Les cinq degrés de l’open innovation

27 février 2011

On le sait : les modèles d’innovation d’hier, concentrés sur le seul département de recherche (R&D) des entreprises, ne parviennent plus à relever les défis posés par les besoins modernes. Tout devient plus complexe. Tout devient plus rapide.

Dans le secteur du médicament, les investissements en recherche ont décuplé au cours des cinquante dernières années. Pourtant, le nombre de nouvelles molécules approuvées chaque année par les autorités est inférieur à ce qu’il était voici un demi siècle…

En Europe, la commissaire européenne en charge de la recherche, Maire Geoghegan-Quinn, évoque une situation d’urgence. La productivité des investissements en innovation des entreprises et des Etats membres de l’Union européenne reculent chaque année.

Innovez avec les autres !

L’un des nouveaux modèles aujourd’hui prônés pour sortir du cul de sac actuel est celui de l’ « Open Innovation« .

L’idée de l’innovation ouverte est simple : n’innovez plus seuls !

En soit, le principe n’est pas neuf.

Les sociétés scientifiques du 18ème siècles déjà, par exemple, avaient pour but le partage des connaissances et l’échange des découvertes entre les membres de la communautés des Sciences.

Les boîtes à idées, autre forme de pré-innovation ouverte, avaient fait leur apparition dès le début du 20ème siècle. A l’instar des concours d’innovation. En 1927, Charles Lindbergh inaugura ainsi la première traversée aérienne sans escale de l’océan Atlantique motivé par la récompense offerte par un homme d’affaires américain à quiconque réussirait l’exploit.

Diversité, créativité, rapidité… : l’avenir par l’open Innovation

Mais près d’un siècle plus tard, le modèle de l’innovation ouverte s’impose progressivement, poussé par différents moteurs :

  • Les cycles d’innovation se raccourcissent et requièrent des échanges plus rapides, réactifs et spontanés.
  • L’émergence des nouvelles plates-formes en ligne, ainsi que la popularisation croissante des réseaux sociaux sur internet, ouvre un champ de possibilités immense aux principes d’open innovation.
  • Plus la diversité des participants est grande, plus les chances de générer des solutions créatives sont élevées. L’innovation ouverte offre un air extérieur frais aux environnements d’innovation confinés et clos.

De grandes variations existent, toutefois, encore quant au degré d’ouverture de ces processus d’innovation.

Les différents degrés de l’open innovation

1. Les PREMIERES ouvertures en matière d’innovation collaborative concernent les laboratoires de recherche.

Voici trente ans, les universités ont commencé à partager leurs résultats de recherche avec les entreprises. Des clusters et des pôles de compétitivité ont vu le jour, notamment dans les pays européens. Ces derniers ont structuré ces échanges scientifiques dans des cadres de collaborations formels élargis.

Cette dimension de l’open innovation reste toutefois, le plus souvent, limitée à l’innovation de type technologique et à la R&D.


2.  Le DEUXIEME stade de l’innovation ouverte implique l’ensemble des membres de l’organisation, au-delà des seuls départements R&D. Peu importe la discipline ou l’unité opérationnelle dans lesquelles ils sont occupés.

Les professionnels du marketing, des ressources humaines, de l’informatique, et autres, tous sont invités à participer à l’échange et à explorer de nouveaux champs inconnus.

L’innovation n’est plus réservée aux blouses blanches (voir la présentation d’Angela Koch, ci-contre).

L’évolution des business models, des schémas d’organisation, des approches en matière de communication, etc. tiennent une place aussi importante dans l’ensemble des processus d’innovation.

 

3. Le TROISIEME degré de l’open innovation ouvre la démarche de création et de développements aux clients.

Le temps de réaction par rapport aux signaux du marché se raccourcit. Dans ce contexte, les aptitudes d’écoute et de réaction aux signaux du marché deviennent déterminantes.

L’entreprise devra parfois être prête à impliquer ses clients dans certains de ses choix stratégiques, de façon transparente.

Plusieurs supports permettent cette connexion avec les besoins des acheteurs. Le relais et le traitement systématisé des informations remontant des vendeurs et du réseau de distribution en sont un. Internet, et plus spécifiquement les réseaux sociaux, en sont un autre. L’impact de ces plates-formes en ligne est grandissant.

 

4. La QUATRIEME degré de l’innovation ouverte, quant à lui, envisage de puiser dans la fertilité créative des communautés extérieures.

« L’association des spécialistes de la biochimie du cortex », les « collectionneurs de timbre d’Auvergne », les « fans de Leonard Cohen »,… Nous sommes entourés de millions de communautés. Chacune à son identité, sa taille et ses dynamiques propre.

Jadis, les communautés se fédéraient grâce à réunions, des structures juridiques, des médias communs. Désormais, les communautés interagissent, grandissent et naissent également sur internet.

Innover au sein des communautés peut prendre plusieurs formes.

Les clusters et les pôles de compétitivité, déjà cités, sont des communautés à part entière, structurelles. Pour l’heure, ces derniers sont toutefois surtout liés à des territoires ou à des secteurs définis. Aujourd’hui, les modèles communautaires d’innovation peuvent toutefois aller bien au-delà de collaborations initiées sur la base d’un lien géographique, institutionnel et/ou disciplinaires.

Les communautés d’innovation peuvent également se former sur une base ponctuelle.

Les « Idea markets« , par exemple, sont des espaces innovants d’échange qui reposent sur l’appel à des idées neuves en vue de résoudre un problème défini. Les concours d’idées appartiennent également à cette catégorie.

Toutefois, l’innovation peut aussi surgir des discussions entre individus, au sein des communauté, sans agenda prédéterminé. Sur les réseaux sociaux virtuels, par exemple, des groupes de discussion professionnels échangent sur des sujets parfois très pointus.  Elles peuvent amener de nouvelles collaborations, qui pourront déboucher, le cas échéant, sur de nouveaux services ou produits innovants.

 

5. Le CINQUIEME degré de l’open innovation est celui qui voit l’entreprise recourir aux idées et aux inputs de l’ensemble de la population.

Pas de pré-sélection, professionnels comme amateurs. Chacun se voit offrir la capacité de participer au processus d’innovation.

Plusieurs voies existent. Le crowdsourcing, littéralement l’appel à la foule, est aujourd’hui, sans doute, le concept le plus connu en ce qui concerne cette forme élargie d’innovation ouverte.

Le modèle peut aller plus loin encore. On parlera alors d’entreprises distribuées, d’équipes qui se forment et se déforment en fonction des opportunités, des rencontres, des affinités et des projets.

L’innovation ouverte bascule alors dans l’ « Open Enterprise », l’entreprise globale ouverte.

Pensez écosystème, plus produit

En résumé, la notion d’open innovation peut recouvrir plusieurs seuils d’intensité.

Ces derniers reposent sur le degré d’ouverture qu’une entreprise est prête à accepter dans le cadre de ses activités, dans le respects des contraintes qui sont les siennes en matières légales, commerciales, stratégiques et opérationnelles.

Plus généralement, l’open innovation envisage l’innovation non plus comme une démarche démarrant de la volonté de développer un produit prédéfini mais comme une approche visant à créer de la valeur à partir d’un ou plusieurs écosystèmes existants ou à contruire.

Comment les transferts technologiques permettent à la Chine de construire son propre avion civil long courrier

22 février 2011

Huit étapes pour trouver les influenceurs sur les réseaux sociaux

20 février 2011

Trouver ses marques sur les médias sociaux reste une grande énigme pour nombre d’entreprises.

Quels contenus diffuser ? Quelles plates-formes sociales utiliser (Twitter, blogs, wiki..) ? Comment bâtir une communauté autour de soi ?

(Image ource: Active Building)

En tout cas, tous les acteurs avec qui vous entrez en contact ne se valent pas du point de vue de leur influence potentielle.

Avoir beaucoup d’amis, membres ou fans en nombre absolu est moins important que compter parmi ceux-ci une portion significative de ceux que l’on appelle les influenceurs.

Les influenceurs peuvent amener la majorité des visiteurs sur un site internet

Une étude de Meteor Solutions, relayée par le site internet Mashable, indique ainsi que 1% des personnes de contact sur les réseaux sociaux peuvent générer plus de 20% du trafic entrant vers un site internet.

Ils sont aussi à l’origine de la plupart des conversations sur le Net.

Mais qui sont ces influenceurs ?

Certains sont des journalistes. D’autres des experts. Parfois juste de brillants anonymes reliés socialement en ligne à beaucoup plus de personnes que la moyenne des autres comptes. Souvent, les influenceurs jouissent d’une crédibilité très supérieure dans un domaine en raison de la qualité élevée de leurs contributions sur les sujets qu’ils maîtrisent. Ce sont eux, souvent, que les entreprises chercheront en priorité à séduire et à convaincre.

Dès lors, comment  les identifier et tenter d’entre dans leur champ d’attention ?

Joe Pulizzi, auteur de l’ouvrage « Get Content, get customers« , propose une série d’astuces et d’outils pour les identifier dans le cadre de la construction d’une communauté. En voici un résumé adapté :

1. Déterminer précisément la cible recherché

Quel est le profil des internautes dont vous souhaitez attirer l’attention ?

Pour répondre à cette question, il convient bien entendu d’être clair sur ses propres objectifs.

Bien sûr, si vous êtes actif, par exemple, dans la vente de voyages à l’aventure pour les randonneurs de haute montagne, vous ne vous étalerez pas sur des sujets qui intéressent le tourisme de plage. Vous tenterez sans doute de toucher un public plutôt sportif, concerné par la nature, les sommets voire les performances physiques. Les touristes de plage et les amateurs d’aventure ne dialoguent par au même endroit sur le Net. Inutile, donc, de s’attarder sur les forums de discussion sur les derniers clubs cinq étoiles à la mode. Par contre, les groupes Facebook relatifs aux équipements de marche, les blogs spécialisés dans le tourisme exotique, etc. seront des lieux tout à fait pertinents pour prendre langue avec les communauté ad hoc et leurs influenceurs dans le domaine que vous prospecter.

2. Etablir une liste de mots-clés stratégiques pour votre activité

Les prospects et potentiels clients d’une entreprise s’intéressent à quelque chose en particulier.

Qu’est-ce  donc ? Comment exprime-t-il ce qu’ils cherchent ? Quels mots introduisent-ils dans leur moteur de recherche pour s’informer à ce sujet ?

Des outils existent pour faciliter ce travail de repérage :

  • Google External Keyword Tool est un outil proposé par Google pour analyser les termes utilisés par les internautes pour trouver de l’information dans un domaine particulier et leur fréquence d’utilisation (segmenté par région, pays, langue, etc.)
  • Google Insights for Search vous permet d’identifier l’évolution de la popularité d’une thématique en fonction des recherches menées à son sujet sur le moteur de recherche Google

Par ailleurs, soumettre la liste de mots clés proposés aux responsables commerciaux  de votre entreprise ainsi qu’à vos clients constitue un plus pour améliorer celle-ci .

3. Se mettre en mode écoute

Google Alerts, Google Blog, Twitter Search, Open Facebook Search, Google Groups, LinkedIn Groups…

Les outils de recherche dans les réseaux sociaux vous permettent d’entendre les discussions en cours sur les réseaux sociaux qui traitent des matières qui vous intéressent. Non seulement, ces outils vous permettent de veiller sur les tendances émergentes du marché. Ils vous permettent également de voir qui sont les acteurs les plus actifs et, donc, potentiellement, les plus influents.

Un bon conseil sera de confier ce travail à quelqu’un dans l’organisation (certains groupes, par exemple, nomment aujourd’hui des Chief Listening Officers).

4. Qui sont les contributeurs réguliers ?

Grâce au travail d’écoute, vous pourrez analyser qui sont les contributeurs réguliers, ceux qui mettent en ligne et relaient régulièrement des contenus pertinents dans votre sphère d’activité.

Des outils comme TweetDeck (Twitter), par exemple, Netvibes ou iGoogle (flux RSS), facilitent le travail de ce point de vue, en permettant de créer des listes de contributeurs.

5. Etablir un classement des influenceurs principaux

Ils peuvent être cinq, dix, trente ou cinquante.

De nouveaux, des outils gratuits en ligne vous permettent catégoriser les influenceurs et de faire apparaître des indicateurs pour évaluer leur niveau d’implication.

1. Klout calcule un coéfficient d’influence pour les acteurs présents sur Twitter (l’échelle va de zéro à cent)
2. Twitalyzer donne des informations personnelles sur les influenceurs
3. Flowtown fait idem.

6. Commencez à interagir

Plusieurs actions sont possibles pour entrer en contact avec ces influenceurs.

Sur Twitter, le plus simple consiste à les suivre et à « retweeter » leurs messages (retweeter = relayer). Vous pouvez les inviter à ses connecter avec vous sur LinkedIn, Viadeo ou Xing, les réseaux sociaux professionnels. Voire sur Facebook, si cela s’avère pertinent.

Vous pourrez également renvoyer et partager les contenus qu’ils publient via vos propres comptes sur vos réseaux sociaux.

Enfin, commentez leurs billets et leurs interventions en apportant un avis original ou une véritable valeur ajoutée. Mais évitez l’auto-promotion. Il n’y a rien de pire pour se rayer de la liste des intérêts.

7. Apporter son aide

Une fois repérés par les influenceurs, connaissance faite, dialogue entamé, après quelques semaines ou quelques mois, proposez votre aide, sous forme, par exemple, de contenu propre ou d’intervention gracieuse.

Ce sera beaucoup plus facile si votre blog est lui-même régulièrement alimenté en contenus pertinents et de qualité, afin de gagner en crédibilité.

8. Développer un projet « communautaire »

Vous pouvez proposer des fédérer les forces pour promouvoir des points de vue, des approches, des valeurs particulières dans votre domaine d’activité.

Les influenceurs apprécieront ce travail et les contributions nouvelles apportées à la communauté. Proposez leur de participer

Exemples :

  • créer une liste d’ « études de cas »
  • mettre sur pied une liste de blogs pertinents pour le domaine couvert
  • publier un eBook
  • proposer un événement en ligne ou offline

Mais aussi… mesurer l’impact de vos actions

Analyser l’impact de vos actions en termes d’augmentation du trafic, de liens entrants sur votre site web, de mentions relatives à vos contenus et vos activités sur Twitter, Facebook, LinkedIn et autres ainsi que du volume des recherches relatives à vos propres activité.

Analyser l’évolution de votre propre influence, au moyen d’indicateurs comme :

  • le volume de trafic amené sur mon site internet à partir des plates-formes des influenceurs dans mon domaine (via Google Analytics)
  • le nombre de vos liens repris par les influenceurs
  • que dit Klout sur vous ?
  • etc.

« Les PME prennent aujourd’hui un risque en n’organisant par une veille sur Twitter »

16 février 2011

« La première méthode pour évaluer l’intelligence d’un chef, c’est de regarder les hommes qui l’entourent » Nicolas Machiavel

16 février 2011

Pour gérer l’imprévisible, HP investit dans les idées des autres

15 février 2011

« Ce ne sont pas des contrats de recherche. Nous octroyons des bourses sur base d’un appel à projet mondial. En 2010, 375 dossiers sont rentrés, venant de 202 universités localisées dans 36 pays différents »

Ces dernières années, l’approche en matière d’innovation et de recherche a changé au sein du groupe américain HP.

Le géant mondial de l’informatique et des produits bureautiques a choisi d’allouer une partie de ses budgets R&D via un programme d’innovation ouverte.

Il laisse ainsi la place à une forme d’imprévu.

Innovations toujours plus complexes, imprévisibles et transdisciplinaires

Cette évolution est dictée par l’évolution actuelle vers des produits toujours plus complexes.

Demain, explique le groupe, le futur des ventes d’HP dépendra sans doute, par exemple, par des imprimantes à écran 3D. L’avenir passera aussi par des modèles d’informatiques en réseau hautement sécurisée; ou des nuées de nano-capteurs qui pourront adapter la qualité du service en fonction des signaux donné par l’environnement…

« Ces évolutions à venir nécessitent pour nous de puiser dans des ressources qui existent bien au-delà des frontières de nos compétences propres », observe Rich Friedrich, directeur du Open Innovation Office au HP Labs, dans un entretien avec Technology Review.

La marque ne peut plus anticiper toutes les développements. Elle veut dès lors s’ouvrir à d’autres expériences et perceptions.

« C’est la raison pour laquelle nous avons mis en marche cette initiative d’innovation ouverte (open innovation), et qui nous permet de solliciter les idées remontant du bas vers le haut (bottom-up) au sein d’un champ bien plus vaste d’esprits qu’au sein de notre écosystème direct »

Un appel à idées mondial et ouvert

Depuis trois ans, donc, périodiquement, le bureau Open Innovation de HP Labs (branche R&D de HP) lance des appels à idées de recherche auprès de chercheurs et étudiants du monde entier, dans des domaines technologiques divers.

Les lauréats peuvent bénéficier chacun d’une bourse de 50.000 à 75.000 dollars, renouvelable trois fois.

L’appel d’offre est annoncé et géré via la plate-forme Open Innovation Labs de HP. Les scientifiques internes à HP balisent quelques grands champs et sélectionnent les meilleures idées de projet de recherche.

Lors du dernier appel à projet de 2010, ceux-ci couvraient des thématiques comme :

  • la sécurité dans le cloud computing
  • le développement de fonctionnalité pour les applications liée à la business intelligence (LiveBI, avec notamment le développement de système de gestion d’information informelle, l’imagerie de données, la mise en place d’interface homme/machine faisant appel à des attitudes plus naturelles et donc plus rapides…)
  • le data mining,
  • les nouvelles générations de centres de données
  • la photonique
  • les plates-formes de collaboration « seamless »
  • etc.

Propositions du monde entier

Lors de la dernière livrée, 65 projets de recherche furent sélectionnés, en provenance de 52 universités réparties sur quasi tous les continents

Si la part réservée aux universités américaines est la plus large, les lauréats comptent également le Korea Advanced Institue of Science, en Corée du Sud,  la Tsinghua University, à Pékin, la Bilkent University, en Turquie, La Russia Academy of Science, en Russie, ou la Humboldt Universität à Berlin…

En trois ans, les chercheurs de HP et les bénéficiaires de bourses Open Innovation ont publié en commun plus de 200 articles. Quelques 21 inventions ont été présentées (lesquelles sont dans le processus d’octroi de brevet). Les revenus futurs  seront partagés entre les participants.

Une nouvelle sensibilité stratégique

Selon Rich Friedrich, cette approche permet aujourd’hui à HP d’élargir son spectre d’opportunités et de travailler sur les options de moyen terme.

Toutes les propositions de recherche n’aboutissent bien sûr pas. Mais la chance laissée à toutes ces tentatives, grâce à l’ouverture des processus d’innovation aux idées de tiers, consolide la position durable du groupe dans ces segments de plus en plus complexes.

La Cantine Paris (coworking) : « Ce qu’apporte un écosystème d’entrepreneurs »

10 février 2011

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