La métaphore de l’araignée et de l’étoile de mer

28 mai 2008

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Chez Microsoft, 1.500 employés tiennent un blog

8 mai 2008

Mille cinq cents salariés-blogueurs. Même pour une compagnie active dans les technologies de l’information, c’est beaucoup, constate le secrétaire général de Microsoft, Brad Smith. Microsoft blogger

Microsoft a eu maille à partir, au début, avec le phénomène du blogging. Le célèbre évangéliste du blog, Robert Scoble, ancien salarié de Microsoft, ne démentira pas. Reste qu’après un temps de réticence, Microsoft a intégré le principe du blogging. Pour le groupe comme pour ses employés. Au point de lui consacrer un portail. Sur celui-ci, les développeurs, par exemple, peuvent échanger leur vision, leurs préoccupations ou se mettre en quête de solutions, avec les autres membres de Microsoft, mais aussi l’extérieur.

Reste que, autant de blogueurs, ce n’est pas simple à gérer, note Brad Smith dans Inside Counsel.

Afin d’encourager le processus, tout en l’optimisant, Microsoft a élaboré en 2005 un certain nombre de guidances, notamment pour s’assurer du respect de certaines règles en matière de confidentialité. Ou pour demeurer en ligne avec la politique maison dans une série de domaines. La compagnie a toutefois aussi fourni des trucs et ficelles pour améliorer la qualité ou la lisibilité des blogs.

Aujourd’hui, Microsoft considère les blogs comme un outil important de partage d’information, à l’instar de l’intranet. “L’émergence des technologies de vidéo en ligne améliore aussi notre capacité à toucher plus efficacement les gens, de façon plus adéquate, y compris dans le cadre de programme de formation”, souligne Brad Smith, qui souligne dans son cas que le web 2.0 améliore la façon dont les avocats et managers collaborent ensemble.

C’est surtout la possibilité d’intéragir qui offre l’impact le plus important, estime le secrétaire général (en charge notamment des affaires juridique). Le feed back des employé, mais aussi des clients, permet aujourd’hui de prédéfinir, de façon plus conforme aux besoins exprimés, de nouvelles initiatives.

Enfin, signale Brad Smith, le web 2.0 oblige aussi à repenser la communication vers l’extérieur. Ainsi, toujours au niveau juridique, de plus en plus d’entreprises soumettraient aujourd’hui des avis juridiques non plus sous la forme de communiqués de presse mais de manière plus informelle, en publiant un billet sur leur propre blog.

Tout ceci, inévitablement, soulève de nouvelles questions, termine-t-il. Mais la voie du futur semble tracée.

La frontière entre informatique professionnelle et grand public s’estompe

6 mai 2008

Google, Facebook, MySpace, Yahoo, SkyRock, Skynet, Meetic, eBay et autres rois du web grand public tiendront-ils bientôt autant de place dans l’entreprise que les Excel, SAP, Oracle, Adobe, et autres outils professionnels ? Pourraient-ils un jour les remplacer? Google Enterprise

Sans aller jusque là, il faut quand même constater que la frontière entre les deux mondes s’estompent, constate Joe McKendrick, sur son blog FastForward, faisant notamment référence à un article publié sur Knowledge@Wharton.

Ces derniers temps, “nous avons observé une convergence des segments grand public et professionnels, car les besoins des utilisateurs convergent. Ainsi, pour les employés d’une entreprise, les outils de recherche interne, par exemple, doivent être aussi conviviaux qu’un site comme Google. Il n’est pas concevable qu’il en soit autrement”, estime Christian Terwiesch, professeur à l’université de Wharton, cité par FastForward. Le bureau de consulance spécialisé Gartner prédit que, à terme, les employés ajusteront et mettront en place eux-mêmes, en fonction de leurs besoins spécifiques, jusqu’à 90% des technologies qu’ils utilisent.

Quelque part, le mélange des genres entre les technologies que l’on utilise pour soi et celles utilisées au bureau reflète aussi un estompement de la limite entre vies privées et professionnelles. Les employés effectuent des tâches privées au travail (comme regarder la dernière vidéo drôle sur Youtube ou faire du shopping sur Amazon). Inversément, ils terminent de plus en plus souvent leur travail chez eux.

En fait, l’organisation telle que nous la connaissons est sans doute elle-même en train de disparaître, note Joe Mc Kendrick. Certes, les lois et réglementations définissent toujours ce qu’est un salarié. Elles encadrent la façon de prester le travail. Mais grâce aux technologies de l’information, et aux réseaux, les organisations peuvent fonctionner plus efficacement comme des confédérations d’entrepreneurs plutôt que des structures pyramidales lourdes et rigides.

Beaucoup d’entreprises se sentent toujours mal à l’aise avec l’idée de faire traiter des données à l’extérieur de leur périmètre. Ce nouveau modèle engendre des problèmes, auxquels il faut trouver des solutions. Mais nous avons vraisemblablement atteint un point de non retour. Pour Joe Mckendrick, l’utilisation des outils grands publics dans l’entreprise devrait enrichir les processus, accroître la motivation du personnel et, finalement, gonfler la productivité économique.

Pourquoi vous ne pouvez ignorer les médias sociaux

3 mai 2008

Outils 2.0 en entreprise: bientôt un marché de 4,6 milliards $

24 avril 2008

Les outils du web 2.0 creusent leur trou dans le monde de l’entreprise. Une industrie émerge. Les supports de réseaux sociaux, les flux RSS, mashups, wikis et autres blogs représenteront un marché de 4,6 milliards de dollars à l’horizon 2013, selon une étude du consultant Forrester Research. Social networks

L’avenir n’est cependant pas pavé de pétales de rose pour les éditeurs et gestionnaires de plates-formes 2.0 pour entreprise. Forrester énumère trois défis majeurs pour l’adoption de ces derniers :

1. Surpasser la réticence des vendeurs de matériel et de logiciels IT qui se méfient de ces technologies développées par les utilisateurs.

2. Trouver un équilibre entre les outils en ligne gratuits, financés par la publicité, et les supports payants.

3. Les outils 2.0 entreront en concurrence avec les coûteux systèmes informatiques actuellement en place dans de nombreuses entreprises, suscitant toutes sortes de résistances.

A ce stade, Forrester distingue le web 2.0 grand public (Blogger, Facebook, Twitter), dont le modèle économique reste essentiellement basé sur la publicité, et le web 2.0 conçu et formaté pour les entreprises. Pour le consultant, seuls ces derniers seront des applications qualifiables d’outils d’entreprise 2.0.

En vrac, l’étude loge dans cette catégorie les outils de collaboration et d’amélioration de la productivité basés sur le concept 2.0, mais adaptés spécifiquement pour les employés d’une organisation. Et Forrester de citer les produits de BEA Systems, IBM, Microsoft, Awareness, NewsGator Technologies, Six Apart, etc.

L’étude n’oublie pas, par ailleurs, les inititiatives marketing qui s’appuient désormais sur des technologies 2.0. C’est le cas, par exemple, des investissements consentis pour développer des applications ad hoc pour le réseau social Facebook, destinés à offrir de la visibilité à certaines marques.

Les réticences diverses freineront néanmoinsl’adoption des outils 2.0., pense les auteurs de l’étude. Si les départements marketing et communication sont convaincus de leur nécessité, les décisions d’investissement demeurent en général de la responsabilité du service informatique, en général plus conservateur quant à ces innovations.

Reste que, d’après Forrester; les dépenses pour des outils informatiques 2.0 croîtront de l’ordre de 43% par an dans les cinq années à venir. Les grandes entreprises de plus de 1.000 personnes devraient toutefois franchir beaucoup plus vite le pas que les PME.

Ce billet est très largement inspiré d’un digest de l’étude publié sur ReadWriteWeb.

Quand entreprise et clients améliorent ensemble les produits

3 avril 2008

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