95% des universités américaines sont actives sur les réseaux sociaux pour attirer leurs futurs étudiants
12 juillet 2010
Quelle université n’est-elle pas encore active sur les réseaux sociaux ?
Bientôt, c’est cette question qu’il conviendra de poser plutôt qu’une autre. Aux Etats-Unis, les outils 2.0 appartiennent dorénavant à la panoplie complète des départements chargés du recrutement des étudiants des universités et écoles supérieures, révèle un récent rapport du Centre de recherche en marketing de l’Université du Massachusetts Darmouth, relayé par Master New Media. 
Selon les données de 2009, quelque 95% des services d’inscriptions des universités américaines sont actives sur les réseaux sociaux. Ces derniers n’étaient que 61% deux ans plus tôt. Pour tenter de séduire un public jeune, mieux vaut , il est vrai, adopter (au moins un peu) les modes de communication de son temps…
L’université s’adonne au podcasting, à la vidéo, au blogging…
De tous les outils 2.0 à disposition des internautes, les universités et écoles supérieures américaines échantillonnées semblent privilégier en premier lieu l’usage de Twitter. Quelque 55% des répondants disent faire usage du site de micro-blogging.
Un département de marketing universitaire sur deux entretient, par ailleurs, un blog.
La vidéo opère également une percée importante, depuis trois ans. 38% des départements recrutement des universités indiquent produire elles-mêmes des vidéos en ligne, contre 27% en 2007. Avec 22%, enfin, le podcast demeure une valeur sûre, également.

Petit bémol : si l’on note une popularité grandissante de la vidéo, les contenus demeurent souvent très convenus et insipides.
La majorité de ces vidéos se limitent en général à une brève visite guidée du campus ou à une ballade en image dans les dortoirs du campus. Certes, la matière reste utile aux futurs inscrits pour se faire une première idée de l’Université qu’ils souhaitent éventuellement contacter. Difficile néanmoins d’affirmer que ces contenus permettent à l’établissement de se différencier réellement de la concurrence…
Commentaires autorisés : une communication plus ouverte et intéractive
Quoi qu’il en soit, lLes universités US tendent à adopter des modes de communication plus ouvert. L’interactivité gagne du terrain dans les campus.
En 2007, toujours selon l’étude de l’Université Massachusetts Darmouth, près de 40% des écoles supérieures américaines fermaient leur blog aux commentaires. Deux ans plus tard, en 2009, ces dernières n’étaient plus que 19% à interdire les commentaires sur leur site internet.
Le monde académique et ses services marketing reconnaissent de plus en plus, semble-t-il, la valeur de la conversation. L’Alma Mater n’est plus une dispensatrice unilatérale de savoir. Les (futurs) étudiants attendent aussi de pouvoir s’exprimer et de l’interroger. Même les parents peuvent poser des questions de façon transparente…
Plus de multimédia et de présence sur les réseaux sociaux
En tout cas, 86% des universités sondées estiment que leur stratégie développée en matière de blogging est fructueuse.
La suite pour les écoles supérieurs américaines ?
Plus d’audio et de vidéo, répond l’étude. Mais aussi une intégration toujours plus grande du blog avec les réseaux sociaux Twitter, Youtube, Facebook et autres.
De quoi, en tout cas, inspirer les universités européennes…
La médecine 2.0 pour rendre le secteur de la santé plus efficace
26 février 2010
Dominique Dupagne, est un médecin généraliste qui gère des forums de santé depuis une dizaine d’années. Il est un porte-drapeau de la médecine 2.0, rappelle Levidepoche.fr.
« Avant, un médecin faisait un diagnostic. Les patients se croisaient dans l’hôpital. Mais ils avaient peu l’occasion de se parler. On échangeait peu avec une ou deux personnes, au maximum… Puis, internet est arrivé », observe Dominique Dupagne (video ci-dessous).

Les forums de discussion médicale en ligne, déjà bien rodés
Aujourd’hui, des sites internet ont vu le jour qui permettent à des malades souffrant d’une même pathologie d’échanger entre eux leurs expériences, informations, sentiments… Le site patientlikeme.com, par exemple, est l’un d’entre eux.
Ces forums amènent d’abord un réconfort, explique le Dr Dupagne. On n’est plus seul face à la maladie.
Petit à petit, néanmoins, une fois cette première phase passée, on commence à échanger de l’information: on a pris tel médicament, on a ressenti tel effet, positif ou négatif…
Vrai, des associations de patients n’ont pas attendu le web pour s’organiser. Mais leur capacité d’action et de réaction bute sur des problèmes pratiques.
C’est compliqué de se réunir lorsque plusieurs centaines de kilomètres séparent les membres d’une communauté, note Dominique Dupagne.
Naissance d’une expertise médicale collective hors du commun
Là où cela devient plus intéressant, à en croire Dominique Dupagne, c’est que toute cette masse d’information individuelle s’agrège pour devenir une expertise collective. Une expertise qui n’est pas celle des médecins.
Certes, l’information médicale existait déjà sur le Net. Elle était produite par les médecins eux-mêmes. Néanmoins, compte tenu de sa forme, de son jargon et des prérequis scientifiques qu’elle requiert, cette information n’étaient, jusqu’ici, accessible qu’aux seuls praticiens.
Aujourd’hui, les gens qui ont des problèmes de santé bâtissent une nouvelle forme de connaissance axée sur les patient, souligne le Dr Dupagne. Cela n’existait pas avant et c’est complémentaire au travail des médecins et des chercheurs.
La médecine 2.0 se forme par et avec les patients. Des milliers de personnes prennent des médicaments et parlent des effets. On a certes, parfois, de effets placebo. En même temps, cependant, quelle richesse que cette information partagée pour les scientifiques !
Cette gigantesque masse d’information intéresse, non seulement, les autres malades. Mais aussi les médecins et les industriels de la santé.
La médecine 2.0 permettra d’innover mieux, plus vite et dans des directions plus pertinentes que jadis.
Moins de risques de manipulation des données médicales
Grâce à cette gigantesque source d’informations subjectives accumulées, le risque de manipulation des informations, à des fins diverses (économiques, scientifiques, politiques…), diminue, estime par ailleurs Dominique Dupagne.
Dans le milieu de la santé, on préfère parfois les groupes d’experts, les commissions,… Ces derniers offrent toutefois plus de prise aux lobbies, quels qu’ils soient. Sur internet, en revanche, ce sont des milliers de personnes qui communiquent spontanément. Leurs avis est donc plus difficile à manipuler que quelques acteurs même puissants.
La médecine 2.0, cela sera cela.
D’ores et déjà, 75% des gens qui recherchent de l’information sur leur santé vont sur internet. Le Larousse médical n’est quasiment plus cité.
Comment les Business Schools ratent le train de l’économie de la collaboration
21 octobre 2009
Fin 2008, un certain nombre d’intellectuels avaient attribué la responsabilité de la crise financière à l’enseignement dispensé dans les écoles de commerce et autres Business Schools.
Une partie de ces dernières encouragent leurs étudiants à cultiver une mentalité de tueur. A se comparer en fonction de la taille, des bonus engrangés et de la hauteur du chèque encaissé à la sortie. D’où une forme de surenchère et de déconnexion par rapport à la réalité, analysaient d’aucuns, parlant même des Harvard champions of apocalypse. 
Un ode à la compétition en dissonance avec l’époque nouvelle
Voila un nouveau boulet tiré en direction des Business Schools. Il prend la forme d’une réflexion soumise par Charles Green, fondateur de la société de conseil TrustedAdvisor.
Les Business Schools, observe Charles Green, exaltent la compétition, que ce soit pour entretenir un avantage compétitif, pour accroître le patrimoine des actionnaires ou, simplement, pour jouir du sentiment de la victoire. Objectif: gagner. Ce faisant, les business schools délaissent la notion et l’esprit de collaboration, pourtant plus appropriés à notre époque hyper-connectée…
« Demandez à un diplômé de MBA de formuler une autre vision du monde économique qu’un univers concurrentiel, il vous récompensera d’un regard vitreux, lance Charles Green (…) Or, dans un environnement connecté et plat comme le nôtre, où les coûts de transaction sont faibles, il serait simplement plus économique de ’se fier à’ plutôt que de ‘concourir contre‘. »
Penser en termes de succès plutôt que de victoire
Quelles sont les alternatives, alors ? 
« »Arrêtez de penser en termes de victoire, dans une logique de jeu à somme nulle et de paranoïa. Pensez plutôt en termes de succès, préconise Charles Green. Succès conquis grâce aux actions conjointes avec des tiers. Evitez de construire des murs d’enceinte autour de l’entreprise. Pensez commerce, échange, avant compétition ».
Charles Green va plus loin. La collaboration devrait être le nouveau Key Success Factor, dit-il, ajoutant:
« Si la collaboration n’est pas stratégique pour votre entreprise, c’est que vous avez un problème….«
Les blogueurs en avance sur les experts et les profs de management
Aujourd’hui, les Business Schools et les experts du management devraient tracer la voie qui conduira les entreprises vers cet âge collaboration. Ils devraient produire de la science sur la thématique de la collaboration. Or, les Business Schools sont muettes.
Etrangement, donc, le champ de la collaboration est aujourd’hui defriché par d’autres types d’acteurs, constate Charles Green :
lls viennent du monde des blogs et des réseaux sociaux. Les précurseurs et les théoriciens de la collaboration sont des consultants, des free lances, de blogueurs jouissant d’une forte visibilité grâce à leurs écrits et leurs prises de position innovantes et roboratives, quelques poissons pilotes issus de grandes entreprises. Aux Etats-Unis, Charles Green cite des personnalités comme Chris Brogan and Julien Smith, Robert Scoble, Philip Evans (BCG), Dov Seidman… Dans le paysage francophone, on pourrait, de même, évoquer Bertrand Duperrin, Fred Cavazza, Michèle Blanc, Claude Malaison, et bien d’autres.
« Ces nouveaux leaders ne s’épanchent pas seulement avec talent sur les réseaux et les médias sociaux. Ils les utilisent dans leurs activités quotidiennes, sur le terrain, dans un esprit de totale collaboration. »
En d’autres mots, pour comprendre et apprendre les logiques collaboratives émergentes, lisez les blogs. Cela vaut aussi pour les professeurs d’écoles de commerces…
L’innovation ouverte gagne du terrain, dans tous les secteurs
12 mars 2009
En 1981, 70,7% de toutes les dépenses de recherche et développement (R&D) aux Etats-Unis étaient l’oeuvre de très grandes entreprises de plus de 25.000 personnes. En 1989, la proportion était encore de 67%. Quinze ans plus tard, par contre, en 2005, les grandes entreprises ne contribuaient plus qu’à hauteur de 37% au total des dépenses en R&D. Les PME dominent désormais les activités d’innovation chez l’Oncle Sam. Les entreprises de moins de 1.000 salariés représentent même un quart des dépenses de R&D privées, contre 4,4% en 1981, selon les chiffres de la National Science Foundation.
L’innovation ouverte, ou l’innovation distribuée a pris son essor
La tendance ne doit pas être très différente en Europe. Car au cours des quinze dernières années, l’innovation est devenu un processus distribué. Depuis quelques années, les auteurs parlent d’ open innovation, ou d’innovation ouverte.
Cette ouverture des processus d’innovation à des tiers, le transfert d’une partie des risques de dévelopement, explique, pour une part, la forte augmentation des efforts de R&D du côté des PME.
Le concept recoupe parfois des réalités relativement différentes. L’un des paroxysme de l’innovation ouverte se situe sans doute dans le secteur informatique, avec le mouvement open source. Des dizaines de millies de développeurs à travers le monde ont apporté leur brique, de façon autonome, à un projet de plate-forme informatique collective devenue par la suite Linux. Dans d’autres secteurs, l’nnovation ouverte n’atteint pas ce niveau de capilarité, c’est à dire jusqu’aux individus isolées.
Quoi qu’il en soit, les départements de recherches, les universités et, surtout, les PME sont désormais largement associés aux processus d’innovation des grands entreprises.
Le groupe alimentaire Kraft, par exemple, encourage depuis quelques années déjà l’instauration de ces partenariats gagnant-gagnant avec des petits acteurs en matière d’innovation. Malgré ses 2.000 scientifiques et ingénieurs, la maison-mère, entre autres, du chocolat Milka, n’est plus suffisamment armée, explique-t-il, pour apporter les innovations susceptibles de convaincre le public. Le domaine du packaging, à titre d’illustration, réclame des compétences neuves en matière de colle ou de plastique pour permettre aux nouveaux emballage de se refermer. Les consommateurs veulent aujourd’hui des emballage qui permettent de remettre les produits dans le frigo, selon Steven Goers, vice-président en charge de l’innovation chez Kraft. Le groupe s’est donc associé à des spécialistes. « Nous avons surmonté le syndrome du: not invented here, bien connu des ingénieurs. Cette approche d’innovation ouverte est indispensable dans la mesure où, de toute façon, 98% des brevets déposés dans le domaine de l’alimentation n’ont pas été mis au point chez nous… Au contraire, nous devons accéder à ce réservoir ». Mais pour qu’un partenariat fonctionne avec des tiers, il faut pouvoir donner un peu de sa connaissance à l’extérieur, relève-t-on chez Kraft
Donner de la connaissance pour en recevoir
Le secteur pharmaceutiques est un autre secteur où l’innovation ouverte a désormais pris l’ascendant. Paul Stoffels, le patron de la R&D chez Johnson & Johnson (J&J), l’open innovation, l’innovation en multi-réseaux, est la seule voie d’avenir pour l’industrie pharmaceutique, confrontée à un asséchement du flot des nouveaux médicaments mis sur le marché.
‘L’apport de partenaires externes a déjà payé au cours des dix dernières années, dans le domaine du Sida, par exemple, note Paul Stoffels. J&J ne disposait pas de suffisamment d’expertise interne et de données hospitalières relatives à des personnes malades du VIH. La firme s’est alliée avec des hôpitaux et d’autres institutions grâce auxquels, quelques années plus tard, elle a pu commercialise deux molécules nouvelles ».
Le philosophie de l’innovation ouverte devrait s’intensifier. Avec un vrai rôle à jouer pour les start-ups, les PME et autres petites structures appelées à prendre une part plus grande dans les vastes réseaux globaux d’innovation. Pour Big Pharma, il s’agit simplement d’une question de survie. « La plupart des remèdes aux grandes maladies relativement simples ont été découverts. Les prochains médicaments et thérapies à mettre au point seront beaucoup plus complexes. Vous avez besoin de beaucoup plus d’informations et de science que ce qui est disponibles dans vos laboratoires internes ». D’où les indispensables apports externes.
A ce stade, les idées de collaboration et d’ouverture touche surtout, pour l’instant, les premières phases de recherches, les étapes exploratoires. Celles qui sont les plus risquées. Une fois plus en aval du processus, à plus grande proximité du marché, chacun reprend souvent ses billes…Cela pourrait changer.
Le groupe GSK, par exemple, permet certains de ses concurrents d’utiliser ses brevets, contre paiement de licences, dans le cadre de développements liés aux maladies tropicales, par exemple.
D’autres modèles de collaboration apparaîssent, par ailleurs. Le consultant spécialisé Bain & Cy suggère une forme de collaboration basée sur la mise en commun, dans l’avenir, de pool de chercheurs dans un domaine ciblé (maladie, catégorie de protéines, etc.). Les parties prenantes se partageraient les bénéficies de la découverte. Une autre façon de voir, consiste à partager ses brevets, ses ressources, au début de la recherche pour identifier la meilleur façon de s’attaquer à une pathologie particulière.
Nous ne sommes sans doute qu’au début du modèle de l’open innovation…
Belgique: quand la peur du web rend les chercheurs invisibles
2 septembre 2008
Denis appartient à ces observateurs privilégiés de l’économie digitale en Belgique. La frilosité des acteurs économiques ou de la communauté scientifique belge face à l’utilisation, ou plutôt la non utilisation, des ressources du web le désarçonne. « A l’heure actuelle, trouver à lire, voir et savoir quelque chose du monde scientifique belge tient de la mission quasi impossible, tout est morcelé, épars. A quand une évolution ici, une Science 2.0 ? », demande-t-il dans ce billet reproduit ci-dessous avec son autorisation
Beaucoup de monde s’extasie sur les possibilités de retrouvailles, de culture de la nostalgie, de collaboration qu’un Facebook peut offrir et des infinies possibilités de recrutement, prospection qu’un LinkedIn permet. 
Toutefois ces deux mastodontes cachent un ensemble de possibilités, de réseaux préexistants qui sont sous-exploités, dormants, enfouis dans les arcanes d’un monde de papier. Le marché est sans doute trop jeune, les décideurs pas au courant, les acteurs à l’affût de repères anciens mais dont la notoriété n’a pas pâli.
A l’instar de ce qui se passait il y a plus d’une décennie, l’innovation, le web, incompris, protéiforme, innovant fait peur, est perçu plus comme un danger qu’un allié, et ça bloque. Les mêmes mécanismes de frilosité ou d’esbroufe suicidaire sont à l’oeuvre à l’égard des médias sociaux et de l’exploitation de leur potentiel par des acteurs établis, le Royaume n’échappant évidemment pas à la règle.
On aura l’indulgence de ne pas pointer les initiatives du monde bancaire qui ne mènent pour l’instant à rien et de se focaliser sur des cibles qui en cette période de rentrée pourrait tirer parti d’une valorisation des réseaux qu’elles animent ou qui les composent.
On peut penser au monde universitaire, au FNRS et au FWO. Où sont donc les chercheurs belges ? Que font-ils ? Pourquoi n’est-il pas possible d’avoir une vue d’ensemble sur les labo, les thématiques, les liens entre entités ?
La recherche est une matière fédéralisée en Belgique, de nombreux crédits publics dans les deux communautés servent à supporter les efforts de la communauté des chercheurs. Or ces efforts en dehors des salaires et des infrastructures ne permettent pas de mettre en relation les unités de recherche, ne simplifient pas la vie des chercheurs ni leur rayonnement.
Les quelquefois où l’excellence défendue par ces organismes est perceptible dans les médias c’est parce qu’un prix récompense un tête chercheuse et que la télé est venue filmer le professeur Tournesol qui va nous faire du cerveau avec des cellules souches.
Que deviennent ces gens ? A qui sont-ils liés ? Que font-ils après ?
Internet était une émanation militaire, puis universitaire, le web le fruit de scientifiques. A l’heure actuelle trouver à lire, voir et savoir quelque chose du monde scientifique belge tient de la mission quasi impossible, tout est morcelé, épars. A quand une évolution ici, une Science 2.0 ?
On consultera avec fruit les initiatives anglo-saxonnes dans le domaine. Nature et son network, le Science Advisory Board et un blog qui traite exclusivement du sujet : SciTechNet.
A l’attention du FNRS et de ceux-qui s’en chargent, je ne vois aucune raison de respecter cet imbécile paragraphe “réglementaire” qui trône sur la première page de votre site. Vous vous prenez pour la STIB ?
En dehors des établissements de recherches dont bien entendu les universités qui collaborent avec le F.R.S.-FNRS, tout visiteur ou tout utilisateur s’interdit d’établir,
à partir de tout autre site, un lien vers le présent site, en ce compris l’une de ses pages internes, sans le consentement exprès du F.R.S.-FNRS.
Cette interdiction s’applique à toute forme ou technique de lien.
ESADE (Business School Barcelona) met un peu de globalisation dans tous ses programmes
14 juin 2008
Etats-Unis: les universités de plus en plus maîtres de l’économie
26 avril 2008
A l’instar de l’Europe, les pouvoirs publics locaux aux Etats-Unis prennent une place grandissante dans la gestion du développement économique. Ils suivent de près l’évolution de la compétitivité des entreprises. Ils définissent, en partenariat avec les universités, des stratégies de spécialisation sectorielle. Avec un but: créer une expertise de niveau mondial et encourager l’expansion de réseaux d’entrepeneurs à la pointe dans leurs domaines d’activité respectifs. 
Dans cette persective, le renforcement des universités et des écoles supérieures est en enjeu de premier ordre. Ce rapport du conseil américain de la compétitivité, publié en mars 2008, est un brûlantrappel de cet axiome très actuel.
« Les réalités structurelles de l’économie moderne engendre aujourd’hui dans les régions [des Etats-Unis] des activités innovantes allant bien au-delà des transferts technologiques de jadis ».
Le développement d’une nouvelle catégorie de consommateurs, travaillant et vivant à proximité de institutions d’enseignement supérieur, par exemple, suscite l’apparition de nouvelles stratégies d’implantation de la part de sociétés actives dans la distribution. Les centres commerciaux, magasins, privilégient désormais les régions qui bénéficient de la présence d’une université ou d’une écoles supérieure de renom. Elles traduisent des perspectives positives en termes de création de richesse future et d’accroissement du pouvoir d’achat, indique le rapport.
Côté staff universitaire, les acteurs académiques sont de plus en plus souvent impliqués dans des projets de collaboration avec le secteur privé. Des parcs scientifiques, des incubateurs (accélérateurs, dit-on aussi), des zonings d’entreprise éclosent tout autour des bassins d’enseignement supérieur. « Finalement, et le plus important, la croissance de l’enseignement supérieur a offert une nouvelle respiration aux autorités locales responsables du développement, qui rejaillit elle-même sur la volonté des rectorat et corps universitaires à participer au renforcement de la compétitivité du tissu économique local. Une nouvelle culture de la collaboration s’installe véritablement [aux Etats-Unis], avec une volonté de transcender les cloisons entre opérateurs « .
« Les responsables politiques, les organismes régionaux de développement et les direction d’université dans l’ensemble du pays devraient promouvoir encore davantage ces collaborations, d’ans l’intérêt du pays », conclut le rapport américain.
crédit photo bigfoto.com
Partenariat entreprise-académie au Canada
1 avril 2008




