
Ce qui va influencer le monde de 2020
2 juillet 2008
Les quatres niveaux de la globalisation
17 mai 2008

A l’époque, les deux auteurs déduisaient quatre niveaux sur lesquels l’emprise de la globalisation ira en s’accroissant dans les années à venir.
1. L’échelle d’un pays
2. Au niveau d’une industrie spécifique
“Plus le degré de mondialisation d’une industrie donnée est élevé, plus une entreprise de ce secteur peut en tirer profit en exploitant au mieux les dimensions technologiques, ses capacités de production, la notoriété de ses marques et/ou son capital par-delà les frontières. Les secteurs d’activité globalisés sont souvent dominés sur tous les marchés par le même groupe de sociétés mondiales, qui coordonnent leurs stratégies à travers les pays. C’est ainsi, par exemple, que l’industrie de la chaussure de sport est dominée par Nike, Reebok et Adidas. Dans l’industrie pharmaceutique, les investissements transfrontaliers progressent aujourd’hui plus vite que les échanges”.
3. Au niveau d’une entreprise particulière
A l’heure où le groupe indien Tata vient de racheter le constructeur automobile Jaguar, on ne peut que leur donner raison a posteriori.
Bangalore est-elle prête pour être une capitale IT ?
8 mai 2008
Telle est la question que se pose Time Magazine cette semaine à travers le témoignage de plusieurs représentants de cette nouvelle génération de consommateurs Indiens. 
Le développement économique de la ville, qui accueille aujourd’hui les plus grands centres de recherche (IBM, General Electric, Microsoft…) a été si rapide… L’urbanisme n’a pas eu le temps de s’adapter. Les infrastructures non plus. Conséquence: un trafic totalement saturé et d’interminables heures perdues dans les bouchons. Les capacités énergétiques et aéroportuaires, malgré de gros investissements en cours, restent limitées.
Mais c’est surtout dans les mentalités et la vie quotidienne que l’essor (trop) rapide de la région est source de décalage. Parfois de déstabilisation. Les modes de vie s’occidentalisent, chariant avec eux les maux de notre époque. Les médecins rapportent une hausse significative du nombre de maladies liées au stress. Les jeunes se plaignent du manque de place laissé par leur travail à leur vie privée. Les ménages s’endettent grâce à l’accès neuf aux cartes de crédit. Faute d’expérience et de préparation. certains s’emballent. L’aubaine se transforme pour eux en drame financier. Sans compter l’entrée en collision avec les traditions, en particulier celle des mariages arrangés entre familles. A lire dans Time Magazine.
Nollywood, boom du cinéma nigérian grâce au téléphone mobile
1 mai 2008
Déjà entendu parlé de Nollywood ? Avec près de 2.000 films produits par an, l’industrie du cinéma nigérian est est pleine explosion. En volume, elle ne démérite pas face aux studios californien ou au nouveu rouleur compresseur indien de Bollywood. Nollywood s’affirme comme le troisième plus grand label cinéma de la planète. Il fait vivre plus de 300.000 personnes au Nigeria.
Ces petits films très couleur locale sont produits en une ou deux semaine avec des moyens techniques souvent préhistoriques. Originalité: certains de ces petits films sont aujourd’hui filmés également à l’aide de téléphones portables, et monté sur de petits équipements informatiques. Le système D appliqué au 7ème Art? Assurément. Mais il s’agit aussi d’un gisement insondable de trouvailles.
Cette réalité est aussi la conséquence de la pénétration très rapide de la téléphonie mobile en Afrique. Le phénomène cellulaire cloture lentement des décennies d’isolement de l’Afrique par rapport au reste du monde. Désormais, des productions extrêment locales peuvent être vues partout sur la planète. Peu importe qu’elles soient culturellement étanches aux yeux extérieurs au Nigéria. Pour les Nigérians, qui en sont très fiers, Nollywood est aujourd’hui une façon de poser Lagos sur le globe. Oui le Nigeria existe. Et malgré l’instabilité socio-politique qui le ronge, disent-ils, la population cherche la reconnaissance. Une volonté d’intégrer l’économie globale qu’il ne faudrait sans doute pas laisser trop longtemps sans réponse. Car ceci rappelle aussi que le pays le plus peuplé d’Afrique (130 millions d’habitants), gros exportateur net de pétrole, est aussi un joli débouché pour les entreprises européennes.

Photo: Jawati.com


