Demain, les nouvelles entreprises démarreront peut-être toutes d’un espace de Coworking
9 novembre 2010
Imaginez, demain, quelqu’un, porteur d’un projet, qu’il veut transformer en entreprise. Naguère, il/elle pouvait démarrer de chez lui/elle. Travailler sur la table du salon, dans son garage, dans une pièce aménagée en bureau, s’il/elle le pouvait… De 8h30 du matin à 17h00 avant que les enfants rentrent, il/elle ne voyait personne, à moins d’avoir planifié quelques rendez-vous durant la journée… 
Dans les premiers mois d’activité, par ailleurs, le candidat entrepreneur « perd son temps » dans d’interminables navettes avec les guichets chargés de l’aider : pour telle inscription, telle demande de subside, tel enregistrement, tel rendez-vous avec un coach, telle discussion avec le comptable, l’avocat, des investisseurs potentiels, un graphiste, etc.
Quid s’il était possible de rompre cet isolement pesant et s’il était possible d’éviter ce long marathon des procédures, administratives et autres ?
En d’autres termes, plutôt que de faire le tour des prestataires indispensable au démarrage de l’activité, si ces derniers venaient à l’entrepreneur ?
Le Coworking, une réponse à plusieurs problèmes
Le coworking est une réponse commune à plusieurs de ces soucis de départ de tout entrepreneur.
Mais c’est bien d’autres choses aussi.
Le coworking, ce sont des espaces ouverts dans lequel des entrepreneurs, des travailleurs freelance et, parfois, de télétravailleurs, s’installent pour travailler chacun sur leurs projets respectifs.
Les interactions qui naissent donnent le jour à un véritable écosystème dynamique. Les uns apprennent des autres. Les membres font profiter les autres de leurs réseaux. De multiples compétences se croisent dans ces espaces ouverts. Les réussites sont célébrées et génèrent de l’émulation à l’intérieur et à l’extérieur des espaces de coworking. La communauté est la raison d’être du coworking.
Les opérateurs de tous ordres (publics, financiers, prestataires de service…), de leur côté, peuvent trouver dans les espaces de coworking un lieu central où toucher ce public à priori très dispersé des entrepreneurs et travailleurs indépendants. Gain de temps et d’énergie pour tous…
Les espaces de coworking permettent, par ailleurs, de réduire les coûts de démarrage d’une activité. Les utilisateurs paient en effet à l’usage et non sur base d’un bail mensuel (qui grève souvent le déjà maigre budget de départ…).
Enfin, ces espaces de coworking, lorsqu’ils se mettent en réseau les uns avec les autres, décuplent le rayon d’action potentiel de leurs membres. Un entrepreneur basé à Lyon souhaite savoir comment son approche commerciale serait perçue à Munich ? Les relais activés entre espaces de coworking devraient faciliter la possibilité d’entrer avec la ou les bonnes personnes sur place…
L’essor très rapide du Coworking aux Etats-Unis et en Europe
Voici deux ans, le mouvement du coworking n’était encore qu’une vaguelette. Ce dernier s’est aujourd’hui transformé en forte houle…
Près de 300 espaces de Coworking auraient aujourd’hui vu le jour aux Etats-Unis. De nouveaux ouvrent espaces leurs portes chaque semaine, sur les deux côtés comme dans les villes du Middle West.
Cette semaine, Michael Bloomberg, le maire de New York, a annoncé son soutien financier à l’ouverture d’un business incubator/coworking space dans le Bronx d’une capacité de 400 entrepreneurs.
L’Europe n’est pas en reste. Plus de 140 espaces de Coworking ont ouvert ces dernières années (voici une liste). Idem, ce n’est visiblement qu’un début.
Des projets d’ouverture d’espaces de coworking écloses dans un nombre grandissant de villes du Vieux continent.
Quelques statistiques apparaissent également.
Selon une enquête menée par le magazine en ligne Deskmag à Berlin, l’usager typique d’un espace de Coworking a entre 30 et 40 ans. Les femmes représentent 40% des « coworkers ». Ils sont aujourd’hui la générations des « laptopreneurs« .
La première conférence européenne consacrée au Coworking, à Bruxelles, les 19-20 novembre prochains 
D’ici quelques années, les candidats entrepreneurs ne se poseront sans doute plus la question : leur premier réflexe, pensons-nous, sera de s’informer et de rejoindre un espace de coworking dans sa ville…
A moyen ou long terme, toute entreprise nouvelle pourra dire, après quelques exercices d’existence : je suis née dans un espace de coworking.
C’est parce que nous entrevoyons cette évolution que le think tank Entreprise Globale est à l’initiative de la première conférence européenne consacrée au Coworking : Coworking Europe 2010.
Celle-ci se tiendra au Hub Brussels, à Bruxelles, les 19 et 20 novembre 2010 (voici le programme). Inscriptions ici.
Déjà plus d’une centaine de personnes se sont inscrites, venant d’une vingtaine de pays différents !
Babelio : « J’ai réussi à monétiser une communauté 2.0 dans le domaine du livre »
19 octobre 2010
Worksnug: la boussole du travailleur nomade
11 juin 2010
Vous êtes en déplacement à Paris. Vous cherchez un lieu abrité, où vous pourrez travailler deux heures, entre deux rendez-vous.
Problème: vous ne connaissez pas le quartier. Encore mois, dans les environs, un bistrot offrant à ses clients une connexion Wi-Fi ouverte et de bonne qualité… De toute façon, le McDo est trop loin… 
Ouf, Worksnug vient à votre secours :
« Le Mistral, 2 place du Châtelet. Le café dispose en outre de prise électrique où brancher son ordinateur portable. L’endroit n’est pas trop bruyant !« , vous informe le site internet.
Une communauté mondiale de travailleurs nomades
L’idée n’est pas unique. Plusieurs sites internet, comme Café-Wifi, alimentent des bases de données d’espaces Horeca offrant aux travailleurs nomades la possibilité de s’installer et de turbiner.
Worksnug, toutefois, se veut un service mondial. Une même base de données d’espaces publics dotés des facilités appropriées au travailleur nomade, que l’on soit à Paris, Bruxelles, Rotterdam, Londres ou Chicago…
Ce n’est pas tout. La firme entend resserrer les liens en participant à la création d’une communauté dans laquelle peuvent se retrouver les « mobile workers »… souvent isolés dans leur univers.
« La ville est aujourd’hui le bureau de tout travailleur nomade »
Worksnug, une base de données crowdsourcée
La cartographie des espaces conviviaux fournie par Worksnug est le fruit des inputs renvoyés par les internautes.
Chacun est invité à enregistrer sur le site chaque nouvel espace « mobile worker friendly » qu’il identifie. Condition de base : une connexion WiFi de bonne qualité est disponible.
La plate-forme permet aussi de qualifier l’espace et d’émettre des recommandations : existe-t-il des prises de courant ? des recoins à l’écart plus calme ? quid des consommations ? etc.
A ce jour, Worksnug recense par exemple 77 café ou espaces horeca dans le centre d’Amsterdam. Quelque 887 à Paris.
Le registre ne demande qu’à grandir.
Plongeon dans la réalité augmentée
Enfin, Worksnug a également mis au point une application de réalité augmentée pour iPhone. Démonstration dans la vidéo ci-dessous :
Juste une consultation sur son smartophone, et les oasis pour travailleurs nomades les plus proches apparaissent sur l’écran. Avec les informations pertinentes que recherchent, en théorie les intéressés.
Worksnug, une initiative à soutenir par nos contributions !
De l’art de l’innovation instantanée
8 avril 2010
Jusqu’ici, le processus d’innovation pouvait s’étaler sur la durée. Il se terminait par un nouveau produit ou service.
Ce schéma, très répandu, arrive de nos jours en fin de cycle
Avec la montée en puissance des nouveaux supports de communication, aux conversation, l’innovation deviendra (peut-être) quasi instantanée.
Mais aussi permanente, grâce à l’input des clients.

Alerté par un « fan », le fabricant de ciseaux Fiskars modifie son produit presque en temps réel
Le groupe d’origine finlandaise Fiskars évolue depuis quelques années selon le tempo fixé par ses utilisateurs.
Pour la petite histoire, ce fabricant d’outillage domestique (ciseaux, perforatrices, etc.), qui occupe près de 4.000 personnes dans le monde, a mis en place une série de plates-formes en ligne, sur lesquelles les usagers peuvent converser, s’échanger leurs trucs, bonnes pratiques, ou encore suggérer de nouvelles idées à la marque…
Firskar a créé un environnement unique pour les passionnés de scrapbooking (collage artistique de photos). Le site est devenu un vrai lieu de rendez-vous pour les passionnés de cet art.
Cette approche intégrée, mêlant la création d’un écosystème en ligne, le renforcement non virtuel des liens avec des magasins indépendants et des communautés d’instituteurs, a permis à Fiskars de tripler ses ventes en quelques années.
Les ingénieurs en prise directe et immédiate avec les utilisateurs
Au delà de la performance commerciale, la stratégie de Fiskars a aussi amené les ingénieurs et concepteurs des produits Fiskars à se rapprocher de la communauté des utilisateurs et fans des activités soutenues par la marque.
Cette proximité, parfois tellement étroite, permet aujourd’hui aux équipes chargées d’apporter l’innovation dans la gamme de réagir beaucoup plus vite aux signaux envoyés de l’extérieur.
Exemple, relayé par Whatsnextblog :
« Une dame se plaignait d’un type de papier glacé produit par une filiale de Fiskars. Selon elle, ce papier s’incurvait et se retournait quand il était apposé sur certaines surfaces plus dures ou quand elle le laissait dans sa voiture. En fait, la chaleur dégradait le papier. Alerté ainsi peu de temps avant de passer à une phase de fabrication impliquant de très gros volumes, la filiale de Fiskars en question a revu la formule et résolu le défaut [économisant ainsi de gros frais de rappel ou liés à des stocks invendus]« .
Ce type d’expérience, et d’autres, plonge aujourd’hui Fiskars dans un modèle d’innovation quasi instantanée…
L’innovation instantanée, en temps réel, n’est plus une exception
L’innovation instantanée n’est plus une exception. Même si elle est encore rare…
Voyons comment la plate-forme d’échange de vidéos Youtube, par exemple, innove et améliore en temps réel la mise en page de son service sur base, au gré des commentaires directs envoyés par les utilisateurs.
La récente refonte graphique du site de partage de vidéos n’a pas laissé les internautes indifférents.
Anticipant sur le flot de réactions, la filiale de Google a mis en place une cellule pour capter et analyser les remarques dès qu’elles arrivent; puis d’apporter les corrections et mettre en pratiques les suggestions émises, s’il y a lieu, le plus rapidement possible. Soit quelques jours ou quelques semaines plus tard.
Le site internet Mashable a visité cette war room de Youtube.
Selon le journaliste, le membres de cellules collectent et rassemblent les feed back dans un document partagé (Google Doc) unique. Celui-ci est visible sur un écran géant.
Après quelques discussions, les membres du groupe mettent immédiatement en exécution les propositions pertinentes. Exemple:
« The discussion around the video rating system was one of the most interesting parts of the meeting. The team spent a significant portion of their time addressing user concerns surrounding the removal of the 5 star rating system and the implementation of the thumbs-up and thumbs-down system. A common complaint was that people missed seeing the total ratings numbers, which provided users context about the video. For example, by seeing how many people rated a video, users could quickly tell how popular a video was or whether it was simply a rickroll in disguise”, rapport Mashable.
Notons que toutes les décisions de changements ne sont pas prises immédiatement par la cellule.
Important, néanmoins, pour entretenir la motivation des utilisateurs à fournir leur feed back, l‘équipe Youtube communique en toute transparence sur son blog au sujet des changements apportés… ou justifie pourquoi elle n’a pas suivi les suggestions soumises.
Le lancement n’est qu’une étape du processus d’innovation, pas une fin
L’approche de Youtube, ou de Fiskars, contrairement à l’approche traditionnelle, ne consiste cpas à lancer un nouveau produit, service ou conditionnement puis de joindre les mains en espérant que le consommateur accrochera à la proposition.
Pour des entreprises, le lancement n’est qu’une étape dans le processus d’innovation. Un appel à réaction qui permettront ensuite d’affiner la proposition. Le lancement n’est pas une fin en soi.
« What my trip to the YouTube War Room clearly demonstrated was that the video page redesign isn’t done — it’s only just begun« , relève le journaliste de Mashable.
Evidemment, cette approche requiert, comme nous l’écrivions, une grande réactivité et la capacité d’apporter les améliorations concrètes, donc d’innover, en un temps plus que court. Quasi immédiat.
Les tendances du marketing 2.0 en 2010
6 février 2010
Dix tendances qui devraient se confirmer en 2010
8 décembre 2009
Exercice de style habituel au mois de décembre : les prédictions pour l’année qui vient. Le magazine américain Forbes est l’un des premiers à s’y risquer, en collaboration avec le consultant Catalyst. N’oublions pas que nous n’entamerons pas seulement, dans trois semaines, une année nouvelle. 2010, c’est aussi une décennie neuve qui s’ouvre. 
Les applications migrent vers le cloud (selon l’image d’un nuage d’ordinateurs en réseau)
Une évidence, depuis quelques temps. Mais le mouvement va s’intensifier, prédit Tyler Newton, de Catalyst. Les contenus et les logiciels vont quitter la quiétude des disques durs pour rejoindre l’immensité du web. Ce transfert aura également des répercussions sur le type de terminaux que nous utilisons pour naviguer sur la Toile. Les Netbooks, iPods, Blackberrys et autres Kindles prendront encore de l’essor. Les logiciels, eux, tourneront en ligne.
La médecine décentralisée, ou la diminution de l’usage de l’hôpital
L’utilisation de l’hôpital va diminuer au profit de la médecine à domicile ou des consultations vidéos en ligne. Les spécialistes pourront aussi se déplacer avec de l’équipement high tech rendu beaucoup plus facilement transportable. Le modèle de soins, dont l’hôpital est toujours le centre, ne facilite pas le transfert d’information. En revanche, explique Catalyst, la médecine en réseau tourne autour du partage automatique des données médicales, personnelles à chaque patient. La médecine de prévention personnalisée prendra ainsi davantage d’ampleur. De nouveaux outils de traçage de données, notamment la prise en compte des données génétiques, et l’amélioration constante des systèmes d’analyse devraient révolutionner le traitement des maladies, en intégrant aussi des aspects liés à la nutrition, par exemple.
L’émergence de l’internet tribal
Les tribus sur internet se bâtiront spontanément autour d’affinités naturelles et d’intérêts communs. Peu à peu, les contenus sur internet s’organiseront autour d’elles. Ces communautés gagneront progressivement en pouvoir. Les actions marketing du futur ne réussiront que si elles parviennent à gagner la confiance de ces tribus virtuelles, qui seront enclines à recevoir des messages publicitaires (voire demandeuses).
Déconnecté trente secondes ? L’horreur…
A mesure que nous arrivons à nous connecter à internet de plus en plus souvent, d’un nombre grandissant d’endroits et à n’importe quel moment, le fait d’être déconnecté, même deux minutes, nous semblera insupportable…
L’internet devient de plus en plus intelligent
La vitesse avec laquelle les chefs d’entreprise et les responsables marketing pourront réagir aux changements de leur environnement d’affaires va s’accroître significativement, grâce à de nouveaux instruments d’analyse de plus en plus sophistiqués. Le volume d’informations diffusées sur internet devient gigantesque. Mais, moyennant les bons instruments, la situation permet d’augmenter l’intelligence des entreprises.
Des capteurs partout
L’internet machine to machine (M2M) est un vieux concept. Ce dernier se rapproche toutefois de plus en plus de la réalité. Des capteurs de mesure prolifèrent partout. Combiné avec le web intelligent, cette nouvelle donne devrait offrir aux entreprises un bond de productivité jusqu’ici jamais vu.
La décentralisation de la formation et de l’éducation
L’apprentissage se passera de moins en moins à l’intérieur des établissements scolaires et de plus en plus sur internet. Le modèle unique de l’éducation pour tous perdra de sa pertinence. Les écoles supérieures et les universités se transformeront de plus en plus souvent en entreprises commerciales.
La contruction des autoroutes de l’électricité
De nouveaux systèmes de stockage d’énergie vont apparaître qui permettront de gérer plu efficacement les productions intermittentes d’électricité provenant de panneaux solaires ou d’éoliennes. La part des particuliers dans la production générale d’électricité, grâce à des installations individuelles, va croître. Les coûts de l’énergie devraient se lisser. Plus besoin de compteur jour et de compteur nuit. La popularité montante des véhicules électriques, par ailleurs, réduira progressivement la dépendance à l’égard du pétrole.
Des moyens de transport de plus en plus intégrés
Les investissements dans le transport ferroviaire, longue distance et urbain, vont s’accélérer.
Depuis des décennies, aux Etats-Unis, en tout cas, les populations s’éloignent des centres villes, mais au prix d’une hausse continue de très coûteux embouteillages. Les banlieues devraient prendre davantage les allures de la ville (cfr le projet de supermétro à Paris, par exemple). D’autre part, au niveau du transport aérien, également, les connexions devraient s »optimiser. Les liaisons moins fréquentées devraient, dans l’avenir, être desservies par des appareils plus petits et légers. Les navetteurs tendront également à décaler dans le temps leurs heures de déplacement.
Les travailleurs du monde entier sont interconnectés
Quelques 3 milliards d’êtres humains devraient être connecté à internet d’ici 2011, soit près de 50% de la population mondiale. De nouvelles compagnies et de nouvelles idées vont surgir de nulle part et se répandre à travers le monde aussi vite. De très grandes entreprises traditionnelles pourront disparaître en un clin d’oeil. La crise financière, les difficultés de General Motors, la NDE de la banque Fortis ou la disparation de Lehman Brothers ne sont que quelques exemples. Les idées les plus fraîches viennent souvent des personnes jeunes, sans attaches émotionnelles avec d’autres modèles. Comme l’immense partie des moins de 25 ans dans le monde résident dans les pays émergents, beaucoup des idées neuves de demain afflueront sans doute du monde en développement. Les Etats et les pays organisés sur base d’un modèle hiérarchique auront du mal à tenir leur place dans un dans un monde sans cesse plus volatile et décentralisé.
Pourquoi Toyota utilise Twitter
25 septembre 2009








