« L’hybridation des technologies rend l’innovation en réseau totalement incontournable »

28 juillet 2010

Jacques Germay est directeur général du pôle de compétitivité Mecatech, une grappe associant entreprises et universités, qui développe plus d’un vingtaine de projets, notamment dans la création de nouveaux matériaux.

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Selon Jacques Germay, aujourd’hui, les innovations de rupture passent inévitablement par la capacité de faire travailler ensemble des disciplines scientifiques différentes (chimie synthétique, biologie, entomologie, optique,…). C’est ce qu’on appelle l’hybridation des technologies.

Le biomimétisme est l’une de ces hybridations, sur lesquelles Mecatech est actif. On s’inspire des animaux pour mettre au point des substances plus performantes. Exemple: la soie des toiles d’araignée que copient des fabricants de câble. De même, des chercheurs chinois se sont inspirés des propriétés des toiles d’araignée qui retiennent très bien l’eau de la rosée, pour développer des applications visant à capturer une partie de l’humidité de l’atmosphère.

Autre exemple de biomimétisme : les termitières, dont le système de ventilation très performant inspire les architectes (photo).

Cette nouvelle complexité rend l’innovation en réseau encore plus incontournable qu’hier, selon Mecatech…

Il faudra dans l’avenir être capable de faire travailler ensemble des disciplines de plus en plus nombreuses, voire de plus en plus insolites.

Est-il possible de créer une Silicon Valley virtuelle, via les réseaux sociaux ?

23 juin 2010

Andy DiPaolo est senior associate dean à la School of Engineering de l’université de Stanford.

Nous lui avons demandé si la Silicon Valley et son formidable écosystème technologico-entrepreneurial pourrait un jour passer de mode en raison de l’essor des réseaux sociaux et des communautés en ligne. Au fond, les rencontres, les actions relationnelles, les conversations si chères à l’innovation dans la Silicon Valley peuvent aujourd’hui s’organiser sur le Net, non ?..

« We still need face to face meetings to build trust and complete deals, répond, pour sa part, Andy DiPaolo. Moreover, the Sillicon Valley has an uncomparable climate… »

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Créer et entretenir un réseau

26 mai 2010

Trois vérités sur le changement de comportement des PME dans l’économie mondialisée

11 novembre 2009

Le monde économique a changé ? C’est peu de le dire. Rien de tel, pour en prendre la mesure, qu’une volée de témoignages de la part d’observateurs de terrain.

Prenons quatre présidents de Chambres de commerce régionales (CCI) en France. L’Assemblée générale des CCI françaises a réalisée une petite vidéo (reprise ci-dessous) sur base de leurs interventions. Voici quelques messages forts et interpellants émis par ces derniers sur les réalités de l’économie moderne :

« Miser sur la croissance des volumes, stop ! Aujourd’hui, le plus important, c’est de développer des services autour des produits »

Jadis, dans le secteur de l’emballage, par exemple, le premier objectif était d’accroître la production et les volumes. A tout prix.

« Ce temps là est terminé, affirme Jocelyne Duplain, présidente de la CCI de Haute Loire. Aujourd’hui, il faut développer des services autour de nos produits. C’est la priorité! »

« Les microclusters sont aussi importants que les clusters »

Les clusters sont ces grappes d’entreprises qui favorisent l’échange, le partage de connaissance et la coordination de projets communs menés par les acteurs d’un même secteur. A côté de ces clusters, la CCI de Lyon favorise aujourd’hui l’apparition de micro-clusters, explique Guy Mathiolon, son président. « Ces microclusters ont pour objectif l’échange d’idées et de bonnes pratiques entre des entreprises sur des choses très concrètes et pratiques ». Moins formels, ces regroupements plus petits permettent une circulation de l’information plus fluide entre les membres.

Dans la Silicon Valley, d’aucuns distinguent également la notion de clusters et de microclusters. Les clusters ont parfois déjà une taille certaine qui ne facilite pas un échange fluide. Les microclusters, en revanche, de par leur taille réduite (car centrés sur une sous-région ou un créneau plus spécifique), permettraient de maximiser les interactions. Ainsi, les microclusters auraient joué un rôle déterminant dans le développement de la Silicon Valley.

« Fini de gérer des dossiers individuels. La priorité aujourd’hui, c’est de créer du lien »

« La mondialisation a tout changé, constate Jocelyne Duplain Notre manière de fonctionner et de répondre, en premier lieu. Naguère, nous pouvions suivre les entreprises individuellement, en faisant des dossiers spécifiques. Aujourd’hui, notre priorité pour que les actions soient efficaces, c’est de créer du lien entre les acteurs« .

Les actions isolées de PME ont moins de chances d’aboutir à un résultat satisfaisant.

Le coworking ou l’avenir de l’entrepreneur individuel

14 octobre 2009

De l’ère de la coopération à l’ère de la collaboration

22 juillet 2009

Aujourd’hui, concevoir une voiture est à la portée de tous. Ou presque…

27 février 2009

La Tata Nano arrivera donc sur les routes européennes et nord-américaines dans le courant de l’année 2009. Moult péripéties (liés notamment à l’implantation de la première usine d’assemblage) avaient retardé ce très attendu lancement. Voici une nouvelle raison de trembler pour l’industrie automobile traditionnelle. Au moment où General Motors, Chrysler et Ford agonisent, que Saab et le constructeur Sino-Coréen Ssangyong réclament la protection contre leurs créanciers, le conglomérat indien Tata enfonce un nouveau coin dans un secteur en déroute.

Tata Nano

Tata Nano

La Tata Nano devrait être commercialisée au prix imbattable de 5.000 euros en Europe. Trois fois moins cher (1.500 euros) en Inde.

En ce temps de disette, nuls doutes que la Tata Nano pourrait conquérir de nombreux coeurs en Europe et aux Etats-Unis, comme dans les pays émergents.  Elle pourrait s’inscrire dans le sillage du succès de la Logan. Alors que le modèle low cost de Renault est quand même vendu 60% à 80% plus cher, à ce jour.

La crise actuelle du secteur automobile mondial est bel et bien structurelle, on le sait. Le visage de l’industrie ne sera plus le même, demain.

Bill Reinert, responsable aux Etats-Unis du Groupe des technologies avancées du constructeur japonais Toyota, prédit la mise en place dans le secteur automobile d’organisations plus petites, souples et effilées. Ces dernières devront revoir leurs plans de production et vérifier qu’ils sont bien en ligne avec les desideratas économiques, mais aussi écologiques, des clients.

« Nous allons voir émerger un marché beaucoup plus concurrentiel, indique Bill Reinert. Avec plus d’acteurs spécialisés. Nous verrons aussi une dualisation du marché automobile. D’un côté, un marché de véhicules standards, de commodités, pour les personnes qui se moquent de la forme ou de la marque de leur voiture. De l’autre côté, un marché des automobiles ‘icônes sociales », à la manière des derniers produits d’Apple (iPod, iPhone,…) ». Et tout cela, en réduisant son empreinte carbone, s’il vous plaît.

Inutile de dire que les vastes plans de licenciements qui ne manqueront pas d’être annoncés dans les semaines et mois à venir ne suffiront pas à rendre les constructeurs automobiles traditionnels agiles et réactifs, estime Bill Reinert. En tout cas, les constructeurs actuellement en difficulté

Car, outre des challengers venus d’Inde, comme Tata Motors, ce sont des nouveaux venus, parents très éloignés du secteur, qui s’installent à présent sur le marché auto. Ces derniers rappellent que ce domaine d’activité n’est plus réservés à quelques patriarches de l’automobile, nés, pour la plupart, avant la seconde guerre mondiale.

L’industrie auto est peut-être à l’aube d’un phénomène identique à celui qu’ont connu les mondes de l’électronique et de l’informatique. Le taïwanais Asus, fabricant historique de cartes-mères pour les grands fabricants américains d’ordinateurs, a accumulé suffisamment d’expertise pour se lancer , voici quelques années, sous sa propre marque. Asus n’était qu’un acteur de second rang. Mais grâce à sa récente percée dans le domaine des mini-PC portables, Asus est aujourd’hui le constructeur d’ordinateur le plus en vue du globe (+190% de ventes au quatrième trimestre 2008 rien qu’en Europe).

Qui sait si de futurs Asus ne viennent pas déjà, à présent, mordre les mollets des GM, Volkswagen ou autres PSA.

Ainsi, le groupe français Bolloré, lui, n’a rien d’un pionnier de l’automobile. Avec tenacité, le consortium s’est accroché à son concept de voiture électrique: la Blue Car, aujourd’hui rebaptisée BO (B Zero). Pour l’heure, le modèle, dessiné par le célèbre designer automobile italien  Pininfarina, promet une autonomie de 250km. Le véhicule est légé et fabriqué en matériaux recyclables.

A quelques milliers de km de là, le groupe californien Tesla Motors, démontrent de grandes ambitions avec son propre véhicule électrique compact. La firme de San Carlos, qui a déjà conçu un premier roadster propre, bénéficie entre autres de l’appui inconditionnel du gouverneur de l’Etat, Arnold Schwarzenegger.

Tesla ou Bolloré ont emprunté une voie que les constructeurs automobiles traditionnels savent aujourd’hui être celle de l’avenir. Un peu tard, hélas. La question est de savoir s’ils disposent de la capacité d’adaptation et du temps pour éviter de se faire, entre-temps, brûler la politesse par les Tata, Bolloré ou Tesla.

Le secteur automobile vit aujourd’hui sa révolution globale. De nouveaux concurrents, connus (ailleurs) ou inconnus, vont surgir. Ils seront plus petits, plus ciblés. Ils pourront venir de n’importe où dans le monde. Ils seront capables d’assembler les compétences adéquates en interconnectant des réseaux, selon le principe de l’open innovation. Ils inventeront des nouveaux modèles économiques pour l’industrie auto, a l’instar, de Tata. En effet, ou son prix défiant toute concurrence, le processus de production de la Nano est également très novateur. Il pourrait se rapprocher de celui en vigueur dans le domaine du meuble en kit. On assemble le véhicule au plus près du client. Une hérésie pour la chaîne de production/livraison centralisée en vigueur dans le secteur auto.

Le monde économique change. Et cela va très vite. Autant s’en rendre compte.

Un cluster (technologies du tri) crée 700 emplois en cinq ans

16 novembre 2008

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