Pourquoi et comment commencer un blog corporate interne ?

5 juillet 2008

Daniel Siddle travaille dans une grande multinationale pharmaceutique. Son unité est basée au Royaume-Uni. Il y a lancé un blog interne qui connaît, semble-t-il, un joli petit succès. Mais pourquoi cette inititiatve ?
“Je m’ennuyais, explique-t-il sur son blog personnel. Je n’étais pas suffisamment challengé dans mon travail (…) Je m’ennuyais aussi parce que l’information manquait. Je ne pouvais lancer des choses dans le feu du moment”. Pfizer latin website
Siddle avait de nombreuses idées. Celles-ci ne pouvaient toutefois trouver d’écoute en dehors de ses supérieurs directs. “Ils faisaient de leur mieux, mais dans la limite de leurs moyens et de la structure de l’organisation. Conséquence: faute d’équipe, de rebond, beaucoup d’idées perdues, de pistes abandonnées”.
L’auteur en avait aussi assez de la lourdeur et de l’inefficacité du mode d’organisation hiérarchique. “Pourquoi, si j’ai besoin de quelques chose dans le domaine de la spectrométrie de masse, pourquoi dois-je passer par mon boss, dont la spécialité est le business process, alors que je peux trouver immédiatement un expert qui utilise tous les jours un spectromètre de masse”.
Pour ces raisons essentiellement, Daniel Siddle a donc démarré un blog interne. Il est passé, raconte-t-il, par toutes les étapes traditionnelles de doute et de dissuasion la part de son entourage, de son management. Mais il a tenu bon. Il a déniché la plate-forme web adéquate (quelques exemples énumérés sur son site). Et s’est mis a publié des billets relatifs à des sujets concernant l’entreprise et ses équipes.
“L’une des conditions essentielles est d’obtenir le soutien actif de la direction”, souligne l’auteur. Alors, la dynamique peut prendre. Il ne faut pas non plus sous-estimer l’important travail de vente en interne, ajoute-t-il ( parfois avec un brin de schizophrénie, selon que l’on s’adresse à la base ou à la hiérarchie, mais sachant qu’in fine, tout le monde est gagnant)
Progressivement, l’initiative a gagné en intérêt. Les directeurs et le management y ont accordé une certaine attention, puis une attention certaine. Aujourd’hui, le blog interne lancé par Daniel Siddle bénéficie de la contribution d’une quarantaine de personnes. Le nombre de visiteurs unique s’élève à 650 personnes (salariés de l’entreprise). Grâce à l’outil, une série de barrière interne, en matière de communication de visibilité, semblent être tombées.
Daniel Siddle propose une liste de dix commandements à suivre pour convaincre son entreprise de lancer un blog interne et s’assurer que celui-ci développe une audience réelle, afin de ne pas finir en initiative isolée, sans lendemain.

Collaborer dans l’entreprise? Pas seulement une question d’outils

4 juillet 2008

Laurie Buczek, la responsable de l’adoption d’outils collaboratifs et sociaux du fabricant de semi-conducteur Intel l’affirme: “La mise en place de ces instruments et application ne transforme pas automatiquement votre entreprise en organisation favorisant la collaboration”. Il faut plus que cela. Le potentiel collaboratif d’une entreprise dépend d’abord des personnes qui les utilisent. Autrement dit, c’est une question de culture. tools

Le blog de Entreprise Social Search, société belge basée à Louvain-la-Neuve, relaie le billet ci-dessus. L’auteur adhère à son point de vue.

“Beaucoup de fournisseurs de solutions, observe-t-il, ajoute une couche dite sociale à des plate-formes et des modes d’utilisation préhistoriques”.

“Bien sûr, une mise à jour aisée peut sembler attrayante et donner l’impression d’un retour sur investissement immédiat, poursuit-il. Cela étant, cette approche ne lèvera jamais les deux principales entraves à l’amélioration du potentiel d’innovation et de la productivité dans l’entreprise, à savoir: les silos d’information fermés et… la culture de la collaboration”.

“Ces outils collaboratifs doivent abattre ces silos, estime encore Entreprise Social Search. Certainement pas en créer de nouveaux”. Ils doivent donc pouvoir servir de ciment entre les applications existantes ainsi que “remplir progressivement les espaces vides” avec le savoir des employés. Les outils doivent être flexibles et ne doivent pas être imposés, au départ, en remplacement d’outils de communication habituels, comme l’email. Les choses doivent évoluer progressivement, en douceur. “C’est l’une des clés, ajoute ESS, de la transformation d’une entreprise en organisation ouverte à davantage de collaboration”.

Chez Starbucks, les consommateurs prennent les commandes

24 juin 2008

“Welcome to MyStarbucksIdea.com. This is your invitation to help us transform the future of Starbucks with your ideas—and build upon our history of co-creating the Starbucks Experience together.” Starbucks

Tel est le message d’accueil d’Howard Schultz, CEO de la célèbre chaîne horeca US Starbucks inaugure un nouvel espace de discussion avec ses clients MyStarbucks Idea. Les utilisateurs et fans des cafés et viennoiseries Startbucks sont invités à adresser leurs suggestions, idées et autres critiques directement à l’entreprise, mais aussi, à en devenir les premiers agents d’innovation. Une quarantaine d’employés de la firme, sélectionnés selon leur champs d’expertise, filtrent les meilleures idées, d’une part, répondent ou évaluent leur “réalisabilité”.

Mais les utilisateurs sont également invités à voter pour les meilleures. En cela, ils prennent les commandes, affirme le groupe.

Ainsi, depuis le début de l’année, le site a déjà recueilli 10.738 idées relatives à l’amélioration des différents cafés servis dans les points de vente; 4.894 concernant l’atmosphere et l’ambiance des intérieurs; ou 2.751 idées relatives à la politique de responsablité sociale (CSR), selon le blog du Ideas in Action : “Café mieux servi”, “moins gaspiller de pâtisseries”, “récompenser davantage les clients réguliers”, “accroître l’offre pour les végétariens”, etc. Les exemples sont innombrables. Certaines idées suscitent plusieurs centaines de commentaires de la part des autres visiteurs du site, permettant ainsi une première estimation de la popularité des suggestions émises.

Pour éviter le syndrome de la sempiternelle boîte à idées qui finit en cul-de-sac, Starbucks s’engage à examiner chaque idée. Grâce à ce système, la firme pense pouvoir être plus rapide et plus imaginative dans le développement de nouveaux services et la mise au point d’environnements différents.

Enfin, pour les questions sensibles, un responsable ad hoc de la firme peut désormais interagir directement avec les utilisateurs. Ainsi, à un client qui s’interroge sur la raison pour laquelle Starbucks ne vend pas exclusivement du café “commercialement équitable”, la directrice CSR répond directement. Son explication ? “Starbucks est le plus gros acheteur de café équitable des Etats-Unis (32% du total), indique-t-elle. Mais d’autres producteur, ne répondant pas aux standards stricts du commerce équitable, méritent également que l’on s’approvisionne chez eux…”

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ESADE (Business School Barcelona) met un peu de globalisation dans tous ses programmes

14 juin 2008

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