En 2009, les réseaux sociaux sont devenus l’un des axes de curiosité, puis de préoccupation, des entreprises et de leurs départements marketing.
Les 100 plus grandes entreprises du monde ne font pas exception: 79% des multinationales du Fortune Global 100 (parmi lesquelles retrouvent des géants comme HP, Toyota, Shell, Microsoft, Exxon, Ford, Wal Mart, Coca Cola, P&G, HSBC etc.) sont désormais présentes sur au moins un réseau social.
Une étude du cabinet spécialisé Burson-Marsteller a opéré le recensement. Plus précisemment, parmi les cent plus grandes entreprises du globe:
- 65% ont ouvert un compte Twitter
- 54% ont mis en place une page Facebook
- 50% ont ouvert une chaîne sur YouTube
- 33% disposent d’un blog
- seules 20% d’entre elles, cependant, utilisent les quatre plates-formes sociales
Etats-Unis et Europe sur Twitter, l’Asie championne du blogging
Notons qu’un classement global sous-entend différence géographique. Les voici :
Les plus grandes entreprises du monde utilisent volontiers Twitter quand elles viennent d’Europe ou des Etats-Unis.
Les multinationales asiatiques recourent proportionnellement moins à Twitter.
« Les grandes entreprises asiatiques vont sur Twitter pour démarcher le marché occidental. note l’étude Burson-Martseller. C’est le cas de Toshiba, par exemple«
Le blog, par contre, est plus populaire dans les entreprises asiatiques que dans leurs homologues occidentales.

Les grands entreprises américaines gardent une avance en ce qui concerne l’usage de la vidéo pour leur communication.

Relativement actifs sur les réseaux sociaux
Les grandes entreprises américaines ne font pas seulement de la figuration sur les réseaux sociaux. En tout cas, elles alimentent leurs comptes sur Youtube ou Facebook plus ou moins régulièrement.

Bémol: les plus grandes entreprises du monde qui utilisent Twitter ne suivent, en revanche, qu’une moyenne de 731 personnes. Un chiffre encore très faible, peut-on penser, en regard de la taille de ces organisations.
Reste que le dialogue prend forme.
Un nombre croissant d’entreprises du Fortune Global 100 joueraient le jeu de la conversation avec leur audience.
Ainsi, en moyenne, 38% des grands marques répondent au messages qui les concernent sur le réseau social, à l’instar de Vodafone UK. 32% ont fait un re-tweet d’autres contenus (Verizon Careers, par exemple, est cité dans l’étude).
L’Europe suscite le plus d’engouement sur ses pages Facebook
Pour finir, remarquons que, toujours selon Burson-Marsteller, les entreprises européennes incluses dans le Fortune Global 100 (comme Munich Re, Crédit Agricol, Fiat, Nestlé, Deutsche Telekom, Barclays, EDF, etc.) sont celles qui suscitent le plus de réactions sur leurs pages Facebook.
Deux fois plus que leurs pairs américains.


Le billet suivant a été publié par Ismael Kheir, initialement sur Marketing on the Beach (reprise avec autorisation).
Les réseaux sociaux sont de plus en plus mobiles
Au delà du fait que vous utilisez Facebook sur votre ordinateur, la version
mobile est de plus en plus utilisée, et compte plus de 30 millions d’utilisateurs pour 2009. On imagine très bien ce phénomène croissant pour 2010 grâce à l’expansion des OS comme Android de plus en plus présents sur le marché. Les plates formes « sociales » sont également disponible sur la majorité des smartphones, notamment Symbian de Nokia. Autant dire que la portabilité des médias sociaux est clairement de plus en plus croissante vu la démocratisation du tarif data et la simplicité des applications. L’avenir des médias sociaux serait d’avantage dans notre poche que sur le bureau (chez soi) ?
La géolocalisation va pousser la croissance du commerce mobile
Vous vous souvenez de Layar? Cette application de réalité augmentée permet d’afficher des commerces ainsi que des publicités, imaginez ce que réservent les applications mobiles d’ici peu de temps ainsi que les possibilités d’utilisation de ce nouveau canal. Imaginez une application qui vous permet de comparer les tarifs pour un objet quelconque dans les magasin se situant à 10 km à la ronde. Et bien ce genre d’application se développe mais évidemment cela sera d’abord disponible pour les grandes villes ou les magasins en ligne permettant la diffusion de leurs tarifs.
Les jeux en lignes orientés « social game »
Après les applications de partage et avis sur les lieux comme Gowalla et Foursquare, certains jeux que l’on peut rencontrer sur Facebook ( pas forcément interessants) sont voués à être « portabilisés ». Les jeux où il sera possible d’interagir avec les gens proches de vous sont pour bientôt. Des communautés travaillent sur l’application Farmville pour mobile, où il serait question d’échanger des « biens » virtuels avec votre entourage…Je ne suis pas bien sur que cela soit des plus utile.
Les communications data dépasseront les appels téléphoniques
Vu l’augmentation du nombre de smart phone sur le marché et l’ouverture des opérateurs vis à vis du data, il est certain que le trafic mobile est en pleine croissance. La quantité d’information transitant par le réseau mobile est vouée à augmenter, notamment grâce aux messagerie « push », à la synchronisation des données toutes les « X » minutes. L’intégration d’application mobile serait également au rendez vous prochainement dans nos véhicules
D’après Nielsen, l’utilisation du mobile varie énormément selon les pays, cela est du au taux de pénétration des nouvelles technologies dans les pays. Les Etats-Unis et le Canada sont bien friands de la navigation mobile.
La réalité augmentée est de plus en plus tendance.
Avec les possibilités de la réalité augmentée, il est certain qu’il s’agit d’un filon à exploiter pour les marketeurs. L’intégration de bandeau publicitaires virtuels sur des emplacements réels. Imaginez pouvoir louer un encart publicitaire virtuel sur un panneau existant aux champs Elysées.

Un rapport du Media Center de la Northwestern University (basé dans l’Etat de l’Illinois) fait le point sur les compétences futures que toute industrie de la communication devra vraisemblablement maîtrise dans l’avenir.
Sachant que toute entreprise, demain, peut devenir un média à part entière sur la Toile, il est possible, comme le souligne le blog « Les orientations du « 2.0″ en vrac…« ,que ces savoir-faire deviennent stratégiques pour toute organisation qui se respecte, 
Mieux, dans les années à venir, les profils décrits ci-dessous pourraient bien remplir les pages d’annonces des bill boards de recrutement et autres journaux spécifiques.
Gestion de communautés, plates-formes, storytelling, recueil de données…
Voici la liste de ces compétences telle que citée et commentée par les « Les orientations du 2.0 en vrac » :
- Platform Strategist : c’est à lui que revient la tâche d’appréhender les différentes plates-formes utilisées par les clients de l’entreprise (blog, réseaux sociaux, vidéos…) et de répondre à leur attentes en leur apportant des réponses adaptées en fonction de la plate-forme utilisée.
- Entrepreneur : il doit pousser son entreprise à innover, à tester de nouveaux modes d’expression et de nouveaux moyens publicitaires, trouver de nouveaux partenaires et au final faire émerger des avantages concurrentiels pour son entreprise.
- Marketer : Le métier a changé. A l’ère du marketing participatif, le marketer doit engager la conversation avec sa cible plus qu’imposer ses messages ou sa marque. A lui d’identifier qu’est-ce qui peut faire la force de son entreprise sur les médias interactifs et donner un sens et une valeur à la participation de son entreprise sur ces nouveaux médias. Il devra donc travailler en collaboration étroite avec le « Platform Strategist ».
- Community Builder : le community builder, community manager, autrement dit le gestionnaire de communauté, est un profil apparu ces dernières années avec l’avènement du Web social. Je pense qu’il s’agira d’un des profils les plus recherchés en 2009. Son principal objectif est de tenter de connecter les gens qui partagent un même centre d’intérêt (ce dernier devant être bien évidemment en relation avec la marque) et d’animer les communautés ainsi constituées. La marque est alors projetée au coeur des conversations et en tirera nécessairement des bénéfices en terme de visibilité, de notoriété ou de retour commercial. Le gestionnaire de communauté joue une sorte de rôle d’abeille, qui polénise autour d’elle. (Lire ici les sept qualités du gestionnaire de communauté)
- Data Miner : statistiques, conversations, buzz, commentaires, votes, feedback… les entreprises qui ont une activité sur le Net génèrent nécessairement beaucoup de données. Dans le bruit ambiant, le « data miner » aura la responsabilité d’extraire les bonnes données, de les analyser et d’en tirer les enseignements pour améliorer la qualité des produits ou services de l’entreprise.
- Complete Storyteller : les technologies digitales offrent aux entreprises une palette d’outils pour s’exprimer : articles, photos, vidéos, podcasts. Rajoutez à ces contenus un peu d’interactivité, des jeux, des illustrations, etc. et vous obtiendrez un mixte auquel l’internaute ne pourra résister. C’est le rôle du « complete storyteller » que de savoir associer les différentes techniques d’expression possibles sur le Web pour offrir une voix cohérente et attractive à son entreprise.
Ces compétences ne sont pas exclusives. Une même personne peut, à la fois, être entrepreneur, gestionnaire de communauté et bon narrateur à l’aise avec tous les contenus riches.
Au contraire, la polyvalence et l’interdisciplinarité seront des atouts de plus en plus prisés.
Communication interne et externe, entreprise ouverte
En interne, l’usage approprié de ces compétence lubrifiera les canaux de circulation de l’information. La capacité de mettre en relation les personnes, de les faire interagir et échanger, de stimuler en ligne la dynamique d’un esprit de groupe peut rendre l’entreprise plus réactive et donc plus compétitive.
En externe, la gestion de communauté permettra à l’entreprise d’entrer dans des conversations permanentes avec ses stakeholders (clients, fournisseurs, associations, ONG, employés…). Ces conversations initiées ou entretenues par le gestionnaire de communauté mettront l’entreprise en phase avec son environnement économique, culturel, technologique et social.
Avec, là aussi, un gain de compétitivité à la clé.
Le lien vers l’étude américaine :
« Report Outlines Six Competencies News Organizations Need to Develop to Profit from Changes in Technology« .
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