Alma in Sillico met au point le Flickr des chercheurs en sciences du vivant

29 juin 2011

Voici quelques années, le portail américain Yahoo rachetait le site internet Flickr. Le service permettait et permet encore à tout internaute de charger sur un site web les photos qu’ils possèdent, qu’elles soient personnelles ou professionnelles,…

Pourquoi offrir à la planète web, voire à un petit groupe d’internautes pré-identifiées, ses plus beaux clichés de levé de soleil ? Les images de communion de ses enfants ? La photo d’une récente conférence ?

Pour les partager plus facilement avec d’autres, tout simplement.

Aujourd’hui, la réponse semble évidente…

Une boîte aux lettres centralisée fait gagner en productivité

Flickr a facilité la vie de millions d’utilisateurs.

En mettant en ligne ses photos en un même lieu virtuel, les personnes intéressées peuvent désormais se servir selon leur bon vouloir. L’auteur ne doit plus s’astreindre à envoyer les fichiers numériques un à un vers des destinataires… En n’omettant personne. Le risque, sinon, est de devoir recommencer la manoeuvre pour chaque demande individuelle.

Flickr ou Picasa comptent désormais de nombreux cousins. Des sites de partage en ligne sont apparus pour la vidéo (Youtube, Dailymotion, Vimeo…), les présentations Powerpoint/Keynote (Slideshare), les documents rédigés (Scribd…).

En 2011, il n’y a pas de raison que les scientifiques ne disposent, également, de leur propre plate-forme de partage de fichiers.

Alma in Sillico : un Flickr pour les chercheurs en sciences du vivant

Le projet Alma in Silico, cornaqué par Xavier Tordoir, s’inscrit dans la lignée des exemples précédents.

Soutenu par des fonds européens Interreg, le projet développé dans les locaux de l’Université de Liège vise à offrir une plate-forme de partage de fichiers identique aux chercheurs actifs dans le domaine des sciences du vivant.

Le besoin s’en est fait sentir.

En dix ans, la recherche en médecine ou dans les biotechnologies s’est fortement complexifiée. Fini les études génétiques isolées où les chercheurs, sur base de séries statistiques, établissaient jadis de simples tables de probabilité de contracter telle ou telle maladie.

Depuis, les analyses sont plus approfondies, induisant  une complexification des protocoles et des processus de recherche.

« Les chercheurs veulent à présent comprendre réellement les processus bio-chimiques qui se produisent dans le corps, explique Xavier Tordoir. Pour ce faire, ils doivent élargir le champ des disciplines qui interviennent dans le cadre de leurs recherches. Outre la génétique, on retrouve ainsi de la protéomique (étude des protéines), de l’imagerie médicale, des sciences du comportement… »

Gérer de plus en plus de fichiers de données très lourds, dans des formats différents

Cette complexité accrue de la recherche dans les sciences du vivant provoque une augmentation très substantielle des volumes d’informations à traiter, ainsi que de leur diversité.

« Les chercheurs se retrouvent aujourd’hui à devoir manipuler des fichiers de plus en plus gros, pesant souvent plusieurs dizaines de gigaoctets, poursuit Xavier Tordoir. Or, leurs infrastructures informatiques n’évoluent pas toujours au même rythme. Ainsi, il n’est pas rare que des données d’imagerie ou d’analyse protéomique sur des populations de plusieurs milliers de sujets soient stockées sur l’ordinateur d’une seule personne dans un laboratoire. Les autres chercheurs doivent alors venir un à un, avec leurs propre disque dur, transférer les informations pendant de longues heures… »

Au total, les chercheurs peuvent passer jusqu’à 20% de leur temps à manipuler, convertir ou transférer des fichiers de données de toutes natures résultants d’expériences multiples.

La plate-forme de partage Alma in Silico ambitionne dès lors d’apporter d’importants gains de productivité aux chercheurs ainsi qu’un nouveau confort sur ce plan.

L’outil devrait aussi permettre de standardiser davantage les formats afin de faciliter leur consultation et le croisement des données qu’ils contiennent.

« Et nous entendons par ailleurs greffer des outils et des services d’analyse de ces données provenant de tant de sources différentes », ajoute Xavier Tordoir.

Putting science in the cloud

L’approche Alma in Silico consacre la montée en force du Cloud Computing (informatique partagée) dans le domaine de la recherche scientifique, et en particulier dans celui de des sciences du vivant.

Certes, depuis plusieurs années, les fermes de serveurs et les nuages d’ordinateurs en réseau augmentent la puissance de calcul à disposition des chercheurs pour analyser les milliards de données extraites de centaine de programmes de recherche.

Désormais, le cloud computing pourra aussi les assister dans le traitement de l’information.

Ainsi, en stockant leurs informations sur le web (moyennant toutes les précautions nécessaires en termes de sécurité et de protection), les scientifiques et chercheurs de globe pourront initier de nouvelles formes souples de collaboration.

Un prochain service commercial (spinoff ?)

Pour Alma in Silico, l’étape suivante sera, au terme de la durée prévue de la recherche académique, dans un an, de mettre sur pied un service commercial, sans doute sous la forme d’une spinoff.

Xavier Tordoir et son équipe entendent également adapter les algorithmes développés dans le cadre de Alma in Silico pour les étendre à d’autres champs d’analyse.

Pour gérer l’imprévisible, HP investit dans les idées des autres

15 février 2011

« Ce ne sont pas des contrats de recherche. Nous octroyons des bourses sur base d’un appel à projet mondial. En 2010, 375 dossiers sont rentrés, venant de 202 universités localisées dans 36 pays différents »

Ces dernières années, l’approche en matière d’innovation et de recherche a changé au sein du groupe américain HP.

Le géant mondial de l’informatique et des produits bureautiques a choisi d’allouer une partie de ses budgets R&D via un programme d’innovation ouverte.

Il laisse ainsi la place à une forme d’imprévu.

Innovations toujours plus complexes, imprévisibles et transdisciplinaires

Cette évolution est dictée par l’évolution actuelle vers des produits toujours plus complexes.

Demain, explique le groupe, le futur des ventes d’HP dépendra sans doute, par exemple, par des imprimantes à écran 3D. L’avenir passera aussi par des modèles d’informatiques en réseau hautement sécurisée; ou des nuées de nano-capteurs qui pourront adapter la qualité du service en fonction des signaux donné par l’environnement…

« Ces évolutions à venir nécessitent pour nous de puiser dans des ressources qui existent bien au-delà des frontières de nos compétences propres », observe Rich Friedrich, directeur du Open Innovation Office au HP Labs, dans un entretien avec Technology Review.

La marque ne peut plus anticiper toutes les développements. Elle veut dès lors s’ouvrir à d’autres expériences et perceptions.

« C’est la raison pour laquelle nous avons mis en marche cette initiative d’innovation ouverte (open innovation), et qui nous permet de solliciter les idées remontant du bas vers le haut (bottom-up) au sein d’un champ bien plus vaste d’esprits qu’au sein de notre écosystème direct »

Un appel à idées mondial et ouvert

Depuis trois ans, donc, périodiquement, le bureau Open Innovation de HP Labs (branche R&D de HP) lance des appels à idées de recherche auprès de chercheurs et étudiants du monde entier, dans des domaines technologiques divers.

Les lauréats peuvent bénéficier chacun d’une bourse de 50.000 à 75.000 dollars, renouvelable trois fois.

L’appel d’offre est annoncé et géré via la plate-forme Open Innovation Labs de HP. Les scientifiques internes à HP balisent quelques grands champs et sélectionnent les meilleures idées de projet de recherche.

Lors du dernier appel à projet de 2010, ceux-ci couvraient des thématiques comme :

  • la sécurité dans le cloud computing
  • le développement de fonctionnalité pour les applications liée à la business intelligence (LiveBI, avec notamment le développement de système de gestion d’information informelle, l’imagerie de données, la mise en place d’interface homme/machine faisant appel à des attitudes plus naturelles et donc plus rapides…)
  • le data mining,
  • les nouvelles générations de centres de données
  • la photonique
  • les plates-formes de collaboration « seamless »
  • etc.

Propositions du monde entier

Lors de la dernière livrée, 65 projets de recherche furent sélectionnés, en provenance de 52 universités réparties sur quasi tous les continents

Si la part réservée aux universités américaines est la plus large, les lauréats comptent également le Korea Advanced Institue of Science, en Corée du Sud,  la Tsinghua University, à Pékin, la Bilkent University, en Turquie, La Russia Academy of Science, en Russie, ou la Humboldt Universität à Berlin…

En trois ans, les chercheurs de HP et les bénéficiaires de bourses Open Innovation ont publié en commun plus de 200 articles. Quelques 21 inventions ont été présentées (lesquelles sont dans le processus d’octroi de brevet). Les revenus futurs  seront partagés entre les participants.

Une nouvelle sensibilité stratégique

Selon Rich Friedrich, cette approche permet aujourd’hui à HP d’élargir son spectre d’opportunités et de travailler sur les options de moyen terme.

Toutes les propositions de recherche n’aboutissent bien sûr pas. Mais la chance laissée à toutes ces tentatives, grâce à l’ouverture des processus d’innovation aux idées de tiers, consolide la position durable du groupe dans ces segments de plus en plus complexes.

Vers une nouvelle génération de clusters d’entreprise ouverts, associant réseaux sociaux, open innovation et coworking ?

31 décembre 2010

Depuis près d’un quart de siècle, les décideurs politiques des pays occidentaux et d’Asie rêvent de reproduire, à leur échelon, l’alchimie précieuse qui a permis à la Silicon Valley de devenir l’espace le plus innovant et prospère du globe.

Le théoricien le plus éminent de l’approche, basée sur les clusters (grappes) d’entreprises, s’appelle Michael Porter, l’un des figures de proue de la Harvard Business School depuis près de trente ans.

Selon la définition de Porter :

« Un cluster d’entreprises est une concentration géographique d’opérateurs économiques interconnectées, de fournisseurs et d’acteurs institutionnels dans un domaine particulier ».

On le sait aujourd’hui, dans l’économie de la connaissance, l’attractivité d’un territoire ou d’une industrie ne réside plus dans la proximité de ressources naturelles ou d’une seule et unique usine de production.

C’est bien la présence en un même lieu d’une constellation d’acteurs – entreprises, centres de recherche, centre de distribution, financiers, etc. – actifs dans une discipline particulière (sciences du vivant, chimie, industrie du bois, technologies mobiles, etc.) qui procure à un bassin économique les ressources intellectuelles et matérielles qui seront nécessaires pour soutenir le développement d’une entreprise.

Telle est l’idée que théorisa, alors, Michael Porter.

Des dizaines de clusters créés à travers le monde

Solar Valley, Thalheim

Depuis un peu moins de deux décennies, donc, les Etats et les régions s’emploient à encourager le développement de clusters sectoriels.

Des dizaines de clusters ont éclos et se sont aujourd’hui structurés. Le paysage des clusters s’est petit à petit étoffé. Exemples : le cluster de la nano-électronique en Grèce ; la Solar Valley à Thalheim, en Allemagne; les pôles de compétitivité en Wallonie ou en France; le cluster des CleanTech à San Diego, en Californie; etc.

Les clusters se mettent désormais en relation les uns avec les autres. En Europe, un observatoire européen des clusters a vu le jour.

Désormais, on parle même de méga-clusters. Le Royaume-Uni tout entier, par exemple, entend devenir un méga-cluster dans le secteur des biotechnologies. Il faut dire que l’industrie biotech britannique représente, à elle seule, 20% du portefeuille des produits biotech européen…

Des centaines de milliers d’emplois en Europe ont sans doute déjà vu le jour grâce au développement d’entreprises, grandes ou petites, portées entre autres par la dynamique des clusters. Et un consensus existe pour prédire que les clusters continueront à jouer un rôle majeur dans le développement économique des années à venir.

Trop repliés sur leur discipline ? Danger pour les clusters trop homogènes…

Néanmoins, à l’heure de l’économie de la créativité, le schéma spécialisé adopté par les clusters modernes pèche peut-être par son trop grand repli trop sectoriel et géographique

C’est ce qu’évoque Gunjan Bhardwaj, professeur de management de la croissance et de l’innovation à  la European Business School (EBS), dans un récent article publié sur le site  Innovation Management :

« La globalisation et la technologie rendent aujourd’hui la concentration en un espace moins pertinente. Les décideurs politiques devraient, dès lors, revoir certaines priorités afin d’accroître les bénéfices potentiels pour leur région ou leur pays de s’inscrire dans des réseaux plus ouverts. Ils offriront ainsi à leurs entreprises un cadre différent pour  leur permettre de générer des innovations plus radicales et créatives.« 

Nécessité de s’ouvrir : l’innovation de rupture se produit à la périphérie

L’innovation radicale (ou de rupture), opposée à l’innovation incrémentale, est devenue un facteur décisif de croissance pour les économies modernes.

L’innovation incrémentale est faite de petites améliorations successives à un produit ou un service. Beaucoup d’entreprises s’en contentent. Toutefois, l’innovation incrémentale  ne suffit plus, aujourd’hui, à assurer un avantage compétitif durable. En 2011, l’information circule à la vitesse de la lumière sur les réseaux digitaux et les produits ou services peuvent être répliqués rapidement, si l’innovation n’est que marginale.

Pour créer de véritables percées, source de création de valeur et d’emplois, l’innovation de rupture est indispensable.

L’innovation de rupture ne pénètre toutefois les organisations que, le plus souvent, par la périphérie (cfr Jef Staes).

Or, rappelle Gurdan Bhardwaj, l’une des caractéristiques de clusters traditionnels vient de la confiance qui se noue progressivement entre les participants du noyau dur. Cette confiance se bâtit lentement. Une fois en place, elle huile les rapports et permet d’accélérer fortement les collaborations. A mesure que les projets s’enchaînent, les acteurs du clusters convergent toutefois dans leurs façons de voir. Ils s’installent dans une communauté soudée qui ne laisse plus nécessairement beaucoup de place aux inputs extérieurs et insolites. C’est alors qu’apparaît le risque  de voir la dynamique d’innovation de rupture se tarir au sein du cluster en raison d’une trop grande homogénéité sectorielle et géographique…

Il faut donc voir plus loin et s’ouvrir !

L’open innovation, les réseaux sociaux, le coworking entre entreprises…

Plusieurs options se présentent aujourd’hui pour les entreprises, les universités, les pouvoirs publics ou les clusters afin de leur permettre de s’ouvrir davantage à des environnements extérieurs.

Citons l’open innovation, les réseaux sociaux et le coworking entre entreprises…

1. L’essor de l’open innovation est désormais acquis. Depuis plusieurs années, les structures dans l’aéronautique, l’automobile ou les sciences du vivant ouvrent leurs laboratoires et leurs projets à des tiers pour joindre leurs efforts et leurs ressources. Il faut renforcer ces collaborations.

2. Internet ouvre des perspectives gigantesques de mise en relations avec des communautés de pairs, à l’autre bout du monde, mais aussi avec des communautés étrangères au coeur de métier, dans une logique de recherche d’innovations de rupture.

Les réseaux sociaux ont apporté une révolution dans l’échange d’information et le développement de nouveaux tissus relationnels entre individus ainsi qu’entre organisations. LinkedIn, des blogs, des forums en ligne, Twitter, Youtube et d’autres… sont de nouveaux espaces de discussion entre scientifiques et/ou innovateurs de tous ordre. Les réseaux sociaux amplifient, à ce titre, les possibilités de s’inscrire dans des démarches d’open innovation. Sans compter les plates-formes en ligne spécifiquement dédiées à l’innovation, telle que OpenInvo, un dernier exemple en date.

3. Enfin,  une nouvelle approche se fait jour au niveau local pour mêler open innovation, collaboration, mise en réseau et quête de diversité : la création de hubs thématiques, locaux, que partagent délibérément des entreprises issues de secteur différents. Une forme de coworking inter-entreprises.

Un exemple : GRid70, une initiative lancée à Grand Rapids, dans le Michigan.

A Grand Rapids, une trentaine de responsables d’entreprises de la région ont décidé de l’ouverture d’un espace commun dans lequel elles ont déménagés une petite partie de leur personnel, essentiellement des équipes de designers et de créatifs. Quatre entreprises (Steelcase, Wolverine, Meijer, Alticor) participent. Leurs profils respectifs sont très différents, ce qui enrichit la diversité du lieu et donc les idées qui peuvent en sortir. Steelcase est un fabricant de mobilier de bureau. Wolverine chapeaute notamment la marque de chaussures HushPuppies. Meijer est une chaîne de grande-distribution. Alticor, enfin, est actif dans la distribution et les services aux industries.

Les occupants de GRid70 devraient pouvoir se mouvoir dans le bâtiment en fonction des opportunités, des projets ou de leurs besoins et envie. Ils pourront échanger aisément (voir la vidéo ci-dessous).

« Cette initiative va nous permettre de créer des effets de pollinisation croisée  qui n’auraient pu survenir dans d’autres cas de figure », se réjouit Blake Krueger, le CEO de Wolverine.

L’exemple de GRid70 illustre-t-il une évolution possible pour les clusters spécialisés, qui pourraient ainsi se mélanger avec d’autres ?

Très certainement.

A suivre en 2011.

NB:

Les idées développées dans ce billet l’ont été par le think tank Entreprise Globale au cours de l’année 2010, notamment dans les livres « Wallonie 2.0″, « Utiliser internet pour vendre à l’étranger » ainsi que lors de l’organisation de la conférence internationale Coworking Europe 2010, les 19-20 novembre 2010.

Les raisons de rejoindre un espace de Coworking

28 septembre 2010

Les 19-20 Novembre, Entreprise Globale et The Hub Brussels organisent le premier événement européen consacré au Coworking : Coworking Europe 2010.

Nous y reviendrons.

Disons simplement que le Coworking consiste à mettre à disposition un espace ouvert dans lequel des entrepreneurs, des starters, mais aussi des travailleurs indépendants, voire des téléworkers, travaillent au même endroit. Cette concentration en un même endroit génèrent des liens, de la créativité, du réseautage et, finalement, d’autres nouveaux projets.

Le magasine américain Inc évoquait récemment huit raisons de rejoindre un espace de Coworking :

  • L’alternative au travail à domicile, pour toute personnes qui démarre une activité, c’est souvent de s’installer dans un café, muni d’une connexion Wi-Fi. Après une heure et demi sans autre consommation, le serveur commence toutefois à vous regarder de travers. Dans un espace de coworking, pas de sentiment de culpabilité…
  • Des occupants d’espaces de coworking rencontrent de futurs clients sur place
  • Toute l’infrastructure d’un bureau, de l’espace, disponible, mieux que chez soi
  • On réseaute sans se fatiguer. Plein de rencontres et de bouche à oreille à la clé, sans se forcer à participer à des réceptions le soir.
  • Toujours des gens avec qui manger à midi
  • Recevoir des clients dans un environnement de travail professionnel. Des salles de réunions sont souvent disponibles dans des espaces de coworking.
  • L’avantage de la communauté, l’ambiance positive
  • En général, plein d’événements et de séminaires intéressants et ouverts, dans les locaux sur place

Les incubateurs d’entreprise n’ont jamais été aussi nombreux

13 septembre 2010

Réunir les forces des entrepreneurs et experts individuels dans un brassin d’innovation. L’essor des incubateurs remonte au début 1980. Il n’a jamais faibli depuis. Les incubateurs d’entreprises n’ont jamais été aussi nombreux !

1.200 incubateurs d’entreprise aux Etats-Unis, hébergeant 41.000 startups…

En Europe, le réseau EBN (European Business and Innovation Center), par exemple, tisse un lien entre les incubateurs d’entreprise. Aux Etats-Unis, la National Business Incubation Association (NBIA), elle, recense aujourd’hui plus de  1.200 incubateurs d’entreprises, outre-Atlantique.

Rien qu’aux Etats-Unis, les incubateurs hébergent un total impressionnant de près de 41.000 startups, selon un article de Business Week.

Les incubateurs sont devenus de véritables instruments de développement économique. Ainsi, l’argent public investi depuis trente ans dans les incubateurs d’entreprises assurerait un retour sur investissement, en termes de création d’emplois nouveaux, plus importants que des investissements en infrastructures, telle que la construction de routes, selon le ministère américain du commerce.

Précisons que 80% des incubateurs US se spécialisent sur un ou deux secteurs d’activité, maximum, selon une consultante citée par Business Week.

Un taux de survie presque deux fois plus important

La fièvre des incubateurs n’est donc sans pas prête de retomber. Ces couveuses accompagnent les neo-entrepreneurs dans les étapes de leur développement.

Ainsi, certaines statistiques montreraient que le taux de survie, après cinq ans, des startups couvées dans les incubateurs serait double de celui des nouvelles entreprises lancées hors de ceux-ci (87% contre 44%). D’autres études, cela dit, nuancent ces chiffres.

Parallèlement, le développement du coworking

Quoi qu’il en soit, la nouvelle génération d’incubation d’entreprises s’annonce, avec l’explosion, aujourd’hui, des espaces de coworking dans le monde.

Le coworking est une autre forme d’incubation, plus horizontale, basée davantage sur la création bottom-up d’écosystèmes d’entrepreneurs.

Nous reparlons très bientôt du Coworking, ici, dans le cadre d’un événement européen sur le coworking que Entreprise Globale prépare conjointement avec The Hub Brussels.

« L’hybridation des technologies rend l’innovation en réseau totalement incontournable »

28 juillet 2010

Jacques Germay est directeur général du pôle de compétitivité Mecatech, une grappe associant entreprises et universités, qui développe plus d’un vingtaine de projets, notamment dans la création de nouveaux matériaux.

Selon Jacques Germay, aujourd’hui, les innovations de rupture passent inévitablement par la capacité de faire travailler ensemble des disciplines scientifiques différentes (chimie synthétique, biologie, entomologie, optique,…). C’est ce qu’on appelle l’hybridation des technologies.

Le biomimétisme est l’une de ces hybridations, sur lesquelles Mecatech est actif. On s’inspire des animaux pour mettre au point des substances plus performantes. Exemple: la soie des toiles d’araignée que copient des fabricants de câble. De même, des chercheurs chinois se sont inspirés des propriétés des toiles d’araignée qui retiennent très bien l’eau de la rosée, pour développer des applications visant à capturer une partie de l’humidité de l’atmosphère.

Autre exemple de biomimétisme : les termitières, dont le système de ventilation très performant inspire les architectes (photo).

Cette nouvelle complexité rend l’innovation en réseau encore plus incontournable qu’hier, selon Mecatech…

Il faudra dans l’avenir être capable de faire travailler ensemble des disciplines de plus en plus nombreuses, voire de plus en plus insolites.

Est-il possible de créer une Silicon Valley virtuelle, via les réseaux sociaux ?

23 juin 2010

Andy DiPaolo est senior associate dean à la School of Engineering de l’université de Stanford.

Nous lui avons demandé si la Silicon Valley et son formidable écosystème technologico-entrepreneurial pourrait un jour passer de mode en raison de l’essor des réseaux sociaux et des communautés en ligne. Au fond, les rencontres, les actions relationnelles, les conversations si chères à l’innovation dans la Silicon Valley peuvent aujourd’hui s’organiser sur le Net, non ?..

« We still need face to face meetings to build trust and complete deals, répond, pour sa part, Andy DiPaolo. Moreover, the Sillicon Valley has an uncomparable climate… »

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