L’ère des micro-multinationales a débuté (via LisbonCouncil)

30 octobre 2011

Pourquoi le Qatar rachète-t-il l’Europe ?

11 octobre 2011

Voici un texte rédigé par Benjamin de Seille, de GBN-Europe, que nous republions sur Entreprise Globale.

Il y évoque la stratégie cohérente suivie par l’Etat du Qatar dans le cadre, notamment de la reprise, cette semaine, de certains morceaux du groupe Dexia, en cours de démantèlement.

« Au fur et à mesure que le secteur bancaire européen est entré dans la tourmente au cours des derniers mois, l’intérêt des acteurs qataris pour les institutions financières européennes était grandissant.

Après 2 démentis consécutifs pour Santander et BNP, voici que 2 groupes financiers proches de la famille royale Al Thani passent à l’action au Grand-Duché du Luxembourg avec les rachats de KBL et DEXIA BIL.

Selon nous, il ne s’agit nullement d’une nouvelle démonstration arrogante de puissance financière, loin de là. Si l’on met en perspective les différentes de participation du Qatar en Europe et le plan de développement NATIONAL VISION 2030 mis en œuvre officiellement en Mars 2011 par le gouvernement du Qatar, les choses semblent très logiques et organisées autour d’une stratégie claire.

Ce plan de développement visant à diversifier l’économie est articulé autour de 5 axes :

  • L’économie de la connaissance
  • Un hub de transport aérien
  • Un centre régional financier
  • Un tourisme « business » autour des colloques et conférences
  • L’industrialisation du pays

D’ici à 2016, 40% des dépenses annuelles (soit 18 milliards de USD) seront investies dans des projets de diversification économique…

Si l’on analyse alors de plus près le cas du Luxembourg…les démarches de rachat effectuées prennent tout leur sens…une participation très importantes dans le capital de Cargolux pour couvrir certains besoins liés au hub de transport aérien, puis 2 banques en difficultés afin d’aiguiser le savoir-faire des financiers locaux…pas si bête…et du savoir-faire acheté à bon prix (à prix « difficilement valorisable » selon la presse spécialisée)

Il est certain que la puissance financière de cet état est directement liée à l’exportation du gaz et du pétrole, mais autant que faire ce peu, reconnaissons au moins que leur stratégie semble plutôt être au point. »

Benjamin de Seille, GBN-Europe (Expertise en développement d’affaires sur le Golfe).

Comment le mobile va changer le visage de l’Afrique d’ici 2020

9 mai 2011

  • M-Health : en Afrique, les médecins sont trop peu nombreux et ne peuvent se déplacer partout , faute d’infrastructures suffisantes. Grâce au mobile, leurs connaissances et leurs avis circuleront à leur place sur le continent.
  • Le paiement via mobile devient, en Afrique, l’équivalent de la carte de crédit dans les pays développés, et beaucoup plus vite qu’ailleurs.
  • Les besoins de chargement des batteries va stimuler la multiplication de micro- unités de production d’énergies via des modes renouvelables (photovoltaïque, vent, etc.), bâtis grâce à la mobilisation des communautés locales. Ces nouvelles infrastructure et la dynamique des communautés qui les supportent devraient permettre de structurer l’organisation locale et ainsi permettre à d’autres projets périphériques de se développer
  • L’expertise en matière de m-commerce par les entreprises africaines pourra être vendue hors du continent, générant ainsi de nouveaux revenus d’exportation pour l’Afrique.
  • Faute d’autres terminaux pour accéder à internet, le « web vocal » va connaître un essor plus rapide en Afrique. Ce pourrait également constituer une nouvelle source de revenus pour les entreprises africaines à l’international.
  • Le mobile va permettre certaines formes de m-learning pour les écoliers, dont la plupart posséderont également un téléphone portable.
  • Des constructeurs électroniques africains devraient faire leur apparition. Des entreprises nigérianes développent aujourd’hui des tablettes tournant sous le système opérationnel Android, conçus spécifiquement pour le marché africain.
  • etc.

Voici quelques unes des prédictions détaillées dans cette passionnante présentation relative à la révolution qu’apporte le téléphone mobile en Afrique.



Rencontre avec Alec J. Ross, le conseiller « réseaux sociaux » d’Hilary Clinton

24 mars 2011

En compagnie d’un petit aréopage de journalistes et de chercheurs, nous avons passé une agréable partie d’après-midi avec Alec J. Ross, le conseiller principal de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton en matière de technologie et d’innovation. 

Avant de rejoindre le Département d’Etat, Alec J. Ross fut l’une des chevilles ouvrières de la campagne électorale de Barack Obama, en charge notamment des liens avec les entreprises de la Silicon Valley.

Les réseaux sociaux d’information plus forts que les G.I.’s

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus un instrument majeur de la diplomatie américaine. Les révolutions arabes des dernières semaines ont fait de Facebook et Twitter des instruments plus efficaces pour renverser les régimes que les milliers de G.I.’s envoyés jadis dans d’autres dictatures.

« Les réseaux sociaux changent aujourd’hui nos relations avec les populations dans les pays du monde., indique Alec J. Ross. Auparavant, nos diplomates tiraient une grande partie de leurs informations sur les pays des rencontres qu’ils avaient avec les élites locales (les ministres  du gouvernement, les dirigeants d’entreprises,…). Désormais, nous pouvons écouter directement ce que dit la population sur les réseaux sociaux« 

Les élites ne sont plus les seuls interlocuteurs

Les réseaux sociaux sont un formidable canal d’écoute. Mais aussi d’échange, affirme Alec J. Ross.

« Nous avons lu toutes les critiques que les citoyens Egyptiens émettaient sur les réseaux sociaux à l’encontre de la politiques passée des Etats-Unis au Moyen-Orient. Ils reprochaient notre soutien à l’ancien président Moubarak. Hillary Clinton a participé à une conversation sur le site internet Masrawy.com, le premier portail internet d’Egypte. La secrétaire d’Etat a répondu directement aux questions et critiques envoyés par les internautes sur les réseaux sociaux. Un nouveau rapport s’instaure grâce aux réseaux sociaux. »

Les Etats-Unis communiquent directement avec les protestataires en Iran, via Twitter, souligne par ailleurs Alec J. Ross.

« Ne nous trompons toutefois pas : dans ce nouveau monde de sur-information et parfois d’hyper-transparence (Ndla: pensons à Wikileaks), la propagande n’a plus d’effet. Ce n’est pas Voice of America ou Radio Free Europe, comme il y a plusieurs dizaines d’années. Les Iraniens disposent de beaucoup plus de sources d’informations différentes que jadis les habitants des pays communistes, dans les années 60 ou 70. Ils ont accès à des dizaines de chaînes de télévision par satellite. Des centaines de blogs. Il est illusoire de penser que nous pourrions peser sur les événements en bombardant Twitter ou Facebook avec nos propres slogans. Aujourd’hui, le «  »push broadcasting » n’a plus rien d’efficace »

Pas seulement Facebook ou Twitter… Maktoob (Jordanie), QQ (China) ou Mixi (Japon) aussi

Evidemment, que Facebook, Youtube ou Twitter soient nés en Californie, renforce le poids des Etats-Unis sur ces nouveaux mondes de la diplomatie digitale.

Alec J. Ross assure que l’origine des réseaux sociaux sur lesquels ces conversations prennent place n’est pas l’aspect le plus déterminant. Cette origine n’a en fait pas d’effet.

« Le principe de la neutralité du Net est très importante, souligne-t-il. Il est même essentiel. Ce qui compte, c’est l’efficacité. Si les gens, dans un pays, interagissent sur un réseau social plus populaire, c’est très bien. Maktoob ou Mixi, en Jordanie ou au Japon, jouent exactement le même rôle que Facebook et Twitter. Lors d’un séjour en Afrique, le président Obama a interragit avec un réseau social sud-africain qui s’avérait être le plus efficace en raison de sa facilité d’utilisation sur les téléphones portables. Ces derniers sont le principal outil d’accès à internet dans le continent »

Les réseaux sociaux sont donc un phénomène réellement universel

Dépasser la diplomatie, connecter le monde économique

Le nouveau monde de la diplomatie digitale, que décrit le conseiller du State Department, reflète l’impact général des nouveaux outils sociaux sur la politiques, l’économie et la société en général.

Nous ne sommes sans doute qu’au début. Internet suscite d’autres espoirs.

Pour que les révolutions soient un succès complet, il faudra que la démocratie ramène également la croissance économique. Là aussi, internet jouera sans doute un rôle important.

Ainsi, en Tunisie, dans certaines villes où le chômage terrasse la population des moins de trente ans, l’espoir vient de la possibilité de pouvoir collaborer directement, dans le futur, avec des entreprises des pays développés à travers les réseaux numériques.  Après tout, l’Inde a basé une partie de son développement économique fulgurant des quinze dernières années sur les nouvelles technologies et le travail à distance. D’aucuns espèrent qu’elle fera des émules.

 

One Laptop per Child: déjà 2 millions d’ordinateurs portables livrés aux écoliers du tiers-monde

1 septembre 2010

« Au début, les enfants l’observent. Ils le touchent maladroitement. On se dit, cela ne fonctionnera pas. Ces élèves, au fond de l’Afrique, sont trop isolés, hors des circuits de la connaissance, sans projet… Et puis, trois mois plus tard, on revient dans l’école. Et quand ils vous parlent,  ils  disent qu’il veulent devenir médecin !! »

Walter De Brouwer est le CEO de One Laptop per Child Europe (OLPC). Son anecdote résume l’ambition de ce projet planétaire, lancé en 2005 par Nicholas Negroponte, célèbre professeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

La fondation OLPC a pour but de procurer un ordinateur portable, connectable à internet, aux enfants les plus pauvres de la planète.

Ce pari est d’abord éducatif : connectés à l’information du monde, ces enfants disposeront des nouvelles opportunités d’apprendre, d’expérimenter et d’échanger. Avec un bagage plus grand, ils augmenteront leurs chances de sortir de la pauvreté, estime la fondation.

Ordinateur à 100 $ : un défi industriel, économique et politique…

Munir chaque écolier d’un ordinateur portable dans la plupart des pays en développement ? Le défi est immense. Les besoins sur place sont très spécifiques.

Pas question, par exemple, de livrer des ordinateurs portables tels que ceux-que nous achetons en Europe. Ils ne résisteraient pas longtemps aux difficiles conditions locales (poussière, chaleur, etc.). Les accès à l’électricité manquent, par ailleurs, dans les villages reculés de Tanzanie, du Burkina Faso ou des plateaux bolivien. Enfin, le coût d’un ordinateur de série est exorbitant dans des pays où les parents gagnent parfois moins de 2$ par jour…

Il fallait donc développer un terminal d’un type nouveau.

Tel fut la tâche des promoteurs de OLPC : mettre au point un ordinateur à 100 $, robuste, auto-rechargeable, avec un écran permettant une lecture au soleil et susceptible de se connecter à un réseau sans fil (WiFi ou mobile)

Défi relevé : le XO-1 est né en 2007, puis mis en production. Avec un bémol : OLPC n’est pas parvenu, à ce stade, à descendre sous le prix unitaire des 100$. Le prix de revient d’un XO gravite, à ce jour, toujours autour de 180-200 $.

Le cap était néanmoins franchi.

L’étape suivante, pour la fondation, fut de convaincre les ministères de l’éducation, dans les différents pays en développement, d’acquérir et de distribuer ces ordinateurs dans les écoles.

2 millions de XO distribués dans le monde

Les gouvernements uruguayen et péruvien ont été les premiers à passer commande. En Afrique, le Ghana, le Sierra Leone et le Rwanda sont également devenus des partenaires de OLPC. Au total, près de 2 millions de XO auraient été distribués.

Dans le monde, environ 1 milliard d’enfants fréquentent une école. OLPC estime à 100 millions le nombre total d’écoliers auxquels s’adresse son programme. Un long chemin reste donc encore à parcourir pour équiper cette vaste population…

A partir du siège européen de OLPC, à La Hulpe, Walter De Brouwer, lui, s’occupe, du développement d’Afrique ainsi que des contacts avec la Commission européenne et les Etats membres de l’Union européenne.

OLPC recherche en effet des fonds supplémentaires pour accélérer son action : 500 millions d’euros, environ, pour lesquels il espère trouver des soutiens sur le vieux continent.

L’ordinateur à 100$, un marché où d’autres acteurs se ruent…

Malgré ses nombreux supporters, la fondation OLPC a dû affronter plusieurs déconvenues, ces dernières années.

Le projet a encaissé, par exemple, les coups bas de l’un de ses partenaires, le fabricant de microprocesseur Intel. D’aucuns, dans l’industrie informatique, craignent, en effet, que l’ordinateur à 100$ ne leur face de l’ombre. L’idée généreuse et humanitaire du départ a pris, pour eux, des airs de menace.

Par ailleurs, une nouvelle gamme de mini-ordinateurs a fait son apparition sur le marché. Les Netbooks se vendent à 200$/pièce… Si ces derniers ne sont pas adaptés à un environnement rugueux comme les espaces reculés des plaines africaines, ils n’en abaissent pas moins, aujourd’hui, le seuil d’accès à l’informatique pour les pays en développement.

La plupart des acteurs, en tout cas, s’accordent à dire que le projet porté par OLPC fait bouger les lignes.

L’écrasement du prix de revient des ordinateurs personnels est une excellente nouvelle pour les pays en développement. Et de nouveaux opérateurs se jettent à présent dans la bataille de l’ordinateur low cost.

En juillet dernier, par exemple, le gouvernement indien a dévoilé le prototype d’un ordinateur à écran tactile qui serait vendu… 35 $/pièce.

Open Innovation ? Le Japon voudrait bien, mais ne peut point…

19 mai 2010

Voici quelques années, les entreprises japonaises contrôlaient la totalité du marché mondial des écrans à cristaux liquides. De nos jours, elles ne détiennent plus qu’une maigre part de marché inférieure à 10%.

Champion mondial de la technologie depuis l’après-guerre, le pays du Soleil levant peine à négocier le virage de l’économie globalisée ainsi que l’accélération des processus d’innovation. Le segment des écrans liquides n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres. Le modèle économique qui fit le succès du Japon affronte une quasi crise systémique.

Ouverture, collaborations internationales, remède évident, et pourtant….

Ouverture, collaboration, innovation en réseau, partenariats internationaux… En Europe, où le défi posé par l’intensification de la concurrence internationale n’est pas moindre, nous voyons émerger des réponses conceptuelles visant à remodeler nos processus de fonctionnement.

Au Japon, les acteurs de terrain semblent adhérer au même diagnostic. La différence réside néanmoins dans la mise en oeuvre…

Tel est le sentiment qui me reste après deux journées passées dans l’archipel dans le cadre d’une mission consacrée à l’innovation…

Culture insulaire, respect de la hiérarchie… Le Japon encore loin de la « cloud economy »

Nous avons rencontré les responsables dans deux universités d’Osaka, la Chambre de commerce de Kyoto ainsi qu’une délégation de la prestigieuse Japan Science and Technology Agency (JST).
Comme le montrent mes interlocuteurs dans les interviews vidéos ci-jointes, chacun au Japon est bien conscient de la nécessité de s’ouvrir. Plus facile à dire qu’à faire, cependant, pour un pays insulaire, habitué au structures rigides, au respect de la hiérarchie et au contrôle de bout en bout…

Yasua Kanematsu, par exemple, responsable de la politique de collaboration industrielle de la Osaka University, déplore la difficulté qu’ont les entreprises nippones à s’ouvrir aux partenariats intégrés avec de grandes entreprises, des PME, des startups, des centres de recherche ou d’autres université à l’étranger.

De son côté, un cadre de Kyocera croisé dans le Kansaï reconnaissait que son entreprise restait ancrée dans une culture de l’innovation très étanche à l’extérieur.

Pourtant, nombre des interlocuteurs rencontrés à ce stade opinent également pour dire que l’avenir de leurs industries respectives passe inévitablement par l’immersion dans des réseaux d’échange et d’innovation globaux.

Akera Myui (vidéo ci-dessus), directeur d’un service d’innovation dans le domaine de la chirurgie réparatrice, à l’hôpital universitaire de la Osaka University, l’affirme ci-dessous: nous devons nous insérer dans ces réseaux.

Amener aussi le le Japon vers une économie de la créativité

Hiroshi Okano, professeur de management à la Osaka City University, estime lui – compte tenu de la concurrence internationale acharnée qui vide, comme chez nous, l’Archipel de centaines de ses usines – qu’il est nécessaire de tirer le tissus économique nippon sur un socle davantage basé sur la créativité.

Le Japon n’est pas mal armé de ce point de vue. La littérature, le cinéma, la musique  et les Arts japonais en général s’exportent notamment très bien dans le reste de l’Asie.

Une nouvelle ère économique s’ouvrira-t-elle ?

Opera: « Appareils photo, frigos, alarmes… constitueront, demain, une des bases du web »

10 avril 2010

Jon von Tetzchner est le CEO et co-fondateur de Opera, l’un des cinq grands navigateurs internet aujourd’hui disponibles sur le marché mondial, sur les traces des Firefox (open source), Internet Explorer (Microsoft), Chrome (Google) ou Safari (Apple).

Opera, basé en Norvège, est devenue une petite multinationale qui occupe 700 personnes dans le monde, pour 55 nationalités représentées. L’entreprise a vu ses frontière géographique disparaître. Mais elle promeut également une forme d’univers agnostique pour ses produits.  Opera se veut un navigateur opérationnel sur n’importe quel type d’apparail aujourd’hui, ou demain, connecté au réseau. A savoir : des ordinateurs, des téléphones portables, les liseuses électroniques, les décodeurs digitaux, les téléviseurs, les appareils photos, caméra, ou encore… des frigos, des GPS ou des chaudières…

Le cloud ou les bouleversements de l’informatique distribuée

« Le cloud computing est un mouvement naturel, relève Jon von Tetzchner. Les systèmes opérationnels, tels que Windows, auront dans l’avenir de moins en moins d’important. Les applications et les contenus ne seront plus hébergés dans un ordinateur ou sur un serveur en particulier, mais sur des milliers de serveurs connectés à travers le monde, selon des algorithmes intelligents »

Le patron de Opera voit toutefois plus loin. Selon lui, le concept de cloud computing ne va pas assez loin, car l’évolution ira jusqu’à intégrer n’importe quel objet.

« Prenez un appareil photo numérique, poursuit-il. La plupart de vos photos restent en général logées dans la carte mémoire de l’appareil. Cela prend du temps de prendre un câble, de le raccorder à un ordinateur, de transférer les données puis de partager l’ensemble avec ses amis. Il en serait tout autrement si vous pouviez demain donner accès à vos amis directement à la mémoire de votre appareil photo. Ce dernier serait directement relié au Net, grâce à une adresse IP propre et un clé autorisant l’accès aux personnes que vous souhaiter.

Le développeur norvégien y voit l’avenir et, bien sûr, son avenir.

Tout est permis par l’open data

Ce nouvel univers ne serait pas possible sans le soutien grandissant de l’open data : mes données sont librement exploitables et pas fermées dans un environnement défini.

De ce point de vue, Opera rappelle ses racines européennes.

« L’Europe a toujours joué un grand rôle pour évoluer vers ce principe de la standardisation, note Jon von Tetzchner. Souvenez vous de la norme GSM, poussée par l’industrie européenne. Les pays émergents joueront un plus grand rôle dans l’avenir, en termes d’innovation de services et de business modèles. Seule 17% de la population en Asie est aujourd’hui en ligne. Le potentiel de croissance est encore énorme pour les années à venir. Le futur viendra aussi de là… »

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