Comment une PME de 17 personnes a développé sa propre tablette tactile en quatre mois

28 octobre 2010

Comment une PME de 17 personnes a développé sa propre tablette tactile en quatre mois

28 octobre 2010

LePointNet, une entreprise de 17 personnes basée à Genval, installe et équipe des parcs d’ordinateurs dans d’autres entreprises. La PME, qui réalisera en 2010 un chiffre d’affaires proche du million d’euros, affichait jusqu’ici un profil plutôt local….

Jusqu’ici car LePointNet se retrouve propulsé aujourd’hui sur le terrain de jeu mondial des géants de l’informatique tels qu’Apple, Lenovo, HP, RIM ou Samsung…

Une tablette tactile indépendante, maintenant soutenue par Microsoft

La jeune entreprise brabaçonne s’est lancée dans un étonnant défi: celui de développer sa propre tablette ordinateur tactile. Elle existe.

La Dune est une tablette ordinateur totalement opérationnelle. Mieux, la tablette wallonne bénéficie désormais du soutien promotionnel d’un parrain de choix : Microsoft, le premier éditeur de logiciels au monde.

Microsoft va nous aider à promouvoir la Dune en mettant à notre service une batterie de canaux marketing dont nous n’aurions pu rêver, à commencer par MSN, Hotmail, ou encore le rally annuel des événements Microsoft”, explique Benjamin Vanopbroek, entrepreneur de 26 ans, co-fondateur de LePointNet.

« Nous sommes arrivés au bon moment »

Mais pourquoi s’être lancé dans la conception et la fabrication d’une tablette tactile à l’instar d’un grande industriel de l’électronique ?

In tempore non suspecto… “L’année dernière, lorsque nous avons décidé de lancer notre projet de tablette tactile, ce marché n’était pas dans l’air du temps, indique Benjamin Vanopbroeck. Entre-temps, Appel a lancé son iPad. La firme a créé un énorme appel d’air mondial, qui aujourd’hui nous aspire”.

De fait, Dune arrive simplement au moment rêvé avec un produit prêt à l’emploi. La tablette wallonne tourne pour l’heure sous le système opérationnel Windows. Or, Microsoft cherche à maximiser les opportunités de positionner ce dernier sur les tablettes tactiles… L’enjeu est considérable. Goldman Sachs, par exemple, estime à 35 millions le nombre total de tablettes ordinateurs qui seront vendues dans le monde en 2011.

Si Apple (iOS) et Google (Android) ont pris une certaine avance sur leurs concurrents, Nokia (MeeGo), RIM (Playbook), HP (WebOS) ou Microsoft (Windows 7 et Windows Phone 7), pour ne citer qu’eux, sont en embuscade. Ces derniers redoublent maintenant d’efforts pour convaincre les constructeurs d’adopter leur plate-forme logicielle. Une initiative comme Dune arrive donc à point nommé pour le groupe de Bill Gates.

Le monde est un grand supermarché de composants

Mais comment une PME d’à peine 17 personnes est-elle parvenue à avancer si rapidement sur le terrain des multinationales de l’électronique de masse ? Car entre l’idée et la production du premier prototype de la Dune, il ne s’est écoulé que… quatre mois !

“Sept personnes ont travaillé sur le développement de la tablette”, précise Benjamin Vanopbroeck.

LePointNet n’était pas tout seul dans l’aventure. L’entreprise s’est appuyée sur le savoir-faire d’une entreprise partenaire, TechnyHub, autour de laquelle gravitent notamment d’anciens cadres expérimentés de grands groupes informatiques internationaux.

“Ces derniers connaissaient la musique, indique Benjamin Vanopbroeck. Ils connaissaient certaines fournisseurs de composants”.

C’est que l’univers de l’industrie fonctionne aujourd’hui comme un grand supermarché global.

“Processeurs, écrans, batteries, coques, cartes mères, etc. : chacun peut aujourd’hui se procurer les composant auprès des fournisseurs en Asie, note Benjamin Vanopbroeck. Apple ou Samsung s’approvisionnent d’ailleurs chez les mêmes”.

La firme belge s’est occupée de la conception, de la coordination du processus et des tests. Après quelques navettes entre l’Europe et la Chine, Benjamin Vanopbroeck a pu déballer la première Dune.

Imagerie pour entreprise

LePointNet négocie maintenant des accords de distribution pour la Dune, y compris dans de grandes chaînes internationales. La PME pourrait, comme d’autres, devenir une micro-multinationale.

La firme ne communiquera pas sur ses estimations de vente. Mais elle espère, pourquoi pas, pouvoir capter une petit partie du prometteur marché des tablettes tactiles.

Dans l’immédiat, cependant, LePointNet entend utiliser sa tablette dans le cadre d’application pour des usages commerciaux. C’était l’objectif initial du projet de tablette.

“Notre métier, au départ, est de fournir des solutions d’imagerie pour les entreprises et les show rooms, détaille Benjamin Vanopbroeck. Nous avions déjà des tables à écran tactile pour afficher des contenus dans des espaces commerciaux. Il nous manquait un outil convivial et de proximité pour les vendeurs, afin qu’ils puissent améliorer la relation avec leurs clients, de façon plus poche. Une tablette tactile, tel était l’outil idéal…”

Delphi Genetics : pourquoi une entreprise biotech utilise Facebook

26 octobre 2010

Philippe Gabant est le CEO de Delphi Genetics, une entreprise biotech d’une vingtaine de personnes basée à Charleroi.

Pourquoi une société aussi en pointe technologiquement trouve-t-elle utile d’employer Facebook, voire d’encourager l’utilisation du réseau social souvent plus connu pour ses échange de réflexions personnelles privées ou de blagues ?

« Parce que les doctorants, les chercheurs qui font progresser les choses dans notre domaine, ont souvent moins de trente ans et qu’ils communiquent via ces outils, explique le CEO. Facebook nous permet également d’interagir plus efficacement avec la communauté locale. Nos contenus diffusés sur Facebook donne une image jeune et dynamique de notre entreprise, ce qui joue en notre faveur lors des processus de recrutement. Enfin, les doctorants asiatiques ou américains sont également actifs sur Facebook. C’est un moyen d’entrer en contact avec eux ».

La suite dans l’interview video ci-dessous :

Une vision d’avenir de l’innovation

25 octobre 2010

Les entrepreneurs sont des gens plus heureux que les autres. Une enquête le confirme…

20 octobre 2010

Les entrepreneurs sont-ils des gens plus heureux que les autres ?

Cela dépend de l’état de leurs affaires. Tous les entrepreneurs ne sont par ailleurs pas devenus entrepreneurs par choix. Des contraintes extérieures les y ont parfois amenés…

Malgré les difficultés immenses qu’ils rencontrent, pourtant, oui, les entrepreneurs sont souvent plus heureux.

Pourquoi ? D’abord parce qu’ils sont plus libres !

L’indépendance plutôt que plus d’argent ou de jours de congé

Le Small Business Hapiness Index, commandité par la TD Bank, confirme l’existence réelle de cette (semi-)béatitude… Selon son étude :

69% des entrepreneurs interrogés se disent, en moyenne, très heureux et 61% pensent être plus heureux que leurs pairs.

Mieux encore :

61% des entrepreneurs interrogés ne renonceraient pas à leur indépendance pour gagner plus d’argent…

Ci dessous, une infographie résumant les résultats de l’enquête :

Découvert via ContactMe.com

Babelio : « J’ai réussi à monétiser une communauté 2.0 dans le domaine du livre »

19 octobre 2010

Un compte-rendu des Assises de l’Intelligence stratégique

18 octobre 2010

Ce fut un bel exercice de stimulation de neurones, la semaine dernière, lors des premières Assises de l’intelligence stratégique.

L’intelligence stratégique gagne peu à peu les consciences d’un certain nombre de responsables de PME.

Dans la théorie, cette discipline regroupe les démarches relatives à la protection des données, à la recherche constante d’informations nouvelles sur les évolutions de son environnement économique (direct et moins direct) ainsi que la façon dont une entreprise peut agir sur et influencer ce dernier.

Dans les faits, l’intelligence stratégique traduit une tendance de fond dans l’évolution des PME modernes.

Cette évolution implique une plus grande ouverture et une plus grande réactivité des staffs d’encadrement vis-à-vis des signaux internes et externes. Elle sous-entend des organisations plus collaboratives, souples, réactives, capables de surpasser les agendas individuels. Des entreprises plus flexibles sur le plan stratégique, qui ne se dispersent pas pour autant.

L’intelligence stratégique passe aussi par une volonté des PME qui la pratiquent de tirer profits de multiples réseaux (technologiques, commerciaux, réseaux d’experts, thématiques…) dans lesquels elles s’insèrent.

Enfin, la PME qui pratique l’intelligence stratégique pourra développer une vision claire de son capital de connaissance, en définissant clairement ce qui peut être partagé et ce qui, même dans un environnement ouvert et transparent, nécessite d’être conservé soigneusement à l’abri des regards.

En bref, l’intelligence stratégique place la PME à la croisée des chemins entre l’Entreprise 2.0, la PME globale, innovante, intégrée dans les communautés d’innovation internationales.

Une combinaison de facteurs tangibles et intangibles

L’intelligence stratégique se compose d’un faisceau de pratiques concrètes. Mais l’intelligence stratégique correspond aussi à un état d’esprit constamment ouvert à l’imprévu et qui imbibe l’ensemble de l’organisation.

Lors des Assises, Jacques Breillat, de l’Institut d’Administration des Entreprises de Bordeaux, a résumé le concept selon l’équation suivante :

« L’intelligence économique (ou stratégique, dans notre cas) = une vision claire   x du leadership   x   le partage de l’information entre tous les collaborateurs   + une logique structurée de projet ».

L’intelligence stratégique, par ailleurs, est un ingrédient essentiel de la croissance de demain.

« L’entreprise ne peut croître si elle ne s’empare pas de nouvelles opportunités de marché, insiste de son côté, Sophie Larivet, professeur à l’ESCE de Paris. Or, sans une professionnalisation de la recherche des signaux pertinents, la PME n’aura pas connaissance de ces opportunités à saisir. Son développement en sera inévitablement affecté ».

Une évidence que de trop nombreuses PME ignorent encore, pourtant, dans les faits, faute de méthode, de professionnalisme et, simplement, d’attention, a-t-on répété au cours des Assises.

Adapter le modèle de management vers celui d’un facilitateur

L’adoption des principes de l’intelligence stratégique, il est vrai, nécessite un certain effort. Elle a des répercussions inévitables sur la culture du management d’une entreprise.

Pour Anthony Poncier, expert dans le domaine de la collaboration en entreprise  et de l’entreprise 2.0, présent également lors des Assises de l’intelligence stratégique, « les managers doivent passer du modèle de ‘la connaissance = le contrôle’ à celui de facilitateur, animateur et développeur d’équipes« .

« Aux USA, 30% des gains de productivité enregistrés ces dernières années sont le résultat de la mise en place d’organisations plus agiles », soutient Anthony Poncier.

Ainsi, 50% de l’information d’une entreprise passe, par exemple, par la ‘machine à café’. C’est souvent de là que démarre le processus de création de valeur d’une entreprise… Il est donc crucial que ces échanges d’information informels puissent avoir lieu, dans des environnements qui le permettent.

Une question de culture, avant d’être une question d’outils

Oui, mais comment procéder ?

La tentation classique consiste, parfois, à commencer par l’adoption d’outils ou de méthodologies très complexes. La complexité rassure les directions d’entreprise qui l’assimile à un gage de sérieux. Or, il s’agit souvent d’un mauvais réflexe...

« Si on aborde la question du collaboratif en entreprise en partant des outils, cela ne fonctionne pas », relève David Osimo, co-auteur d’une étude sur l’Entreprise 2.0, commandée par la Commission européenne.

Fabienne Vandekerkove, CKO de la société Whatever, abonde dans ce sens, se penchant sur l’évolution des systèmes complexes de knowledge management (KM). Frédéric Williquet résumait sur son blog le propos de Fabienne Vadekerkove (petit extrait ci-dessous) :

« Les années 90 ont été celles du knowledge management. Les années de la constitution d’énormes bases de données, lourdes, demandant de gros budgets… avec une grosse déception à l’arrivée car le système s’avéra être trop rigide (…) Avec les années 2000, l’arrivée du web2.0 et de son environnement qui permet l’émergence d’informations, la problématique touche plus à celle du comportement. On peut se permettre d’être moins structuré et simplement de s’exprimer. (…) En fin de compte, chacun, dans son métier, est un expert et il est important que tout le monde se sente responsable du processus de veille »

David Osimo partage le point de vue.

« Nous arrivons aujourd’hui vers des formes d’échanges d’informations beaucoup plus basées sur la narration, pas sur le formalisme », dit-il.

L’intelligence stratégique déjà en pratique sous différentes formes dans certaines PME

Quoi qu’il en soit, un certain nombre de PME se sont d’ores et déjà appropriés à la fois la culture et les outils.

Avec des résultats concrets.

Par exemple, avec l’utilisation de Facebook comme canal de construction d’une image de marque par le producteur de montres IceWatch, qui compte désormais près de 40.000 fans à travers le monde sur sa page Facebook.

Qui croirait qu’une spinoff biotech emprunterait le même chemin ? C’est pourtant ce que fait également Delphi Genetics.

« Cela peut paraître étonnant pour des scientifiques comme nous, explique Philippe Gabant, CEO de Delphi Genetics, mais nous nous sommes rendu compte que les jeunes chercheurs, les doctorants, qui ont souvent entre 23 ans et 30 ans, utilisaient beaucoup Facebook, où qu’ils soient. C’était une bonne façon de les contacter ».

Rudi Lassine, de CEO de la société Waltec Biometrics, a compris comment utiliser internet pour se faire davantage connaître.

« Nous utilisons des sites miroir, ou des site pot de miel (qui ne relaient pas de l’information commerciale mais qui liens vers nous) pointe-t-il. Cela accroît significativement notre visibilité en ligne. Nous avons appris ce genre de techniques en pratiquant l’intelligence stratégique. »

Page suivante »