En 2011, lancer une startup web coûte 100 fois moins cher qu’en 1997
20 mai 2011
Est-ce une forme de déflation profonde qui frappe le monde de l’entrepreneuriat ?
Non, simplement l’énorme impact de la démocratisation de la technologie et de l’essor du plus gigantesque système de mutualisation de ressources jamais vu au cours de l’Histoire de l’Humanité : le Cloud computing.
En 2011, il faut engager 100 fois moins de fonds qu’en 1997 pour démarrer une startup internet.
« Voici quatorze ans, la mise sur pied d’un projet d’entreprise prenant place sur le web nécessitait un montant d’investissement de départ d’environ 5 millions de dollars US, explique Don Tapscott, célèbre théoricien de l’économie des réseaux. En 2002, le capital d’amorçage n’était plus que de 500.000 dollars US. Aujourd’hui, vous démarrez une activité de service en ligne avec moins de 50.000 dollars US. »
Les emplois du futur viendront des startups
Aux Etats-Unis, comme en Europe, les startups sont le moteur de la création d’emplois nouveaux. Même si l’emploi dans les entreprises de moins de 5 ans ne représente que 12% de l’emploi total américain, par exemple, ces dernières ont donné le jour à 40 millions d’emplois nouveaux au cours des 13 dernières années. Depuis des années, les entreprises plus mûres, elles, ne participent plus à la création nette d’emploi. Restructurations, rachats, fusions ou faillites obligent…
Economiquement, le fait que le seuil d’accès à la création d’entreprises nouvelles se soit à ce point effondré est donc une excellente nouvelle pour les pays développés.
Prolifération de nouveaux acteurs (innovateurs, partenaires ou concurrents)
Logiquement, le recul des barrières financières à l’entrepreneuriat donne et donnera le jour à une prolifération de nouvelles initiatives et de nouvelles entreprises.
C’est heureux pour la croissance économique future. Mais cela signifie aussi un paysage sectoriel dont les contours seront toujours plus mouvants, avec la multiplication des opportunités de partenariat (en matière de commercialisation, d’innovation…) … ou de se faire concurrencer.
Cela dit, d’autres défis demeurent pour accélérer le mouvement de création de startups. Comme le souligne Don Tapscott, si les fonds de départ peuvent être réunis sans trop de difficulté, une fois en phase de croissance, les structures de financement classiques doivent prendre le relais. Or, l’industrie du capital-risque n’est pas encore adaptée à travailler sur de si petits montants de financements…
Une solution pourrait provenir des plates-formes de crowdfunding (telles que Vencorps).
Le développement du mentoring et la multiplication des espaces de coworking seront un autre facteur stratégique de développement.
Sincérité et réseaux sociaux : comment Deloitte économise $6 millions grâce au « social recruitment »
6 mai 2011
« L’investissement de départ était significatif. Mais au final, nous avons évalué que le système de recrutements sur recommandation, associé aux réseaux sociaux, nous avait fait économiser 6 millions de dollars »
Le cabinet international de consultance Deloitte jouit d’une réputation d’employeur plus élevée que d’autre dans son domaine. Un certain nombre d’initiatives innovantes destinées à développer réellement le potentiel et les aspirations de ses employés lui ont permis de figurer dans le Top 100 des employeurs ayant la meilleure réputation aux Etats-Unis auprès des recrutés. Une gageure, sachant que l’image du secteur a beaucoup souffert des scandales à répétition du début des années 2000.
Dans le cas de Deloitte, le magazine Fortune, auteur du classement, souligne, par exemple, des initiatives ambitieuses, comme la création d’un immense campus académique au Texas, destiné à maintenir aussi haut que possible le niveau de compétences des employés. Surtout, il apparaît que Deloitte accorde une certaine autonomie à ses employés, en faisant confiance à leur capacité jugement. En retour, les salariés semblent enclins à participer davantage au destin de l’entreprise. Ils n’hésitent ainsi pas à relayer vers l’extérieur leur sentiment positif vis-à-vis de l’extérieur.
Autonomie et empowerment induisent un effet retour très positif
L’empowerment des personnes peut offrir un effet retour net, semble-t-il, pour autant qu’elle soit sincère et ne soit pas qu’un écran de fumée de public relation. Visiblement, la démarche semble sincère chez Deloitte.
Quand la firme a mis en place un système de recommandation ou de proposition de candidature (récompensé par des cadeaux comme des tickets de concert, etc.), les employés n’ont pas hésité à faire la promotion du cadre et de l’entreprise dans laquelle il travaillait. On peut douter que dans certaines autres entreprises, moins portées par une culture plus participative, la sauce ait pris de la sorte.
Toujours est-il que l’expérience, menée par Deloitte Australie, a permis d’économiser 6 millions de dollars, soit un retour sur investissement de 500%.
Aujourd’hui, près de 40% des nouveaux recrutements opérés par Deloitte Australie (1.500 par an) passent par le système de recommandation.
Actions sur les médias sociaux qui marchent car transparentes et sincères
Les réseaux sociaux jouent un grand rôle dans la conduite du programme de recrutement de Deloitte. Les employés de la firme de conseil interagissent beaucoup via ces plates-formes.
Deloitte, en effet, a accepté d’ouvrir les canaux des médias sociaux presque sans condition.
Des candidats peuvent poser d’eux-mêmes des questions sur la page Facebook « Your Future at Deloitte« . Ces questions se retrouvent automatiquement relayées dans l’intranet propre de la firme. Chaque employé qui le souhaite peut répondre de lui-même.
« Les employés savent d’eux-mêmes s’ils sont qualifiés ou non pour répondre, indique James Elliott, le responsable recrutement de Deloitte Australie, sur le site web Recruiter Daily. Nous croyons beaucoup dans cette forme d’auto-organisation. Tout est transparent. Quel est l’intérêt pour nous de décider qui est la personne la plus appropriée pour répondre, si celle(s)-ci le voi(en)t d’elles-mêmes. Cela accélère nettement le processus de réponse et satisfait tout le monde ».
Une autre dimension de l’autonomisation accordée aux employés chez Deloitte est refletée par la participation à des concours internes lors desquels chacun peut laisser libre cours à sa propre créativité. 
Le concours de vidéo, par exemple, a stimulé la participation des uns et des autres. Encore une fois, l’organisation a laissé une liberté quai totale (moyennant quelques balises). L’impact s’est traduit par une hausse de l’engagement des employés vis à vis de l’entreprise, relève Brian Fugere, associé chez Deloitte. Mais aussi, par un effet positif en termes d’images de l’entreprise à l’extérieur.
Car ces vidéos (très authentiques et souvent très second degrés), sont aussi diffusées vers l’extérieur.
Dans un concours américains, les 14 meilleures vidéos ont été postées sur Youtube (voir ci-dessus).
Elles ont servi, là aussi, d’outil de communication dans le cadre des programmes de recrutement.
Grâce à leur authenticité et leur humour, elles ont eu un impact significatif sur les réseaux sociaux, sans doute bien plus important que ce qu’aurait une campagne de communication aseptisée classique...
L’importance de penser divergent pour être créatif
19 avril 2011
Alberto Alessi: « Notre succès ? Je n’ai jamais écouté ce qui disaient mes commerciaux… »
9 décembre 2010
« Je sais comment tuer la créativité dans une entreprise »
4 octobre 2010
Jean Pitz est l’ancien directeur général du holding GIB, spécialisé notamment dans la grande distribution.
« Pour tuer la créativité dans une entreprise, dit-il, c’est très simple: vous évoquez le fait qu’on a déjà essayé, évoquez les budgets qui sont bouclés, etc. » Les études de marché ne sont pas non plus le meilleur ami de la créativité ni de l’intelligence stratégique en entreprise.
Découvrez la vidéo interview ci-dessous :
Dans l’entreprise 2.0, on évalue la capacité des personnes à gérer un réseau, plus la performance individuelle
17 septembre 2010
Ce que l’Ecole du cirque nous apprend sur le management de la créativité
10 septembre 2010
[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/xernhq_l-ecole-du-cirque-et-le-management_news]







