Le capital à risque connaît-il encore le risque (en temps de crise) ?

2 janvier 2009

Fin novembre, se tenait à Burlington, aux Etats-Unis, le sommet du capital-risque de la Nouvelle-Angleterre, intitulé fort opportunémant « Bridging the capital gap ». L’époque de récession et de crise financière a, sans surprise, déteint sur l’ambiance, résolument maussade. Confirmation: aux Etats-Unis, les société de capital à risque investissent encore… mais dans des dossiers sûrs, dont les modèles de revenus ont passé l’épreuve du feu. Et, si possible, active dans des segments de marché en croissance affirmée. A ce stade, la question se pose de savoir si les sociétés de capital-risque portent encore bien leur nom, tant la notion de risque semblent désormais gommée de leur vocabulaire quotidien.

« Sur sept investisseurs à risque participant à l’un des panels, toutes avaient procédé à des opérations dans les huit semaines écoulées, rapporte Don Dodge, un entrepreneur en série présent à l’événement. Ces opérations consistaient toutefois, pour l’essentiel, à l’apport d’argent frais dans des entreprises dans lesquelles ils avaient déjà investis. La plupart des investisseurs à risque se focalisent, ces derniers mois, sur la préservation de leurs actifs déjà en portefeuille. Ils s’assurent de garder suffisamment de liquidités pour pourvoir aux besoins en financement futurs dans les deux années à venir ».

Certes, Don dodge cite un de ces investisseurs à risque heureux de signaler que sept entreprises sur huit dans son portefeuille disposaient de suffisamment de réserves pour atteindre au moins le cap de 2010.

Les conditions se resserrent, néanmoins, indéniablement. Les fonds de capital-risque durcissent leurs conditions jusqu’à demander aux entrepreneurs et start-ups de jouer eux-mêmes au VC. Sherbrooke Capital, par exemple, mentionne Don Dodge, réclame aujourd’hui que les fondateurs investissent avec lui à hauteur de 10% du montant levé lors du premier tour de table. Ainsi, s’il faut lever 2 millions d’euros, les fondateurs sont appelés à amener 200.000 euros de leur poche, dont 15% déposé au moment de la signature. Si les objectifs du business plan sont rencontrés dans les trois ans, les fondateurs ne paient qu’une partie du solde. En cas de retard, ils paient le même prix que les autres financiers invités au capital.

Le risque se réduit, très partiellement pour les VC’s. Pour les fondateurs, cependant, la barrière à l’entrée s’élève substantiellement. « Au moins, il s’agit d’un incitant pour les entrepreneurs, qui peuvent enregistrer un gain rapide. Mais s’agit-il d’un incitant suffisant? Pour ma part, j’ai toujours de l’argent personnel investis très tôt dans mes entreprises… Ce dispositif est en tout cas très intéressant du point de vue de… l’investisseur », note, de son côté, Darren Herman, entrepreneur, expert en publicité, en médias et technologie.

Les mois à venir montreront s’il s’agit d’une nouvelle attitude durable dans le chefs de société de capital-risque. On d’un raidissement ponctuel, comme après une douche glacée…

(photo Flickr elbartoxxxx)   

Quelle stratégie adopter pour survivre après la crise financière ?

10 octobre 2008

FriendsClear: une solution bancaire en ligne… sans banques

9 octobre 2008

Voici un très intéressant billet publié par Damien Van Achter, journaliste, blogger et pionnier du web 2.0 en Belgique. Il rapporte sur son blog une nouvelle expérience de banque en peer to peer (P2P). Un système d’allocation financière où prêteur et emprunteur se trouvent directement sur le Net, sans intermédiaires.

La première fois que j’ai eu l’occasion de discuter avec Jean-Christophe Capelli, c’était l’an dernier à l’occasion d’un Barcamp organisé ici à Bruxelles par Peter Forret. Jean-Christophe avait fait le déplacement depuis Paris pour nous expliquer ce qu’était la Tontine des bloggeurs, et, plus largement, le P2P Banking.

Si philosophiquement l’idée de pouvoir se prêter légalement de l’argent entre particuliers me semblait assez intéressante (le petit coté anarchiste de la chose n’étant pas pour me déplaire) j’avais toutefois un peu de mal à imaginer que ce genre d’activité pourrait un jour être suffisamment “mature” pour être mise en pratique à grande échelle.

Moins de 12 mois plus tard, et en pleine crise de confiance de marchés financiers, force est de constater que Jean-Christophe avait vu juste en creusant cette piste. Mieux. Il a tellement bien mené sa barque que depuis vendredi dernier, il est l’heureux co-fondateur de FriendsClear, un site entièrement dédié au “social banking”, un mouvement qui, selon le Gartner Group concentrera, toutes plateformes confondues, 10% du marché mondial du secteur en 2010.

Le Podcast de l’interview peut être écouté chez Damien Van Achter.

–>(à lire aussi l’excellent article mis en ligne par Rue89 “Prêts : quand les bons amis font les bons comptes

Le capital-risque en Israel ne connaît pas la crise

14 août 2008

C’est peu dire que l’économie israélienne a retrouvé sa fécondité technologique et entrepreneuriale. Depuis 2003, le nombre de start-ups créées et soutenues ne cesse de croître. De ce point de vue, Israël ne connaît pas la crise. Au premier semestre 2008, les start-ups locales ont levé un total de 1,08 milliard de dollars US. Le chiffre est en progression de 28% par rapport au premier semestre de 2007 et frise le record des années 2000.

Pour rappel, le pays ne comptabilise que 7,15 millions d’habitants. Les autorités sont parvenu à mettre en place un climat de soutien et d’encouragement à l’innovation très efficace.

Les entrepreneurs high tech israéliens attirent massivement les capitaux étrangers. La majorité des fonds levés (plus de 60%) proviennent de pays tiers. Rien qu’au deuxième trimestre 2008, les fonds de capital-risque ont injecté des moyens nouveaux dans 115 start-ups, explique dans un communiqué le centre de recherche Israel Venture Capital.

Le montant moyen par opération reste contenu: 4,04 millions de dollars.

Des exemples?

Prenons Siano, active dans le développement de technologies pour les téléphones mobiles et qui vient de réunir 17 millions de dollars de capitaux nouveaux. La société est déjà présente en Corée du sud et au Japon.

Galten a réuni 10 millions de dollars pour financer un projet de culture de Jatropha au Ghana, dans le cadre d’un programme de mise au point d’une ligne de production de biodiesel.

Modu, pour sa part, le fabricant du plus petit téléphone portable modulaire du monde, dit-on, a été choisi comme finaliste mondial lors du Mobile Innovation Global Award 2009. En lice dans la catégorie Most Innovative True Mobile Start-up, Modu a été choisi parmi quinze sociétés de téléphonie mobile émergentes du monde entier.

Le capital-risque européen devient global (Amadeus Capital Partners)

19 juin 2008

Les pièges du capital-risque à éviter

31 mai 2008



Changement dans l’évaluation des actifs (Jeff Botvinick)

1 avril 2008

« Page précédentePage suivante »