Ce que les participants ont retenu de la conférence Intrapreneurship 2012

6 janvier 2013

Dans l’intrapreneuriat, le voyage vaut autant que la destination

21 décembre 2012

L’intrapreneuriat, visage des processus d’innovation du futur ?

Incontestablement.

Les participants réunis lors de la conférence Intrapreneurship 2012, organisée par Entreprise Globale, l’ont rappelé récemment. 

Pas seulement pour des spinoffs et des startups

Pour ceux qui le pratiquent, la tentation existe de considérer l’intrapreneuriat (pour rappel, mettre en oeuvre des initiatives personnelles au sein d’un employeur à la façon d’un entrepreneur) uniquement comme l’occasion de créer, à partir de l’organisation qui le supporte, de nouvelles entreprises, spinoffs ou startups.

Il s’agit certes de l’objectif le plus naturel de l’intrapreneuriat. Tel n’en est toutefois pas, de loin, la seule retombée positive potentielle.

L’enrichissement vient parfois plus du voyage que de la destination

La destination importe, bien sûr. En matière d‘intrapreneuriat, le voyage est en général, souvent, la partie la plus enrichissante.

Le travail de prise de contacts, d’expérimentation et de prototypage qui accompagne les initiatives intrapreneuriales dignes de ce nom permet d’explorer de nouveaux territoires; de tester des hypothèses ; d’ouvrir des portes… ou d’en fermer.

De ce voyage, les porteurs de projets, mais aussi l’organisation qui les supporte, ressortent mieux informés, plus experts, mieux interconnectés avec leur environnement qu’ils ne l’étaient au début du parcours intrapreneurial.

Apprendre en faisant

Comme dans le monde entrepreneurial, neuf initiatives intrapreneuriales sur dix ne débouchent, à terme, sur aucune commercialisation d’un nouveau produit ou service. Encore moins à une nouvelle entité juridique.

Certes, si l’un des projets aboutit à la mise sur pied d’une nouvelle business line : champagne ! Cet objectif doit rester en point de mire de chaque intrapreneur.

Néanmoins, succès ou échec, l’expérience en termes d’apprentissage, de veille, de décloisonnement, de développement personnel et relationnel, est rémunératrice pour chacun.

« Apprendre en faisant » est la façon la plus efficace de se former et de s’informer, comme le rappelle aussi Joris Van Heukelom, un spécialiste du soutien à l’intrapreneuriat basé aux Pays-Bas.

L’intrapreneuriat lubrifie les rouages de l’organisation …

Les programmes de support au développement de l’intrapreneuriat se multiplient, aujourd’hui, dans un certain nombre d’organisations pionnières.

En général, les structures qui mettent ces dispositifs en place ne limitent pas (plus), pour l’évaluation du retour sur investissement de ces derniers, à la seule création de nouvelles activités.

La dynamique intrapreneuriale instaure une nouvelle chimie positive au sein de l’organisation. Elle huile les rouages et engendre des comportements nouveaux qui, eux, peuvent conduire au final à la mise sur le marché de nouveaux produits et services innovants à haute valeur ajoutée.

C’est clairement la perspective qui conduit  Alcatel-Lucent, par exemple, à organiser son BootCamp interne depuis plus de six ans.



Le consultant danois Stafen Lindegaard, lui, trace un lien évident entre culture intrapreneuriale et innovation ouverte.



Dans le secteur public, également, l’intrapreneuriat conquiert, petit à petit, certains esprits. Il s’avère un agent de changement.

Le département d’Etat américain a grand besoin de décloisonnement. Le ministère des Affaires étragères US fut un des pionniers dans l’introduction de réseaux sociaux virtuels internes. La mise sur pied de dispositifs de soutien et d’encouragement à l’intrapreneuriat est aujourd’hui une étape naturelle dans cette évolution, selon Richard Boly, responsable de eDiplomacy au US State Dpt.



Au fond, l’intrapreneuriat apporte une dynamique supplémentaire dans la liquéfaction des rapports au sein des organisations modernes, grâce à l’autonomie donnée aux porteurs de projet dans ce cadre. Il apporte donc un ressort plus grand à l’organisation.

L’intrapreneuriat se développe également dans le secteur public

1 décembre 2012

Susciter et encourager les comportements d’entrepreneurs au sein de grandes entreprises privées, voila déjà un défi…

Mais une administration publique peut-elle avoir un intérêt, elle aussi, à engendrer en son sein le développement de vocation d’intrapreneurs ?

D’après Richard Boly, patron de eDiplomacy au Département d’Etat américain, la réponse est sans conteste positive.

Une des missions de ce haut fonctionnaire de Washington, spécialiste de l’entrepreneuriat, consiste aujourd’hui à inciter les employés de l’administration américaine des affaires étrangères à proposer et entreprendre des initiatives innovantes dans un environnement de travail obsédé par la stabilité et, par définition, rétif à toute prise de risque.

Administration 2.0 et Intrapreneuriat

Richard Boly sera orateur lors de notre conférence Intrapreneurship 2012, le 13 décembre prochain, à Paris.

Au lendemain des attaques sur le World Trade Center, l’administration fédérale américaine s’était rendu compte des problèmes créés par ses lourdeurs, rigidités et cloisonnements internes. L’affaire WikiLeaks, quelques années plus tard, fut un traumatisme supplémentaire pour  le ministère américain des Affaires étrangères.

Au cours de la dernière décennie, le Département d’Etat a donc remis en question certains de ses modes de fonctionnement.
Richard Boly et d’autres ont proposé la mise en place d’une structure interne plus ouverte et agile, indispensable pour répondre aux enjeux posés par un monde devenu plus complexe.

Une des premières étapes a ainsi été l’installation d’outils collaboratifs au sein du ministère US : réseaux sociaux internes, blogs, wikis, etc. Ces derniers ont fait migré l’ancien modèle d’organisatin du Département d’Etat américain vers un modèle davantage  2.0.

Libérer les énergies individuelles dans un cadre de confiance

Il ne suffit toutefois pas de mettre en place de nouveaux canaux de communication ouverts et point à point pour métamorphoser une structure telle qu’une administration, a fortiori de la taille du U.S. State Department.

Pour que l’ensemble fonctionne, les individus doivent, d’une part, pouvoir obtenir un degré d’autonomie plus grand.

D’autre part, ils doivent bénéficier d’un climat et d’un cadre qui leur inspire confiance pour adopter les comportements plus entrepreneuriaux. Ils doivent notamment être rassurés sur le fait que le gain engendré par leur prise d’initiative, quel que soit sa forme (reconnaissance, mérite, pourquoi pas financier…), ne leur sera pas entièrement confisqué.

Enfin, les employés, pour pouvoir se transformer en intrapreneurs, doivent obtenir, quand c’est pertinent, le support nécessaire, managérial et/ou logistique, pour mettre en oeuvre les initiatives jugées intéressantes pour l’organisation.

Un fond de soutien aux initiatives intrapreneuriales

Comment, dès lors, stimuler ces nouveaux types de comportements et favoriser l’innovation à travers les intrapreneurs ?

De multiples expériences ont été tentées et une série de projets sont désormais mis en oeuvre par l’administration US des Affaires étrangères.

Le plus marquant de ces projet est sans doute, depuis quelques temps, la mise sur pied de ce fond d’investissement intrapreneurial par le Département d’Etat américain, en collaboration avec d’autres investisseurs à risque. Ce dernier a pour vocation de financer la mise en oeuvre de certaines idées et projets imaginés par les employés des ambassades américaines dans le monde.

Richard Boly parlera de ce fond d’investissement, et d’autres choses, lors de la conférence Intrapreneurship 2012, organisée par Entreprise Globale, en partenariat avec Novancia Business School, le 13 décembre prochain à Paris.

Pour plus d’information sur le programme et les dernières possibilités d’inscriptions, consultez le site web : www.intrapreneurshipconference.com

Ce qu’il faut attendre de notre conférence Intrapreneurship 2012 – Paris, 13-décembre

20 novembre 2012

Le 13 décembre prochain se tient à Paris notre conférence internationale sur l’Intrapreneuriat.

Intrapreneurship 2012 est organisée, cette année, en partenariat avec Novancia Business School. 

Que faut-il attendre de cette nouvelle édition ?

La conférence Intrapreneurship 2012 entend traiter des différents aspects de l’intrapreneuriat. En voici quelques uns :

Vision d’un intrapreneur chez 3M

La vision de l’intrapreneur, d’abord. Ketan Makwana, un entrepreneur britannique, a travaillé plusieurs années chez 3M. Célèbre, entre autres, pour l’invention du Post-It, le groupe américain est l’une des firmes les plus célèbres sur le plan de l’intrapreneuriat.

Le groupe fut notamment un des premiers à implémenter chez lui le principe des 20% du temps qu’un employé peut consacrer à une tâche ou une innovation qui l’intéresse personnellement, en lien avec le projet d’entreprise.

Ce principe a inspiré notamment Google, qui l’a mis en place en son sein.

L’intrapreneuriat mis en place au sein du Département d’Etat américain

Une administration publique peut-elle avoir un intérêt, elle aussi, à engendrer en son sein le développement de vocation d’intrapreneurs ? D’après Richard Boly, patron de eDiplomacy au Département d’Etat américain, la réponse est sans conteste positive.

Une des missions de ce haut fonctionnaire de Washington consiste à inciter les employés de l’administration américaine des affaires étrangères à proposer et entreprendre des initiatives innovantes dans un environnement de travail,rétif à toute prise de risque.

Une plate-forme intrapreneuriale est désormais opérationnelle au sein du US State Department. Richard Boly viendra en parler à Paris, lors de la conférence Intrapreneurship 2012.

Accélérateur de startups interne dans le secteur des médias

Joris Van Heukelom travaille dans le secteur des médias, aux Pays-Bas. Après un passage chez Viacom, Joris Van Heukelom est arrivé chez l’éditeur européen de magazines Sanoma.

Il y a mis en place un programme de soutien aux initiatives intrapreneuriales.

Ce dernier est aujourd’hui décrit comme un accélérateur de startups interne.

Joris Van Heukelom viendra en parler à Paris, le 13 décembre.

The Garage initiative chez Microsoft

Dirk Junghanns est un ancien de Google passé aujourd’hui chez Microsoft.

L’éditeur américain de logiciels a récemment mis en place un cadre dédié à ses employés/développeurs qui souhaitent mettre au point leur propre produit ou service.

Autonomes, ils disposent d’un support humain et logistique, sous une certaine forme, assuré par Microsoft. Cette activité est, toutefois, réalisée, en dehors des périodes où ils doivent honorer les tâches opérationnelles incombant à leurs fonctions respectives.

Le programme est utilement baptisé : The Garage. Dirk Junghanns en parlera lors de la conférence Intrapreneurship 2012.

L’Open Innovation fonctionne, entre autres, grâce aux intrapreneurs

Stefan Lindegaard est l’un des experts les plus reconnus dans le domaine de l’innovation ouverte (Open Innovation).

Par définition, l’open innovation implique des points d’ouverture au sein de l’organisation et des contacts spontanés avec des personnes de l’extérieur.

Pour que ces contacts personnels surviennent entre l’interne et l’externe, dans un contexte d’innovation, les individus doivent jouir d’une certain niveau d’autonomie et être personnellement motivés par la perspective d’amener quelque chose de nouveau. Idéalement, ils développeront une attitude d’intrapreneur.

Les dynamiques intrapreneuriales et d’innovation ouverte sont donc intimement liées. Stefan Lindegaard exposera son point de vue à ce sujet le 13 décembre.

L’intrapreneuriat pour mettre en oeuvre des projets à caractère social

L’intrapreneuriat social prend un essor certain. A l’heure où les entreprises et leurs employés se demandent quel sens donner à leur activité, à l’heure où certaines organisations se débattent pour mettre sur pied des opérations CSR (corporate social responsability) réellement consistantes, non limitées à de la pure communication…L’intrapreneuriat social permet de s’appuyer sur cette énergie latente qui couve chez de nombreux employés qui souhaitent que leur vie professionnelle apporte quelque chose supplémentaire à leur communauté de vie.

La dynamique de création entreprise et la logique d’appropriation personnelle qu’engendre l’approche intrapreneuriale permet d’assurer une exécution, et donc un impact, plus efficace de ces programmes CSR soutenus par de grandes organisations.

Heather Dietz, de Londres, et Amandine Barthélémy partageront leurs visions respectives et leurs expériences au sujet de l’intrapreneuriat social.

Et bien d’autres angles théoriques et pratiques

Enfin, l’intrapreneuriat devient aussi un outil d’engagement et de motivation personnelle pour les employés.

A ce titre, l’intrapreneuriat commence à apparaître sur les radars des directeurs de ressources humaines (RH).

Comme l’intrapreneuriat inspire aussi, petit à petit, d’autres domaines, comme le venture capital.

Des débouchés directs et indirects

L’intrapreneurship n’est pas la formule magique qui peut résoudre tous les problèmes des entreprises modernes.

L’implémentation de ces programmes n’est pas toujours simple. L’adhésion peut être lente.

Par ailleurs, les débouchés sont souvent plus indirects (développement de la culture de l’innovation, ouverture des réseaux internes et externes, expérimentation, etc.) que directs (commercialisation directe d’un nouveau produit, service, ou mise sur pied d’une startup).

Cela dit, les avancées réalisées par des intrapreneurs peuvent être la première étape dans le développement de futurs produits et services à succès. Sans doute de plus en plus.

En cela, l’intrapreneuriat devrait figurer haut dans la liste des nouvelles pratiques managériales et d’accompagnement de l’innovation du 21ème siècle.

Rendez-vous à Paris le 13 décembre pour Intrapreneurship 2012

Tous ces points seront discutés à Paris le 13 décembre prochain avec quelques uns des meilleurs experts internationaux, lors de la conférence Intrapreneurship 2012.

Informations et inscriptions ICI 

Inscription directe LA

www.intrapreneurshipconference.com  est organisée par Entreprise Globale en collaboration avec Novancia Business School Paris.

 

Pourquoi les personnes de talent quittent-elles leur entreprise ? (5 motifss)

30 décembre 2011

Pour quelles raisons un grand nombre d’entreprises ne parviennent-elles pas retenir leur personnel de talent ?

Qu’est-ce qui les motivent à partir ?

Cette infographie mentionne cinq raisons les plus souvent entendues.

Parmi celles-ci : le manque d’écoute, le manque d’autonomie ou le manque de reconnaissance

La santé financière de l’entreprise n’est mentionnée qu’en cinquième position, selon cette enquête américaine.

Via rapidbi.com/blog/

Pourquoi l’innovation est une affaire de flibuste

29 décembre 2011

L’innovation classique, dans beaucoup d’entreprises, consiste à remplir des tuyaux avec des projets d’innovation. Le risque pris est faible. Le retour sur investissement également, car l’innovation reste incrémentale. Et l’avenir des futurs débouchés de marché, pour remplacer les produits/services en déclin, n’est pas assuré…

Aujourd’hui, l’innovation doit sortir du « pipe », explique cette présentation de Philippe Méda (Merkapt).

Intrapreneurs Are Buccaneers

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