Conférence Intrapreneurship 2012 – 13 décembre, Paris (organisée par Entreprise Globale)

11 octobre 2012

Le 13 décembre 2012, quelques uns des meilleurs praticiens et experts internationaux de l’intrapreneuriat se réuniront à Paris à l’occasion de la conférence Intrapreneurship 2012, organisée par Entreprise Globale

L’intrapreneuriat – encourager les employés à adopter une attitude et des comportements d’entrepreneurs tout en restant salariés de l’organisation – gagne de plus en plus d’attention à travers le monde.

A l’heure où les entreprises traditionnelles se battent pour innover constamment dans un marché très concurrentiel, l’intrapreneuriat se révèle une approche efficace pour amplifier le potentiel créatif des organisations.

Les initiatives intrapreneuriales permettent d’accroître la diversification des revenus de l’entreprise et d’expérimenter plus rapidement des approches innovantes.

Plusieurs produits et services mondialement connus sont nés d’initiatives d’employés-entrepreneurs. Citons, par exemple : le Post-It du groupe américain 3M, la console de jeu Playstation, du Japonais Sony, ou encore les services Google Maps ou Google News, mis au point au sein de la firme Google.

L’intrapreneuriat stimule également la motivation des employés et leur attachement à l’entreprise.

Au niveau des recruteurs, l’existence de programmes de soutien à l’intrapreneuriat est un argument fort pour attirer les talents, notamment dans les generations plus jeunes, dans un contexte de changement des attentes professionnelles classiques.

La conference internationale Intrapreneurship 2012 réunira 150 personnes de plusieurs pays européens à l’auditorium principal de la Novancia Business School Paris (Porte de Champerret, Paris).

Les représentants d’entreprises ayant mis en place des programmes de soutien à l’intrapreneuriat tells que Microsoft, Alcatel-Lucent ou Mondragon, entre autres, partageront leurs experiences et les leçons principales qu’ils tirent de ces actions. Un ancien employé-intrapreneur du groupe industriel 3M, de son côté, apportera sa vision d’ancien “intrapreneur”. Enfin, des chercheurs et des consultants internationaux contribueront aux débats en amenant un regard plus analytique et  théorique permettant d’objectiver les meilleures pratiques et approaches rn matière d’intrapreneuriat.

Informations  pratiques et inscriptions sur le site : www.intrapreneurshipconference.com

Intrapreneurship Conference 2012 – 13 Décembre 2012, Novancia Business School Paris (Porte de Champerret).

Organisation : Entreprise Globale et Novancia Business School Paris.

Jacques Lewiner : les leçons d’apprentissage d’un grand scientifique et entrepreneur de notre temps

3 avril 2012

Cette semaine, je participais à Marseille à une journée d’échange sur les transferts de technologie.

Le professeur Jacques Lewiner, de l’ESPCI Paris Tech était invité à prendre la parole.

Ce physicien de renom a travaillé directement avec deux prix Nobel de physique français, Georges Charpak et Pierre-Gilles de Gennes. Au cours de sa carrière, Jacques Lewiner a déposé plus de 1.000 brevets. Il est ainsi le recordman de la discipline dans l’Hexagone.

Lewiner a toujours voulu décloisonner les mondes scientifique, industriel et entrepreneurial.

Un pionnier du pont entre science et industrie

La réputation de Jacques Lewiner est aussi celle d’un homme d’affaires avisé. Il a emprunté avec succès le chemin difficile qui navigue entre la recherche scientifique pure et dure, d’un côté, la faculté de valoriser le résultat de ces recherches et développer de nouveaux produits commercialisables, de l’autre.

A ce titre, il a défendu très tôt la possibilité pour les scientifique de déposer des brevets en nom personnel, conseil qu’il s’est en premier lieu appliqué à lui-même.

Il fit les grands titres du journal Le Monde, voici plusieurs décennies lorsqu’il fut l’un des premiers scientifiques « statutaires » à louer un stand commercial lors d’un Salon professionnel.

« A l’époque, cela était encore perçu comme une hérésie », se souvient Jacques Lewiner. Nous étions censés nous limiter aux conférences académiques. »

Un apprentissage construit à coups d’erreurs

Jacques Lewiner n’est pas né avec le sens de la valorisation chevillé dès le départ au corps.

Sa faculté entrepreneuriale s’est construite au bout d’un lent apprentissage résultant de l’accumulation d’erreurs diverses.

« Un grand enseignement est que la valeur d’une information ou d’une recherche n’est pas toujours où l’on peut penser qu’elle se trouve au départ », dit-il.

« Avec une collègues, nous avions travaillé des mois durants sur l’expérimentation de ce que nous avions baptisé Electret, poursuit le professeur de ESPCI Paris Tech. Après de longs essais, nous étions parvenus à stabiliser la technologie et à pouvoir répéter les résultats. Au terme de ce long processus, hélas, que cela avait été inventé déjà un siècle plus tôt… Faute de débouchés clairs, à l’époque, cette découverte avait été abandonnée, puis oubliée… »

Le travail n’était pas perdu puisqu’il permit à Jacques Lewiner, pragmatique, de remettre cette technologie au goût du jour. Sans en être l’initiateur historique ou le propriétaire direct, il a pu adapter celle-ci et saisir les opportunités industrielles qui se présentaient cette fois.

Le chercheur a noué un partenariat avec un groupe industriel japonais. Aujourd’hui, ce dernier contrôle 50% du marché mondial des Electrets et réalise sur ce poste 1,3 milliard de $ de chiffre d’affaires.

La technologie n’est pas ce qui importe le plus, mais bien la compréhension du besoin

Quelques années plus tard, Jacques Lewiner et son équipe réfléchirent à l’utilisation des Electrets dans les claviers pour ordinateurs.

Cette application devait permettre de réduire le coût de production des claviers.

De nouveau, Jacques Lewiner put convaincre un partenaire industriel. De nouveau, toutefois, le postulat technologique de base n’a servi que d’amorce vers un parcours qui allait mené le chercheur sur une direction inattendue.

« Un jour, mon contact chez notre client industriel me raccompagne à ma voiture, relate Jacques Lewiner. Il me dit se réjouir de notre collaboration et me confie sans rire: ‘Ce serait encore mieux si nous pouvions fonctionner sans l’electret…’. J’ai cru défaillir. Cela semblait tellement contradictoire. L’electret était la raison d’être de notre collaboration… En y réfléchissant,  j’ai toutefois compris que les avaient évoluer. L’electret avait été le prétexte qui nous avait permis d’entrer dans l’entreprise. »

« Cela nous avait permis de comprendre le besoin industriel du client et de formuler différentes solutions, poursuit-il. L’electret n’était plus le centre de nos échanges. Une fois que nous avions compris cela, nous avons continué notre collaboration, sans l’electret… »

Grâce aux échanges, le scientifique a pivoté et pu développer une technologie appliquée mieux adaptée. Cette réactivité et cette écoute ont rendu l’approche meilleure.

L’équipe de Lewiner a pu faire la distinction avec la mission qu’elle s’était assignée, sans se coincer sur la question en s’enfermant sur son option technologique de départ.

« Ce genre d’expérience vous apprend mieux que n’importe quoi la différence concrètre entre la connaissance de laboratoire et la connaissance industrielle », pointe-t-il.

Ouverture à de multiples secteurs

Une technologie ou un entrepreneur ne doit pas non plus nécessairement, selon le physicien, se marier pour la vie à un seul secteur.

Jacques Lewiner ne s’est jamais laissé enfermer dans une logique uni-sectorielle. Il s’est ouvert à la chimie fine, à la biologie moléculaire ou aux télécoms. Là aussi, avec une approche très souple et pragmatique.

A la fin des années 90, le physicien, avec d’autres, avait repéré le potentiel d’une nouvelle technologie radio : bluetooth.

  »Nous avons créé un startup, Inventel, que nous avons décrite comme The bluetooth company, explique Jacques Lewiner. Nous étions convaincu du succès de bluetooth et voyons le Wi-Fi de haut. Nous avions tort. Le Wi-Fi, en fait, l’a emporté ».

« Nous avons analysé. Nous avons appris et avons viré sur l’aile. Nous sommes devenus Wi-Fi enabled. Nous nous sommes rebaptisés : The wireless company. »

De nouveau, ce pivot, consécutif à une longue phase d’apprentissage, s’est révélé payant. Inventel a mis au point le décodeur numérique pour l’accès internet haut débit numéro 1 du marché français.

Plus tard, l’entreprise fut reprise par le géant Thomson… qui n’a pu sauvegarder la dynamique d’innovation qu’avait la startup lorsque’elle était autonome… Quelques années plus tard, Thomson a perdu le marché.

L’importance des startups, de l’utilisation éthique du brevet et de la vision du présent

Cette expérience renforce aujourd’hui Jacques Lewiner dans la conviction que les startups ont un intérêt vital pour l’économie et la dynamique d’innovation.

Le brevet est aussi un outil majeur de création de valeur pour les structures et les individus. « Mais à condition d’être utilisé de façon éthique« , insiste Jacques Lewiner. Pas pour enrichir des cabinets d’avocats et faire de la prédation dans les tribunaux.

Enfin, le physicien français souligne la nécessité d’une attitude pragmatique, ouverte et attachée aux résultats tangibles.

« Lorsque les scientifiques, chercheurs et experts de la technologie tentent de mettre sur pied leur propre entreprise, il est important de les convaincre de ne pas vouloir absolument mettre sur pied la technologie et l’application de demain. Il faut mettre au point le produit ou le service que les consommateurs veulent aujourd’hui !« , conclut-il

 

Lean startup et Lean innovation : un guide du management « scientifique » de demain

15 mars 2012

Peut-on transformer l’art de l’entrepreneuriat et de l’innovation en science ? Et peut-on en limiter les zones d’incertitude ?

Eric Ries, auteur du best-seller « Lean Startup » le pense. 

Cet ingénieur américain a expérimenté à la dure, et de l’intérieur, la vie d’entrepreneur dans la Silicon Valley.

Expérimenter et apprendre plus vite

Dans les années 2000, Eric Ries a participé à la création de plusieurs startups qui ont échoué.

A partir de cette expérience, ce dernier a mené un profond exercice d’introspection pour comprendre pourquoi les différents signaux pourtant perçus au cours de l’aventure n’ont pas permis de corriger le tir lorsqu’il en était encore temps.

La plupart du temps, constate Eric Ries, ces échecs étaient la résultante du syndrome de la « tour d’ivoire ».

Les innovateurs et entrepreneurs travaillaient seuls dans leurs bureaux jusqu’à la sortie du produit attendu, sans toucher aux hypothèses de départ en cours de processus. Jusqu’au succès ou, beaucoup plus souvent, à l’échec…

Ce schéma risqué ne serait pas une fatalité.

Pivoter : changer de stratégie sans changer de vision

« Après un échec, nous nous consolons en nous disant que, au moins, l’expérience fût riche d’apprentissage. Mais pourquoi faut-il attendre d’avoir échoué pour apprendre ? », s’interroge Eric Ries.

« Si nous intégrions plus vite les leçons que nous procure chaque jour notre projet lorsque nous le mettons au contact de la réalité, sans doute pourrions-nous éviter plus souvent le gâchis que constitue malgré tout un échec. »

Eric Ries a tiré de ces réflexions le concept de « pivot » qui permet de mettre en pratique cet apprentissage rapide. N’importe quelle innovation et/ou projet entrepreneurial est un pari.La part d’incertitude est toujours importante.

« Le pivot consiste à changer de stratégie très tôt dans la vie du projet tout en gardant la vision initiale sur laquelle s’est bâtie l’idée initiale », indique Eric Ries.

La notion de pivot procure un confort d’esprit nécessaire et la flexibilité permettant, sur base des informations et signaux collectés au cours des premières étapes du processus, d’ajuster en temps réel les hypothèses de base.

« A l’époque de notre startup, en créant juste une page web ou un prototype très basique, par exemple, nous aurions pu rapidement tester les idées auprès d’un petit groupe d’utilisateurs cibles et d’acteurs éclairés. Nous aurions pu intégrer ces informations dans notre réflexion et changer de direction avant qu’il ne soit trop tard… »

Tester, mesurer, pivoter

L’entreprise Groupon, illustre Eric Ries, est un exemple d’organisation capable de pivoter.

Après plusieurs mois de surplace, la firme a directement pris la mesure de ses apprentissages. Elle a adapté son approche de produit et de marketing par rapport aux informations qu’elle assimilait au jour le jour.

La firme a réalisé plusieurs pivots successifs.

Résultat, après quelques mois, Groupon a trouvé son modèle à succès, qui n’était pas celui de départ. Loin de là.  Depuis, l’entreprise a signé l’une des plus grandes introductions en bourse des Etats-Unis.

Ce scénario ne se serait sans doute pas produit si la direction s’était accrochée, même quelques mois de trop, à sa stratégie initiale.

Comme une suite d’expériences scientifiques

Le pivot s’apprend.

« Des méthodes existent. Mais c’est l’état d’esprit qui importe le plus, insiste Eric Ries.

Tester, mesurer, comprendre les réactions des consommateurs au contact d’une première proposition concrète.

Et puis, expérimenter encore et encore. Améliorer, re-tester. « Itérer« .

Comme dans le domaine de la recherche. Les découvertes scientifiques ne surviennent souvent qu’au bout de dizaines ou de centaines d’expériences.

Ainsi, l’expérimentation, l’analyse constante des données, peuvent-elles apporter une plus grande sécurité, une dimension plus scientifique, à l’art de l’innovation et de l’entrepreneuriat, estime Ries.

L’approche Lean Startup ou de Lean Innovation (terme inspiré des méthodes de Lean Management inventé par le constructeur automobile japonais Toyota dans les années 70) se distingue ainsi de l’approche classique des « focus groups », par exemple.

« La méthode des focus groups de consommateurs, qui parlent dans le vide, de façon virtuelle, sans avoir rien vu d’un premier prototype, peut avoir des effets pervers que l’approche par pivot n’a pas, ou a beaucoup moins », observe encore Eric Ries.


Résumé des présentations et contenus de la conférence Intrapreneurship 2011

26 décembre 2011


Six tactiques à suivre pour encourager l’intrapreneuriat en entreprise (avant-goût conférence de Bruxelles

21 novembre 2011

Le 2 décembre prochain, Entreprise Globale organise le 2 décembre 2011, à Bruxelles, Intrapreneurship 2011, une première conférence européenne spécialement consacrée à l’intrapreneuriat (intrapreneurship), le fait de pouvoir prendre des initiatives comme un entrepreneur tout en restant salarié de son entreprise).

Alcatel-Lucent, Google, Exki, Rabobank et quelques uns des meilleurs experts d’Europe échangeront durant une journée sur cette thématique d’avenir, à la fois stimulante pour le processus d’innovation des entreprises et source de nouvelle motivation pour les employés (notamment les plus talentueux).

La firme de conseil Ernst & Young partage ce point de vue sur l’avenir de l’innovation et des politiques de ressources humaines par l’intrapreneuriat.

L’entreprise a récemment publié une enquête mettant en évidence six tactiques permettant d’insuffler une plus grande culture de l’intrapreneuriat au sein de son organisation.

Les voici listées ci-dessous :

  1. Mettez en place une structure formelle permettant d’encadre les initiatives « intrapreneuriale ». Offrez aux salariés la possibilité de consacrer du temps en marge de leur tâches opérationnelles quotidiennes afin de leur permettre de travailler sur des projets créatifs. Pour autant, encadrez cela de méthodes et de procédures claires et utiles, notamment pour le développement de nouveaux produits.
  2. Encouragez à vos employés à soumettre des idées nouvelles. Avec un accompagnement et une écoute suffisante, pouvons-nous rajouter par rapport à ce qu’évoque E&Y. Les employés ont en permanence le doigt sur le pouls du marché. Favorisez la possibilité qu’ils puissent contribuer au dialogue relatif à l’innovation.
  3. Mettez en commun et libérez les forces en encourageant la diversité des effectifs. La diversité dans les groupes humains, c’est bien connus, stimule la créativité et permet de générer des idées plus innovantes.
  4. Créer des parcours de carrière dans lesquels les intrapreneurs peuvent se retrouver. Les intrapreneurs sont souvent considérés comme des électrons libres qui ont de toute façon l’intention de quitter l’entreprise en emportant leurs meilleures idées avec eux. Ce n’est pas toujours le cas. Parfois, ils manquent simplement de perspectives particulières en interne et n’y trouvent pas leur place à long terme.
  5. Tenez en compte des possibilités offertent par les soutiens publics à la R&D par exemple. En Europe, la plupart des gouvernement proposent des réductions fiscales et des incentives pour soutenir l’innovation. Ce sont des opportunités de financement de nouveaux projets.
  6. Soyez préparés aux échecs des intrapreneurs. Toutes les idées d’intrapreneurs ne sont pas bonnes. Certains projets échoueront. C’est une loi de la nature entrepreneuriale normale. L’échec fait partie du processus d’innovation et de création, in fine, de valeur.

(photo via http://www.bluenove.com/publications/blog/profession-intrapreneur/ )

Ne manquez pas notre conférence européenne sur l’Intrapreneurship (Bruxelles, 2 décembre 2011)

18 novembre 2011

Intrapreneurship 2011, la première conférence internationale organisée sur le thème de l’intrapreneurship, se tiendra le 2 décembre 2011 à Bruxelles. 

L’événement (http://www.intrapreneurshipconference.com/) est initié et co-organisé par Entreprise Globale.

La conférence sera l’occasion de prendre la mesure de ce phénomène voyant les entreprises miser sur l’esprit d’entreprise de leurs employés pour stimuler leurs dynamiques d’innovation internes. Google, Rabobank, Alcatel-Lucent, Exki, entre autres, viendront partager leurs expériences en matière d’intrapreneurship lors de la conférence. 

L’intrapreneurship progresse dans les organisations

L’intrapreneurship gagne du terrain dans les entreprises.

Confrontées au défi vital de l’innovation, mais, aussi, à celui de garder le personnel motivé, un nombre croissant d’organisations mettent en place des dispositifs visant à permettre l’expression de l’esprit d’entreprise au sein de leur organisation.

De nombreux produits et services célèbres sont nés des initiatives prises par des intrapreneurs. Citons le célèbre Post-It, du groupe américain 3M; les services Google News et Google Maps; ou la chaîne de restauration rapide de qualité Exki, projet initié, à la base, par des salariés du holding de distribution GIB.

Stimule la dynamique d’innovation des entreprises et motive les talents

Pour les individus, l’intrapreneurship donne l’opportunité de lancer leur projet innovant dans le cadre sécurisé de l’entreprise qui les emploie.

La pratique offre des perspectives nouvelles et motivantes d’évolution dans l’entreprise. Les retombées de l’intrapreneurship peuvent donc être très positives en termes de gestion des ressources humaines (RH).

Parallèlement, les nouveaux projets mis sur pied par les intrapreneurs peuvent déboucher, en cas de succès, sur la création de nouveaux produits et services très rentables pour l’entreprise. Tant l’employé que l’employeur sont donc gagnants.

De grands témoins, Alcatel-Lucent, Google, Rabobank, Exki et d’autres, partageront leurs expériences positives en matière d’intrapreneurship à l’occasion de Intrapreneurship 2011, la première conférence internationale consacrée à la thématique.

Quelques uns des meilleurs experts européens de l’intrapreneurship s’étendront sur les promesses de cette pratique en plein essor. Ils mettront également le doigt sur les difficultés dans la mise en place d’une politique de développement de l’intrapreneurship.

La conférence Intrapreneurship 2011 est organisée par Entreprise Globale et le Hub Brussels. L’événement se tiendra au Hub Brussels, le 2 décembre 2011.

Inscriptions et renseignements : www.intrapreneurshipconference.com

Intrapreneurship 2011 – 2 décembre 2011, The Hub Brussels – Prix d’entrée : 200 € (htva)

 

PS :ci-dessous, un exemple de programme d’intrapreneurship : l’Alcatel-Lucent boostcamp (qui sera présent à la conférence)

Quelques astuces pour valider la pertinence d’une nouvelle idée de produit ou de service

17 novembre 2011

Le monde de l’innovation semble parfois se diviser en trois groupes d’individus :

  • Ceux qui sont à court d’idées, qui désespèrent de se voir proposer de nouvelles pistes créatives pour passer à l’étape suivante
  • Ceux  qui pensent qu’ils sont ensevelis sous les idées les plus diverses et qui estiment que le défi principal, pour eux, est de mettre de l’ordre dans cette inflation
  • Ceux qui ploient sous les suggestions les plus diverses, mais qui se plaignent de ne  recevoir que des propositions convenues ou prévisibles et pas d’idées véritablement originales

    source Flickr rmnbrd

Quel que soit le groupe auquel on appartienne, il est à un moment nécessaire de choisir les idées auxquelles on donne un futur, de trier celles qu’il convient de laisser attente et d’éliminer celles qui ne sont pas praticables ou qui n’ont pas d’avenir.

Si les idées sont bon marché, l’exécution est toujours, de loin, la partie la plus onéreuse.

Jesse Heaslip, le co-fondateur de la startup canadiennen TouchKeyword, offre quelques suggestions sur la façon de valider les idées de nouveau produit ou service, par exemple, qui nous arrivent chaque jour.

Voici quelques unes de ces propositions :

Validez l’existence du marché en parlant autant que possibles avec les potentiels utilisateurs

Une des erreurs traditionnelles consiste, selon Heaslip, à raisonner en chambre.

Les plus belles idées théoriques sont nées dans le cerveau des responsables les plus brillants et les plus diplômés. Néanmoins, faute de se confronter à la réalité du terrain, la plupart du temps, elles se sont révélées sans valeur.

Jess Heaslip imagine l’exemple d’une société de services qui souhaiterait révolutionner le monde du recrutement. Tant que ses responsables n’ont pas passé des heures à discuter avec des recruteurs professionnels ou des gestionnaires de ressources humaines afin de comprendre où se situe leur « point douloureux« , l’heure idée demeurera une belle chose sur papier. Rien de plus.

Trouvez donc 10 clients potentiels et élaborez un questionnaire précis pour mener ces interviews auprès d’eux.

N’attendez pas : partager votre idées avec ce public. Ils valideront l’idée ou pas pour vous.

Collectez les données précises venant du terrain

Cinq questions maximum. Très précies. Pas plus d’une minute pour le remplir.

Envoyez le questionnaire à une base données que vous pouvez qualifier vous-même, selon la nature et le contexte de l’idée (interne, externe, etc.). 50, 100, 150 personnes… De toute façon, peu de chance que tout le monde réponde.

Ce devrait toutefois être suffisant pour faire remonter pas mal d’informations objectives, qualitatives et chiffrées.

Quel est votre avantage concurrentiel unique ?

Question fondamentale : qu’est-ce qui empêche quelqu’un d’autre de faire exactement ce que vous proposez avec cette idée ?

Pour apprécier de la force d’une idée, pour évaluer si le fait de la mettre en exécution se justifie, il vaudra mieux que la réponse à la question ne soit pas : « rien ».

Souvent, note Jesse Heaslip, l’entreprise tire avantage de deux choses :

  • Soit elle dispose d’un relation privilégiée avec un réseau de distribution bien implante
  • Soit elle jouit d’une expertise ou d’une technologie avant-gardiste que les tiers mettront beaucoup de temps à pouvoir copier

L’idéal sera bien sûr d’avoir les deux…

Faites des tests en utilisant les Adwords…

Vous pouvez faire un test pour voir comment le public réagit à votre idée en la publiant sur le moteur de recherche Google via les Adwords.Un crédit de 75 € suffit.

On liera l’annonce Adwords à un site de présentation générale de l’idée sous revue.

Il suffit ensuite de comptabiliser le taux de réaction (nombre de clics) et les commentaires déposés sur le site par rapport au projet présenté.

Les impressions négatives ne doivent pas dissuader les porteurs d’idées, car le marché peut parfois prendre du temps pour accepter une nouvelle approche.

Par contre, il convient de s’en servir pour apprendre et ajuster, si nécessaire, le tir…


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