
Le Vietnam exporte ses travailleurs aux Etats-Unis
27 mai 2008
L’économie américaine vit peut-être déjà à l’heure de la récession, selon Warren Buffet. La demande de main d’oeuvre n’en reste pas moins criante outre-Atlantique. 
Le Vietnam vient d’envoyer très officiellement 23 travailleurs pour remplir des fonctions inoccupées aux Etats-Unis.
La société TTLC sert d’intermédiaire. Les travailleurs vietnamiens en question travailleront comme ouvrier dans un golf. Une autre société vient par ailleurs de décrocher un contrat pour recruter et transférer aux Etats-Unis une centaine de soudeurs vietnamiens.
L’agriculture du Middle West pourrait également recevoir le renfort des travailleurs d’Hanoi ou Ho chi min. Le salaire, promet-on, sera fixé aux standards américains, soit 1.300 dollars US par mois.
L’extrême pauvreté diminue dans le monde
22 mai 2008
Les quatres niveaux de la globalisation
17 mai 2008

A l’époque, les deux auteurs déduisaient quatre niveaux sur lesquels l’emprise de la globalisation ira en s’accroissant dans les années à venir.
1. L’échelle d’un pays
2. Au niveau d’une industrie spécifique
“Plus le degré de mondialisation d’une industrie donnée est élevé, plus une entreprise de ce secteur peut en tirer profit en exploitant au mieux les dimensions technologiques, ses capacités de production, la notoriété de ses marques et/ou son capital par-delà les frontières. Les secteurs d’activité globalisés sont souvent dominés sur tous les marchés par le même groupe de sociétés mondiales, qui coordonnent leurs stratégies à travers les pays. C’est ainsi, par exemple, que l’industrie de la chaussure de sport est dominée par Nike, Reebok et Adidas. Dans l’industrie pharmaceutique, les investissements transfrontaliers progressent aujourd’hui plus vite que les échanges”.
3. Au niveau d’une entreprise particulière
A l’heure où le groupe indien Tata vient de racheter le constructeur automobile Jaguar, on ne peut que leur donner raison a posteriori.
Bangalore est-elle prête pour être une capitale IT ?
8 mai 2008
Telle est la question que se pose Time Magazine cette semaine à travers le témoignage de plusieurs représentants de cette nouvelle génération de consommateurs Indiens. 
Le développement économique de la ville, qui accueille aujourd’hui les plus grands centres de recherche (IBM, General Electric, Microsoft…) a été si rapide… L’urbanisme n’a pas eu le temps de s’adapter. Les infrastructures non plus. Conséquence: un trafic totalement saturé et d’interminables heures perdues dans les bouchons. Les capacités énergétiques et aéroportuaires, malgré de gros investissements en cours, restent limitées.
Mais c’est surtout dans les mentalités et la vie quotidienne que l’essor (trop) rapide de la région est source de décalage. Parfois de déstabilisation. Les modes de vie s’occidentalisent, chariant avec eux les maux de notre époque. Les médecins rapportent une hausse significative du nombre de maladies liées au stress. Les jeunes se plaignent du manque de place laissé par leur travail à leur vie privée. Les ménages s’endettent grâce à l’accès neuf aux cartes de crédit. Faute d’expérience et de préparation. certains s’emballent. L’aubaine se transforme pour eux en drame financier. Sans compter l’entrée en collision avec les traditions, en particulier celle des mariages arrangés entre familles. A lire dans Time Magazine.
Relocalisation: la pratique gagne du terrain
7 mai 2008
Les entreprises ont une tendance naturelles à chercher les lieux de moindre coût pour effectuer certaines tâches spécifiques. Comme l’eau qui ruisselle vers une dépression. Les délocalisations touchent aussi les services (offshoring,nearshoring…). On le sait. La pratique gagne du terrain, selon une enquête du magazine américain CFO Magazine. Bien que le rythme soit lent. 
Plus de la moitié (53%) des cadres financiers interrogées n’envisagent aucun transfert de service internet vers un pays à salaire plus bas. Trente-cinq pour-cent ont déjà délocalisé un ou plusieurs départements administratifs ou commercial. Une dizaine de pour-cent considèrent la question. Les grosses entreprises, pesant plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires, tendent à opter plus facilement pour une relocalisation.
C’est que les fonctions “offshorables” se multiplient. Les sous-traitants, eux, qu’ils soient en Inde, aux Philippines, au Maroc ou en Pologne, se professionnalisent. Dès lors, la question de la relocalisation n’en est même plus une chez un nombre croissant d’entreprises. L’incertitude porte plutôt sur où?, quand? et comment ? . Précision: si la réduction des coûts reste l’une des premières motivations, elle n’est plus, depuis longtemps, la seule à guider la décision. La volonté de gagner en flexibilité, de se concentrer sur son coeur de métier, d’élargir le volume des compétences disponibles entrent de plus en plus souvent en ligne de compte.
Selon un consultant de Booz Allen, interrogé par CFO Magazine, les entreprises n’hésitent plus à relocaliser des tâches jadis considérées comme enracinées domestiquement. “Dans le domaine des soins de santé, dit-il, citons par exemple la gestion de bout en bout du traitement des réclamations. Mais il y a aussi la recherche juridique, le traitement des procédures de dédommagement pour les assureurs, des actes médicaux de routine (comme la lecture des résultats de tests). Tous sont aujourd’hui offshorés et offshorables. On a dépassé le stade de la seule maintenance informatique en Inde ou des opérateurs de centres d’appel”.
Des équipes managériales voient le jour, en interne, pour gérer les processus de relocalisation. Car le succès d’une opération de ce genre repose notamment sur une excellente communication bilatérale entre les parties, rappelle l’article. Sinon, le risque est grand de se retrouver, comme ce vendeur américain d’articles de plomberie, à vendre des siphons aux bords tranchants comme des lames de rasoir. Il avait oublier de mentionner à son intermédiaire chinois la nécessité de biseauter ces derniers…
Nollywood, boom du cinéma nigérian grâce au téléphone mobile
1 mai 2008
Déjà entendu parlé de Nollywood ? Avec près de 2.000 films produits par an, l’industrie du cinéma nigérian est est pleine explosion. En volume, elle ne démérite pas face aux studios californien ou au nouveu rouleur compresseur indien de Bollywood. Nollywood s’affirme comme le troisième plus grand label cinéma de la planète. Il fait vivre plus de 300.000 personnes au Nigeria.
Ces petits films très couleur locale sont produits en une ou deux semaine avec des moyens techniques souvent préhistoriques. Originalité: certains de ces petits films sont aujourd’hui filmés également à l’aide de téléphones portables, et monté sur de petits équipements informatiques. Le système D appliqué au 7ème Art? Assurément. Mais il s’agit aussi d’un gisement insondable de trouvailles.
Cette réalité est aussi la conséquence de la pénétration très rapide de la téléphonie mobile en Afrique. Le phénomène cellulaire cloture lentement des décennies d’isolement de l’Afrique par rapport au reste du monde. Désormais, des productions extrêment locales peuvent être vues partout sur la planète. Peu importe qu’elles soient culturellement étanches aux yeux extérieurs au Nigéria. Pour les Nigérians, qui en sont très fiers, Nollywood est aujourd’hui une façon de poser Lagos sur le globe. Oui le Nigeria existe. Et malgré l’instabilité socio-politique qui le ronge, disent-ils, la population cherche la reconnaissance. Une volonté d’intégrer l’économie globale qu’il ne faudrait sans doute pas laisser trop longtemps sans réponse. Car ceci rappelle aussi que le pays le plus peuplé d’Afrique (130 millions d’habitants), gros exportateur net de pétrole, est aussi un joli débouché pour les entreprises européennes.

Photo: Jawati.com




