« On ne peut découvrir de nouveau territoire sans quitter un moment la côte des yeux » André Gide

31 janvier 2011

Startup Weekend, Lean Entrepreneurship, Méthodes agiles : une nouvelle façon de gérer le risque d’innovation ?

29 janvier 2011

Transformer une idée en entreprise opérationnelle en moins de 60 heures…

Startup Weekend Brussels (c Natalie Hill)

A priori, une telle pensée, en elle-même, est très iconoclaste.

La rhétorique classique en matière de création d’entreprise veut en effet que les porteurs de projet cogitent de longs mois sur leur idée de départ. Ils doivent la malaxer, la triturer, la confronter aux données de marché, minutieusement monter une business plan qu’ils soumettront ensuite à des investisseurs potentiels… Bref, dans la conception traditionnelle, le processus nécessite au minimum plusieurs mois de préparation

L’événement Startup Weekend prend justement ce postulat à rebrousse-poil.

Startup Weekend : un sprint de deux jours pour créer une entreprise

Le concept Startup Weekend, soutenu depuis trois ans par l’excellente Kauffman Foundation, propose d’accompagner l’émergence d’idées business et de les transformer entreprise en à peine 54 heures.

Le scénario est le suivant : les participants se réunissent le vendredi soir. Ils soumettent leurs idées. Les groupes se forment (avec, par exemple, un développeur informatique, un spécialiste en marketing, des rédacteurs, etc…) autour de celles-ci. Les premières esquisses apparaissent sur papier. Le premières lignes de code s’écrivent.

Le travail s’étale au cours des deux jours suivants, lors desquels les premier prototype de produit ou service émergent. Des mentors (en général des entrepreneurs expérimentés) encadrent les équipes, les conseillent et les aident à affiner le projet. Le dimanche soir, les porteurs de projets présentent leur nouvelle entreprise. Ils échangent sur les difficultés rencontrées, les feedbacks reçus des mentors. Un jury récompense les meilleurs projet.

Le concept de Lean Startup

Le concept est sympathique. Mais peut-on vraiment prendre au sérieux le fait que des entreprises viables puissent naître dans ces conditions ?

Il semble bien que oui

Selon l’association Startup Weekend, 36% des startups nées au cours de ces deux journées et demi de marathon sont toujours actives 3 mois après l’événement (lequel est aussi un excellent exercice d’apprentissage intensif).

Quelque 15.000 entrepreneurs, dans une centaine de villes du monde, ont déjà participé aux événements Startup Weekend.

Pour Leo Exter, fondateur de WeStartup (un réseau social pour entrepreneurs) et l’un des quatre organisateurs du Startup Weekend organisé à Bruxelles les 28-29-30 janvier 2011, l’approche est en phase avec la popularisation croissante, ces dernières années, du concept de Lean Startup (voir vidéo interview ci-dessus).

Lean Startup : le plus vite possible au contact avec le marché

Le Lean Startup ou Lean Entrepreneurship est, en fait, une approche recommandant aux porteurs de projet d’aller aussi vite que possible au contact avec le marché et de s’améliorer en marchant.

Si le produit est imparfait, si le modèle économique incertain, si le service mal calibré, l’entreprise s’en rendra plus vite compte si amène rapidement sa proposition nouvelle au contact avec les clients potentiels. La confrontation avec la réalité lui apprendra beaucoup plus de chose que des semaines des cogitations en chambre.

« Les outils de réseau et de distribution à travers le monde rendent beaucoup plus simple, aujourd’hui, le fait de s’entourer des bonnes compétences à un moment donné, note Leo Exter. On peut dès lors enclencher plus vite des choses concrètes ».

Le Lean Entrepreneurship colle bien avec le principe : « Fail quickly », fréquemment entendue dans l’écosystème des startups web américaines.

Méthodes de gestion et d’innovation agiles

L’expérience Startup Weekend s’inspire, sans conteste, de l’esprit en vigueur dans les secteurs du web et du monde du logiciel.

Il serait dommage toutefois, d’estimer que la méthode des sprints d’innovation ne sont applicables que dans l’univers des passionnés de l’internet et des technologies de l’information.

Le Lean Startup ou encore les méthodes de gestion dites agiles (methode agiles, telles que Scrum, basée notamment sur des micro-réalisations à très court terme, des micro-projets accomplis par successions de sprints) sont aujourd’hui des voies à explorer pour permettre de tester et de gérer plus efficacement de nouvelles pistes d’innovation.

Elles peuvent aussi, peut-être, donner plus souvent leur chance à de nouvelles idées qui germent dans ou en dehors des organisations.

Les méthodes agiles et le Lean entrepreneurship pourraient ainsi, demain, cadrer la gestion du risque d’innovation dans les plus grandes entreprises…

C’est peu dire que le besoin est grand…


Scrum / Agile retour d’expérience sur un projet Web
envoyé par Frank0Drebin. – Les derniers test hi-tech en vidéo.

Freecaster TV: une micro-multinationale leader dans la diffusion de vidéos de sports extrêmes

26 janvier 2011

Freecaster TV : une plate-forme vidéo indépendante plus forte qu’Eurosport ou ESPN sur les sports extrêmes

26 janvier 2011

« J’étais à la tête de la division marketing de l’Union cycliste internationale. J’ai ensuite été engagé par Red Bull, en Autriche, dont j’ai piloté la politique internationale de sponsoring sportif. J’ai été le responsable du marketing de la société en charge de gérer les droits de la Champion’s League de football. A Munich, lors d’une finale, j’avais amené sur le terrain la Coupe aux Grandes Oreilles… »

Le curriculum vitae de Raymond Dulieu ferait saliver n’importe quel chasseur de tête de la planète. Mais dans ses locaux du petit village d’Erpent, à côté de Namur, le fondateur de Freecaster TV savoure, lui , les joie de l’entrepreneuriat.

Freecaster TV, la plate-forme en ligne qu’il a créé voici près d’une décennie, est aujourd’hui leader mondial pour la diffusion de contenus vidéos spécialisés dans les sports extrêmes.

« Les championnats du monde de Snow Board ou de Moutain Bike sont plus regardés sur Freecaster TV que sur la chaîne de télévision Eurosport », sourit Raymond Dulieu.

Une plate-forme vidéo lancée avant Youtube

Freecaster TV est née en 2004, au départ d’un partenariat marketing mis en place avec une célèbre marque allemande de rasoirs électriques.

« L’image de cette marque était trop faible dans le segment des 15-25 ans. Elle songeait à fabriquer des contenus vidéo sur internet. Or, d’une part, aucune plate-forme de partage n’existait à l’époque. D’autre part, si des contenus vidéos digitaux étaient disponibles dans le marché,  ils ne l’étaient souvent que sous format DVD, ou TV. Cela coûtait cher de les mettre en ligne, car il fallait effectuer la compression des fichiers, etc. Nous avons proposé de récupérer des contenus existants (y compris produits par d’autres marques), de les agréger et de les mettre en ligne sur une plate-forme unique… »

La plate-forme Freecaster TV était née. Thématique choisie : les sports extrêmes (parmi lesquels le BMX, le KiteSurf, le Snowboarding, leMoto-Cross,… )

Droits exclusifs mondiaux pour les retransmissions en direct sur le Net

Le partenariat avec la marque de rasoirs électriques s’est poursuivie jusqu’en 2008. Freecaster TV intégrait simplement des contenus propres des contenus de tiers (démonstration de sauts, escalade, moto-cross, etc.).

Entre-temps,toutefois, les plates-formes de partage de vidéo comme Youtube et DailyMotion sont montées en puissance. Freecaster devait réagir.

« Petit à petit, nous nous sommes dès lors concentrés sur les retransmissions en direct », indique Raymond Dulieu.

Réaction payante !

Freecaster TV a décroché l’exclusivité mondiale pour la retransmission en ligne d’un certain nombre de disciplines phares, comme le Moto-Cross ou le Snowboarding (sauf pour les Jeux Olympiques). Contrairement aux droits de retransmission pour le football, qui sont verrouillés en ce qui concerne internet, les droits de retransmission sur le web de compétitions de sports extrême et/ou de sports de glisse étaient accessibles. Freecaster en a profité.

Un staff d’une dizaine de personnes, 2 millions de vidéos vues chaque mois

La firme réalise aujourd’hui 10% de ses contenus par elle-même. Les 90% restants sont des contenus de tiers, filtrés (en fonction notamment du niveau de qualité) et édités par l’équipe de Freecaster TV.

« Nous sommes présents sur une quinzaine de disciplines sportives principales. Nous gérons et organisons la production avec des équipes techniques internationales qui se déplacent ensuite sur place », explique Raymond Dulieu, de retour d’une compétition à Davos, dont Freecaster TV était en charge de la captation.

Freecaster TV est désormais active aux quatre coins du monde.

Le noyau du staff est pourtant réduit, à peine une dizaine de personnes, réparties entre Namur, Londres et Berlin. Pour les prestations plus ponctuelles, l’entreprise recourt à un vaste réseau de cameramen, cadreurs ou preneurs de son indépendants…

Les statistiques n’en son pas moins significatives.

Environ 2 millions de vidéos sont vues chaque mois sur Freecaster TV, pour un total de 4.000 heures de contenu disponible.

« Une retransmission en direct d’un événement attire en moyenne de 25.000 à 150.000 internautes au même moment », note le fondateur de Freecaster TV

Freecaster TV est aujourd’hui la plate-forme digitale video officielle de la chaîne de télévision britannique Extreme.

Extension aux retransmission de conférences ou aux défilés de modes…

Parlant d’avenir, la firme entend à présent valoriser son expertise de captation et de retransmission d’événement en direct sur le Toile dans d’autres domaines.

Ainsi, Raymond Dulieu couvre aujourd’hui les défilés de la marque Louis Vuitton. De même, la société est présente chaque année à New York, pour la Fashion Week.

Plus récemment, Freecaster TV a pénétré le marché de la captation et de la web-diffusion en direct de conférences internationales.

La plate-forme de vidéo digitale pourrait-elle envisager, un jour, de rejoindre les ogres que sont DailyMotion ou Youtube ? Ces derniers lui font-elles du pied ?

« Ces acteurs souhaitent principalement intégrer mon contenu. Youtube ou DailyMotion ont besoin d’énormément de contenus pour valoriser leurs services publicitaires. Cela ne me tente d’espérer récupérer une hypothétique fraction des revenus générer par sur cette base. Mais peut-être auront-ils, un jour, autre chose en tête… ? », rétorque l’entrepreneur namurois.

La montée en puissance des individus en réseau et leur impact dans la vie d’entrepreneur

25 janvier 2011

Les défis du management et de la chaîne d’approvisionnement en 2011

21 janvier 2011

« Dans les années 60, les entreprises ont appris à gérer leur processus d’innovation selon les principes de l’analyse systémique. On assignait des priorités aux projets su base de l’analyse du coût/bénéfice [...]« 

Henry Chesbrough est l’un des chercheurs les plus influents au monde dans le domaine de l’innovation. Professeur à la Harvard Business School, père du concept d’ « open innovation », Chesbrough décrit ici  les différentes évolutions apparues au cours de cinquante dernières années dans cette matière stratégique.

Focus sur la qualité, supply chain management, open innovation…

« Ensuite, à partir des années 70, les processus d’innovation sont passés à une approche basée sur le gestion de projet, munie d’échéances précises[...] Fin des années 70 et dans les années 80, les principes de la gestion de la qualité, instauré et expérimenté dans un premier temps au Japon, se sont répandus dans les entreprises, poursuit-il. Les industries se sont de plus en plus positionnées sur la qualité de leurs produits. »

« [...] Dans les année 90, la forme des organisations a suivi les préceptes liés à l’optimisation de la gestion de la chaîne d’approvisionnement. Les entreprises ont investi massivement dans des logiciels sophistiqués et autres outils afin d’intégrer davantage leurs clients et fournisseurs. Avec l’émergence réelle d’internet, certains acteurs comme Dell ou Amazon ont réduit au minimum la distance entre la demande d’un client et l’expédition »

Nous venons de quitter la première décennie. du siècle. Nous manquons encore de recul pour définir rétrospectivement quelle fut la  tendance lourde de la philosophie du management dans les années années 2000. Les indices sont toutefois là :

« L’une des caractéristiques majeures des années écoulées consiste en l’introduction progressive de l’open innovation dans les entreprises, s’avance Henry Chesbrough. Ces dernières ont petit à petit ouvert leurs processus de recherche & développement (R&D), impliquant davantage les clients, les fournisseurs, les universités ou même des individus. Les dynamiques d’innovation sont sorties de cadres clos pour s’intégrer de plus dans des démarches communes. »

Management des années 2010 : collaboration, innovation de services et de modèles économiques

Nous sommes désormais en 2011. Une nouvelle décennie s’est ouverte.

De quoi s’inspireront les prochaines évolutions dans la structuration et le management des entreprises ?

Henry Chesbrough ose trois prédictions :

  • Un management plus collaboratif

Selon le professeur de Harvard, l’ouverture continue des processus d’innovation ne s’arrêtera pas en se connectant davantage aux idées extérieures ou en partageant plus les idées à l’intérieur même de l’organisation. L’innovation s’insérera en fait dans des processus plus interactifs et transversaux à mesure que des communautés de personnes impliquées collaborent pour créer de nouvelles innovations. Chesbrough évoque ainsi l’exemple de Syndicom, une plate-forme sur laquelle des chirurgiens du dos échangent sur des questions liées aux nouvelles thérapies, à la mise au point de nouveaux protocoles, etc.

  • L’innovation dans les modèles économiques

Une des grandes faiblesses des discours des quinze dernières années sur l’innovation est que ceux-ci l’ont longtemps limitée à sa dimension technologique. Les trois quarts du personnel d’une entreprise se retrouvent ainsi à l’écart des processus. « L’innovation non-technologique, et notamment sur les renversement de modèles économiques, deviendra pourtant aussi critiques que l’innovation technologique dans la conception qu’en ont des managers », prédit Henry Chesbrough. L’émergence des multinationales venues des pays émergents, et leurs approches commerciales totalement neuves pour les pays occidentaux, renforcera cette tendances, estime-t-il.

  • L’innovation dans les services

Les économies développées reposent aujourd’hui à plus de 70% sur les services. Or, l’essentiel des connaissances produites en matière de gestion de l’innovation reposent sur le développement des produits et de la technologie. Les services sont très peu pris en compte. Pour conserver notre niveau de salaire et notre prospérité, dans un contexte de montée en puissance des pays émergents, nous devrons apprendre comment gérer et stimuler l’innovation dans les services, observe Henry Chesbrough.

Le rattrapage des pays émergents pourrait aussi inverser le sens la chaîne d’approvisionnement (supply chain)

Tant qu’à évoquer les tendances lourdes du management pour les années à venir, arrêtons-nous également sur le futur de la chaîne logistique ou chaîne d’approvisionnement ou logistique (supply chain).

L’essor continu des pays émergents, avec notamment le rattrapage économique mené par les BRIC‘s (Brésil, Chine, Inde, Chine), devrait également changer en profondeur l’organisation même des chaînes d’approvisionnement.

Telle est l’un des conclusions d’une récente étude publiée dans le McKinsey Quarterly.

Selon l’enquête du bureau international de consultance, la « supply chain » de nombreuses multinationales n’est pas adaptée aux schémas économiques dans lesquels nous rentrons.

« La plupart de ces chaînes d’approvisionnement ont été conçues pour absorber et expédier de larges volumes de production, sur une base prévisible, écrit McKinsey. Elles tablaient sur les abritrages possibles entre les différents coûts du travail dans les différents pays. Aujourd’hui, avec la montée des conditions salariales dans certains pays émergents (Chine, Bangladesh, Vietnam…) modifie la donne. Dans l’avenir, elle rendra plus dangereuse les approches basées principalement sur la quête géographique du moindre coût. »

La hausse du pouvoir d’achat en Asie, en Amérique du Sud et, dans l’avenir, en Afrique, inversera, partiellement, les flux de biens et de capitaux.

Une diversité et une complexification continue des produits

L’autre défi majeur auquel sont confrontées les entreprises multinationales réside dans la complexification sans cesse grandissante de la demande et des produits.

« En 2009, les fabricants de combinés portables ont introduit sur le marché 900 versions de plus qu’elle ne l’avait fait en l’An 2000, détaille le McKinsey Quarterly. Entre 2004 et 2006, le nombre de variétés dans les produits alimentaires, les boissons, les céréales ou les articles de confection ont augmenté de plus de 25% par an »

La volatilité également croît. Ainsi, grâce au web, les possibilités de création « sur mesure » (couleur, taille, forme, etc.) rendent les productions plus complexe. Les informations circulent plus rapidement et les modes changent plus vite.

« Certaines multinationales industrielles tendent ainsi à scinder leur chaîne d’approvisionnement en différentes parties. Certaines continuent de s’appuyer sur des schémas classiques d’acheminements de gros volumes. D’autres, plus courtes, peuvent répondre aux besoins immédiats et sont plus réactives »

Ces évolutions rendent néanmoins les possibilités d’innovation plus nombreuses. Ou plus urgentes….

Innovation, marketing… : l’essor des plates-formes de crowdsourcing

18 janvier 2011

En décembre 2010, a vu le jour à San Francisco Festo Engineering Network,  une plate-forme d’échange destinée aux professionnels de l’énergie photovoltaïque mondiale.

Les experts de cette industrie peuvent se retrouver sur cet espace virtuel pour relayer des articles, partager des études diverses, innover ensemble, entreprendre de nouveaux projets, ou faire appel aux idées de la communauté, etc.

Festo Engineering Network constitue l’une des dernières initiatives internationales de crowdsourcing qui soit apparue ces dernières années. 

But : donner aux industries l’opportunité d’utiliser le potentiel de la masse pour enrichir son processus d’innovation.

Les entreprises expérimentent de plus en plus ce approche ouverte.

Le crowdsourcing devient ainsi  l’une des formes ultimes d’innovation ouverte (open innovation).

Une multiplication de plates-formes de crowdsourcing d’innovation depuis 2000

Les premières plates-formes de crowdsourcing destinées à doper la dynamique d’innovation sont apparues au début des années 2000, déjà.

Innocentive, mise sur pied par le groupe pharmaceutique Eli Lilly, fût l’une des premières.

Depuis, de multiples autres ont éclos : NineSigma, Innoget  ou encore YourEncore, par exemple

Si certaines initiatives, comme le Français CrowdSpirit, semblent avoir disparu, la popularité des plates-formes de crowdsourcing ne se dément pas à ce stade.

Le mode de fonctionnement peut varier, selon les cas. En général, cependant, chaque plate-forme affiche un « challenge » à relever.

Dans la R&D, les thématiques peuvent forcément être très pointues et s’adresser à des profils scientifiques très spécialisés. La firme espère qu’une personne dans la communauté scientifique, quelque part dans le monde, sera d’accord de proposer une solution pour elle, en échange d’une généreuse prime.

« We’re looking for devices and methods that help the symptoms of skin conditions, but that are NOT absorbed into the skin or ingested by the consumer », propose, par exemple, une entreprise biotech américaine spécialisée en dermatologie, sur le site Innoget.

Le crowdsourcing bon également pour l’image de l’entreprise

Quoi qu’il en soit, l’expérience du crowdsourcing plaît tellement à certaines marques qu’elles étendent à présent leur recours au crowdsourcing, au delà de leurs activités R&D.

Le constructeur automobile Toyota vient ainsi de nouer un partenariat avec Innocentive dans le cadre d’une campagne d’image intitulée « Idea for good« . Le but: encourager les clients à suggérer sur le site internet de Toyota des idées d’innovation « qui permettront de rendre le monde meilleur » (sic).

Le crowdsourcing devient également, de la sorte, un véritable instrument d’implication et de marketing.

Une liste de plates-formes de crowsourcing

Jan Spruijt, un spécialiste néerlandais de l’open innovation,  a réalisé une liste de plates-formes de crowdsourcing aujourd’hui opérationnelles. Il les a classéess sur la base de leurs objectifs respectifs : recherche et développement (R&D), marketing, design, co-création avec les clients, etc.

Voici, ci-dessous, reproduite une partie de cette liste :

Crowdsourcing en R&D :

  • Innocentive – solutions open innovation
  • TekScout – solutions R&D crowdsourcées
  • IdeaConnection – place de marché pour les idées
  • Yet2.com – place de marché en matière de droits de propriété intellectuelle
  • PRESANS (beta) – présentation de problèmes à la communauté pour tenter de le résoudre
  • Hypios – résolution de problèmes en ligne
  • Innoget – intermédiaire de recherche
  • One Billion Minds – challenge d’innovatin
  • NineSigma – résolution de problème ans des domaines high tech

Marketing, Design, Création…

  • NewsFutures – Intelligence collective
  • Ushahidi – Crowdsourcing over de crisis
  • Kaggle – Data-verzameling en voorspellen

Services d’innovation ouverte

Initiatives de crowdsourcing lancées par des entreprises

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