d’écoute et de partage généralisé d’information
To change the way that you create a product, change when, how, and with whom you share information. For Toyota, oobeya means bringing together people from all parts of the company — whether they’re from design, engineering, manufacturing, logistics, or sales — every month for the two years before a car goes into production (…) Everything is open for discussion: how to cut costs, reduce mistakes, and unplug bottlenecks (…) « The big room is about sharing, » says Don Esmond, senior vice president and a general manager at Toyota Motor Sales U.S.A. « It’s not about tearing down silos in engineering and manufacturing and putting people on special teams. That’s the crossfunctional approach. Oobeya is about creating more communication between the people in those divisions so that they can do their jobs better. »
En Europe également, certaines entreprises mettent en pratique l’innovation par la base (exemple Baxter Lessines)
La démocratisation de l’innovation par l’écoute des ouvriers et des techniciens, notamment, n’est pas un monopole des écoles japonaises de management. Des entreprises en Europe pratiquent cette mentalité. Le producteur d’équipement médical Baxter, par exemple, a adopté une approche similaire dans son usine belge Lessines, en Belgique. Le site occupe plus de 1.800 personnes et connaît une phase d’extension.
« Nous invitons quotidiennement les ouvriers et techniciens sur la ligne de production à apporter leurs remarques et soumettre leurs idées. Nous avons mis en place un système de récompense, à cette fin, basé sur l’accumulation de points. Ceux-ci donnent droit à des cadeaux comme des tickets d’entrée à un événement, un voyage, etc. Nous préférons nous abstenir de rémunération financière directe pour ces inputs. Mais ce modèle est déterminant pour pouvoir améliorer constamment nos contrôle de qualité et innover… », explique Renaud Mazy, administrateur délégué de Baxter Lessines, dans la vidéo ci-dessous.
[dailymotion: http://www.dailymotion.com/video/xab0gh_lensemble-du-personnel-participe-au_tech]
L’innovation démocratisée comme voie pour sortir de la récession ?
D’aucuns suggèrent que ces nouveaux modes d’innovation, où chacun dans l’entreprise est invité à participer, est une voie pour les entreprises européennes de s‘extraire plus rapidement de la récession. C’est que pense, par exemple, Rhys Gregory, sur son blog.
« Les entreprises qui retrouveront le plus vite la croissance auront sans doute mis en place de nouveaux modes de fonctionnement. Elles auront diversifieé leur production. Comment ? En écoutant leurs travailleurs. Les travailleurs qui ont les mains sur les outils de production savent comment améliorer le business. Cela peut aller de petits riens, une idée très simple sur un mode de rangement, par exemple, à quelque chose de plus fondamental »
Les meilleures idées sont souvent à portée de main. Encore faut-il y faire attention.
Internet ne sera bientôt plus qu’une toile sociale
26 août 2009
Internet ne sera-t-il bientôt plus qu’un vaste réseau social ? Une étude menée par l’agence de marketing écossaise Yomego prédit l’avènement d’un web dominé par les réseaux sociaux. Selon Yomego, les réseaux sociaux supportent aujourd’hui plus d’un milliard de profils individuels. Une personne sur sept dans le monde est présente d’une manière ou d’une
autre sur le « Web social ».
Web social de masse
Les réseaux sociaux sont désormais entrés dans la phase d’adoption de masse. Sur Facebook, la barre des 250 millions d’utilisateurs actifs a été franchie au niveau mondial. Dans un pays comme la Belgique, par exemple, en février 2009, 2 millions d’utilisateurs étaient recensés, autrement dit 20% de la population est inscrite sur le trombinoscope en ligne.
Pour Yomego, » l’Internet ne sera plus un endroit ou l’on trouve des sites de réseaux sociaux; les réseaux sociaux seront l’Internet« .
Quelque 4 milliards d’euros ont été investis à ce jour dans les réseaux sociaux: YouTube racheté par Google pour 1,6 milliard de dollars; MySpace racheté par NewsCorp pour 580 millions de dollars; Friendfeed racheté par Facebook, etc. Certes, les business modèles ne sont pas encore totalement au point. Une question de temps sans doute, vu la popularité planétaire des sites (1).
L’entreprise dans l’internet socialisé ?
Le web social offre de belles opportunités pour les marques et les entreprises. Bien que le retour sur investissement ne soit pas encore évident à calculer, des études commencent à démontrer l’avantage à retirer d’une bonne présence en ligne.
Afin de profiter pleinement de ces nouvelles opportunités, les marques devront adopter une attitude très différente de ce à quoi le marketing et la publicité traditionnelle les ont habituées. Inutile d’essayer de contrôler les réseaux, de bombarder les sites de bannières publicitaires. Les marques ne traiteront plus avec « un marché » , « une cible », « la ménagère de plus de 50 ans ». Avec l’avènement du web social, les gens deviennent des Webacteurs (2), des personnes actives qui souhaitent rentrer dans une conversation. Ce qui signifie que les personnes ne se laisseront plus enfermer dans des carcans, mais souhaiterons être prises dans leur singularité.
Sur le web social, les interactions sont plus subtiles. A l’image de la vraie vie. L’important sera de gagner en crédibilité, en sympathie (gagner des Wuffies). Honnêteté et transparence seront les maîtres mots. Pour une raison ou une autre une marque ne joue pas le jeu, les consommateurs mécontents ne vont pas se priver de le faire savoir. A coups de marteau s’il le faut. Les entreprises devront accepter la critique. Elles devront pouvoir entamer le dialogue.
L’internet social ouvre de nouvelles portes à la créativité et l’innovation
Mais l’entreprise pourra aussi profiter du web socialisé pour stimuler sa créativité, accroître son potentiel d’innovation, explorer de nouveaux territoire grâce à de nouveaux concepts ouverts comme le crowdsourcing. Demain, grâce aux interactions directes sur le web social, une critique pourra se transformer en amélioration du produit et au final dans de meilleures ventes et une meilleure image de marque.
Ces quelques lignes laissent entrevoir l’énorme champs des possible ouvert par le Web social. Celui-ci n’est qu’à ses débuts, impossible de savoir de quoi demain sera fait. Une est chose sûr cependant, le plus tôt une entreprise investira le web social, en comprendra le fonctionnement, sa culture, son mode d’interaction, le mieux elle serra préparé pour s’adapter aux changement et évolution à venir.
(1) Google a commencé à intégrer des publicités au sein de ses vidéos Youtube. Facebook a une régie publicitaire qui permet un ciblage très pointu, en plus d’accords passés avec des grand compte (exemple avec Visa qui a payé 2 millions de dollars). Twitter a également annoncé le lancement de services payants à l’intention des professionnel.
(2) Terme emprunté à Francis Pisani et Dominique Piotet dans leur livre comment le web change le monde. Il exprime bien que sur le Web l’internaute n’est pas un spectateurs passif mais quelqu’un d’actif qui interragit, s’exprime, produit du contenu etc.
source image: http://www.flickr.com/photos/25577119@N04/3177646903/
Les PME qui bloguent augmentent de 55% le trafic de leur site internet
21 août 2009
Le blog est un formidable instrument de communication pour les entreprises, pour se faire entendre mais aussi pour écouter son environnement. Cela, on le savait. Intuitivement, car la démonstration de l’efficacité du blogging pour accroître sa visibilité ne nait, souvent, que de l’expérience.
La société de marketing Hubspot vient aujourd’hui objectiver le postulat. Hubspot a mené l’enquête auprès de 1.500 entreprises clientes aux Etats-Unis, dont la plupart sont des PME. Il en ressort que les entreprises qui tiennent un blog accroissent de 55% le trafic sur leur site internet.

Les avantages du blogging d’entreprises ne s’arrêtent pas là.
Le nombre de liens entrants (d’autres sites web qui parlent et placent chez eux un lien internet vers l’entreprise) double ches les PME qui tiennent un blog (+97%). Cet élément est très importante du point de vue de la présence sur les moteurs de recherche. C’est, en effet, en tenant compte du nombre de liens dynamiques qui pointent vers un site internet que Google, notamment, détermine l’ « autorité » de celui-ci par rapport à la thématique recherchée. Plus on parlera et plus on liera vers vous sur internet, mieux Google vous placera dans la liste des résultats de recherche. Votre entreprise, mieux référencées, deviendra plus visible des internautes. Les PME qui bloguent, selon Hubspot, quintuplent le nombre des pages indexées sur leur site.
Blog, bon marché et outil d’animation sur les réseaux sociaux
Bloguer est bon marché. Bloguer permet également de rythmer une présence sur les réseaux sociaux, comme Facebook, Twitter ou LinkedIn. « Le blog est ROI des médias sociaux », indique Michelle Blanc, célèbre experte canadienne des médias sociaux.
Bien sûr, il ne suffit pas d’ouvrir un blog pour que les résultats en termes de fréquentation et de réputation pleuvent immédiatement. Bloguer nécessite un investissement personnel, une qualité d’information et/ou d’analyse, du feeling et une capacité d’intéragir ouvertement avec l’extérieur. Mais le blog permettra de bâtir sa visibilité.
Le Net est suffisamment grand pour que chacun puisse trouver sa niche et travailler pour s’y placer comme un leader, note le blog FYIndout, qui commente l’étude.
Trouver l’inspiration, facile…
Les exemples et les échanges d’expertise émergent aujourd’hui sur le Net.
Hervé Kabla, par exemple, blogueur spécialisé dans le blogging d’entreprise et auteur d’un guide sur le sujet, propose régulièrement, sur DecideurTV, des interviews d’entreprises, grandes ou petites, engagées dans une activité de blogging. Ci-dessous, un entretien avec Christopher, de la société Michel & Augustin, une PME française active dans les produits laitiers artisanaux.
Comment des demandeuses d’emploi deviennent expertes en veille économique internationale
19 août 2009
Des entreprises enchantées et transformées
Le programme de formation s’est opéré notamment en partenariat avec des entreprises du secteur métallurgique. La collaboration fonctionnait de la sorte:
« Les entreprises devaient poser une question à nos stagiaires, explique Christian Vanden Berghen. Une question comme : Y a-t-il des débouchés pour nous en Roumanie? Après 6 ou 7 mois, nous avons réalisé un débriefing. Spontanément, la majorité des participants nous ont dit que nos stagiaires avaient transformé notre façon de faire. Ils ont pris conscience qu’ils ne pouvaient plus continuer comme avant« .
Depuis, Brainsfeed a engagé deux de ses anciennes stagiaires pour ses propres besoins.
Les projets de Christian Vanden Berghen ne s’arrêtent pas là :
« Notre intention est de mettre en relation, lors d’une formation, des demandeurs d’emploi et des personnes issues du monde de l’entreprise. De cette manière, les personnes en formation savent ce que désire une société. Les personnes issues de l’entreprise apprennent, elles, à parler le même langage que les stagiaires. L’entreprise sera susceptible de formuler les questions les plus pertinentes aux futurs spécialistes de la veille stratégique« .
Des demandeuses d’emploi expertes en veille économique
envoyé par EntrepriseGlobale. – Regardez les dernières vidéos d’actu.
Comment des demandeuses d’emploi deviennent expertes en veille économique internationale
18 août 2009
[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/xa76hp_des-demandeuses-demploi-expertes-en_news]
« Le meilleur moyen de tuer la créativité dans une équipe, c’est de laisser le patron parler en premier »
18 août 2009
« Google, la troisième partie de notre cerveau »
17 août 2009
Le CEO de Google, Eric Schmidt fait la couverture de la dernière livraison du -toujours visionnaire- magazine Wired dans sa livraison du 9 août. Wired suit depuis mars 1993 l’évolution de l’internet au travers de la culture, de l’économie et de la technologie.
Sous le titre : « The Unstoppable Google », l’article de Wired permet à Eric Schmidt de balancer sa vision du rôle de Google, n°1 mondial, mais qui doit continuer à évoluer et innover, doit surveiller ses challengers et faire face au succès de Facebook ou Twitter, et remplir mission et stratégie. Voyons seulement la dernière offensive de Microsoft, avec son moteur de recherche Bing, ou les assauts d’Apple, dont la capitalisation boursière vient de repasser devant celle de Google.
Pas de plan à cinq ans
Mais quelle stratégie pour Google en fin de compte? « Nous n’avons pas un Grand Plan. Nous n’avons pas de plan à cinq ans, pas de plan à 2 ans ni même à un an. Nous avons une mission et une stratégie, et la mission, vous la connaissez, l’information du monde. Notre stratégie, c’est donc d’innover pour y arriver. Cela n’a pas d’importance si quelque chose que Google réalise ne marche pas : nous savons que quelque chose marchera à coup sûr ».
Quelle prochaine étape pour Google ? « La première question (à se poser) c’est : pensez-vous que la recherche sur Internet est un problème résolu ? Nous ne le pensons pas. Nous sommes d’avis qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour améliorer la recherche. Ca ne vous plairait pas d’être capable de demander à Google « Qu’est ce que je devrais faire demain ? » ou « où sont mes clefs de voiture ? Nous commençons juste à répondre à des questions vraiment difficiles ».
Cerveau gauche, cerveau droit et intelligence collective
Facebook et Twitter, avec leurs dizaines de millions d’utilisateurs, un danger, principalement pour la pub, le moteur de cette nouvelle économie ?
Pas vraiment répond Eric Schmidt : « C’est poser la question de la mauvaise façon. Ce n’est pas comme ça que la pub fonctionne aujourd’hui. (…) A nouveau, il ne faut plus raisonner en terme d’ancienne économie : Internet, c’est un modèle d’omniprésence pas de rareté (Ubiquity Vs Scarcity). J’aime cette émergence – le buzzword marketing c’est l‘intelligence collective’, l’émergence de la somme de Facebook ; Twitter, Google, la sphère ‘blog’, tout ce qui est réellement le début d’une compréhension très profonde de la façon dont fonctionne le monde. (…) Il y a un cerveau droit, un cerveau gauche et une troisième partie où se trouve cette intelligence collective que Google peut vous aider à trouver ce dont vous avez réellement besoin tous les jours »
Merci à Dominique Gany pour ce billet







