« L’effet Whuffie » : un travail de traduction crowdsourcé pendant six mois, en utilisant Google Wave
juillet 28, 2010
Voici quelques mois, nous avions publié sur Entreprise Globale un billet relatif au Whuffie factor, ce capital social qui devient une nouvelle forme de monnaie sur le Net. Une monnaie qui permet de nouveaux types de transaction.
Nous avions alors fait référence au livre de référence en la matière : « The Whuffie factor« , rédigé par la Canadienne Tara Hunt.
Ce livre vient d’être traduit en français, et publié chez Diateino, sous le titre : « L’effet Whuffie« . 
Un processus de traduction « crowdsourcé » sur Google Wave
Originalité de cette traduction : elle a été crowdsourcée. En d’autre terme, une poignée de volontaires répartis sur la Toile, se sont coordonnés à distance et de façon autonome sur internet pour mener à bien ce chantier.
Au terme de 3.000 heures cumulées de traduction, des centaines d’échanges sur Google Wave et un total de six mois de travail collaboratif, ils en ont ressorti le texte dans la langue de Molière.
Nous avons voulu savoir comment ils avaient procédé pour mener à bien ce travail. Quelles en ont été les contraintes et les facilités.
Au final, aussi, pourquoi jugeaient-ils important d’amener le contenu du livre de Tara Hunt auprès d’une audience francophone.
L’interview de l’équipe :
Qui êtes-vous ?
Nous ne sommes pas des traducteurs professionnels, c’est notre travail collaboratif qui nous a permis de réussir. L’objectif de cette traduction reposait sur un principe simple : que les traducteurs soient des connaisseurs des réseaux sociaux et des fans de l’ouvrage original de Tara Hunt pour ne pas dénaturer le message. Anthony était bilingue ce qui nous a bien sûr énormément aidés. Claude Durand, président de l’Institut G9+, avait déjà réalisé des projets de traduction.
C’est Luc Bretones, rédacteur de la postface, qui a permis la rencontre de l’éditeur Diateino et de Tara Hunt, ainsi que l’équipe de traduction : il est représentant de l’Institut G9+ et co-animateur des clubs Essec Business & Technologie et Centrale Marseille IT, spécialiste des communautés online. Il est également Directeur d’Unité chez Orange Business Services.
Combien étiez-vous ?
4 traducteurs, 1 relecteur principal, 7 rédacteurs de la préface, plus des amis relecteurs et porteurs de conseils. Soit plus de 3 000 heures de traduction en 6 mois d’un travail acharné en plus de nos emplois respectifs (voir la liste des participants au bas de l’interview).
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Les traducteurs sont amis depuis plusieurs années. Morgane et Rodolphe sont mariés et un bébé whuffie est en route !
- Luc Bretones est un des témoins de mariage de Rodolphe et Morgane.
- Claude Durand, Dominique Gibert de Diateino, Luc et Rodolphe participent aux mêmes réseaux de rencontres professionnels, notamment sur le thème des réseaux sociaux et du Web 2.0.
Qu’est-ce qui vous intéressait tous par rapport au concept du « Whuffie Factor » ?
L’Effet Whuffie (ou Whuffie Factor) est pour nous un phénomène majeur qui devrait révolutionner les mentalités françaises (et francophones). Si l’on prend le monde des affaires, Tara Hunt préconise l’authenticité dans les relations humaines à l’opposé de ce que l’on constate trop souvent. Ils donnent les clés de la réussite au sein des réseaux sociaux, terrains minés et incompris de beaucoup.
C’est aussi de nouveaux modèles économiques qui se dessinent où le capital social (dont le whuffie en est la monnaie) prend une part majeure dans la stratégie des entreprises. Le capital financier reste encore primordial, mais il passe au second plan. Tara considère que le capital financier devient substantiel lorsque le capital social s’accroit considérablement.
L’Effet Whuffie est l’apologie d’une économie de la générosité tangible, pragmatique et démontrée par de nombreux cas d’entreprises.
Qu’est-ce qui vous motivait ?
Etre persuadés que l’ouvrage représente un message crucial à l’attention des entrepreneurs, des entreprises petites et grandes et des sociétés francophones en général. L’Effet Whuffie traite de concepts d’actualité qui influenceront les mentalités pour les années à venir.
Et participer à une aventure entre amis décuple la volonté de réussir.
Pourquoi Google Wave plutôt qu’un wiki, basecamp ou un autre outil collaboratif ?
Nous aurions certainement pu le faire sur un wiki ou sur Basecamp ou avec les Google Apps. Lorsque nous avions commencé, Google Wave venait tout juste d’être mis à disposition des « early adopters » par parrainage. Nous l’avons testé par curiosité puis nous avons vite compris que ce serait « l’outil » ! Surtout, il permet de mettre en place aisément le versionnage des pages au sein d’un même wave.
Google Wave nous est apparu comme le seul outil qui nous permettait de pouvoir travailler plus de 3 000 h à 4 en temps réel. En effet, il permet de voir à l’écran les modifications des autres collaborateurs en temps réel. Basecamp ou les wikis sont de très bons outils, mais ils sont peut-être plus appropriés pour un travail collaboratif plus statique. Nous devions suivre les différentes versions de chaque page de manière très serrée pour aboutir rapidement à une convergence de nos opinions sur une traduction définitive de la page.
Nous nous sommes rapidement organisés en créant un wave par page ; puis nous avons convenu d’un processus de validation. Nous avons traduit une première version de chaque page à tour de rôle, puis nous perfectionnions la traduction tous ensemble.
C’était également une excellente opportunité, quoiqu’un peu risquée, de tester un tout nouvel outil qui à l’époque n’était qu’une « preview ».
Combien de temps a mis le process ?
A peu près 6 mois, quasiment tous les soirs et tous les weekends, à raison de 2 à 4 heures par page. Nous étions dans l’incapacité de travailler la journée puisque chacun de nous a un travail à plein temps. Nous utilisions alors le moindre temps disponible à la traduction. Par ailleurs, nous avons fourni un travail conséquent en recherche et documentation pour produire des notes de traducteur qui, nous l’espérons, seront utiles au lecteur. Le livre est accessible à tous les publics, initiés ou non à l’univers des réseaux sociaux.
Comment vous êtes-vous mis d’accord sur les versions finales ?
La méthode de travail s’est vite imposée. C’est un processus itératif tendu qui nous a permis d’aboutir. Nous nous sommes répartis les pages par groupes de 5. L’un de nous écrivait la première trame puis les autres apportaient leurs modifications avec une couleur différente par personne. Nous votions en mettant des « ok » à notre couleur pour voter pour les propositions que nous préférions. Parfois, nous avons eu de longs caviardages lorsque nous n’étions pas du même avis avant d’arriver à une tournure qui était la plus fidèle à l’idée d’origine. Ensuite, l’un de nous mettait au propre une version finale que nous annotions une dernière fois ou que nous validions directement.
Quid de l’adaptation locale (les exemples français, par exemple) ?
Bien sûr ! Un costume de chez Brooks Brothers devient un costume trois pièces de chez Boss. La métaphore « Faire circuler le mégaphone » est devenu « faire circuler le micro ». Mais les cas d’entreprise très détaillés sont bien sûr restés au nom de l’entreprise. Virgin America Airlines n’est pas devenue la compagnie aérienne Virgin France ou Air France.
Quelqu’un coordonnait-il ?
Oui, Rodolphe a coordonné l’ensemble de la traduction, notamment la relation avec la relecture de Claude Durand, la page d’avertissement, les remerciements et le site http://www.leffetwhuffie.com qui est en cours de construction. Claude, qui avait déjà mené des travaux de traduction, nous a également très bien conseillés sur les bonnes méthodes : processus de relecture et glossaire par exemple. Il y a eu aussi la relecture de quelques amis qu’il a fallu coordonner et intégrer.
Via leur réseau de connaissances, Luc et Rodolphe se sont également occupés d’organiser la préface collaborative et la signature des avis de 4ème de couverture avec les personnalités du Web 2.0.
Quid du review de l’auteur ?
Tara ne parle pas français mais nous étions en contact avec elle pour lui soumettre les questions essentielles et notamment la question du tutoiement. Nous lui avons expliqué lors de sa venue à Paris notre projet de tutoyer le lecteur du fait du rapport familier qu’elle entretient avec son lectorat et du tutoiement couramment employé dans la communauté francophone du Web 2.0. De même pour le projet de préface collaborative et le site communautaire http://www.leffetwhuffie.com.
Comment vous répartissez-vous les éventuels gains, s’il y en a ?
Tout ce qu’il y a de plus classique. Dans notre cas, nous avons des droits d’auteur répartis de manière égale entre les traducteurs.
Qui a financé l’édition ?
Les Editions Diateino.
Plus largement, où en sommes-nous en Europe par rapport à l’adoption des principes du « Whuffie Factor » ?
L’enjeu est en effet international et ne peut pas être ignoré. Aujourd’hui, si tout le monde sait qu’Internet est un média incontournable, nous devons également prendre conscience que les réseaux sociaux le sont d’autant plus. En Europe, on constate que de plus en plus d’entreprises appliquent les principes du marketing social, en essayant d’adopter la meilleure communication possible sur les réseaux sociaux. On voit apparaître des Community Managers par exemple ; et ces postes sont de moins en moins confiés à des stagiaires. Le concept reste très récent à l’échelle du web2.0 et une intervention dans les réseaux sociaux n’est pas toujours couronnée de succès. C’est pourquoi l’Europe et avec elle, les entreprises européennes, sont concernées par L’Effet Whuffie. Ce livre analyse de nombreux cas d’entreprises et proposent des méthodes qui ont fait leur preuve et la réussite de certains.
Liste des participants au projet de traduction « crowdsourcée » en français de « L’effet Whuffie » :
Les 4 traducteurs :
- Rodolphe Falzerana, Entrepreneur, Innovation & Community Management, co-organisateur d’événements de l’Institut G9+ et Centrale Marseille Alumni, blog : http://rodolphe.falzerana.com
Morgane Falzerana-Thebault, Responsable Recrutement pour les sociétés CGPI Associés et Arkanissim Finance,
- Anthony Webster, Ingénieur logiciel responsable du développement d’applications en ligne dans le secteur médical,
- Habib Benhassine, consultant en management
1 relecteur principal : Claude Durand, président de l’Institut G9+
7 personnalités pour la préface (dont Luc Bretones et Rodolphe Falzerana) :
Jean-Michel Billaut, président fondateur de l’Atelier BNP Paribas. Créateur du e-billautshow : http://billaut.typepad.com.
- Laetitia Mailhes, journaliste à San Francisco, où elle vit depuis 1997, ancienne correspondante pour Les Echos, immergée dans l’innovation de la Silicon Valley. Elle se consacre depuis 2010 à un projet de sensibilisation du grand public aux enjeux de l’agriculture durable grâce aux outils collaboratifs du web.
- Jean-François Ruiz, co-fondateur de l’agence webmarketing PowerOn & blogueur depuis 2005 sur webdeux.info
- Nicolas Vanbremeersch, HEC, est le fondateur de Spintank, une agence qui accompagne entreprises et institutions dans le web social. Il est par ailleurs blogueur (versac), et l’auteur de De la démocratie numérique (Editions du Seuil, 2009)
- Roxanne Varza, rédactrice en chef de TechCrunch France (@TCFR), co-organisatrice de Girls in Tech Paris (@GITParis).
Sans compter tous les amis des réseaux sociaux et d’ailleurs..
Internet ne sera bientôt plus qu’une toile sociale
août 26, 2009
Internet ne sera-t-il bientôt plus qu’un vaste réseau social ? Une étude menée par l’agence de marketing écossaise Yomego prédit l’avènement d’un web dominé par les réseaux sociaux. Selon Yomego, les réseaux sociaux supportent aujourd’hui plus d’un milliard de profils individuels. Une personne sur sept dans le monde est présente d’une manière ou d’une
autre sur le « Web social ».
Web social de masse
Les réseaux sociaux sont désormais entrés dans la phase d’adoption de masse. Sur Facebook, la barre des 250 millions d’utilisateurs actifs a été franchie au niveau mondial. Dans un pays comme la Belgique, par exemple, en février 2009, 2 millions d’utilisateurs étaient recensés, autrement dit 20% de la population est inscrite sur le trombinoscope en ligne.
Pour Yomego, » l’Internet ne sera plus un endroit ou l’on trouve des sites de réseaux sociaux; les réseaux sociaux seront l’Internet« .
Quelque 4 milliards d’euros ont été investis à ce jour dans les réseaux sociaux: YouTube racheté par Google pour 1,6 milliard de dollars; MySpace racheté par NewsCorp pour 580 millions de dollars; Friendfeed racheté par Facebook, etc. Certes, les business modèles ne sont pas encore totalement au point. Une question de temps sans doute, vu la popularité planétaire des sites (1).
L’entreprise dans l’internet socialisé ?
Le web social offre de belles opportunités pour les marques et les entreprises. Bien que le retour sur investissement ne soit pas encore évident à calculer, des études commencent à démontrer l’avantage à retirer d’une bonne présence en ligne.
Afin de profiter pleinement de ces nouvelles opportunités, les marques devront adopter une attitude très différente de ce à quoi le marketing et la publicité traditionnelle les ont habituées. Inutile d’essayer de contrôler les réseaux, de bombarder les sites de bannières publicitaires. Les marques ne traiteront plus avec « un marché » , « une cible », « la ménagère de plus de 50 ans ». Avec l’avènement du web social, les gens deviennent des Webacteurs (2), des personnes actives qui souhaitent rentrer dans une conversation. Ce qui signifie que les personnes ne se laisseront plus enfermer dans des carcans, mais souhaiterons être prises dans leur singularité.
Sur le web social, les interactions sont plus subtiles. A l’image de la vraie vie. L’important sera de gagner en crédibilité, en sympathie (gagner des Wuffies). Honnêteté et transparence seront les maîtres mots. Pour une raison ou une autre une marque ne joue pas le jeu, les consommateurs mécontents ne vont pas se priver de le faire savoir. A coups de marteau s’il le faut. Les entreprises devront accepter la critique. Elles devront pouvoir entamer le dialogue.
L’internet social ouvre de nouvelles portes à la créativité et l’innovation
Mais l’entreprise pourra aussi profiter du web socialisé pour stimuler sa créativité, accroître son potentiel d’innovation, explorer de nouveaux territoire grâce à de nouveaux concepts ouverts comme le crowdsourcing. Demain, grâce aux interactions directes sur le web social, une critique pourra se transformer en amélioration du produit et au final dans de meilleures ventes et une meilleure image de marque.
Ces quelques lignes laissent entrevoir l’énorme champs des possible ouvert par le Web social. Celui-ci n’est qu’à ses débuts, impossible de savoir de quoi demain sera fait. Une est chose sûr cependant, le plus tôt une entreprise investira le web social, en comprendra le fonctionnement, sa culture, son mode d’interaction, le mieux elle serra préparé pour s’adapter aux changement et évolution à venir.
(1) Google a commencé à intégrer des publicités au sein de ses vidéos Youtube. Facebook a une régie publicitaire qui permet un ciblage très pointu, en plus d’accords passés avec des grand compte (exemple avec Visa qui a payé 2 millions de dollars). Twitter a également annoncé le lancement de services payants à l’intention des professionnel.
(2) Terme emprunté à Francis Pisani et Dominique Piotet dans leur livre comment le web change le monde. Il exprime bien que sur le Web l’internaute n’est pas un spectateurs passif mais quelqu’un d’actif qui interragit, s’exprime, produit du contenu etc.
source image: http://www.flickr.com/photos/25577119@N04/3177646903/
« Whuffie Factor »: Le capital social pour remplacer la publicité ?
avril 6, 2009
Un monde sans argent, une utopie à laquelle tous nous avons peut-être pensé un jour. L’écrivain Cory Doctorow a mis ce « rêve » sur papier dans un livre de science-fiction intitulé « Dans la dèche du royaume enchanté ». Dans un monde de post-rareté, plus besoin d’argent, en effet, imagine l’auteur. Pour échanger des biens et des services, le capital social suffit. Ce capital social, Doctorow le baptise Whuffie. La valeur du Whuffie est calculée en fonction des bonnes ou mauvaises actions que vous réalisez. Bousculer quelqu’un dans la rue sans s’excuser entraîne une perte de « Whuffies », comme les points d’un permis de conduire. En revanche, créer et commercialiser un produit apprécié par beaucoup de monde augmente votre capital « Whuffie ».
Tara Hunt, une spécialiste en marketing et en gestion des communautés, a repris cette histoire. Cette dernière est à l’origine du mouvement du Pinko marketing. Elle en a tiré une théorie du « Whuffie factor« .En deux mots, le Pinko marketing prend le relais du manifeste des évidences (cluetrain manifesto). Pour faire simple, ces deux mouvances font un constat: avec l’avènement d’internet, les communautés en ligne ont de plus en plus de pouvoir(1). Il faut dorénavant être a leur écoute sous peine d’en subir les conséquences.
Le Whuffie factor est donc le capital social que l’on accumule. Prenons un exemple : il y a quelque mois le service de vidéo en ligne Vpod, décidait de mettre fin à l’hébergement gratuit de vidéo sur son site. Tous les comptes gratuits allaient être fermés. J’avais une série de vidéo sur leur site et je n’avais ni les moyens, ni l’intention de passer à la version payante. Comble de malchance, mon disque dur avait rendu l’âme. Les seules traces qui restaient de ces vidéos étaient sur les serveurs de Vpod. Je me rue sur mon clavier pour faire-part de ma vexation sur Twitter (2). Et, ô surprise, Rodrigo Sepùlveda Shulz, le CEO de Vpod me répond alors en personne et m’indique la façon de récupérer mes vidéos.
Dans ce cas Rodrigo Sepùlveda Shulz a gagné des « whuffies » venant de ma part. Il m’aidé alors que ce n’était certainement pas dans son intérêt, de m’indiquer comment quitter sa plateforme. Mais sur le long terme ça pourrait bien lui servir, car si demain j’ai besoin d’un service d’hébergement de vidéo haut de gamme et payant, devinez à quelle porte je vais aller frapper en premier? En prime, il obtient une pub gratuite grâce à cet article…
Accumuler ce genre de capital sympathie deviendra sans doute la priorité de toute entreprise, dans les années à venir. Le public est informé de toutes parts. Personne, ou presque, n’est encore dupe d’un message publicitaire venu du haut et diffusé de façon massive par les mass média. Les individus accordent bien davantage de crédit à une personne suivant la confiance ou la sympathie qu’elle nous inspire. Cette confiance, où le « Whuffie », ne se limite pas à être « sympa » ou jovial. Il consiste aussi à savoir à qui je suis relié et avec qui je parle. La démarche requiert une certaine discipline. Mais si vous voulez avoir une oreille attentive de la part de vos clients, voilà une piste sérieuse à explorer.
En guise de dessert, voici une présentation dans laquelle Tare Hunt explique comment procéder pour acquérir ce précieux » Whuffie »
(1) Sans qu’ils y fassent clairement référence, c’est la vision développée par Alain Thys (interview ici) et Linda Resnik
(2) Pour l’explication de twitter cliquez ici.




