L’impact du Web 2.0 est durable, mais les profits sont encore rares

26 mai 2008

L’économie du web n’en finit pas de se peupler de nouvelles start ups 2.0. Les bénéfices tardent toujours à surgir, cependant. Pourtant, il est juste d’affirmer que le web 2.0 a déjà changé durablement les comportements sur la Toile. Web 2.0 expo

Après plus de quatre ans d’expériences diverses, les réseaux sociaux, blogs et autres médias sociaux mettant en avant les contenu généré par les utilisateurs (UGC) n’en finissent pas d’attendre de voir les revenus suivre. Avec le ralentissement économique aux Etats-Unis, l’humeur commence à s’assombrir du côté de la Silicon Valley, constate le Financial Times, qui prédit un petit séisme d’ici un an ou deux. “Les fonds de capital risque ont néanmoins continué à investir. Les valorisations restent parfois déraisonnables. Slide, par exemple, un site de création et de partage de contenus personnels, est aujourd’hui valorisé à 500 millions de dollars”, ajoute le Financial Times. Il n’empêche, le mouvement est durable. L’essor des médias sociaux et des comportements qui y sont liés est inéluctable. Le nouveau potentiel de communication interactive va influencer profondément nos activités et nos façon d’intéragir avec notre environnement, nos collègues, nos relations… “La Silicon Valley a en général raison avant les autres”, conclut le FT.

Instaurer un environnement innovant? Pas si simple

24 mai 2008

Irving Wladawsky-Berger est un ancien responsable d’IBM en charge de l’innovation. Retraité, il partage aujourd’hui ses réflexions et son expérience dans le domaine de l’innovation. Il revient ici sur l’importance de l’environnement pour permettre aux talents en activité dans l’organisation non seulement de s’exprimer, mais aussi de s’épanouir. Comme l’indique l’expert, ce n’est pas chose facile. Beaucoup de livres de management ont été écrits à ce sujet. Unlock innovation

“La première raison de cette difficulté, relève Irving Wladawsky-Berger, vient de la peur de voir rejeter de nouvelles idées inédites. C’est vrai, en particulier, lorsqu’il s’agit d’innovations de rupture (qui par définition vont à l’enconte de ce que le business est alors en train de penser)”.

“Les innovateurs doivent donc d’abord avoir la peau épaisse, souligne-t-il. Les managers, à la tête de l’organisation, sont monopolisés par les tâches classiques de l’entreprise (démarchage commercial, améliorer les produits, gestion financière etc.). Arrivez devant ces managers en leur présentant la prochaine idée qui changera radicalement tout autour d’eux? Le premier accueil risque d’être décevant. Au mieux, ils vous accorderons une écoute polie. Au pire (venant en général des pires managers, selon Wladawsky-Berger), ils vous dissuaderont de réfléchir à des idées trop originales et vous diront de retourner au travail plutôt que de perdre votre temps… ”

Voila l’environnement que l’on rencontre dans la plupart des entreprises.

Que faire alors? Wladawsky-Berger émet quelques suggestions.

“L’innovation est d’abord un travail d’équipe, de collaboration. Quand les gens s’éveille avec une nouvelle idée, ils ont besoin de la tester auprès d’autres personnes. Toute nouvelle idée est brute, difforme. Elle nécessité donc un dialogue et être confrontée à d’autres avis pour la rendre plus compréhensible et percutante. Ce feed back viendra rarement, en premier lieu, du management. Ce sont les collègues et pairs, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise, qui peuvent être de meilleur conseil.”

Le maintien des individus dans des silos isolés est, selon Wladawsky-Berger, l’un des principaux obstacles à l’innovation. “Les entreprises sérieuses en matière d’innovation doivent tout faire pour encourager la communication horizontale et les collaborations à travers l’organisation. Elles doivent aider les gens à s’organiser par eux-mêmes en communautés d’intérêt qui passent à travers la hiérarchie. Elles doivent fournir les occasion de rencontre de visu, ainsi que les outils adéquats pour poursuivre les collaborations en dehors de ces opportuniés de rencontre”.

Une chose est sûre, cela dit: quelle que soit la densité de talents présente dans l’entreprise, il y a cent fois plus d’expertise disponible dans le monde extérieur. Les entreprises doivent donc encourager la participation des employés à des événements en dehors du bureau.

“Il est difficile d’instaurer un esprit collaboratif si la direction n’encourage pas celui-ci, ajoute encore Wladawsky-Berger. Pour traduire l’innovation en succès, elle doit intégrer la culture profonde de la compagnie. Ce n’est possible qu’avec le support des personnes les plus influentes en interne, pas avec des discours creux, mais avec des actions concrètes. La culture d’entreprise se forme au travers d’une série de signaux subtiles qui indiquent à tous quelles sont les valeurs réelles à laquelle l’entreprise prête attention”.

L’extrême pauvreté diminue dans le monde

22 mai 2008

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Se réunir sur les mondes virtuels pour reduire son empreinte CO2

19 mai 2008

Pourrait-on demander se réunir sur Second Life pour réduire les coûts de transport et diminuer son empreinte carbone? C’est l’expérience que tente en ce moment le Crédit Agricole, rapporte Tom Raftery, citant la société française Stonefield Inworld qui accompagne ce projet. La banque a donc fait construire une salle de réunion sur une île du monde virtuel de Second Life. CA sur Second Life

Grâce à ce dispositif, les responsables du Crédit Agricole espère économiser entre 150.000 et 250.000 euros cette année sur les frais de voyage. A terme, grâce à l’organisation de certaines formations dans l’univers virtuel, l’économie pourrait atteindre 4 millions d’euros, dit-il.

Cette vision fait en tout cas écho à celle du bureau d’analyse Gartner. Pour ce dernier, cité par Silicon Republic, l’impact des mondes virtuels sur les organisations pourrait être demain aussi important que celui de l’internet. Malgré le fait que les expériences menées jusqu’ici sur Second Life échouent très souvent. Les entreprises, estime Gartner, se focalise trop sur la technologie au lieu d’essayer de comprendre les besoins des utilisateurs finaux.

Beaucoup tente des projets sur les mondes virtuels seulement pour se donner une image cool. Ou par mimétisme vis-à-vis des concurrents. Mais sans autre objectif véritable. D’où de très fréquentes déceptions.

Les choses vont changer, estime néamoins, estime Gartner. “Les mondes virtuels maquent la transition des pages web vers les places sur internet. Une présence réussie sur le web en 3D commence avec les gens, pas avec la physique”, dit son vice-président, Steve Prentice, toujours cité par Silicon Republic. Mais il faut un public aussi. Un projet réussi doit donc commencer par définir et cibler le public que l’on cherche à toucher, et ensuite de fournir les éléments de technologie pour relier la communauté. On peut donc commencer par des tests, à petite échelle.
Photo empruntée à La Seconde vie du Crédit Agricole

Les quatre niveaux de la globalisation

17 mai 2008

planisphere

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