« L’effet Whuffie » : un travail de traduction crowdsourcé pendant six mois, en utilisant Google Wave
28 juillet 2010
Voici quelques mois, nous avions publié sur Entreprise Globale un billet relatif au Whuffie factor, ce capital social qui devient une nouvelle forme de monnaie sur le Net. Une monnaie qui permet de nouveaux types de transaction.
Nous avions alors fait référence au livre de référence en la matière : « The Whuffie factor« , rédigé par la Canadienne Tara Hunt.
Ce livre vient d’être traduit en français, et publié chez Diateino, sous le titre : « L’effet Whuffie« . 
Un processus de traduction « crowdsourcé » sur Google Wave
Originalité de cette traduction : elle a été crowdsourcée. En d’autre terme, une poignée de volontaires répartis sur la Toile, se sont coordonnés à distance et de façon autonome sur internet pour mener à bien ce chantier.
Au terme de 3.000 heures cumulées de traduction, des centaines d’échanges sur Google Wave et un total de six mois de travail collaboratif, ils en ont ressorti le texte dans la langue de Molière.
Nous avons voulu savoir comment ils avaient procédé pour mener à bien ce travail. Quelles en ont été les contraintes et les facilités.
Au final, aussi, pourquoi jugeaient-ils important d’amener le contenu du livre de Tara Hunt auprès d’une audience francophone.
L’interview de l’équipe :
Qui êtes-vous ?
Nous ne sommes pas des traducteurs professionnels, c’est notre travail collaboratif qui nous a permis de réussir. L’objectif de cette traduction reposait sur un principe simple : que les traducteurs soient des connaisseurs des réseaux sociaux et des fans de l’ouvrage original de Tara Hunt pour ne pas dénaturer le message. Anthony était bilingue ce qui nous a bien sûr énormément aidés. Claude Durand, président de l’Institut G9+, avait déjà réalisé des projets de traduction.
C’est Luc Bretones, rédacteur de la postface, qui a permis la rencontre de l’éditeur Diateino et de Tara Hunt, ainsi que l’équipe de traduction : il est représentant de l’Institut G9+ et co-animateur des clubs Essec Business & Technologie et Centrale Marseille IT, spécialiste des communautés online. Il est également Directeur d’Unité chez Orange Business Services.
Combien étiez-vous ?
4 traducteurs, 1 relecteur principal, 7 rédacteurs de la préface, plus des amis relecteurs et porteurs de conseils. Soit plus de 3 000 heures de traduction en 6 mois d’un travail acharné en plus de nos emplois respectifs (voir la liste des participants au bas de l’interview).
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Les traducteurs sont amis depuis plusieurs années. Morgane et Rodolphe sont mariés et un bébé whuffie est en route !
- Luc Bretones est un des témoins de mariage de Rodolphe et Morgane.
- Claude Durand, Dominique Gibert de Diateino, Luc et Rodolphe participent aux mêmes réseaux de rencontres professionnels, notamment sur le thème des réseaux sociaux et du Web 2.0.
Qu’est-ce qui vous intéressait tous par rapport au concept du « Whuffie Factor » ?
L’Effet Whuffie (ou Whuffie Factor) est pour nous un phénomène majeur qui devrait révolutionner les mentalités françaises (et francophones). Si l’on prend le monde des affaires, Tara Hunt préconise l’authenticité dans les relations humaines à l’opposé de ce que l’on constate trop souvent. Ils donnent les clés de la réussite au sein des réseaux sociaux, terrains minés et incompris de beaucoup.
C’est aussi de nouveaux modèles économiques qui se dessinent où le capital social (dont le whuffie en est la monnaie) prend une part majeure dans la stratégie des entreprises. Le capital financier reste encore primordial, mais il passe au second plan. Tara considère que le capital financier devient substantiel lorsque le capital social s’accroit considérablement.
L’Effet Whuffie est l’apologie d’une économie de la générosité tangible, pragmatique et démontrée par de nombreux cas d’entreprises.
Qu’est-ce qui vous motivait ?
Etre persuadés que l’ouvrage représente un message crucial à l’attention des entrepreneurs, des entreprises petites et grandes et des sociétés francophones en général. L’Effet Whuffie traite de concepts d’actualité qui influenceront les mentalités pour les années à venir.
Et participer à une aventure entre amis décuple la volonté de réussir.
Pourquoi Google Wave plutôt qu’un wiki, basecamp ou un autre outil collaboratif ?
Nous aurions certainement pu le faire sur un wiki ou sur Basecamp ou avec les Google Apps. Lorsque nous avions commencé, Google Wave venait tout juste d’être mis à disposition des « early adopters » par parrainage. Nous l’avons testé par curiosité puis nous avons vite compris que ce serait « l’outil » ! Surtout, il permet de mettre en place aisément le versionnage des pages au sein d’un même wave.
Google Wave nous est apparu comme le seul outil qui nous permettait de pouvoir travailler plus de 3 000 h à 4 en temps réel. En effet, il permet de voir à l’écran les modifications des autres collaborateurs en temps réel. Basecamp ou les wikis sont de très bons outils, mais ils sont peut-être plus appropriés pour un travail collaboratif plus statique. Nous devions suivre les différentes versions de chaque page de manière très serrée pour aboutir rapidement à une convergence de nos opinions sur une traduction définitive de la page.
Nous nous sommes rapidement organisés en créant un wave par page ; puis nous avons convenu d’un processus de validation. Nous avons traduit une première version de chaque page à tour de rôle, puis nous perfectionnions la traduction tous ensemble.
C’était également une excellente opportunité, quoiqu’un peu risquée, de tester un tout nouvel outil qui à l’époque n’était qu’une « preview ».
Combien de temps a mis le process ?
A peu près 6 mois, quasiment tous les soirs et tous les weekends, à raison de 2 à 4 heures par page. Nous étions dans l’incapacité de travailler la journée puisque chacun de nous a un travail à plein temps. Nous utilisions alors le moindre temps disponible à la traduction. Par ailleurs, nous avons fourni un travail conséquent en recherche et documentation pour produire des notes de traducteur qui, nous l’espérons, seront utiles au lecteur. Le livre est accessible à tous les publics, initiés ou non à l’univers des réseaux sociaux.
Comment vous êtes-vous mis d’accord sur les versions finales ?
La méthode de travail s’est vite imposée. C’est un processus itératif tendu qui nous a permis d’aboutir. Nous nous sommes répartis les pages par groupes de 5. L’un de nous écrivait la première trame puis les autres apportaient leurs modifications avec une couleur différente par personne. Nous votions en mettant des « ok » à notre couleur pour voter pour les propositions que nous préférions. Parfois, nous avons eu de longs caviardages lorsque nous n’étions pas du même avis avant d’arriver à une tournure qui était la plus fidèle à l’idée d’origine. Ensuite, l’un de nous mettait au propre une version finale que nous annotions une dernière fois ou que nous validions directement.
Quid de l’adaptation locale (les exemples français, par exemple) ?
Bien sûr ! Un costume de chez Brooks Brothers devient un costume trois pièces de chez Boss. La métaphore « Faire circuler le mégaphone » est devenu « faire circuler le micro ». Mais les cas d’entreprise très détaillés sont bien sûr restés au nom de l’entreprise. Virgin America Airlines n’est pas devenue la compagnie aérienne Virgin France ou Air France.
Quelqu’un coordonnait-il ?
Oui, Rodolphe a coordonné l’ensemble de la traduction, notamment la relation avec la relecture de Claude Durand, la page d’avertissement, les remerciements et le site http://www.leffetwhuffie.com qui est en cours de construction. Claude, qui avait déjà mené des travaux de traduction, nous a également très bien conseillés sur les bonnes méthodes : processus de relecture et glossaire par exemple. Il y a eu aussi la relecture de quelques amis qu’il a fallu coordonner et intégrer.
Via leur réseau de connaissances, Luc et Rodolphe se sont également occupés d’organiser la préface collaborative et la signature des avis de 4ème de couverture avec les personnalités du Web 2.0.
Quid du review de l’auteur ?
Tara ne parle pas français mais nous étions en contact avec elle pour lui soumettre les questions essentielles et notamment la question du tutoiement. Nous lui avons expliqué lors de sa venue à Paris notre projet de tutoyer le lecteur du fait du rapport familier qu’elle entretient avec son lectorat et du tutoiement couramment employé dans la communauté francophone du Web 2.0. De même pour le projet de préface collaborative et le site communautaire http://www.leffetwhuffie.com.
Comment vous répartissez-vous les éventuels gains, s’il y en a ?
Tout ce qu’il y a de plus classique. Dans notre cas, nous avons des droits d’auteur répartis de manière égale entre les traducteurs.
Qui a financé l’édition ?
Les Editions Diateino.
Plus largement, où en sommes-nous en Europe par rapport à l’adoption des principes du « Whuffie Factor » ?
L’enjeu est en effet international et ne peut pas être ignoré. Aujourd’hui, si tout le monde sait qu’Internet est un média incontournable, nous devons également prendre conscience que les réseaux sociaux le sont d’autant plus. En Europe, on constate que de plus en plus d’entreprises appliquent les principes du marketing social, en essayant d’adopter la meilleure communication possible sur les réseaux sociaux. On voit apparaître des Community Managers par exemple ; et ces postes sont de moins en moins confiés à des stagiaires. Le concept reste très récent à l’échelle du web2.0 et une intervention dans les réseaux sociaux n’est pas toujours couronnée de succès. C’est pourquoi l’Europe et avec elle, les entreprises européennes, sont concernées par L’Effet Whuffie. Ce livre analyse de nombreux cas d’entreprises et proposent des méthodes qui ont fait leur preuve et la réussite de certains.
Liste des participants au projet de traduction « crowdsourcée » en français de « L’effet Whuffie » :
Les 4 traducteurs :
- Rodolphe Falzerana, Entrepreneur, Innovation & Community Management, co-organisateur d’événements de l’Institut G9+ et Centrale Marseille Alumni, blog : http://rodolphe.falzerana.com
Morgane Falzerana-Thebault, Responsable Recrutement pour les sociétés CGPI Associés et Arkanissim Finance,
- Anthony Webster, Ingénieur logiciel responsable du développement d’applications en ligne dans le secteur médical,
- Habib Benhassine, consultant en management
1 relecteur principal : Claude Durand, président de l’Institut G9+
7 personnalités pour la préface (dont Luc Bretones et Rodolphe Falzerana) :
Jean-Michel Billaut, président fondateur de l’Atelier BNP Paribas. Créateur du e-billautshow : http://billaut.typepad.com.
- Laetitia Mailhes, journaliste à San Francisco, où elle vit depuis 1997, ancienne correspondante pour Les Echos, immergée dans l’innovation de la Silicon Valley. Elle se consacre depuis 2010 à un projet de sensibilisation du grand public aux enjeux de l’agriculture durable grâce aux outils collaboratifs du web.
- Jean-François Ruiz, co-fondateur de l’agence webmarketing PowerOn & blogueur depuis 2005 sur webdeux.info
- Nicolas Vanbremeersch, HEC, est le fondateur de Spintank, une agence qui accompagne entreprises et institutions dans le web social. Il est par ailleurs blogueur (versac), et l’auteur de De la démocratie numérique (Editions du Seuil, 2009)
- Roxanne Varza, rédactrice en chef de TechCrunch France (@TCFR), co-organisatrice de Girls in Tech Paris (@GITParis).
Sans compter tous les amis des réseaux sociaux et d’ailleurs..
« L’hybridation des technologies rend l’innovation en réseau totalement incontournable »
28 juillet 2010
Le crowdsourcing gagne en popularité dans les entreprises
15 juillet 2010
Qu’ont en commun General Electric (GE), l’un des plus grands groupes industriels du monde, et la chanteuse britannique Lily Allen ?
L’un comme l’autre recourent aujourd’hui au crowdsourcing.
En d’autres termes, ils s’ouvrent et font appels aux contributions extérieures, d’où qu’elles viennent, afin de leur permettre d’amener de nouvelles idées, de stimuler leur créativité et de diversifier leur offre.
L’un comme l’autre recourent aujourd’hui au crowdsourcing.
En d’autres termes, ils s’ouvrent et font appels aux contributions extérieures, d’où qu’elles viennent, afin de leur permettre d’amener de nouvelles idées, de stimuler leur créativité et de diversifier leur offre.
GE organise un concours d’innovation dans les CleanTech
GE vient de lancer un concours majeur, la « GE open-innovation competition », dotée de 200 millions de dollars.
Objectif : accélérer son développement dans le domaine des technologies vertes. Le public pourra voter pour les meilleures pistes et idées. Les suggestions les plus percutentes pourront recevoir 100.000 dollars et plus… De mêmes, les startups les plus prometteuses pourront bénéficierions d’investissements généreux.
« Nous voulons puiser dans le potentiel de la cloud industry,a expliqué Jeffrey Immelt, le CEO de GE, faisant référence au cloud computing, l’informatique distribuée qui révolutionne aujourd’hui le secteur IT. Nous avons besoin de votre capacité innovation. Vous avez besoin de notre taille, pour atteindre les marchés« .
Small et Big ne sont aujourd’hui beautiful qu’ensemble, dirait-on…
Lily Allen : un clip à 2.000 voix
Pour le clip de « The Fear », de son côté, Lily Allen a fait appel à quelque 2.000 contributeurs qui se sont filmés en vidéo.
Résultat: une séquence composée de centaines de micro-clips.
Lily Allen « The Fear. » mk II from phil tidy on Vimeo.
La chanteuse n’est pas la première à utiliser ce procédé. Des spots publicitaires ont déjà été réalisés en compilant des centaines d’images d’amateurs.
Mais dans les métiers culturels, l’usage du crowdsourcing grandit également… Le réalisateur Ridley Scott s’y met aussi.
Le crowdsourcing gagne en visibilité : Monsieur Toutlemonde devient le département R&D…
Les exemples de mise en place de structures d’innovation participatives sont chaque mois plus nombreux. 
Le groupe Fiat, par exemple, a récemment inauguré un programme de crowdsourcing pour le développement d’un nouveau modèle: la MIO.
Cette voiture compacte est destinée au marché brésilien. Les internautes lusophones pourront soumettre leurs idées en matière esthétique, techniques, etc. Ils seront aussi appelés à voter pour les meilleures propositions.
« Il s’agit d’une approche open-source appliquée à l’automobile », laisse-t-on presque entendre chez Fiat.
Le fabricant de produits de grande consommation Procter & Gamble s’est aventuré, voici plus longtemps, sur le terrain du crowdsourcing, avec son concept d’innovation Connect & Develop. Avec succès, semble-t-il.
La société américaine de location de films en ligne Netflix, quant à elle, récompense depuis plusieurs années les meilleures suggestions faites pas des équipes de développeur pour améliorer son système de recommandation automatique (Cinematch). Grâce à cela, la firme à pu sensiblement perfectionner sa plate-forme.
Le crowdsourcing, bientôt la norme en matière d’innovation ? Pas si vite…
A ce rythme, le crowdsourcing s’imposera-t-il un jour comme une façon naturelle d’organiser l’innovation d’une entreprise, peut-on penser ?
Prudence, prudence…
« Le crowdsourcing est un moyen pour les entreprises – en particulier pour les PME – d’avoir accès à un potentiel global, en utilisant notamment Internet », commentait récemment Klaus-Peter Speidel, fondateur d’Hypios, une plate-forme d’innovation collaborative, sur le site de l’Atelier numérique.
Un bémol, toutefois :
« La difficulté, c’est que ces petites et moyennes entreprises doivent avoir les ressources internes suffisantes pour évaluer la qualité des solutions qu’elles trouvent sur la Toile ».
Dès lors, pour Klaus-Peter Speidel, le crowdsourcing ne correspond en un sens qu’aux entreprises déjà innovantes. Non pas celles ayant déjà toutes les idées à leur portée, mais celles possédant l’ensemble des compétences techniques pour les réaliser une fois qu’elles ont émergé.
Créer et entretenir un réseau
26 mai 2010
De l’usage des médias sociaux dans les environnements business to business
12 mai 2010
Entretien avec Google Benelux: on y parle de pub, des partenariats locaux et de l’avenir du mobile
5 mai 2010
Google est fait de chair et de sang. En Europe, le moteur de recherche a créé des équipes dans un certain nombre de pays. La firme y loue même des bureaux physiques.
A Bruxelles, nous avons rencontré Julien Blanchez, le directeur marketing de Google pour la Belgique et les Pays-Bas.
La firme de Mountain View occupe une douzaine de personnes dans le quartier européen, à un jet de pierre du Juste Lipse, le bâtiment du Conseil des ministres européens, et du Caprice des Dieux, où siège le Parlement européen.
Le staff belge partage ces locaux avec leurs collègues actifs au niveau des relations avec les institutions européennes. Console de jeu, couleurs chamarrées, baby foot,… : rien ne manque dans l’iconographie classique de l’entreprise web californienne.
Quelques semaines plus tôt, Larry Page, l’un des deux célèbres fondateurs de Google, était assis à l’endroit où nous nous tenons. « Nous avons discuté de choses et d’autres en mangeant une pizza », confie Julien Blanchez.
Google, la plus grande agence pub du monde… sauf en Belgique…
L’une des tâches du directeur marketing de Google est de convaincre les PME locales de recourir aux adwords, ces mots-clés sponsorisés qui ont fait la fortune du groupe.
Grâce aux adwords, que l’on trouve sur la colonne de gauche du site, Google est passé du rang de start-up à celui de multinationales. En une décennie à peine, le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise a dépassé les 20 milliards de dollars, pour plus de 20.000 personnes employées dans le monde.
Si les entreprises de nombreux pays achètent des adwords en masse, pour positionner leurs produits ou services sur le Net, il n’en est visiblement pas de même en Belgique.
Alors que, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, 80% des adwords sur Google sont achetés par des entreprises locales, en Belgique, les entreprises belges ne représentent que 40%. Autrement dit, les entreprises qui, en Belgique, achètent de la présence à côté des réquisitions sur Google, à 60%, sont des entreprises étrangères, explique Julien Blanchez.
Sachant que la plupart des internautes belges opèrent leur recherche en ligne en passant pas Google, cette situation signifie probablement un réel manque à gagner pour l’économie nationale, estime-t-on.
Google, une entreprise du coin ?
Google en Wallonie, c’est aussi cet énorme centre de données installé à proximité de Mons… mais dont on ne peut dire finalement que peu de choses. La discrétion est d’or, chez Google, en ce qui concerne cet infrastructure hautement stratégique. 
Pour autant, le moteur de recherche développe aujourd’hui une politique d’ancrage local dans les pays où il est actif. La firme de Moutain View a ainsi lancé un récent partenariat avec la STIB, la société des transports publics bruxellois, pour l’utilisation de Google Transit. Les affiches sont d’ailleurs visibles dans les stations de métro de la Capitale.
« Nous espérons multiplier ce type de partenariat local dans l’avenir », affirme Julien Blanchez.
Google Earth, Android, Apps, Energy… Des dizaines d’innovations
« Google veut organiser l’information du monde ». Tel est toujours le leitmotiv du groupe californien.
A côté de son moteur de recherche, Google a déployé une multitudes de nouveaux services, gratuits pour la plupart, en phase avec cet objectif.
Ces innovations s’appellent Google Maps, Google Earth, Ocean, Street View, etc….
« Il y a la volonté d’identifier toutes les zones d’activités où existe une inefficience », explique Julien Blanchez.
Vu la montée en puissance de l’internet mobile, Google se doit aussi, aujourd’hui, de se positionner sur cet univers. Tel est le pari du système opérationnel Androïd, développé par Google, pour les smartphones.
Montée en force du web mobile, Google veut en être avec Android…
« Aujourd’hui, il y a plus de téléphones portables en circulation dans le monde que de montres ».
Grâce à Androïd, Google entend conserver son rôle de leader sur le Web.
Le grand adversaire, cette fois-ci, se nomme Apple, avec ses vedettes, l’iPhone et l’iPad.
« Pour l’instant, toutefois, la priorité est de faire avancer le marché du data et des services en ligne, argue Julien Blanchez. Nous avons intérêt, tous, à ce que cet univers du data mobile se développe. Là concurrence pourra toujours s’exprimer ensuite ».
Entretien réalisé en collaboration avec l’AWT, dans le cadre de la séquence ADN IT
Bonus
Ci joint, l’interview de Sergey Brin réalisée par Entreprise Globale à San Francisco, en mai 2009
« L’entreprise 2.0 n’est plus un gadget, mais une réalité tangible dans un nombre grandissant d’entreprises »
3 mai 2010
Stuart McIntyre est un consultant britannique, expert dans le domaine de la collaboration en entreprise et, plus précisément, du concept d’Entreprise 2.0.
« L’Enterprise 2.0 n’est plus un simple gadget, un effet de mode vendu par quelques initiés, défend-il. La notion d’entreprise 2.0, et tout ce qu’elle véhicule en termes d’ouverture, de décloisonnement et de collaboration, devient une réalité pour un nombre grandissant d’entreprises. La collaboration et le partage spontané de connaissances que permet l’utilisation des nouveaux outils sociaux aident aujourd’hui les entreprises à devenir plus plus productive et plus innovantes. En d’autres mots, plus compétitives « .
« Notons néanmoins que la mise en place d’une philosophie de l’Enterprise 2.0 n’est pas qu’une question d’outils informatiques, s not only a matter of using online social tools, insiste le consultant, qui s’exprimait à l’occasion du Blug 2010, une conférence organisée par IBM Lotus à Brussels. L’Enterprise 2.0 implique un changement culturel, de nouveaux comportements ainsi que l’adhésion de la direction. Cette métaphore nécessite l’adhésion du leadership de l’organisation. Le défi se situe en grande partie au niveau des pratiques de management ».
L’ adoption d’un modèle d’entreprise 2.0 peut tirer le potentiel d’innovation de l’entreprise vers le haut. Elle ne supprime cependant pas l’utilité d’un département de recherche et développement (R&D). Néanmoins…
« Une entreprise sera amenée de plus en plus souvent à se demander le coût que représente pour elle le fait de ne pas puiser et valoriser les idées innovantes générées dans ses autres départements, que ce soit le départment commercial, marketing, ressources humaines ou comptabilité… »
Comment la concurrence interne aurait tué l’innovation chez Microsoft
13 avril 2010
La console de jeux Xbox 360, la table-écran Surface, Microsoft Visual Studio, Windows Mobile 7 ou le Microsoft Kin, le nouveau téléphone « social du groupe de Redmond,… Le flot de annonces de nouveautés ne se tarit pas chez Microsoft. Au contraire. Les communiqués de presse ont même tendance à pleuvoir. 
Depuis une trentaine d’années, la compagnie fondée par Bill Gates bat la mesure du secteur de l’informatique particulière et professionnelle.
Certes, l’entreprise alimente aussi l’actualité des autorités de la concurrence des deux côtés de l’Atlantique.
Mais grâce à ses milliards de dollars de trésorerie, Microsoft demeure l’un des joueurs les plus importants du monde des technologies de l’information et des communications.
En dépit de ce qu’en disent ses détracteurs, Microsoft est toujours là.
Microsoft, suiveur plutôt que pionnier…
Reste que, malgré tout, que ce soit dans le domaine de la mobilophonie ou de l’entertainment, Microsoft semble avoir enfilé un costume de suiveur face à Apple, Google ou encore Nokia. Ces derniers ont compris avant lui l’évolution des comportements des consommateurs.
Pour Dick Brass, un ancien vice-président de Microsoft entre 1997 et 2004, Microsoft n’innove carrément plus !
Ce dernier l’a confié le mois dernier dans un article d’opinion paru dans l’édition en ligne du New York Times.
« Microsoft occupe quelques centaines parmi les plus brillants ingénieurs du globe (…) La firme a dégagé un bénéfice cumulé mirobolant de plus de 100 milliards de dollars sur dix ans (…) Et pourtant, le groupe est en échec... », analyse Dick Brass.
Aujourd’hui encore, la rentabilité de Microsoft provient essentiellement de la vente de ses deux « anciens produits »: le système opérationnel Windows et la suite bureautique Office. Il faut bien le dire, les autres coûteuses tentatives de diversification entamées depuis plusieurs années n’ont jusqu’ici rien produit de véritablement concluant pour le renouvellement du groupe.
« Chez Microsoft, un système conçu pour frustrer l’innovation »
En fait, estime Dick Bras, l’entreprise s’arrange constamment pour frustrer les efforts déployés par ses employés les plus visionnaires.
« Bien avant l’invention de la liseuse Kindle d’Amazon, des experts en graphismes avaient développé un système très performant d’affichage de texte pour la lecture sur écran. Cette technologie donnait une avance à Microsoft dans le domaine des e-Books. Ce succès, toutefois, faisait de l’ombre à d’autres départements (…) Des responsables en charge de Windows et de Office ont systématiquement dénigré le produit. Un autre directeur a promis de soutenir la technologie en interne seulement… s’il pouvait en obtenir le contrôle dans sa sphère d’attributions (…) Nous avons ainsi perdu dix ans… »
Autre exemple de guérilla interne, selon Bras, avec un prototype de tablette PC, telle que le désormais célèbre iPAd, dont le développement avait coûté plusieurs centaines de millions de dollars :
« Le responsable de Office a refusé d’adapter la suite logicielle pour l’utilisation de la tablette qu’il n’aimait pas (…) Neuf ans plus tard, il n’est toujours pas possible d’utiliser Office sur un Tablet PC«
La concurrence interne stimule… si elle ne détruit pas…
La concurrence interne n’est pas une réalité propre à Microsoft. Elle stimule d’ailleurs (parfois ou souvent, selon les avis) l’énergie et la créativité au sein de l’organisation.
« Le danger, poursuit Dick Bras, apparaît quand la compétition interne devient incontrôlée. Chez Microsoft, la concurrence interne a dérapé. Elle a accouché d’une culture d’entreprise destructrice, qui a permis aux départements historiques de contre-carrer très souvent les initiatives d’équipes et de projets nouveaux »
L’émulation interne est indispensable à l’entreprise. Qu’est-ce qui apporte le plus, cependant, pour l’entreprise: la concurrence ou la collaboration interne ?
Dick Bras, n’en doutons pas, penche plutôt pour la seconde…
Facebook passe devant Google : le web est aujourd’hui clairement social
24 mars 2010
Cela n’a rien d’une anecdote:
Aux Etats-Unis, Facebook vient officiellement, pour la première fois, de passer devant le moteur de recherche Google, en nombre de visites sur une semaine.

(source : http://www.sneijers.net)
Il ne s’agit en pas d’un accident. Comme l’indique la courbe ci-dessus, la tendance semble lourde. Facebook, le plus grand réseau social du monde, avec plus 400 millions d’utilisateurs à ce jour, semble en mesure d’ôter à moyen terme la couronne de site web le plus utilisé du monde du chef du moteur de recherche américain.
Internet est dorénavant social, et Facebook bat la mesure
En fait, le basculement s’est déjà produit. Internet est aujourd’hui est aujourd’hui devenu majoritairement social.
Certes, si Facebook continue de grandir rapidement en termes de nombre d’utilisateurs, le réseau social reste un poucet en regard de Google sur le plans des revenus. Le chiffre d’affaire de Facebook pourrait atteindre 1 à 2 milliards de dollars en 2010,… douze fois moins que le moteur de recherche.
Facebook n’en marche pas moins que son aîné. Le service publicitaire Facebook, notamment, de part sa précision, semble promis à un très bel avenir.
Par ailleurs, désormais, de plus en plus de conversations, d’echanges de contenus et de créations d’information prennent place directement sur Facebook. Des entreprises sautent à présent l’étape de la mise en ligne d’un blog, voire même d’un site internet, pour se concentrer leur présence digitale seulement sur leur page Facebook ou leur compte Twitter.
Google Social Search : la course après le web social
Google n’a pas encore perdu la partie. Loin de là. Malgré quelques revers, dont le retour de flamme actuel en Chine, la firme de Moutain View demeure très lourdement armée.
Néanmoins, plusieurs initiatives récentes de Google laissent transparaître une posture défensive.
L’entreprise a dû conclure un accord financier avec Twitter pour pouvoir indexer ses contenus. Google subit d’autre part la critique des internautes en raison du manque d’instantanéité de ses résultats de recherche. L’indexation des contenus web demande encore plusieurs jours, parfois.
Il y a peu, Google a annoncé plusieurs action montrant son évolution vers un outil de recherche intégrant davantage de fonctionnalités sociales. Pas toujours avec grand succès, jusqu’ici.
Le réseau social Orkut, qui a déjà quelques années, ne parvient toujours pas à percer au-delà d’un nombre restreint de pays.
Beaucoup plus récemment, Google Buzz n’a pas rencontré son public, c’est peu de le dire.
Google touche à son core business
Avec Google Social Search, la firme de Mountain View touche maintenant à son coeur de métier.
Le service, toujours en version beta, illustre le fait que le web social a dorénavant pris le succession du web original, à partir duquel Google a pris son essor.
Google Social Search se base sur le graphe social auquel Google a accès, via ses différents services périphériques comme Gmail, Google Docs, etc.
De la sorte, cependant, Google reconnaît implicitement que les recommandations de nos amis, pairs et connaissances est devenu plus pertinent que l’algorithme de son moteur de recherche.
Or, de ce point de vue, pour analyser le graphe social des individus, il n’est pas certain que Google soit dans une meilleure position que Facebook…





