Open ERP ou comment des PME font aujourd’hui de l’ombre à des géants du logiciel comme SAP ou Oracle
31 mars 2010
OpenERP: comment des PME font de l’ombre aux géants SAP ou Oracle grâce au logiciel libre
31 mars 2010
« Dans le monde, chaque jour, un millier de personnes installent notre suite logicielle. Nous sommes aujourd’hui la solution de gestion la plus répandue dans le monde ».
Qui s’exprime ? SAP ? Oracle ? Microsoft ?
Non. Fabien Pinckaers.
Ce frais trentenaire est CEO de Tiny, éditeur de Open ERP, une suite logicielle de gestion d’entreprise.
Comment l’open source peut transformer une PME en géant
Des centaines de développeurs à travers le monde ont participé à la mise au point de Open ERP.
Alors que les grands éditeurs de logiciels classiques investissent des dizaines de millions de dollars en R&D, Tiny a suivi la voie de l’open source et du logiciel libre.
La firme, basée dans un village du sud du Brabant wallon, ne perçoit pas un euro de la vente de licence. Mais elle a pu mettre sa solution sur le marché dans un délai incroyablement court.
« Il faut normalement plus de 10 ans pour mettre au point un outil de gestion ERP, indique Fabien Pinckaers. Grâce à la communauté, il ne nous a fallu que quatre ans ».
Un modèle de revenus éprouvé dans le logiciel libre
Contrairement à ses grands concurrents, Tiny ne touche pas donc pas d’argent sur l’installation des logiciels. Pour autant, Open ERP est rentable et génère son flux de revenus pour la société.
« Les grands groupes comme SAP, après tout, ne se rémunère qu’à 25% sur la vente de licences, dit Fabien Pinckaers. En revanche, ils ont des frais des développements très significatifs. La différence de chiffre d’affaires est compensée par le fait que notre structure de coûts est moindre »
Ainsi, la plus grande partie du chiffre d’affaires de Open ERP est réalisée en formant le réseau des distributeur/intégrateur du produit ainsi que sur les services de maintenance.
« Nos clients, ce sont nos distributeurs. Ce sont les autres qui nous permettent de nous développer »
Un segment de marché identifié comme l’ERP pour PME, parfois délaissé par les grands comptes
Open ERP compte déjà quelques 500 modules différents (comptablité, ressources humaines, marketing logistique), configurés également par zone géographique et/ou secteur.
Open ERP cible les PME occupant entre 50 et 500 personnes.
« Des grands fournisseurs comme SAP ne parviennent pas à livrer ce segment qui est, par ailleurs, trop grand pour les éditeurs positionnés sur les TPE jusqu’à 100 personnes », poursuit Fabien Pinckaers (voir tableau ci-dessous, source Open ERP).
Pas de place pour les seconds dans le logiciel libre
« L’open source procure un effet de levier formidable, explique Fabien Pinckaers. Il n’y a toutefois pas de place pour les seconds. Vous devez être le meilleur si vous voulez que la communauté des développeurs investissent du temps dans votre produit et que les utilisateurs choisissent celui-ci ».
« Une fois que vous avez pris le lead, plus personne ne peut vous rattraper. Regardez le terrain parcouru par le navigateur ‘libre’ sur internet Firefox (de la Mozilla Foundation)… «
Une PME de 80 personnes qui vient de lever 3 millions d’euros
Tiny occupe une vingtaine de personnes, auxquelles s’ajoutent 55 informaticiens employés en Inde.
Open ERP dégage un chiffre d’affaires pour l’heure de 1 million d’euros. L’entreprise vend dans 26 pays et ouvre une antenne aux Etats-Unis.
La firme vient de lever 3 millions d’euros, dont une partie auprès des responsables d’Iliad, actionnaire de Free, en France.
« Notre taille double chaque année. Nous avons 110 demandes par jour. Nous ne parvenons à répondre quotidiennement qu’à une seule… »
ADN IT
ADN IT est une nouvelle séquence mensuelle, née d’une collaboration entre Entreprise Globale et l’AWT
IBA: « Le défi de l’information, aujourd’hui: trouver les 3 lignes intéressantes dans un rapport de 500 pages »
30 mars 2010
« Si je n’avais écouté que mes clients, j’aurais inventé un cheval plus rapide » Henry Ford
29 mars 2010
Faut-il désobéir pour innover ?
26 mars 2010
Il faut parfois d’accrocher pour innover. Certaines grandes innovations ne se produisent que grâce à l’abnégation de quelques individus, contraints d’affronter les doutes de la hiérarchie ou les rires des collègues. 
Exemple bien connu : le post-it, du groupe américain 3M.
Spencer Silver et Art Ferry ont ferraillé pendant plusieurs années pour convaincre les couches successives de l’organisation des vertus et du potentiel de leur invention. Sans cette détermination, aujourd’hui, le Post-It ne remplirait sans doute pas les bureaux de millions de personnes à travers le monde.
Seul, mais déterminé…
Des exemples similaires parsèment l’histoire d’un certain nombre de grandes entreprises et d’innovation célèbres.
Le constructeur informatique Hewlett-Packard, par exemple, relève Michael Schrage, chercheur au MIT Sloan School. Ainsi, Chuck House, un employé de HP, qui a continué à développer le prototype d’un écran extra large malgré l’injonction contraire d’un des fondateurs de l’entreprise. Le produit devint finalement un grand succès.
Certaines organisations, comme Google ou 3M, autorisent leurs employés à allouer 10 à 20 % de leur temps de travail pour développer et tester des idées personnelles.Elles promeuvent l’intrapreneurship.
Ces entreprises restent toutefois de très claires exceptions, observe Michael Schrage. Trop souvent, il faut batailler pour être entendu.
Désobéir et/ou avancer caché, seule possibilité pour innover ?
Est-ce la seule façon de forcer les entreprises à chausser d’autres lunettes ? Doit-on d’office, en tant qu’individu, prendre des risques pour faire en sorte que son employeur innove ?
Le gourou bien connu du marketing Seth Godin propose une autre option :
« Entre le manager et le travailleur, vous pouvez devenir un « pivot » (linchpin), un facilitateur, quelqu’un qui peut amener l’innovation d’une façon fluide et bien comprise de tous », explique Seth Godin dans son dernier livre éponyme.
Seth Godin talks about his new book: Linchpin from Catalyst on Vimeo.
Un pivot, pas un rouage
Cette excellente critique donne plus de détails :
Godin fait le procès de la société actuelle qui, héritant de la révolution industrielle, valorise le conformisme, l’obéissance à l’extrême et l’oubli de soi. Autrement dit, la promesse d’un bon salaire et d’une sécurité de l’emploi en l’échange de notre consentement à devenir des rouages bien huilés dans la machine du travail. Le propos de Linchpin est d’encourager le lecteur à devenir le pivot, et non le rouage, car à l’inverse du pivot qui est indispensable au bon fonctionnement de la machine toute entière, le rouage est facilement remplaçable s’il est défaillant.
Un “linchpin” (une personne indispensable), nous dit Godin, est une personne capable de créer, de trouver des solutions nouvelles, d’établir des connexions fructueuses entre les individus. Plus que tout, c’est une personne qui fait son travail comme un artiste travaillerait à son oeuvre : elle y met de sa personne toute entière et sait qu’elle n’a pas le droit d’avoir peur de se mouiller…
Entreprises, soyez des plates-formes
Lors du premier vol de Ryanair, le personnel de bord, les passagers, n’étaient pas, ne faisaient pas une mine grise et routinière. Lors du dernier vol de la compagnie belge Sabena, tombée en faillite en 2001, le personnel était très affecté, mais il était tout sauf en mode « pilote automatique ». L’entreprise voulait donc dire quelque chose pour ses parties prenantes.
Le défi, selon Seth Godin, est de conserver cette tension positive entre l’excitation des début et la fin, un jour ou l’autre, de l’organisation.
Pour cela, les entreprises doivent se voir et s’organiser comme des plates-formes sur lesquelles il est possible de tout créer, conclut le gourou !
Comment Bosch a réinventé son image et son modèle économique
25 mars 2010
Facebook passe devant Google : le web est aujourd’hui clairement social
24 mars 2010
Cela n’a rien d’une anecdote:
Aux Etats-Unis, Facebook vient officiellement, pour la première fois, de passer devant le moteur de recherche Google, en nombre de visites sur une semaine.

(source : http://www.sneijers.net)
Il ne s’agit en pas d’un accident. Comme l’indique la courbe ci-dessus, la tendance semble lourde. Facebook, le plus grand réseau social du monde, avec plus 400 millions d’utilisateurs à ce jour, semble en mesure d’ôter à moyen terme la couronne de site web le plus utilisé du monde du chef du moteur de recherche américain.
Internet est dorénavant social, et Facebook bat la mesure
En fait, le basculement s’est déjà produit. Internet est aujourd’hui est aujourd’hui devenu majoritairement social.
Certes, si Facebook continue de grandir rapidement en termes de nombre d’utilisateurs, le réseau social reste un poucet en regard de Google sur le plans des revenus. Le chiffre d’affaire de Facebook pourrait atteindre 1 à 2 milliards de dollars en 2010,… douze fois moins que le moteur de recherche.
Facebook n’en marche pas moins que son aîné. Le service publicitaire Facebook, notamment, de part sa précision, semble promis à un très bel avenir.
Par ailleurs, désormais, de plus en plus de conversations, d’echanges de contenus et de créations d’information prennent place directement sur Facebook. Des entreprises sautent à présent l’étape de la mise en ligne d’un blog, voire même d’un site internet, pour se concentrer leur présence digitale seulement sur leur page Facebook ou leur compte Twitter.
Google Social Search : la course après le web social
Google n’a pas encore perdu la partie. Loin de là. Malgré quelques revers, dont le retour de flamme actuel en Chine, la firme de Moutain View demeure très lourdement armée.
Néanmoins, plusieurs initiatives récentes de Google laissent transparaître une posture défensive.
L’entreprise a dû conclure un accord financier avec Twitter pour pouvoir indexer ses contenus. Google subit d’autre part la critique des internautes en raison du manque d’instantanéité de ses résultats de recherche. L’indexation des contenus web demande encore plusieurs jours, parfois.
Il y a peu, Google a annoncé plusieurs action montrant son évolution vers un outil de recherche intégrant davantage de fonctionnalités sociales. Pas toujours avec grand succès, jusqu’ici.
Le réseau social Orkut, qui a déjà quelques années, ne parvient toujours pas à percer au-delà d’un nombre restreint de pays.
Beaucoup plus récemment, Google Buzz n’a pas rencontré son public, c’est peu de le dire.
Google touche à son core business
Avec Google Social Search, la firme de Mountain View touche maintenant à son coeur de métier.
Le service, toujours en version beta, illustre le fait que le web social a dorénavant pris le succession du web original, à partir duquel Google a pris son essor.
Google Social Search se base sur le graphe social auquel Google a accès, via ses différents services périphériques comme Gmail, Google Docs, etc.
De la sorte, cependant, Google reconnaît implicitement que les recommandations de nos amis, pairs et connaissances est devenu plus pertinent que l’algorithme de son moteur de recherche.
Or, de ce point de vue, pour analyser le graphe social des individus, il n’est pas certain que Google soit dans une meilleure position que Facebook…









