L’essor des plates-formes sectorielles de niche
1 février 2012
On ne présente plus les réseaux professionnels LinkedIn, Viadeo ou Xing.
Ces plates-formes sont très populaires pour mettre en relation les individus, mais aussi parce qu’elles offrent la possibilité de démarrer instantanément des groupes de discussion spécialisés dans n’importe quel domaine.
Google+, le réseau social de Google, espère également prendre position sur ce créneau. 
Pas suffisants
A priori, on pourrait penser que les réseaux sociaux professionnels généralistes suffisent à toute entreprise et/ou tout secteur pour amorcer des conversations avec ses pairs. Bâtir des communautés auxquelles elles peuvent contribuer et qui peuvent l’informer.
En fait, ces plates-formes ne sont pas adaptées à tous les besoins…
Comme l’indiquent les fondateurs de Worker.fr une plate-forme sociale professionnelle dédiée aux non-cadres (mécaniciens, tourneurs, administratif, etc.) : « LinkedIn trop international, Viadeo trop orienté cadres et Facebook trop personnel. Pour un non-cadre qui souhaitait utiliser un réseau social professionnel pour chercher un emploi en France ou simplement pour entretenir ses contacts… »
Un besoin de plates-formes sociales sectorielles autonomes
Certaines initiatives généralistes proposent des approches alternatives.
Plutôt qu’un classement basé sur les expériences individuelles passées, à l’instar de Viadeo, par exemple, le réseau professionnel Muxi, propose une structure par catégories de métiers prédéfinies : 68 fraternités (Ressources humaines, aéronautique, etc.), elles-mêmes divisées en 300 sous-cercles (ingénieurs, recruteurs, etc.).
Aujourd’hui, plus fondamentalement, la mode semble aux réseaux professionnels indépendants et de niche.
« Chaque semaine, souligne le blog Marketing on the Beach (MOTB), se créent dans le monde des réseaux sociaux dédiés à des activités bien définies. On trouvera ainsi un réseau social centré sur le football (Bantr), ou encore un réseau centré sur la musculation (BodyBuilding.com), etc. »
Petit inventaire
Le site web Job 2.0 a réalisé un petit inventaire de quelques unes de ces nouvelles plates-formes spécialisées francophones.
Nous en reprenons ici un petit échantillon :
Digikaa
Digikaa est un réseau social français pour les professionnels de l’industrie digitale.
Rezotour
Rezotour est un réseau professionnel pour les les acteurs du secteur tourisme-loisirs-culture.

Tribu du Web
La Tribu du Web entend servir de plate-forme commune entre des professionnels venus de Wallonie et des professionnels venant du Nord-Pas-de-Calais. Parmi les fonctionnalités : créer des profils d’individu ou d’entreprise, participer aux groupe de conversations, publier des articles de blogs, etc. Le service compte 1.200 membres.

Banquio
Banquio, explique Job 2.0, est un Réseau communautaire autour de l’emploi, de la mobilité et et de la professionnalisation dans le secteur bancaire.

Linkeol
Linkeol est une plate-forme sociale destinée aux créateurs d’entreprise ou candidats entrepreneurs.
Linkeol vise à rompre l’isolement de l’entrepreneur, mais aussi d’échanger des expériences et accéder à des profils de compétence spécifiques.

Dogfinance
Dogfinance est l’un des premiers réseaux sociaux professionnels spécialisés dans les métiers de la finance. Il regroupe plus de 66 000 membres et enregistrerait 200 000 visiteurs par mois !

Talent Pharmacie
Talentpharmacie.fr est une plate-forme en ligne destinée aux pharmaciens francophones.
Le reste de la liste est consultable ici
Sortie du rapport « Les nouvelles frontières de l’Open innovation »
27 janvier 2012
Entreprise Globale est fier d’annoncer la sortie cette semaine de son nouveau rapport intitulé : « Les Nouvelles Frontières de l’Open innovation »
Beaucoup d’entreprises pratiquent déjà une forme ou une autre d’open innovation. 
Le développement du marché de la vente et de l’achat de brevets leur a permis, voici plusieurs décennies, de commencer à intégrer dans leurs processus de production des innovations mises au point par des tiers.
L’apparition des clusters sectoriels, dans les années 90, entre également dans le champ de l’innovation ouverte. A l’instar de la coopération avec les universités, de la co-innovation avec les concurrents, des pôles de compétitivité ou du fait, dans certaines industries, de transférer aux sous-traitants la tâche d’innover.
Un nouveau palier pour l’open innovation
Aujourd’hui, les pratiques d’open innovation ont franchi un nouveau palier.
Des phénomènes récents comme l’essor des modes de communication digitaux interactifs, la montée en puissance des usines démarquées ou encore la décentralisation de certaines grandes entreprises permettent une plus grande ouverture, encore, des processus d’innovation.
Une multitude de nouvelles opportunités se présentent pour les PME et les startups qui le choisissent.
Elles peuvent initier ou rejoindre des consortia internationaux, de façon ponctuelle ou durable.
Un gigantesque bassin de ressources innovantes s’offrent également à elles si ces dernières acceptent d’apprivoiser des concepts neufs comme la co-création ou de le crowdsourcing.
Gain de compétitivité
La capacité de naviguer sur ces réseaux d’innovation ouverte conditionnera, demain, le potentiel de survie d’une entreprise, qu’elle soit grande ou petite. L’open innovation fortifie son intégration et sa visibilité au niveau international.
Par ailleurs, commercialement, l’open innovation rapproche une organisation de son marché. Elle consolide donc sa position concurrentielle.
Aux entreprises à explorer les nouvelles frontières de l’innovation ouverte.
Téléchargez le rapport “Les nouvelles frontières de l’Open innovation » en cliquant ici
Une publication Entreprise Globale, avec le soutien de l’Awex.
Contacts :
Jean-Yves Huwart, fondateur Entreprise Globale (jeanyveshuwart@gmail.com, +32 476 295 641)
Pourquoi votre entreprise ressemblera-t-elle bientôt à un espace de Coworking
24 janvier 2012
StreetScooter : une voiture électrique développée en « crowdsourcing » à Aix la chapelle
20 janvier 2012
Il n’est pas nécessaire de courir en Californie pour admirer les nouveaux modèles révolutionnaires de micro-voitures électriques.
Certaines initiatives européennes valent le déplacement.
Le StreetScooter appartient à cette catégorie. Malgré son nom, il s’agit bien d’une voiture. D’origine allemande, elle est le fruit d’une collaboration, co-création, entre 50 entreprises différentes sur base d’un modèle qualifiable d’open source, chapeauté par l’Université de Aix la Chapelle.
Open innovation, co-création et crowdsourcing dans l’automobile
Le StreetScooter est un assemblage de modules développés par des équipes d’ingénieurs séparés et spécialisés dans un domaine.
Chaque désaccord entre certaines équipes est transféré et arbitré par un groupe de supervision ad hoc. 
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Le prototype du StreetScooter fut mis au point en 12 mois à peine.
« Un constructeur traditionnel aurait put-être mis 12 ans , sur base des méthodes traditionnelles de développement », affirme Achim Kampker, directeur du consortium StreretScooter
Un état des lieux du « crowdfunding »
20 décembre 2011
Le crowdfunding, le fait de collecter de très petits montants de financement via une plate-forme en ligne et la participation de centaine d’internautes, est une pratique qui gagne du terrain.
Kickstarter, une des plates-formes les plus populaires, par exemple, a récolté plus de 40 millions de dollars, mi-2011.
Près de la moitié des projets soutenus se terminent par des succès.

Shanzhai : le modèle d’innovation à la chinoise (cc Assises de l’Intelligence Stratégique)
23 novembre 2011
Le Shanzhai Innovation est le modèle d’innovation à la chinoise.
Selon la présentation ci-dessous, détaillée à l’occasion des Assises de l’intelligence stratégique, les groupes chinois ne font pas d’innovation de rupture.
Un grand nombre d‘industriels chinois suivent la crête de l’innovation en cours sur les autres continents. Ils rapatrient l’état de l’art technologique en Chine, puis développent un modèle de production basé sur de plus gros volumes et des coûts significativement réduits.
Ce modèle s’appliquerait aujourd’hui dans de nombreux secteurs (électronique, automobile, matériaux…).
Six tactiques à suivre pour encourager l’intrapreneuriat en entreprise (avant-goût conférence de Bruxelles
21 novembre 2011
Le 2 décembre prochain, Entreprise Globale organise le 2 décembre 2011, à Bruxelles, Intrapreneurship 2011, une première conférence européenne spécialement consacrée à l’intrapreneuriat (intrapreneurship), le fait de pouvoir prendre des initiatives comme un entrepreneur tout en restant salarié de son entreprise).

Alcatel-Lucent, Google, Exki, Rabobank et quelques uns des meilleurs experts d’Europe échangeront durant une journée sur cette thématique d’avenir, à la fois stimulante pour le processus d’innovation des entreprises et source de nouvelle motivation pour les employés (notamment les plus talentueux).
La firme de conseil Ernst & Young partage ce point de vue sur l’avenir de l’innovation et des politiques de ressources humaines par l’intrapreneuriat.
L’entreprise a récemment publié une enquête mettant en évidence six tactiques permettant d’insuffler une plus grande culture de l’intrapreneuriat au sein de son organisation.
Les voici listées ci-dessous :
- Mettez en place une structure formelle permettant d’encadre les initiatives « intrapreneuriale ». Offrez aux salariés la possibilité de consacrer du temps en marge de leur tâches opérationnelles quotidiennes afin de leur permettre de travailler sur des projets créatifs. Pour autant, encadrez cela de méthodes et de procédures claires et utiles, notamment pour le développement de nouveaux produits.
- Encouragez à vos employés à soumettre des idées nouvelles. Avec un accompagnement et une écoute suffisante, pouvons-nous rajouter par rapport à ce qu’évoque E&Y. Les employés ont en permanence le doigt sur le pouls du marché. Favorisez la possibilité qu’ils puissent contribuer au dialogue relatif à l’innovation.
- Mettez en commun et libérez les forces en encourageant la diversité des effectifs. La diversité dans les groupes humains, c’est bien connus, stimule la créativité et permet de générer des idées plus innovantes.
- Créer des parcours de carrière dans lesquels les intrapreneurs peuvent se retrouver. Les intrapreneurs sont souvent considérés comme des électrons libres qui ont de toute façon l’intention de quitter l’entreprise en emportant leurs meilleures idées avec eux. Ce n’est pas toujours le cas. Parfois, ils manquent simplement de perspectives particulières en interne et n’y trouvent pas leur place à long terme.
- Tenez en compte des possibilités offertent par les soutiens publics à la R&D par exemple. En Europe, la plupart des gouvernement proposent des réductions fiscales et des incentives pour soutenir l’innovation. Ce sont des opportunités de financement de nouveaux projets.
- Soyez préparés aux échecs des intrapreneurs. Toutes les idées d’intrapreneurs ne sont pas bonnes. Certains projets échoueront. C’est une loi de la nature entrepreneuriale normale. L’échec fait partie du processus d’innovation et de création, in fine, de valeur.
(photo via http://www.bluenove.com/publications/blog/profession-intrapreneur/ )









