Aujourd’hui, les gens ont besoin de structurer leur information par eux-mêmes
25 février 2010
Netflix: gérer par les valeurs, pas par les processus et le contrôle
6 août 2009
L’armée américaine encourage ses troupes à bloguer. A quand les entreprises?
21 avril 2009
L’armée américaine recommande a ses soldats de bloguer. Une blague ? Non. Après avoir interdit, en 2006, à ses troupes, de narrer leur vie et états d’âme dans les groupes, forums et réseaux sociaux sur internet, l’état-major US s’est ravisé. Le Général William Caldwell, un ancien responsable de la communication en Irak, recommande désormais de laisser les bidasses publier des billets sur des blogs et poster des vidéos sur Youtube. 
L’officier justifie le volte-face par un un objectif principal : une communication plus transparente. « La couverture médiatique de la campagne d’Irak est foncièrement négative, constate Caldwell. Il ne convient pas de blamer les médias pour cela. Mais les citoyens américains veulent connaître l’expérience qu’en font les soldats sur le terrain, leur vision des choses ». Et d‘ajouter: « D’un côté, nous demandons à nos hommes sur le terrain de pouvoir prendre des risques calculés, d’intervenir d’initiative, avec jugement. De l’autre, dès qu’il s’agit de communiquer avec l’extérieur, nous avons tendances à faire croire à une absence totale de défaut, à des situation parfaite. On tend à minimiser tous les risques en ne les laissant pas s’exprimer ».
Le général souhaite ôter ce paradoxe. Caldwell va jusqu’à suggérer d’équiper les soldats pour qu’ils puissent exposer leur sentiment, leurs réflexions et récits sur la Toile.
Mêmes arguments que pour les blogs d’entreprise
A écouter les arguments du Général Caldwell, on se dit que les partisans du blogging d’entreprise auraient ou pourraient user des mêmes pour inciter leur entreprise à ouvrir un blog. Si même la grande muette se met au blogging, pourquoi pas les grandes et moyennes entreprises, plus adeptes traditionnellement d’une politique de communication très encadrée ? Dell, GM, McCann, Leclercq, Crédit Agricole, Knallgrau,… sont passés au blog. AU niveau des plus petites entreprises, des PME, des starts-ups voient dans les blogs un moyen de marketing et de communication.
Tiens, pour mémoire, voilà quelques atouts d’un blog d’entreprise, repiqués chez Kingstartups. Les avantages du blog d’entreprise sont donc les suivants, pour des considération marketing, d’abord :
> Facile à développer, support peu onéreux (grâce à Typepad ou des CMS comme WordPress, Dotclear, Drupal)
> Format convivial, favorisant l’interaction
> On touche une audience que l’on n’atteint pas par la publicité traditionnelle
> On peut se servir de la communauté créée pour développer et lancer un produit
> Excellent complément de vos profils sociaux sur Internet (Linkedin, Facebook, Twiter, Viadeo, etc…)
> Accélère la visibilité de vos projets sur Internet, référencement supérieur à un site classique de PME car il y a le poids de la communauté + plus grand contenu et permet de se prémunir contre d’autres contenus sur Internet nuisibles à l’image de l’entreprise.
Dans la seule perspective des relations publiques, une dimension qu’on le veuille ou non, les entreprises ne peuvent négliger, les arguments du blogging sont également multiples. Référons-nous à ce sujet, par exemple, au consultant américain Brian Solis. Les entreprises de demain ne communiqueront efficacement que dans la franchise et la transparence, dit-il. Vu l’abondance de l’information sur le web, les conversations qui se tiennent en ligne, les défauts et les problèmes sont visibles tôt ou tard. Le blog est un bon outil pour adopter un nouveau type d’attitude.
Le général Caldwell, de l’US Army, n’a pas découvert autre chose…
Autre sources sur le RP blogging:
Questions d’influence (Ogilvy)
Enquête blogging d’entreprise (Belgique 2007)
Community manager: le nouveau métier d’avenir
10 avril 2009
Lippi: comment une PME crée sa « war room » de veille économique
30 janvier 2009
Il règne comme une ambiance de préparation d’assaut aérien. Il ne manque que la grande carte d’état-major punaisée sur une table de banquet et des opératrices en uniforme qui décodent les messages cryptés. La description est un brin exagérée. Mais il s’agit bien d’une « war room » de veille économique, comme l’explique Jean-Michel Billaut (JMB) sur son blog. Celle-ci est installée dans les locaux de Lippi, une PME de 350 personnes, implantée à Mouthiers sur Boëme, dans la verdure charentaise. 
Devant l’un des sept ordinateurs branchés (rien à voir avec la photo d’illustration de ce billet, précision), une employée, généralement occupée à formuler les devis, repère le nom des responsables des achats de toutes les gares de France. Des prospects intéressants à cibler. Une autre scanne les mots-clés les plus utilisés à travers le monde sur le moteur de recherche Google dans diverses langues et qui ont trait au secteur d’activité de Lippi, détaille Jean-Michel Billaut. Si certains de ces mots-clés sont libres, la firme déposera le nom de domaine correspondant. Au Portugal, en Grèce ou autres…
Lippi fabrique des grillages et des clôtures en acier. Métier très traditionnel, on en conviendra. Peut-être est-ce dû à l’habitude du maillage, mais Lippi est une entreprise extrêmement connectée. Attentive à tout ce qui se passe sur le Net. L’année dernière, l’entreprise avait mis en place une webschool. JMB était déjà venu leur rendre visite à cette occasion. Une webschool ? En gros, les salariés de l’entreprise sont initiés aux nouvelles pratiques innovantes du Net. Cela part de choses simples comme apprendre à vendre sur le site de vente aux enchères eBay. Apprendre à retoucher des photos numériques pour que l’article en vente soit vu sous son meilleur jour en ligne. Puis des choses plus complexes. Tout le monde est invité à participer à la démarche. Les soudeurs, par exemple, suivent également cette initiation, sur base volontaire, apprend-on.
Le pari de Julien et Frédéric Lippi est le suivant « Mieux les employés comprendront leur environnement, plus ils seront efficaces et motivés ». (voir à ce sujet la vidéo interview ci-dessous réalisée par JMB, toujours).
L’une des traductions concrètes de cette approche est donc cette « war room » de veille économique.
Lippi est incontestablement l’une de ces entreprises modernes, capables de faire confiance aux individus, lesquels sont ses meilleurs ambassadeurs dans chacune de leur spécialité respective. A partir du moment où ils recoivent la confiance et l’accès aux outils correspondants, les employés sont les meilleures source d’innovation et d’amélioration des stratégies commerciale de l’entreprise. Autre exemple, la société Artbois, dans le sud du Luxembourg belge. Cette PME active dans les constuctions en bois propose à ses employés et ouvriers d’ouvrir simplement leurs yeux sur ce qui les entourent (un bâtiment original, une initiative commerciale originale, etc.). Ils sont écoutés et valorisés pour cela.
Armelle Thomas, en parlant de la veille économique, évoque les pépites de la connaissance.
« Le succès à long terme d’une PME technologique requiert donc davantage qu’un positionnement adéquat dans son marché actuel, elle doit de surcroît imaginer celui de demain. Pour que son entreprise prospère, le dirigeant de PME technologique doit ainsi développer flair et sagacité, et ce, afin de décoder les « signaux faibles » émanant de l’environnement externe », soulignait, en 2001 déjà, cet autre rapport sur la veille économique, émanant de l’Université Trois Rivières du Québec.
Nous y reviendrons.
De l’ère de la compétition à l’ère de la collaboration
14 janvier 2009
FriendsClear: une solution bancaire en ligne… sans banques
9 octobre 2008
Voici un très intéressant billet publié par Damien Van Achter, journaliste, blogger et pionnier du web 2.0 en Belgique. Il rapporte sur son blog une nouvelle expérience de banque en peer to peer (P2P). Un système d’allocation financière où prêteur et emprunteur se trouvent directement sur le Net, sans intermédiaires.
La première fois que j’ai eu l’occasion de discuter avec Jean-Christophe Capelli, c’était l’an dernier à l’occasion d’un Barcamp organisé ici à Bruxelles par Peter Forret. Jean-Christophe avait fait le déplacement depuis Paris pour nous expliquer ce qu’était la Tontine des bloggeurs, et, plus largement, le P2P Banking.

Si philosophiquement l’idée de pouvoir se prêter légalement de l’argent entre particuliers me semblait assez intéressante (le petit coté anarchiste de la chose n’étant pas pour me déplaire) j’avais toutefois un peu de mal à imaginer que ce genre d’activité pourrait un jour être suffisamment “mature” pour être mise en pratique à grande échelle.
Moins de 12 mois plus tard, et en pleine crise de confiance de marchés financiers, force est de constater que Jean-Christophe avait vu juste en creusant cette piste. Mieux. Il a tellement bien mené sa barque que depuis vendredi dernier, il est l’heureux co-fondateur de FriendsClear, un site entièrement dédié au “social banking”, un mouvement qui, selon le Gartner Group concentrera, toutes plateformes confondues, 10% du marché mondial du secteur en 2010.
Le Podcast de l’interview peut être écouté chez Damien Van Achter.
–>(à lire aussi l’excellent article mis en ligne par Rue89 “Prêts : quand les bons amis font les bons comptes“







