Les raisons de mettre en place un blog professionnel

10 juin 2009

Merci à www.dix-katre.com

Dans certaines industries, les blogueurs sont devenus aussi importants que les journalistes

6 juin 2009

Le 2 et 4 juin se déroulait à Los Angeles un des rendez-vous les plus importants dans le monde du jeu vidéo, l’Electronic Entertainement Expo (E3). Le traitement général réservé aux blogueurs constituait l’une des particularités de cet événement et, au-delà, de l’industrie du jeu vidéo en général. Dans ce secteur, depuis quatre ou cinq ans, les blogueurs sont mis sur un pied d’égalité avec la presse traditionnelle. Le jeu vidéo s’affirme de ce point de vue comme précurseur dans l’évolution des modes de communication modernes. Damien Van Achter, community manager RTBF

Marques: les blogueurs sont vos premiers ambassadeurs

 » C’est sans doute une des premières industries à avoir compris qu’il fallait être en phase avec sa communauté, explique ainsi Damien Van Achter, community manager RTBF. Ces blogueurs sont des spécialistes, ils ont une vraie expertise et une rigueur dans leur travail. De plus, l’industrie du jeu vidéo à très bien compris que les blogueurs arrivaient à fédérer autour d’eux une importante communauté de fans.  »

Il s’agit d’une stratégie que n’importe quel secteur pourrait et devrait mettre en place, comme nous l’affirme Damien Van Achter: « Une marque ne pourra jamais contrôler  ce que ces utilisateurs disent  sur elle. Que ce soit en bien ou en mal. La marque doit donc faire une veille informationnelle pour savoir ce qui est dit, au risque sinon de se couper de sa base. L’industrie du jeu commence à récolter les fruits d’un tel travail« .

Les directions marketing s’intéressent aux blogueurs dans d’autres secteurs également

Cette attention spéciale portée aux blogueurs est-elle transposable dans d’autres secteurs que le jeu vidéo ? Certainement. Damien Van Achter mentionne une initiative prise l’année passée par Renaul. Le constructeur vait alors invité des blogueurs à tester la Renault Twingo. L’avenir semble donc être ouvert à ce genre d’initiative.
Les fans ne sont toutefois pas la seule communauté à pouvoir réagir aux sollicitations des marques. Parfois, ces dernières peuvent cibler des communautés de blogueurs en fonction de critères sociologiques et démographiques plutôt qu’en fonction de centres d’intérêt. Les « mamans blogueuses » (cf Maria Bailey), par exemple, sont l’objet d’une attention particulère des directions marketing. Elles reçoivent des échantillons gratuits. Elles reçoivent des invitations spéciales, explique cet article de Business Week. Exactement comme… des journalistes. Exemple avec la société américaine Aquion Water Treatment Products.
Mark Vance, chief marketing officer at Aquion Water Treatment Products in Chicago, conducted research with mommy bloggers on behalf of his firm’s RainSoft in-home water filtration and conditioning systems. « We realized that ‘protector moms’ are our target market, » Vance says.

Communication/marketing avec les blogueurs: quelques conseils

Par ou commencez, alors ? Voici quelques conseils aux entreprises, grandes ou PME :
  • Ne tentez pas de jouer l’esbrouffe. Misez sur une transparence totale lorsque vous prenez contact avec des blogueurs individuels
  • Dites que vous souhaitez les connaître. Donnez leur l’occasion de tester en primeur vos produits ou services
  • Apportez de la valeur ajoutée. Par exemple, organisez un événement où ils pourront rencontrer de visu d’autres blogueurs actifs sur la Toile
  • Tenez compte de l’effet viral de ces nouveaux modes de communication, en utilisant, par exemple, les réseaux sociaux tel Facebook.

A lire aussi:

Journalisme citoyen, la compétition automobile Nascar, aux Etats-Unis, s’adapte aux changements dans le paysage médiatique (Merci à Sam Piroton)

L’industrie du jeu vidéo a compris comment dialoguer avec sa communauté

3 juin 2009

[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/x9h3yh_d-van-achter-invitez-les-blogueurs_news]

« Je ne sais pas a quoi ressemblera ma société dans un an. Mais elle s’appellera Netlash »

28 avril 2009

Bart De Waele avait suivi une formation de comptable, avant d’être engagé dans une banque. En 2006, ce passionné de technologies de l’information lance Netlash, une agence de conception de sites internet basée à Gand. De deux fondateurs initialement, la société croît rapidement. Trois ans plus tard, ils sont quatorze. Sans le moindre centime d’euro dépensé en publicité…

Par contre, Bart De Waele est particulièrement actif sur les réseaux sociaux. Ils lui servent de plate-forme de visibilité, de canal marketing, d’outil de relation publique, de lieu de formation, etc. Tout a commencé avec le blog de Netlash. Bart De Waele partage ses expériences. Ses sentiments. Ses interrogations, comme en 2006 avec ce billet interpellant sur les critères locaux de recherche retenu par Google. C’était il y a trois ans. Parallèlement, Netlash s’est aussi dupliqué sur les sites de réseaux sociaux (Twitter, etc.).

Le principe de Bart De Waele: je donne, donc je reçois. « J’ai un business modèle open source, dit-il. Je mets mon expertise et mon savoir  gratuitement à disposition sur mon blog. Ce que je vends c’est le service.  L’implémentation des outils, des sites internet, etc. » explique Bart De Waele.

Mettre ainsi son expertise au vu et su de tous a permis à Netlash de se faire connaitre sans avoir recours au marketing traditionnel. Sa PME a pu s’en passer. Les clients et les contrats rentrent.

[dailymotion:http://www.dailymotion.com/video/x94e4a_netlash-change-is-inevitable_news]

Management: un fonctionnement par cellules autonomes

Netlash a adopté une politique innovante d’auto-marketing. Le mode de fonctionnement décentralisé de l’entreprise gantoise mérite également un coup d’oeil. Pas d’account managers ni de chaîne de commandement interminable. Mais un management par cellules indépendantes.

« Pour chaque projet, une cellule de trois personnes est créée. L’idée est de construire des petites entreprises au sein de notre société. Dans un environnement qui change de plus en plus vite, cela nous permet d’être beaucoup plus réactif » explique le cofondateur de Netlash. Cette façon de procéder permet d’économiser sur les salaires d’une hiérarchie qu’il aurait fallu mettre en place dans un système traditionnel. Cependant comme le dit Bart De Waele  » Nos employés ont donc beaucoup de responsabilités, ils doivent agir comme des mini entrepreneurs au sein de la compagnie  ».

L’avantage de cette méthode de management est la capacité d’adaptation de la société à son environnement. « Nous changeons tout le temps. Nous sommes en perpétuelle phase d’adaptation. Je ne sais pas dans quelle compagnie je travaillerai demain, mais je sais qu’elle s’appellera Netlash« , sourit Bart De Waele.

L’armée américaine encourage ses troupes à bloguer. A quand les entreprises?

21 avril 2009

L’armée américaine recommande a ses soldats de bloguer. Une blague ? Non. Après avoir interdit, en 2006, à ses troupes, de narrer leur vie et états d’âme dans les groupes, forums et réseaux sociaux sur internet, l’état-major US s’est ravisé. Le Général William Caldwell, un ancien responsable de la communication en Irak, recommande désormais de laisser les bidasses publier des billets sur des blogs et poster des vidéos sur Youtube.

L’officier justifie le volte-face par un un objectif principal : une communication plus transparente. « La couverture médiatique de la campagne d’Irak est foncièrement négative, constate Caldwell. Il ne convient pas de blamer les médias pour cela. Mais les citoyens américains veulent connaître l’expérience qu’en font les soldats sur le terrain, leur vision des choses ». Et d‘ajouter: « D’un côté, nous demandons à nos hommes sur le terrain de pouvoir prendre des risques calculés, d’intervenir d’initiative, avec jugement. De l’autre, dès qu’il s’agit de communiquer avec l’extérieur, nous avons tendances à faire croire à une absence totale de défaut, à des situation parfaite. On tend à minimiser tous les risques en ne les laissant pas s’exprimer ».

Le général souhaite ôter ce paradoxe. Caldwell va jusqu’à suggérer  d’équiper les soldats pour qu’ils puissent exposer leur sentiment, leurs réflexions et récits sur la Toile.

Mêmes arguments que pour les blogs d’entreprise

A écouter les arguments du Général Caldwell, on se dit que les partisans du blogging d’entreprise auraient ou pourraient user des mêmes pour inciter leur entreprise à ouvrir un blog. Si même la grande muette se met au blogging, pourquoi pas les grandes et moyennes entreprises, plus adeptes traditionnellement d’une politique de communication très encadrée ? Dell, GM, McCann, Leclercq, Crédit Agricole, Knallgrau,… sont passés au blog. AU niveau des plus petites entreprises, des PME, des starts-ups voient dans les blogs un moyen de marketing et de communication.

Tiens, pour mémoire, voilà quelques atouts d’un blog d’entreprise, repiqués chez Kingstartups. Les avantages du blog d’entreprise sont donc les suivants, pour des considération marketing, d’abord :

> Facile à développer, support peu onéreux (grâce à Typepad ou des CMS comme WordPress, Dotclear, Drupal)

> Format convivial, favorisant l’interaction

> On touche une audience que l’on n’atteint pas par la publicité traditionnelle

> On peut se servir de la communauté créée pour développer et lancer un produit

> Excellent complément de vos profils sociaux sur Internet (Linkedin, Facebook, Twiter, Viadeo, etc…)

> Accélère la visibilité de vos projets sur Internet, référencement supérieur à un site classique de PME car il y a le poids de la communauté + plus grand contenu et permet de se prémunir contre d’autres contenus sur Internet nuisibles à l’image de l’entreprise.

Dans la seule perspective des relations publiques, une dimension qu’on le veuille ou non, les entreprises ne peuvent négliger, les arguments du blogging sont également multiples. Référons-nous à ce sujet, par exemple, au consultant américain Brian Solis. Les entreprises de demain ne communiqueront efficacement que dans la franchise et la transparence, dit-il. Vu l’abondance de l’information sur le web, les conversations qui se tiennent en ligne, les défauts et les problèmes sont visibles tôt ou tard. Le blog est un bon outil pour adopter un nouveau type d’attitude.

Le général Caldwell, de l’US Army, n’a pas découvert autre chose…

Autre sources sur le RP blogging:

PR Media Blog

Questions d’influence (Ogilvy)

Enquête blogging d’entreprise (Belgique 2007)

Alain Thys (Future lab): « Le modèle publicitaire est devenu inefficace. Les créatifs se regardent le nombril »

1 avril 2009

« Les marqueteurs n’écoutent plus les consommateurs. Ils diffusent des messages que personne n’écoute. Résultat les entreprises investissent en vain » déclare Alain Thys, cofondateur de Future Lab, une société de consultance en stratégie marketing, basée à Bruxelles, Moscou et Shanghai, notamment.

« Le marketing, de métier est devenu une industrie à fabriquer du visuel (publicité TV, affichages, etc.). Cette industrie n’est plus efficace. Les créatifs se regardent le nombril. Les envies des consommateurs ne sont plus au cœur de ces préoccupations » explique Alain Thys.  « Les budgets en jeux et les liens entre les différents acteurs sont tel que beaucoup ont intérêt à garder un statu quo. Ce qui explique le peu de changement dans les pratiques du marketing » poursuit le consultant.

La crise du modèle publicitaire: annonceurs et clients mécontents

Le mode traditionnel de production publicitaire a atteint ses limites. Mais quelles sont les alternatives, alors ? Alain Thys livre quelques pistes pour développer un marketing efficace et innovant:

- Être à nouveau en prise avec le réel. Descendre dans la rue. Parler aux consommateurs. Arrêter de rester rivé sur les statistiques et des audiences brutes. En bref, promouvoir le dialogue avec ses clients.  C’est entre autre ce que propose le « gourou » en marketing Linda Resnik.

- Parler aux consommateurs potentiels au bon moment, sans importuner les autres. Le spécialiste en marketing prend l’exemple de l’achat de sa voiture  » au moment ou j’étais à la recherche d’une nouvelle voiture  une pub de 20 minutes étais la bienvenue. Aujourd’hui je suis imperméable à toute  publicité du secteur automobile »

- Ne pas être intrusif, ne pas s’imposer. Il faut proposer du contenu qui a de la valeur pour le consommateur. Que ce soit par un retour à l’origine du Soap opéra. Il s’agit à l’origine d’un show télévisuel créé pour vendre du savon (soap). Pas de coupure intempestive, juste un message d’introduction du style « Ce programme vous est offert par… ».  La création de jeux en réalité alternée (altenate reality game), est également une piste à explore. Il s’agit d’une sorte de jeux de piste améliorés dans lequel il y a un mix entre la réalité virtuelle et le monde réel. Le placement de produit dans des films est encore une autre voie. Quand à savoir si de telles pratiques ne vont pas dénaturer les produits culturels Alain Thys a confiance,  » Le consommateur aura toujours le dernier mot. Si des marques vont trop loin ou exagèrent, personne ne sera à l’écoute de leurs messages ».

Interview d’Alain Thys par Jean-Yves Huwart (Merci à l’Hôtel Marriot Bruxelles).

Bonus

Plusieurs de nos articles parlent de l’utilisation du blog en entreprise :

Gouvernement 2.0: l’administration du Portugal passe au blog (interview avec la Secrétaire d’Etat Maria Marques)

Six étapes pour apprendre le marketing à faible coût (2.0 )

Chez Microsoft, 1.500 employés tiennent un blog

Pourquoi les blogs sont de plus en plus utiles pour les entreprises

39% du Top 500 des gazelles américaines tiennent un blog

Pourquoi toute entreprise devrait commencer un blog

Alain Thys évoque dans cet extrait les avantages du blogging sur son business. « Ce n’est pas directement le blog qui va nous ramener des contrats. Mais il va nous permettre de rentrer plus facilement en relation, et d’assoir une crédibilité face à nos clients. » explique le marketeur.  Ce blog comptabilise 10 000 visiteurs par jour et une trentaine de contributeurs.

Photo: Flickr Chansiuman24

Gouvernement 2.0: l’administration du Portugal passe au blog (interview avec la Secrétaire d’Etat Maria Marques)

6 mars 2009

“Le modèle actuel est basé sur une structure hiérarchisée et inflexible. Tout est orienté sur l’offre. Les services sont fermés en silos et standardisés. L’accès est complexe. Et le sommet veut tout savoir… Dans l’avenir, nous voulons glisser vers un modèle beaucoup plus transversal, orienté vers la demande. Nous voulons une offre de services intégrés et personnalisée. Tout cela dans une parfaite transparence”. pict0522

Cette déclaration de foi émane-t-elle d’une société informatique en phase avec les nouveaux modes de communication interactifs ? D’un cluster de PME innovantes ? Non. Ces propos sont ceux de Maria Manuel Leitao Marques, secrétaire d’Etat en charge de la modernisation administrative du gouvernement portugais.

Comme d’autres pays, le Portugal s’est lancé voici quelques années dans le vaste chantier de la simplification administrative. Le programme SIMPLEX a permis, entre autres choses, d’instaurer un guichet unique pour la création d’entreprise (délai réduit de 52 jours à 37 minutes), de diffuser une meilleure responsabilisation des services publics, de centraliser les données administratives, etc.
Récemment, le gouvernement portugais a franchi un pas supplémentaire en direction de ce que d’aucuns nomment le gouvernement 2.0. “Fin 2008, nous avons lancé une boîte à suggestions en ligne, qui s’apparentait un peu à un blog”, explique la secrétaire d’Etat, croisée à l’occasion de la participation à une conférence au Caire.  “C’était une initiative temporaire. Le but était de recueillir les suggestions des usagers. En deux mois, nous avons collecté quelque 900 commentaires. Certains étaient de simples critiques. Parfois ils étaient très mal écrits ou peu compréhensibles. Mais d’autres étaient de vraies suggestions”.

L’une d’entre elles proposait de mettre en place  un système de page personnalisée pour chaque citoyen. “Nous avons retenu cette suggestion et mis en place une espace personnalisé en ligne, lors des contacts avec l’administration”, illustre la secrétaire d’Etat.

Gouvernement 2.0: le portugal passe donc au blog

A Lisbonne, l’expérience a été jugée suffisamment intéressante pour transformer la boîte à suggestions en blog permanent.“Il sera en ligne dans les jours qui viennent”, indique Maria Manuel Leitao Marques.

Pourquoi approfondir ?

“Nous voulions aller plus loin, répond la secrétaire d’Etat. Le blog boîte-à-suggestions restait une initiative relativement passive, car bilatérale. La nouvelle version donnera la publicité et la transparence aux suggestions. Nous risquons aussi de donner de la visibilité aux critiques. Mais nous assumons. Cela vaut la peine”.

Le gouvernement 2.0, c’est probablement l’avenir, souligne Maria Manuel Leitao Marques. Cela va changer très vite. La prochaine génération ne se contentera pas d’accéder à l’administration, ou de devoir donner son avis, via l’e-mail, uniquement. L’e-mail est dépassé. Ils seront plus exigeants. La difficulté réside, toutefois, aujourd’hui, dans notre capacité à offrir et à adapter ces nouveaux modes de communications pour les seniors et les personnes âgées”.

La secrétaire d’Etat évoque également une question d’image. “Ce blog participe aussi à l’oeuvre de démystification de l’administration, relève Maria Manuel Leitao Marques. Nous montrons ainsi que, derrière, ce sont des hommes et des femmes qui sont capables de montrer de la souplesse, d’écouter, et de corriger, s’il le faut”.

Quatre personnes ont la tâche de gérer et de répondre aux commentaires. Gouvernement 2.0 oblige: tous les commentaires recevront une réponse. Parfois, simplement un “merci” ou “nous avons bien noté”. Mais une réponse plus précise ou circonstanciée suivra. Au niveau du contenu, toutes les nouvelles initiatives seront publiées sur le blog et soumise aux commentaires des usagers.

Lire aussi sur le sujet

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Governement 2.0: The rise of Goverati

Suisse: les temps sont mûrs pour l’e-government 2.0

Lisbon Council: Government 2.0

La résistance interne de l’administration US aux outils 2.0 malgré Obama

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