L’ère des micro-multinationales a débuté (via LisbonCouncil)
30 octobre 2011
Les armes à disposition du commercial de 2012
19 octobre 2011
Les modes et les méthodes de prospection ont nettement évolué au cours des dernières années.
Les instruments et les approches à disposition du commercial de 2012 se sont nettement sophistiqués.
L’excellent site internet ConseilsMarketing.fr expose longuement ces changements profonds dans le billet suivant.
Nous en reprenons ici quelques idées saillantes :
Des méthodes pour connaître ses clients à fond
Pour analyser les clients, le site mentionne, par exemple, deux méthodes :
- La méthode « psychologique » ou des « personnas ». Elle consiste à personnaliser son client type. Par exemple c’est une PME de moins de 40 personnes dans le secteur médical.
- La méthode statistique, avec des critères objectifs et quantitatifs. Et de citer, par exemple : Pareto (80% des clients qui font 20% du CA…), ABCD (avec une répartition selon le CA, la marge, le potentiel…), Revenu Fréquence Montant (les clients les plus récents, les clients qui commandent toujours…).
Ces fondamentaux servent de socle, ensuite, pour introduire des processus permettant d’automatiser les relances et bâtir une dimension relationnelle à la vente.
Ne pas laisser les canaux de communication muets
« Dans 68% des cas, un client quitte son fournisseur non pas pour un problème ou un prix, mais tout simplement par manque de communication », souligne ConseilsMarketing.fr.
Il est donc impératif de ne pas laisser la ligne de communication avec les clients muette. Se rappeler à l’attention de ces derniers de façon régulière et systématique reste un facteur de durée déterminant. D’autant que ce principe permet de maintenir les coordonnées à jour.
Diversifier les outils de génération de prospects
Une foultitude de techniques digitales permettent aujourd’hui d’aborder les futurs clients différement .
ConseilMarketing.fr cite quelques outils qui permettent de générer facilement de nouveaux prospects :
• Le livre Blanc
• Les Quizz
• Les études & enquêtes
• L’affiliation
• Les Blogs
• Les Petits déjeuners
• Les WebCasts & Web Séminaire Live
• Les Journées Portes Ouvertes
• Les Diagnostics
• Google Adword, etc.
« Le but n’est plus d’attendre que les prospects viennent à vous, mais de les attirer… », rappelle le site web.

Veille concurrentielle : considérer les battle cards
Il convient de donner des outils aux commerciaux pour contrer les concurrents.
Des Battle Cards, par exemple, résument les points faibles des concurrents, les arguments à mettre en avant contre eux et les forces de l’offre de l’entreprise à valoriser (voir, ci-contre, un exemple par Forrester).

Source : Forrester
Le rôle du commercial reste prépondérant car il doit apporter de la valeur ajoutée, du conseil, de l’information, de l’argumentation… Une bonne préparation est un atout majeur. Les nouveaux outils de communication, à ce titre, peuvent permettre d’affûter nettement les arguments.
Automatisation pour se concentrer sur les tâches à haute valeur ajoutée…
Des outils numériques permettent aussi d’automatiser, en partie, les tâches de relance.
Cet usage permet, entre autres, de modéliser le cycle de ventes, avec la possibilité de tester différents messages, objets, promos… pour optimiser le taux de transformation.
« Le but n’est pas de remplacer le commercial, mais de lui faciliter le travail pour se concentrer sur les prospects chauds et sur les “moments de vérité” qui permettent de faire la différence (phase de prise de décision…) », souligne ConseilsMarketing.fr.
L’arrivée du CRM 2.0
Le commercial moderne sera, enfin, fortement assisté par de nouveau outils adaptés aux possibilités du web social.
Le CRM 2.0 est de ceux là.
« Dans un CRM classique, le logiciel n’apporte qu’une vision “2D”, c’est-à-dire que seules les informations rentrées par le commercial, le logiciel de gestion… sont accessibles. Avec le CRM 2.0 on arrive à une vision “3D” du client, c’est-à-dire que l’on peut aller au-delà de ce qui est à l’écran et obtenir plus d’informations sur ses clients et prospects sur internet », note le site web.
Le CRM pourra, par exemple, intégrer automatiquement des informations issues des réseaux sociaux, tels que Xing, LinkedIn ou Viadeo, notamment sur les personnes de contacts (CV, attentes, parcours, etc). Mais aussi les évolutions internes constatées au sein de l’entreprise ciblées ainsi que les actualités de cette dernière (contrats signés, etc.).
De nouvelles plates-formes apparaissent, aujourd’hui, comme celle-ci.
« La difficulté n’est pas tant de développer de nouvelles idées que de se débarasser des anciennes » John M. Keynes
17 octobre 2011
Pourquoi le Qatar rachète-t-il l’Europe ?
11 octobre 2011
Voici un texte rédigé par Benjamin de Seille, de GBN-Europe, que nous republions sur Entreprise Globale.
Il y évoque la stratégie cohérente suivie par l’Etat du Qatar dans le cadre, notamment de la reprise, cette semaine, de certains morceaux du groupe Dexia, en cours de démantèlement. 
« Au fur et à mesure que le secteur bancaire européen est entré dans la tourmente au cours des derniers mois, l’intérêt des acteurs qataris pour les institutions financières européennes était grandissant.
Après 2 démentis consécutifs pour Santander et BNP, voici que 2 groupes financiers proches de la famille royale Al Thani passent à l’action au Grand-Duché du Luxembourg avec les rachats de KBL et DEXIA BIL.
Selon nous, il ne s’agit nullement d’une nouvelle démonstration arrogante de puissance financière, loin de là. Si l’on met en perspective les différentes de participation du Qatar en Europe et le plan de développement NATIONAL VISION 2030 mis en œuvre officiellement en Mars 2011 par le gouvernement du Qatar, les choses semblent très logiques et organisées autour d’une stratégie claire.
Ce plan de développement visant à diversifier l’économie est articulé autour de 5 axes :
- L’économie de la connaissance
- Un hub de transport aérien
- Un centre régional financier
- Un tourisme « business » autour des colloques et conférences
- L’industrialisation du pays
D’ici à 2016, 40% des dépenses annuelles (soit 18 milliards de USD) seront investies dans des projets de diversification économique…
Si l’on analyse alors de plus près le cas du Luxembourg…les démarches de rachat effectuées prennent tout leur sens…une participation très importantes dans le capital de Cargolux pour couvrir certains besoins liés au hub de transport aérien, puis 2 banques en difficultés afin d’aiguiser le savoir-faire des financiers locaux…pas si bête…et du savoir-faire acheté à bon prix (à prix « difficilement valorisable » selon la presse spécialisée)
Il est certain que la puissance financière de cet état est directement liée à l’exportation du gaz et du pétrole, mais autant que faire ce peu, reconnaissons au moins que leur stratégie semble plutôt être au point. »
Benjamin de Seille, GBN-Europe (Expertise en développement d’affaires sur le Golfe).
Comme le modèle du brevet est dévoyé par de nouveaux vautours qui étouffent l’innovation
5 octobre 2011

De nouvelles formes de sociétés apparaissent aujourd’hui.
Elles achètent de gros portefeuilles de brevets, non pour développer une technologie autour de ceux-ci, mais pour entreprendre des dizaines de poursuites judiciaires contre des compagnies innovantes et les forces à payer.
Ces compagnies perçoivent aujourd’hui 77% des dommages accordés en justice dans le cadre de procès en violation de brevet.
Les brevets est devenu la nouvelle poule aux oeufs d’or des avocats.
Quel que soit le secteur, David gagne de plus en plus souvent contre Goliath
3 octobre 2011
Le groupe Intel est-il en train de perdre la partie dans le domaine des semiconducteurs de nouvelle génération ?
Il semble que oui. 
Depuis plus de vingt ans, Intel domine outrageusement le marché des semi-conducteurs dans le monde informatique. A ce jour, l’entreprise est toujours numéro 1 sur ce segment, avec 86% du marché des ordinateurs personnels.
Toutefois, la croissance aujourd’hui se situe surtout dans le créneau des appareils mobiles (Netbooks, smartphones, tablettes,…). Or, dans ce domaine, le nouveau leader est une entreprise britannique, ARM Holding, dont la taille est 70 fois plus petite que celle du géant californien.
Le modèle basé sur la taille et la standardisation aurait vécu…
Alors que, en bon industriel classique, Intel développe et produit des microprocesseurs standardisés, vendus tels quels aux fabricants, ARM développe une architecture ouverte et optimale pour ses puces. Mais la firme ne le fabrique pas elle-même. Elle vend les plans à ses clients équipementiers, en échange du paiement de licences ou de royalties. Ces derniers laissent la production à des fondeurs indépendants d’ARM (Samsung, Texas Instruments,…).
Cette approche permet à ARM d’offrir des architectures moins gourmandes en énergie. Surtout, les chips sont customizables par les clients finaux, fabricants de smartphones ou de tablettes. Grâce à cette conception ouverte, ces derniers peuvent adapter les proprités de chaque semiconducteur à leurs besoins propres.
Résultat : ARM est, aujourd’hui, de loin, le premier fournisseur de l’industrie du mobile.
D’ici 2014, cette domination devrait encore se renforcer, au point d’ébranler définitivement la position d’Intel (voir grahique ci-dessous, correspondant aux puces Intel et similaires). Les fabricants de décodeurs et de télévision (dont Apple), se tournent désormais, également, vers le Britannique.
Ouverture, flexibilité, réseau agilité… Le nouveau modèle gagnant

Pour Herman Hauser, le modèle économique spécifique de ARM (2.000 personnes, 460 millions de $ de chiffres d’affaires annuel) est tout simplement un « Intel Killer« . En 2011, il consacre la suprématie des organisations souples, agiles et flexibles aux demandes des clients face à l’approche industrielle purement basée sur la taille et le rapport de force.
Disons, en tout cas, que celle-ci ne suffit plus. Pour rappel, Intel occupe 82.000 personnes dans le monde, pour 35 milliards de $ de chiffre d’affaires annuel.
La créativité, le talent, l’écoute et un excellent réseau de connexion avec les acteurs pertinents à travers le monde, sont les premiers atouts de ARM.
Est-ce un hasard, par exemple, si ARM est si actif sur les réseaux sociaux pour interagir avec sa communauté d’innovateurs, illustrant ainsi cette mentalité ouverte qui fait aujourd’hui défaut à d’autres ?
Dommage pour Intel… Le marché des puces électroniques n’a sans doute jamais et aussi porteur. On les retrouve à présent partout (voitures, vêtements, construction, etc). Preuve de cet engouement: le groupe IBM vient, à son tour, d’annoncer son intention de développer sa présence dans ce segment en vogue.
David de plus en plus souvent vainqueur de Goliath ?
Le duel ARM/Intel n’est pas un cas isolé.
David vainqueur de Goliath ?
Ce scénario se reproduit de plus en plus, quel que soit le secteur.
Le ras-le-bol des clients vis à vis des grosses machines impersonnelles qui ne les écoutent pas ou les immenses opportunités de nivellement des coûts offertes par les nouveaux outils du web permettent, de nos jours, à dizaines de petits acteurs de rogner peu à peu la domination des gros.
La « longue traîne » se dessine dans un nombre croissant de secteurs
Voici quelques années, Chris Anderson, célèbre fondateur du magazine Wired, avait décrit cette évolution, en parlant alors de l’économie du web, en la baptisant longue traîne.
L’idée était qu’un nombre croissant de petits acteurs allaient, dans le web, pouvoir se répartir une portion grandissante d’un marché donné sur internet.
Il semble que le principe de la longue traîne soit en train de s’étendre dans la plupart des secteurs. Les positions des acteurs dominants s’effritent. Cela, pour des raisons qui tiennent à l’impact des nouvelles technologies web, à la globalisation, mais, aussi, à l’innovation de business modèle ou à la dérégulation de certaines professions.
Les petits grignotent du terrain dans les secteurs de la banque ou de la pharmacie…
Opérons, ici, un bref tour de quelques secteurs, pour le vérifier.
Banque
Prenons d’abord, par exemple, le secteur de la banque. En Belgique.
Depuis cinq ans, selon le magazine Trends-Tendances, la position des des grandes banques (BNP-Paribas, Dexia, ING, KBC), déjà fragilisées par la crise, s’érode sous les assauts d’une myriade de nouveaux venus.
Certes, il reste du gras aux grandes institutions. Mais celui-ci fond. Déjà de nouveaux modèles bancaires innovants (P2P Lending, mobile banking, etc.) se préparent, lesquels risque de les délester davantage de leurs parts de marché.
Pharma
Dans le secteur pharmaceutique, c’est la montée en flèche des producteurs de médicaments génériques qui mange les marges de progression dans grandes marques classiques.
Les nouveaux venus, souvent venus des pays émergents, s’imposent progressivement sur les segments des maladies les plus répandues.
Parallèlement, les biotechnologies gagnent du terrain, avec des petites structures agiles grignotent les positions des géants de l’industrie pharmaceutiques.

Musique, télévision, presse… Idem
Même schéma dans les médias au sens large.
Télévision
Pour la télévision, plusieurs phénomènes concourent à fragmenter la position des acteurs dominants.
En France, la déréglementation et la technologie, notamment, ont ainsi permis le développement de chaînes numériques hertziennes (TNT). La TNT représente désormais 20% de l’audience TV nationale, selon Telerama. Déjà 60 petites chaînes différentes se partagent le faisceau, rognant peu à peu l’hégémonie du numéro 1 TF1.
Cela, sans compter l’impact de la concurrence d’internet sur les audiences jeunes, notamment.
Musique
Dans le secteur de la musique, là, les jeux sont faits depuis plus de 10 ans. Internet et la digitalisation ont renversé le centre de gravité. Les majors du disque ont dû encaisser. Leur manque de réactivité, l’émergence de nouveaux acteurs en ligne et l’utilisation de nouveaux supports digitaux plus flexibles ont entraîné une vaste redistribution des cartes.
Un nombre beaucoup plus vaste d’opérateurs se partagent, aujourd’hui, le marché de la musique.
Si quelques grands dominent encore, ils ont nettement perdu de leur superbe.

Presse
Faut-il s’étendre sur le lent déclin des journaux classiques, écrasés par la chute des revenus publicitaires, l’évolution des modèles d’information et la multiplication de nouvelles sources en ligne ?
La presse, aussi, rebat en ce moment les cartes. (Ci-dessous, courbe d’évolution des principaux journaux quotidiens en Irlande).
Les gros ne sont pas immmortels non plus dans l’industrie
Mobile
L’industrie n’échappe non plus de ce phénomème de « granularisation ».
Prenons les fabricants de téléphones mobiles. En quatre ans, l’évolution est saisissante, avec, au niveau mondial, l’effondrement de profits de Nokia, Sony-Ericsson et de LG, et l’OPA d’un nouveau venu, certes déjà de taille dans son secteur : Apple.

Source : Asymco.com
L’imprévisibilité devient, encore une fois, la norme…
Avec l’éclosion permanente de petits acteurs agiles et très réactifs, l’imprévisibilité devient, plus que jamais, la norme, quelle que soit le secteur.
Demain, un startup n’importe où dans le monde peut, en deux ou trois ans, renverser totalement le centre de gravité d’un marché réputé stable et mûr…
Mieux vaut s’en rappeler.













