Travail du futur : personne ne paiera plus pour un diplôme ou une localisation


Une réaction à “Travail du futur : personne ne paiera plus pour un diplôme ou une localisation”

  1. Marco Bertolini le 25 février 2010 à 17:17

    Intéressant…

    Mais comme d’habitude, cette présentation met l’accent sur une tendance lourde comme si elle était la seule qui allait dominer le monde du travail.

    La situation, comme toujours, sera plus complexe.

    Cela s’imposera d’abord dans les milieux créatifs à haute valeur ajoutée, mais cela voisinera encore pendant des décennies avec des structures héritées de modèles anciens. Certaines parties du monde vivent déjà cette révolution, d’autres ne la vivront sans doute jamais. A part l’Afrique du Sud, quel autre pays d’Afrique sub-saharienne dispose d’une infrastructure suffisante pour supporter un tel modèle ? L’Asie sera vite à la pointe ainsi que l’Amérique du Nord.

    Mais même au sein des régions les plus technologiquement avancées, d’anciens modèles d’organisation du travail subsisteront, par conservatisme, par prestige, par esprit de caste… Vous croyez que j’exagère ? La loi Lechapelier a supprimé les coorporations en 1791. Comment fonctionnent l’ordre des médecins ou celui des avocats ? Sur un modèle corporatiste hérité de la civilisation médiévale. Je ne parle même pas de leur vocabulaire…

    En outre, pour le capitalisme, que des poches de travail archaïques mais très bon marché subsistent – les maquiladoras, par exemple – est très intéressant. La disparité des modèles permet de se servir à la carte des opportunités les plus favorables, ce que ne permet pas un modèle unique.

    Quant aux « employés » indépendants qui travaillent dans des entreprises-flux, je serais curieux de connaître l’avis de syndicats belges là-dessus, ça doit valoir son pesant de cacahuètes…

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