« La surabondance des livres peut nous rendre ignorant » Voltaire
27 juillet 2011
Les meilleurs outils de curation d’information et quand les utiliser
27 juillet 2011
Dans un monde d’infobésité, l’information brute, on le sait, n’est plus nécessairement ce qui sert le plus les entreprises.
L’avalanche de données et de récits s’avère souvent anxiogène.
Un grand nombre d’entreprises, d‘internautes, prêtent donc une attention aussi importante, si pas plus importante, au travail de sélection, d’édition, de présentation voire d’emballage de l’information.
Nous en avons déjà parlé ici, une de ces nouvelles disciplines destinées à sculpter et à façonner l’information afin de lui apporter une valeur très supérieure s’appelle curation.
La curation facilite ainsi le reporting de la veille au niveau interne. Elle permet aussi de créer des contenus publiables pour l’extérieur.
Les spécificités de chaque outil de curation
Une série d’outils sont aujourd’hui disponibles en ligne pour effectuer plus aisément ce travail.
Le site internet Mashable France nous offre un petit guide des principaux services d’assistance pour effectuer une curation d’information efficace (tri et présentation de l’information).
En voici un résumé visuel, on l’on voit que chaque outil (Netvibes, CurateUs, Storify, Pearltrees,…), on le voit, à ses spécificités.

Quand les employer ?
Voici un petit détail plus précis du contexte optimal d’utilisation des principaux services :
- CurateUs vous permet de rassembler et d’agréger les contenus digitaux spécifiques qui concernent votre marque
- Netvibes offre une plate-forme permettant d’organiser les flux d’information, d’abord, en fonction de vos besoins propres. Il est votre tableau de bord d’informations.
- Kweeper va organiser l’information en lui permettant de s’accumuler au fil du temps, au fur et à mesure des publications successives, et ainsi créer une chronologie des contenus publiés
- Magnify est un outil de curation spécifique pour la vidéo
- Scoop.it ou Paper.li vous permettent de créer votre propre première page de journal en ligne avec les contenus que vous récoltez.
- Tumblr et Posterous sont des outils de blogging rapide, un système de bookmarking public également.
- Storify vous aide à éditer et à exporter dans un format convivial une histoire fabriquée avec les blocs de contenus cueillis sur les réseaux sociaux.
HCL Technologies: « Nos employés priment sur nos clients ! »
24 juillet 2011
« Nos employés d’abord. Les clients seulement après ! »
L’expression est provocante. Elle illustre néanmoins à merveille le nouvelle système managérial mis en place depuis la fin des années 2000 chez HCL Technologies, fameuses société de services informatiques indienne.

Le modèle de gestion démocratique de HCL est aujourd’hui unanimement salué par les penseurs modernes du management, tels que Gary Hamel ou Tom Peters. Ces derniers n’hésitent pas en parler comme l’archétype de la culture d’entreprise du futur.
« Grâce à cette nouvelle culture managérial, affirme Vineet Nayar, CEO de HCL Technologies, la multinationale (3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour 55.000 employés) a connu une croissance plus rapide que nombre de ses pairs, malgré le ralentissement économique des trois dernières années ».
Renverser le lien hiérarchique
Le principe le plus innovant de l’approche HCL réside dans le fait de renverser la vision traditionnelle de la hiérarchie.
« Qui produit la valeur dans une entreprise ? interroge Vineet Nayar, auteur du livre Les clients d’abord.... Ce sont les employés, répond-il. Plus précisemment les employés qui sont en contact direct avec les clients. Les managers, les directeurs, devraient et doivent être à la disposition de ces employés pour leur permettre de se sentir le mieux possible et être à l’écoute de leurs besoins ».
Pour Vineet Nayar, la conception dominante, qui voudrait que les CEO et les cadres seniors, soient les principaux créateurs de valeur de l’entreprise, est simplement fausse…
« Ce n’est pas parce qu’ils jouent au golf entre eux et qu’ils passent leur temps dans d’interminables réunions qu’ils permettent à l’entreprise de créer différence… »
Transparence et responsabilisation collective
« La pyramide hiérarchique éloigne les directeurs de la base de leurs employés, observe le CEO de HCL Technologies. Ce faisant, elles les éloignent à la fois de la réalité de leur marché mais aussi de la zone de création de valeur. Le modèle de commande et contrôle érode, en fait, la pertinence de décisions ».
Afin d’éliminer ces barrières à la fois psychologiques, administratives, sociales et cognitives, HCL a aplati sa structure. Pour ce faire, la firme a mis en place plusieurs outils :
- Création d’un portail digital interne sur lequel tout employé peut poser des questions, donner leur avis en général ou critiquer des décisions prises par d’autres responsables de l’entreprises, quelle que soit le lien de subordination ou la division concernée. Les personnes interpellées sont tenues de répondre. Et tout est transparence, pour n’importe quel membre de l’entreprise.
- Un système d’évaluation à 360° pour tous les employés, et pas uniquement dans la zone de contrôle directe des individus. Tout le monde y est soumis, le CEO y compris.
- Une plate-forme en ligne permet aux employés et aux clients d’échanger directement entre eux sur des nouvelles options et des innovations possibles qui peuvent être mutuellement bénéfiques.
- La valeur d’un manager en estimée en fonction de sa sphère d’influence et non plus par rapport à sa position dans l’organigramme hiérarchique.
« Laissez vos employés développer leur passion. La passion apportera plus de choses encore que la satisfaction« .
Comment convaincre les managers sceptiques et traditionels
Dur à avaler, non, pour un manager classique, imbibé de la culture classique de gestion des organisations ?
« Certainement, admet le patron de HCL Technologies. En fait, tout dépendra de leur capacité à se rendre compte du compte que ce changement peut également apporter pour eux-mêmes, en tant qu’individus. [A l'instar de HCL], il sera aussi plus aisé de les convaincre dans une entreprise qui n’est pas numéro 1 dans son secteur ou pour laquelle, hélas, tout ne va pas bien… »
Plus largement, le changement s’imposera de lui-même si les directions reconnaissent un certain nombre de faits :
- L’environnement économique, social, technologique, change de plus en plus vite. Il est de moins en moins prévisibile. Pour certaines organisation, il peut s’agir d’une menace. HCL a choisi d’en faire une opportunité.
- Plus largement, les managers modernes gagneront à témoigner d’une certaine humilité, estime le patron de HCL Technologies. Accepter que des gens plus intelligents existent ailleurs dans le monde. Accepter que les réponses futures ne doivent pas nécessairement venir des directeurs ou du CEO mais bien de l’organisation.
« Apporter une forme de démocratie, s’ouvrir à la responsabilisation et aux évaluation transparente, libérera un potentiel exceptionnel similaire à celui libéré lorsque l’on instaure la démocratie dans un Etat », juge Vineet Nayar.
Le rôle d’un patron reste donc, pour la firme indienne, principalement celui d’un leader capable de définir une vision de l’avenir susceptible de galvaniser les uns et les autres.
Des changements dictés par l’environnement
Sans surprise, dans son pays, HCL est devenue l’un des recruteurs les plus recherchés des jeunes diplômés.
La Harvard Business School a conçu tout un business case autour de ce modèle innovant.
« Nous vivons des transformations profondes qui appellent des solutions innovations, martèle Vineet Nayar. Dans les pays développés comme dans les pays émergents, la Génération Y amène une digitalisation irrépressible de l’organisation. Dans ce qui contexte, qui, demain, sera détenteur de l’information, des pouvoirs réels, de l’influence? Les limites se dissipent… »
« Trop peu d’entreprises comprennent vraiment ce qu’est le capital humain, ajoute-t-il. Désormais, il faut que l’humain réintègre la vision ne nous avons chacun du business. L’humain est le socle de la confiance. Et la confiance est ce qui permet in fine de générer la valeur ! »
Comment le gourou du management Peter Drucker aurait-il enseigné l’entreprise 2.0
20 juillet 2011
Dix erreurs classiques commises en matière de content marketing
18 juillet 2011
D’accord. Nous savons aujourd’hui que la production de contenus pertinents est la pratique la plus efficace pour toucher ses stakeholders (clients, fournisseurs, utilisateurs…).
Dans un monde sur-informé, la publicité et ses slogans ripolinés glissent sur la conscience des individus qui demandent désormais du sens.
Dans le B2C comme dans le B2C, le content marketing devient donc l’une des facettes les plus importantes du marketing moderne. 
Un certain nombre de principes nécessitent toutefois d’être respectés pour que les actions en la matière portent leurs fruits.
Beaucoup d’acteurs continuent d’appliquer à leurs contenus, en effet une approche ou un ton beaucoup trop publicitaire. Les prises de position manque de consistance ou de réelle valeur ajoutée pour les publics qu’ils ciblent. Ou bien, les ficelles utilisées pour tenter d’influencer ces derniers sont tellement grosses que les auteurs recueillent l’inverse de l’impact escompté…
Joe Pulizzi, célèbre auteur américain, spécialiste du content marketing, donne 10 erreurs classiques qui peuvent conduire à l’échec en matière de content marketing.
Les voici :
1. Ne parler que de soi
Vos clients se moquent d’en connaître plus sur vous. Ils se soucient d’abord d’eux-mêmes.
2. S’en tenir au conformisme
Expérimenter des choses nouvelles, oser parler d’insolite sur des sujets ou dans des formats non traditionnels, permettra d’amener des histoires plus originales. Un trop grand conformisme risque de vous maintenir dans l’anonymat. Pour sortir du conformisme, chaque mois, par exemple, proposez quelque chose d’inattendu.
3. Placer la barre trop bas
Vous devez investir dans un haut niveau de qualité. Vos contenus doivent être reconnus comme faisant partie de ce qu’il y a de meilleur dans votre industrie. Comment voulez-vous que l’on fasse confiance à votre expertise, autrement ?
4. Sous-traiter à mauvais escient
Beaucoup d’entreprises sous-traitent la production de leurs contenus. Ces contenus peuvent toutefois apparaître assez distants de la réalité du secteur auquel ils se rapportent. Parfois, une entreprise aura davantage intérêt à trouver en interne son propre champion, capable de narrer les récits les plus percutants.
5. S’enliser dans des silos
A force de vouloir formater des messages différents en fonction des cibles visées (marketing client, relations publiques, communication interne à l’adresse des employés…) l’entreprise risque de perdre en cohérence et, in fine, de rendre son image confuse…
6. Trop se préoccuper des canaux de communication
E-mails, courriers, revues professionnelles, newsletters, Facebook,… Ce n’est pas ce qui importe en premier. Abordez d’abord les problèmes que vos clients sont susceptibles d’expérimenter. Développez des pistes de solution. Alors, seulement, adaptez votre histoire en fonction des canaux sur lesquels vous envisagez de la diffusez.
7. Oublier de réfléchir comme un éditeur
La forme, le packaging, l’enchaînement des contenus selon une logique cohérente sont aussi importants que les contenus eux-mêmes. C’est la suite logique de contenus cohérents, d’un niveau équivalent, qui fidélisera l’audience et contribuera à bâtir votre identité d’entreprise.
8. Arriver trop tard
Le meilleur contenu ne vaut souvent plus grand chose s’il arrive bien après les autres ou s’ils répètent des choses entendues par ailleurs. Etre le premier à parler de quelque chose est toujours un avantage inégalable.
9. Oublier l’importance des moteurs de recherche
De nombreuses entreprises oublient encore le gain lié à une bonne indexation des contenus pour être trouvé sur les moteurs de recherche sur internet. Utilisez des mots clés populaires dans le secteur visé. Structurez les textes pour qu’ils puissent être plus facilement repérés par mes moteurs de recherche.
10. Limiter la difussion des contenus à une seule plate-forme
Règle d’or : portez vos contenus là où sont vos clients, ou votre audience de façon générale. Ne vous contentez pas d’un seul lieu où publier ces derniers.
La technique du « free writing » vous aide à écrire des blogs posts plus rapidement
16 juillet 2011
« Tout ce que vous voyez cache toujours quelque chose que vous souhaitez voir… » René Magritte
14 juillet 2011









