« Les occasions d’affaires sont comme les autobus: il y en a toujours une qui suit après… » Richard Branson (Virgin)
30 avril 2010
« IPhonegate »: l’erreur humaine reste la première cause de fuite et ce n’est pas prêt de changer
30 avril 2010
L’affaire de l’ « iPhonegate » rappelle que la protection des secrets de fabrication n’est pas infaillible même dans une entreprise aussi proéminente dans le monde des nouvelles technologies de communication qu’Apple.
Pour rappel, tout est parti d’un ingénieur de la firme à la pomme parti s’amuser un soir dans un bar bavarois de la Silicon Valley où il oublia… un prototype du iPhone GS4, la prochaine version du smartphone le plus populaire du moment.
Pas de chance. On ne sait trop comment, le blog spécialisé Gizmodo a mis la main sur l’appareil. Le rédacteur Jason Chen a sorti immédiatement le scoop sous la forme d’une vidéo descriptive du produit attendu seulement sur les étals dans la deuxième moitié de l’année…
Cette vidéo vaut désormais au journaliste quelques soucis judiciaires. Mais il s’agit d’une autre histoire…
Protection élémentaires des secrets de cuisine, l’erreur est souvent humaine…
Nous avons beau nous mouvoir dans un environnement où l’information n’est plus propriétaire et où l’échange devient la norme… la grande communion de l’ouverture totale demeure un idéal qu’il convient d’encadrer de quelques précautions.
Les murailles sont une chose. La plupart des histoire de fuites et de secrets éventés sont le fait d’une erreur humaine.
Malgré le coffre-fort bâti autour de ses filières d’innovation, Apple n’a pu prévenir le relâchement d’un de ses employés. Les conséquences sont fâcheuses.
Beaucoup de mots de passe sont traçables en constituant un profil des individus grâce aux données personnelles en lignes
Un excellent débat en ligne, enregistré sur par TechTocTV, faisait récemment le point sur le sujet de la protection des données et des menaces posées par des concurrents à l’affût.
Les intervenants soulignaient notamment les risques liés simplement à la faible complexité des mots de passe permettant aux employés d’accéder au système informatique de l’entreprise.
« Trop souvent, on se contente de références personnelles. Or ces données sont aujourd’hui aisément retrouvables en ligne… »
Apparition du social engineering pour reconstitué des flux de données stratégiques…
« Sur Facebook, on retrouve votre date de naissance, le nom de vos parents, de votre petit ami, de votre chien, votre lieu de résidence… Dans une ancienne où je travaillais, la consigne était que le service informatique confiait un mot de passe aléatoire, inchangeable par l’utilisateur », poursuit Guillaume Soulet, président fondateurde l’ILCN, un think tank du numérique. On entre dans le social engineering, où l’on commence à retracer la psychologie de la personne pour deviner son mot de passe…«
Pour Fabrice Frossard, responsable du site internet du magazine L’Usine Nouvelle, les réseaux sociaux ont démultiplié le nombre de personnes en ligne.
Cela dit, les problème de charte existaient avant les réseaux sociaux :
« On se souvient de post-it à côté de l’écran avec le mot de passe inscrit dessus », rappelle-t-il
Pratiques de prédateurs sur les réseaux sociaux
Certains concurrents adoptent des pratiques plus vicieuses encore.
« On voit désormais, parfois, sur LinkedIn, apparaître de fausses offres d’emploi très alléchantes afin de passé au peigne fin le marché des compétences disponibles dans une discipline donnée, puis tracker ensuite un certain nombre de personnes clés ».
Des précautions élémentaires pour protéger ses données 
Sans entrer dans la paranoïa, comment se protéger un minimum, dès lors ?
Pour Fabrice Frossard, si l’humain est très confiant de nature, quelques habitudes sont bonnes à prendre:
« Quand j’appelle et que je dis que je suis journaliste, on ne me demande jamais de me rappeler… C’est pourtant un réflex simple »
« Quand parle d’un client, il vaut mieux pour la société donner un nom de code à celui. Pas parler de la société X, mais l’appeler entre vous Mickey Mouse ou autre. Ainsi, vous pourrez en parler dans des lieux publics sans risque, échanger tranquillement… Le TGV Paris-Luxembourg, par exemple, a donné lieu à plusieurs scandales dans le passé. En procédant de la sorte, les intéressés auraient évité quelques tracas… », illustre-t-il encore.
De la nécessité d’un management de plus en plus individualisé en fonction des aspirations personnelles
27 avril 2010
Le bonheur au travail, est-ce possible ?
Du point de vue de l’employeur, en tout cas, la satisfaction, au moins, le bonheur, idéalement, des salariés devient un must. A défaut, la mauvaise ambiance, le manque de reconnaissance, les éclats de voix dictatoriaux, auront raison de la patience des meilleurs éléments qui, dans un contexte de guerre des talents, ont l’embarras du choix, voire le choix de l’entrepreneuriat, pour s’en aller… 
Et puis, il y a cette réalité. Qu’on le veuille où non, la génération des moins de quarante ans se contente de moins en moins d’un salaire à la fin du mois. Elle veut du sens et le sentiment de ne pas se mettre en pilote automatique un tiers de son temps entre 25 et 65 ans.
Cela dit, un employeur n’est pas une maman. Les salariés ne doivent pas non plus être couvé.
Au contraire, beaucoup trouveront la satisfaction grâce à la possibilité de se réaliser.
A ce titre, la prise en compte des aspirations personnelles gagne progressivement les préoccupations des directions de ressources humaines.
Au delà, c’est une nouvelle approche du management qui s’impose…
Comment permettre à ses employés de trouver leur bonheur au travail ?
Une chose est sûre : une démarche uniforme à tous les salariés court de grand risque d’échec. Les aspirations individuelles sont éminemment personnelles, diverses et, donc, complexes à gérer.
Exemple de deux variables agissant sur les aspirations et donc le bonheur en entreprise
La première étape sera donc l‘écoute des uns et des autres…
Le consultant américain Steve Roesler évoque, par exemple, deux types d’aspirations antagonistes qui peuvent apparaître en entreprise.
Selon lui:
- Certaines personnes doivent se sentir à l’aise dans leur fonction avant de progressivement donner leur maximum
- D’autres personnes ont besoin d’atteindre des objectifs extraordinaires avant de se sentir réellement bien dans leur emploi
Par quoi commencez ?
« C’est le paradoxe de la poule et de l’oeuf », observe-t-il.
Le problème, c’est que les personnes du premier cas son mal considérées, jusqu’à ce qu’elles se sentent bien dans l’entreprise. Il leur faut donc quelque chose de plus pour y parvenir…
« En gros, ils demandent plus de compréhension de la part de leurs supérieurs hiérarchiques », pointe Steve Roesler.
Les personnes de la deuxième catégorie, au contraire, demanderont très vite de bénéficier d’un tableau de bord qui puisse objectiver et mesurer clairement la qualité de leurs performances.
« Ils veulent appréhender leurs réalisations »
Vertu de l’écoute individuelle et de la discussion en vis à vis
Comment en sortir ?
Seul un entretien individuel peut révéler si vous êtes de la première ou de la seconde catégorie.
Côté direction, distingué l’un et l’autre permettra d’adapter les modes de management en fonction de la quête individuelles identifiées, plutôt qu’appliquer un très dépassé « one size fits all ».
On entrera de la sorte dans un management de plus en plus individualisé…, note encore le consultant américain.
(tableau trouvé via www.marketing-professionnel.fr)
« Même en crise, le Japon continue d’innover »
26 avril 2010
[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/xd31dk_meme-en-crise-le-japon-reste-un-pi_news]
« Le Japon reste une grande puissance de l’innovation. Voyez l’avance dans les réseaux sociaux sur mobile »
24 avril 2010
Philippe Le Fessant est consultant spécialiste de l’innovation et de la veille technologique dans les pays asiatiques pour Innovasia Research. Le Japon est son territoire de prédilection.
Dans les années 70 et 80, le Japon était LA superpuissance économique et technologique du moment. Les vingt plus grandes banques du globe était nipponnes. Le rouleau compresseur japonais s’imposait dans l’électronique et l’automobile…
Cette époque est révolue.
[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/xd31dk_meme-en-crise-le-japon-reste-un-pi_news]
Certes, le Japon reste encore, à ce stade, la troisième puissance économique du monde. Mais le Pays du Soleil levant peine à se remettre de la crise financière qui l’a frappé au début des années 90. Depuis, la croissance stagne. La population vieillit. Et l’innovation « Made in Japan » ne fait plus mouche comme jadis.
Toyota symbole d’une forme de déroute nipponne…
Le constructeur automobile Toyota, idolâtré par des générations d’expert en machine pour son modèle de recherche de perfection et de flux tendu (dont le fameux Kaizen), est aujourd’hui emporté dans la tourmente. La confiance s’érode après la multiplication des rappels de modèles pour des pépins parfois inquiétants.
Notons que, par plusieurs facettes, le tassement économique nippon rappelle l’encrassement similaire du modèle économique de l’Union européenne.
« Le Japon n’est cependant pas mort en matière d’innovation, prévient Philippe Le Fessant. Il représente toujours 40% des dépôts de brevets tripartites (USA, Europe, Japon), contre 20% seulement aux Etats-Unis. Cela dit, c’est vrai que le modèle Toyota, pour prendre cet exemple, a fini par être tellement copié, que le groupe, à un moment, a perdu l’avance qu’il détenait en matière d’organisation ».
Les grandes entreprises ne parviennent plus à innover; Au Japon non plus, même si…
« Depuis quinze ans, en dehors de Apple, les grandes entreprises, comme les opérateurs télécoms, n’ont quasi rien inventé. Les avancées les plus significatives sont venues soit de startups, soit des utilisateurs eux-mêmes »
Ainsi, le SMS est devenu populaire grâce aux adolescents. Ce n’est pas du chef des opérateurs eux-mêmes. Les réseaux sociaux sont nés, eux, de l’initiative d’acteurs indépendants.
« Microsoft recrute les meilleurs doctorants du monde. Or, on ne peut pas dire qu’ils aient révolutionné l’informatique au cours des dernières décennies ».
Le Japon ne fait pas exception à ce problème d’innovation dans les grandes structures. L’Archipel reste néanmoins un laboratoire à ciel ouvert, poursuit le consultant. L’approche en matière d’innovation apparaît plus pragmatique.
« En Europe, on est très prudent, toujours. On procède à beaucoup d’études avant de lancer un nouveau service, observe Philippe Le Fessant. Et quand la décision tombe, le lancement se fait souvent en grandes pompes… »
En Asie, par contre (comme en Californie) la tendance consiste davantage à tester des tas de choses sur le marché, de voir et de retenir ce qui fonctionne.
Pionniers du réseau social sur mobile 
« C’est ainsi que les Japonais ont inventé le réseau social sur mobile des années avant les autres pays, note le CEO d’Innovasia. Le téléchargement d’applications par les particuliers, qui fait aujourd’hui le succès gigantesque de l’iPhone et de son service App Store, est un concept en place depuis 2003, déjà, au Japon. Le problème du Japon, c’est qu’il ne parvient pas à adapter et exporter ses nouveaux modèles de services ou de consommation. Rappelons-nous de l’échec de l’i-Mode (internet mobile version nipponne, qui existe depuis près de 10 ans là-bas) en Europe ».
Les japonais n’en ont pas moins des années d’avance en matière de réseau social sur le mobile, avec des services tels que Mixi, Greed ou Mobage Town.
Ce dernier peut se targuer d’enregistrer sur sa plate-forme quasi tous les lycéens du Japon…
Entretien réalisé en collaboration avec l’agence Cleverwood
Jeremy Rifkin: une conférence le 11 mai à Bruxelles
21 avril 2010
Jeremy Rifkin est l’un de ces penseurs de notre temps auxquels les « Grands » de ce monde aiment volontiers prêter l’oreille.
Auteur à succès, ce professeur de la prestigieuse Wharton Business School a conseillé de nombreux CEO’s et chefs d’Etat sur les tendances profondes en train de modifier le relief de la société et de l’économie.
Le 11 mai prochain, Jeremy Rifkin donne une conférence à Bruxelles, organisée par Econopolis. Entreprise Globale est partenaire de cet événement, dont vous pouvez consulter le programme en cliquant sur l’image ci-dessous. Le lien permet également de s’inscrire.
« Une civilisation de l’empathie, plus une économie de l’égoïsme »
Pour Jeremy Rifkin, nous entrons dans la troisième phase de la révolution industrielle. Moins, cela dit, pour des raisons technologiques que pour des raisons culturelles.
Tel est le thème de son dernier livre : « The Empathic Civilization« . 
Des raisons culturelles ? Et bien oui.
L’essayiste se remémore, à ce titre, une discussion qu’il eut avec le Premier ministre espagnol, Jose Luis Zapatero, lors d’une rencontre entre les deux hommes.
« Zapatero est philosophe de formation, relate Jeremy Rifkin, dans une interview video reprise ci-dessous. La première action qu’il prit arrivé à la tête du gouvernement espagnol ne fut ni un geste politique, ni une mesure de caractère économique. Il a dit: je veux me battre contre le machisme dans la société, car ce mode de pensée hiérarchique et patriarcal qui perdure nous empêche d’arriver au monde empathique que nous appelons de nos voeux ».
Capitalisme distribué
Nous entrons désormais dans une ère de capitalisme beaucoup plus distribué.
A mesure que les défis économiques, technologiques et environnementaux, deviennent globaux, les décideurs se verront de moins en moins comme les chefs de territoires délimités mais comme de plus en plus comme les membres d’une « biosphère », la Terre. Dans ce nouveau contexte, ils privilégieront la collaboration par rapport à la confrontation.
Cela vaut pour des Etats. Mais également pour des entreprises…
Inutile de dire, à ce titre, que les valeurs écologiques joueront un rôle encore plus déterminant dans cette économie du futur que ce que nous voyons au présent.
Un homo sapiens qui devient homo empathicus
« Certains diront que c’est impossible. Que l’homme est guidé d’abord par son propre égoïsme et ses intérêts individuels. Si c’est le cas, comment expliquer que des milliers de personnes ont coopéré et coopèrent encore spontanément, à distance, pour créer des choses comme le système opérationnel Linux, l’encyclopédie en ligne Wikipedia ou d’autres projets complexes… ? «
La monté en puissance de nouvelles valeurs dans la société, en particulier chez les plus jeunes, démontre, selon Rifkin, ce passage vers un « Homo Empathicus » préoccupé par des actions qui procurent du bien à lui-même, mais aussi à la collectivité.
« Regardez comment les jeunes communiquent déjà aujourd’hui de façon totalement ouverte et transparente sur internet. La nouvelle génération voit de plus en plus le bonheur selon le prisme de la ‘qualité de vie’ (…) Cette évolution va nous amener à repenser la notion même de propriété individuelle, prévient l’essayiste américain.
Les entreprises devront adapter leur mode de fonctionnement à ce nouveau contexte. Rifkin prône ainsi des formes de management qui impliqueront beaucoup de sensibilité, d’écoute et d’empathie vis-à-vis des employés.
Car, en définitive, la troisième révolution que décrit Jeremy Rifkin est celle dans laquelle le pouvoir est confié à l’individu
« Grâce aux possibilité offertes par les technologies vertes, les individus généreront demain leur propre énergie comme ils génèrent, aujourd’hui déjà, leur propre information [les réseaux sociaux et internet]. Le changement est majeur »
« Une PME économise des milliers d’euros en utilisant des Google Apps plutôt que les logiciels bureautiques classiques »
20 avril 2010
[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/xd0ii4_une-tpe-epargne-des-ooos-eur-en-uti_news]








