En 2011, lancer une startup web coûte 100 fois moins cher qu’en 1997


Est-ce une forme de déflation profonde qui frappe le monde de l’entrepreneuriat ?

Non, simplement l’énorme impact de la démocratisation de la technologie et de l’essor du plus gigantesque système de mutualisation de ressources jamais vu au cours de l’Histoire de l’Humanité : le Cloud computing.

En 2011, il faut engager 100 fois moins de fonds qu’en 1997 pour démarrer une startup internet.

« Voici quatorze ans, la mise sur pied d’un projet d’entreprise prenant place sur le web nécessitait un montant d’investissement de départ d’environ 5 millions de dollars US, explique Don Tapscott, célèbre théoricien de l’économie des réseaux. En 2002, le capital d’amorçage n’était plus que de 500.000 dollars US. Aujourd’hui, vous démarrez une activité de service en ligne avec moins de 50.000 dollars US. »

Les emplois du futur viendront des startups

Aux Etats-Unis, comme en Europe, les startups sont le moteur de la création d’emplois nouveaux. Même si l’emploi dans les entreprises de moins de 5 ans ne représente que 12% de l’emploi total américain, par exemple, ces dernières ont donné le jour à 40 millions d’emplois nouveaux au cours des 13 dernières années. Depuis des années, les entreprises plus mûres, elles, ne participent plus à la création nette d’emploi. Restructurations, rachats, fusions ou faillites obligent…

Economiquement, le fait que le seuil d’accès à la création d’entreprises nouvelles se soit à ce point effondré est donc une excellente nouvelle pour les pays développés.

Prolifération de nouveaux acteurs (innovateurs, partenaires ou concurrents)

Logiquement, le recul des barrières financières à l’entrepreneuriat donne et donnera le jour à une prolifération de nouvelles initiatives et de nouvelles entreprises.

C’est heureux pour la croissance économique future. Mais cela signifie aussi un paysage sectoriel dont les contours seront toujours plus mouvants, avec la multiplication des opportunités de partenariat (en matière de commercialisation, d’innovation…) … ou de se faire concurrencer.

Cela dit, d’autres défis demeurent pour accélérer le mouvement de création de startups. Comme le souligne Don Tapscott, si les fonds de départ peuvent être réunis sans trop de difficulté, une fois en phase de croissance, les structures de financement classiques doivent prendre le relais. Or, l’industrie du capital-risque n’est pas encore adaptée à travailler sur de si petits montants de financements…

Une solution pourrait provenir des plates-formes de crowdfunding (telles que Vencorps).

Le développement du mentoring et la multiplication des espaces de coworking seront un autre facteur stratégique de développement.

 

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