Samsung est devenu le nouveau Sony en privilégiant l’écoute et la créativité

30 septembre 2010

« Quelque 67% des utilisateurs d’appareil photos de moins de 45 ans prennent surtout des photos d ‘eux-mêmes, pas des autres. Or, la plupart des appareils photos n’étaient pas conçus à cette fin. C’est ainsi que nous avons pensé à placer un deuxième écran sur la face de l’appareil… Ainsi est né notre appareil photo DualView . »

Voici dix ou vingt ans, le groupe sud-coréen Samsung n’aurait sans doute jamais adopté cette approche pour élaborer ses nouveaux produits. Mais…

Samsung à la conquête du monde…

C’est un fait : l’entreprise sud-coréenne a changé. Pour un mieux, visiblement.

En dix ans, la firme a quadruplé son chiffre d’affaires (près de 140 milliards de dollars, plus de 150.000 employés dans le monde ).

Samsung a dépassé son maître, le groupe japonais Sony. Depuis le milieu des années 2000, déjà, la capitalisation boursière et la marque sud-coréenne valent plus que celle du géant nippon.

En moins d’une décennie, Samsung est passé du statut de marque de moyenne gamme, sans grande personnalité, à celui de « must », sur le plan international. Samsung est leader mondial des téléviseurs à écran plats. La marque a pris une avance considérable dans le domaine des écrans 3D. Samsung est aussi numéro 1 mondial des micro-processeurs. Le groupe talonne maintenant Nokia dans le marché des téléphones mobiles. Il est déjà premier aux Etats-Unis…

Un conglomérat quasi-militaire qui a changé de culture d’entreprise

« Nous étions un conglomérat d’ingénieurs, organisé de façon militaire, commente Yoon C. Lee, l’un des vice-présidents de Samsung, dans un exposé à la Columbia University (voir vidéo ci-dessous). Mais voici quelques années,  nous avons choisi de migrer, pour l’électronique grand public, d’un processus de développement centré sur la technologie et l’ingénierie vers un processus beaucoup plus à l’écoute de l’évolution des usages ».

En interne, Samsung s’est décontractée. La firme s’est mise à l’écoute des individus, des moeurs, et de l’évolution des besoins. Elle a changé sa culture de management.

Exemple : Samsung a fait raser son siège historique, une sorte de blockhaus. A la place, le groupe sud-coréen à bâti un véritable campus ouvert, explique cet article de Business Week. Le costume-cravate rigoureusement obligatoire, jadis, laisse à présent plus de place au jeans et tee-shirt. Les cadres féminins sont plus nombreux au sommet du groupe. Plus de nationalités différentes, aussi.

« L’ancien modèle nécessitait d’être adapté pour évoluer dans un environnement créatif », affirme-t-on à Séoul.

L’équilibre entre R&D, écoute et émotion

Bien sûr, la recherche constante de productivité et d’efficacité de prodiction, l’écosystème industriel de la Corée du Sud, ne sont pas pour rien, non plus, dans les actuels  succès de Samsung. Le groupe investit massivement en recherche et développement (R&D). Il emploie plus de 28.000 ingénieurs dans le monde, sans compter les partenariats extérieurs.

« L’équilibre entre ce haut degré d’ingéniérie et notre capacité, aujourd’hui, de comprendre notre environnement extérieur, les consommateurs et l’émotion que peut susciter un produit, c’est notre sauce magique », commente Yoon C. Lee.

Samsung reste un pionnier de la technologie. La firme continue de développer des produits de pointe, dans les micro-processeurs ou les écrans LCD. Mais alors que certains de ses concurrents se battent de relatifs détails, comme le nombre de micro-pixels ou la minceur extrême des appareils, Samsung, lui, a choisi de se focaliser sur l’émotion et la rencontre des besoins de terrain. Pour ce faire, l’entreprise d’électronique pose son stétoscope partout.

« L’analyse des données sociologiques, par exemple, est fondamentales pour être créatif et pouvoir créer les meilleurs produits, insiste Yoon C. Lee. L’ingéniérie est au service de cela. Pour parvenir à cet équilibre, nous menons de nombreuses études sur les usages, les différences d’attente entre les générations. Nous faisons également en sorte que les processus qui encadrent l’innovation soient aussi clairs et simples que possibles »

Les raisons de rejoindre un espace de Coworking

28 septembre 2010

Les 19-20 Novembre, Entreprise Globale et The Hub Brussels organisent le premier événement européen consacré au Coworking : Coworking Europe 2010.

Nous y reviendrons.

Disons simplement que le Coworking consiste à mettre à disposition un espace ouvert dans lequel des entrepreneurs, des starters, mais aussi des travailleurs indépendants, voire des téléworkers, travaillent au même endroit. Cette concentration en un même endroit génèrent des liens, de la créativité, du réseautage et, finalement, d’autres nouveaux projets.

Le magasine américain Inc évoquait récemment huit raisons de rejoindre un espace de Coworking :

  • L’alternative au travail à domicile, pour toute personnes qui démarre une activité, c’est souvent de s’installer dans un café, muni d’une connexion Wi-Fi. Après une heure et demi sans autre consommation, le serveur commence toutefois à vous regarder de travers. Dans un espace de coworking, pas de sentiment de culpabilité…
  • Des occupants d’espaces de coworking rencontrent de futurs clients sur place
  • Toute l’infrastructure d’un bureau, de l’espace, disponible, mieux que chez soi
  • On réseaute sans se fatiguer. Plein de rencontres et de bouche à oreille à la clé, sans se forcer à participer à des réceptions le soir.
  • Toujours des gens avec qui manger à midi
  • Recevoir des clients dans un environnement de travail professionnel. Des salles de réunions sont souvent disponibles dans des espaces de coworking.
  • L’avantage de la communauté, l’ambiance positive
  • En général, plein d’événements et de séminaires intéressants et ouverts, dans les locaux sur place

« Faire se rencontrer en ligne une offre et une demande mondiale de niche dans les fruits exotiques »

27 septembre 2010

8 façons de dissuader un investisseur à risque d’investir dans votre startup

24 septembre 2010

Cynthia Kocialski est une femme d’affaires américain jouissant d’une expérience exceptionnelle dans le domaine du capital-risque (venture capital). Elle s’est impliquée dans le développement de plus d’une vingtaine de startups.

Dans le billet suivant, publié sur son blog, Cynthia Kocialski évoque ce moment qui peut arriver au cours de la présentation d’un projet (pitch) devant des investisseurs à risque quand on voit dans l’oeil de ces derniers qu’ils ne sont soudain plus à l’écoute. Quelque chose dans le monologue de l’entrepreneur leur a déplu. Ils ont déjà décidé de ne pas l’accompagner financièrement dans son projet.

Quels sont ces choses à ne pas dire ou montrer pour éviter d’effrayer d’emblée les pourvoyeurs de capital-risque ?

Cynthia Kocialski propose la liste non-exhaustive suivante.

Donner l’impression de se moquer de l’argent de l’investisseur

« Lors d’un entretien avec un investisseur potentiel, relate Cynthia Kocialski, le dernier posa la question :  que se passera-t-il si votre startup rencontre des problèmes?  L’un des deux fondateurs répondit : nous retournerons simplement chez notre ancien employeur. L’investisseur n’a pas apprécié. »

Un capital-risqueur attend qu’un entrepreneur s’investisse à fond dans son projet et fasse tout son possible pour se sortir des problèmes.

Se braquer sur la stratégie de revente de l’entreprise

En insistant trop sur la stratégie d’exit, autrement dit de revente de l’entreprise, un entrepreneur peut amener l’investisseur à s’interroger sur les motivations profondes de ce dernier.

Les entrepreneurs qui réussissent sont en général passionnés par leur idée et leur activité. S’ils sont tout le temps en train de penser à revendre, qui dit que leur implication sera si intense ?

Exagérer les chiffres du marché

« Un marché de la taille de l’Inde »; « Dans trois ans, 80% du marché des propriétaires de chiens »; etc.

Dans leurs prévisions, les entrepreneurs tendent parfois à sur-vendre leur potentiel en laissant entendre que quasiment tous les acheteurs du marché, presque sans exception, se rueront à moyen terme vers leurs seuls produits et services. O

u bien, le marché potentiel « est tellement immense », que même en en capturant qu’un petit pourcentage, nous ferons des vous des hommes encore plus riches…

« D’accord, note Cynthia Kocialski. Mais l’investisseur à risque veut surtout savoir comment vous arriver à ce niveau, en partant de zéro…. »

Insinuer qu’il n’y a pas de concurrent, ou passer sous silence la concurrence possible…

La concurrence existe toujours, sous une forme ou une autre…

« Parfois, la concurrence consiste simplement dans le fait que les consommateurs préfèrent continuer à consommer ce qui existait sur le marché avant votre nouvelle offre »

Ignorer les feed back des consommateurs

Un entrepreneur qui semble ne pas se donner la peine de recueillir les avis des consommateurs assez tôt dans son processus de développement est souvent mal parti.

Plusieurs formules existent : lire ce qui se dit sur le Net, proposer aux premiers utilisateurs de servir de référence, organiser des programmes de rencontre avec les clients, etc. S’en passer, c’est se tirer une balle dans le pied.

Jouez trop radicalement la rupture

Rien de plus difficile à prédire qu’une innovation radicale. En général, on ne les attend pas. Les premiers ordinateurs personnels, par exemple, rappelle Cynthia Kocialski, n’étaient perçus, au départ, que comme des objets pour occuper un hobby.

Prétendre d’office réinventer la roue, même si c’est exact, ne signifie pas encore trouver une clientèle prête à se convertir.

Ne pas connaître suffisamment son industrie

C’est de la compréhension des détails et des subtilités d’un marché et d’une industrie que naissent les succès. Ces nuances ne sont toutefois perceptibles, en général, qu’avec une certaine expérience. Un investisseur cherchera à connaître le niveau de cette expérience. Sans cela…

Donner l’impression de s’interdire un coaching extérieur

Apparaître sur la défensive lorsqu’un investisseur vous soumet une question ou creuse un point de votre projet n’est pas du meilleur effet. Loin s’en faut. Cette absence d’écoute peut s’avérer un facteur de morbidité pour n’importe quelle startup. Elle laisse supposer qu’un entrepreneur n’entendra pas les signaux et les messages importants qui impliquent un nécessaire changement de direction ou de stratégie.

Transformer le marketing en démocratie

22 septembre 2010

Une banque néo-zélandaise inaugure l’ère des agences virtuelles sur Facebook

21 septembre 2010

« Bonjour, bienvenue sur votre agence virtuelle ASB sur Facebook, indique un avatar de jeune femme blonde. Que vous soyez déjà un client de notre ou banque ou pas, un agent va vous prendre en charge. Les conversations sont totalement sécurisées ».

ASB Bank opens a virtual branch on Facebook

Une fois inscrit sur l’agence virtuelle de la banque néo-zélandaise ASB Bank, les photos de huit jeunes agents (réels) apparaît.Vous pouvez engager la conversation avec eux sous forme de chat. A l’autre bout de la connexion, ils prennent note de vos demandes, répondes à vos questions, vous oriente sur leurs produits ou services adéquats… Tout cela sur Facebook.

Avec cette initiative, la banque néo-zélandaise franchit un cap supplémentaire dans l’utilisation de Facebook comme un véritable interface commercial.

De l’utilisation basique de Facebook par les marques,…

Certes, les marques ne se sentent pas encore très à l’aise avec la plate-forme.

« N’est-ce pas trop intrusif ? »; « On ne trouve que des bêtises sur Facebook ! »; etc. sont quelques unes des réflexions entendues ci et là.

Une grande partie des entreprises qui ont franchi un premier pas sur Facebook se contentent, encore, souvent, d’y pousser simplement leurs communiqués de presse. Elles ne voient en Facebook, qu’un canal de communication unilatérale supplémentaire.

Certaines entreprises un peu plus expérimentées, en revanche, comprennent les atouts de l’interaction.

Elles échangent avec leurs fans ou clients grâce à l’interface Facebook. Ces marques jouent sur la viralité et l’attractivité en lançant régulièrement sur leurs pages des appels à suggestions, des concours, des informations en primeur, voire des appels au crowdsourcing sur Facebook (cfr crowdsourcing d’un nouveau produit de Vitamin Water via Facebook). Conséquence, le nombre des fans sur leur page ou leur groupe Facebook augmente significativement (voir les actions de présence de Uniqlo ou BMW, par exemple, sur Facebook).

… Facebook comme univers virtuel à part entière

L’initiative de ASB, cette fois,  considère Facebook comme un univers virtuel à part entière. Une sorte de second monde sur lequel déployer également ses activités commerciales au sens large.

La banque néo-zélandaise n’a pas encore embrasser toute les potentialités virales de ce nouvel univers qu’est Facebook, comme l’explique Christophe Langlois dans son excellent blog Visible Banking (voir vidéo). La fonction chat est relativement basique.


ASB Bank Launches a Virtual Branch 1.0 on Facebook
envoyé par ChristopheLanglois. – Regardez les vidéos des stars du web.

ASB Bank, néanmoins, est sans doute précurseur pour de nouveaux usages approfondis de la plate-forme chère à Marc Zuckerberg.

En fait, dans certains cas, Facebook commence simplement à se substituer à l’internet ouvert…

Dans l’entreprise 2.0, on évalue la capacité des personnes à gérer un réseau, plus la performance individuelle

17 septembre 2010

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