Un management entre créativité et discipline

19 juin 2008

Six idées fausses sur la créativité

15 juin 2008

Pendant huit ans, Teresa Amabile, une chercheuse de la Harvard Business School, a suivi le journal de bord de 238 personnes actives sur des projets qualifiés de créatifs, dans sept grandes entreprises issues de plusieurs secteurs (hich tech, chimie…). Elle a laissé décanter l’ensemble pour finalement mettre en avant six idées fausses sur la créativité, ou, plutôt, sur les façons d’encourager la créativité. Le magazine américain Fast Company résumait la substance de ces travaux dans un article de décembre 2004, déjà. Sands sculptures

1ère idée fausse: la créativité est réservée à quelques individus excentriques

Selon Teresa Amabile, les directeurs d’entreprise s’attendent à voir le potentiel créatif de l’organisation mis en valeur principalement dans les divisions R&D, marketing et publicité. Ils ne veulent pas des créatifs en matière de comptabilité, par exemple. Pourtant - sans oublier Enron, Worldcom ou plus récemment les subprimes - la discipline comptable a aussi connu de grandes percées ces dernières décennies, avec l’introduction, pas exemple, la présentation des coût par activité.

Beaucoup entretiennent le sentiment que certains individu sont créatifs, d’autres pas. Fin de l’histoire.

En fait, la recherche montre que chacun, disposant d’un niveau d’intelligence standard, est susceptible de déployé un certain volume de travail créatfif. La créativité dépende d’une certain nombre d’élément: l’expérience, les connaissances technique, la possibilité de penser dans des directions nouvelles, la motivation profonde, etc. Pour la chercheuse, si les entreprises accordent davantage d’attention depuis six ou sept ans à l’innovation et à la créativité, les individus ne sont toujours pas incités, le plus souvent, à développer leur potentiel créatif, en raison d’un environnement et une organisation trop segmenté et/ou rigide.

2ème idée fausse: l’argent est un moteur créatif

D’après l’étude de Teresa Amabile, les individus obsédés par la perspective d’un bonus personnel affichent des modes de pensée peu créatifs. Pire, ils ont tendance à inhiber leur imagination dans le cas ou un risque pris est suscptible, en cas d’échec de l’initiative, de diminuer leur prile. Cela ne doit pas empêcher d’offrir des avantages financiers corrects. Mais un environnement mettant en avant la reconnaissance, les valeurs, une attention aux intérêts propres des personnes, à leurs compétences réelles et à leur progression, est bien plus efficace.

3ème idée fausse: les délais courts stimulent la créativité

Les gens sont moins créatifs lorsqu’ils doivent se presser d’arriver à un résultat, affirme l’étude HBS. Les individus n’ont pas le temps de se plonger en profondeur dans la problématique. Selon Teresa Amabile, la créativté requiert une période d’incubation. Nuance, les délais courts ne sont pas “créaticides” , mais seulement à condition que les personnes ne soient distraites par rien d’autre. Expliquer les raisons de l’urgence n’est pas non plus un luxe.

4ème idée fausse: la peur et l’anxiété forcent les percées créatives

D’après la recherche menée par la HBS, la créativité est le plus souvent associée à la joie, à l’amour, au plaisir. Les gens sont plus heureux lorsqu’ils produisent des idées créatives. Les gens motivés par leur travail feront plus facilement des associations d’idées.

5ème idée fausse: la concurrence est plus efficace que la collaboration

La créativité d’une organisation souffree quand les individus sont mis en concurrence interne plutôt qu’encouragés à collaborer, affirme Teresa Amabile. Les équipes les plus créatives débatent, échanges les idées. Quand les personnes sont en concurrence pour obtenir de la reconnaissance, ils ferment le robinet de l’information. L’effet est destructeur, car personne dans l’organisation ne dispose seul de toutes les pièces du puzzle.

6ème idée fausse: une organisation sans graisse est créative

Certains départements de relations publiques affirment qu’après une restructuration, l’organisation ressort plus forte et créative. L’auteur de l’étude raconte qu’elle a suivi pendant 18 mois le processus de restructuration ayant frappé une division de plusieurs milliers de personnes dans un grand groupe d’électronique. L’organisation a subi une chute dramatique de sa créativité au cours de la période. La période qui a précédé la restructuration fut encore plus dommageable, les gens s’arrêtant de réfléchir et de collaborer en raison de l’inconnu qui guettait. Cinq mois après la restructuration, à la suite de laquelle un quart du personnel avait quitté l’entreprise, le moteur créatif n’avait toujours pas redémarré.

Polyvalent ou spécialiste? Les deux, pour gagner en créativité

15 mai 2008

Dans le domaine de la communication, votre prochain collègue pourrait être un “mash-up” communicator, constate ce blog d’origine suédoise, Media Culpa. Autrement dit un être professionnel hybride qui cumulerait des compétences et des expériences un peu dans toutes les directions.

Ce qui vaut pour le secteur de la communication vaut sans doute pour d’autres. T profile

Dans ce domaine spécifique, néanmoins, les entreprises recherchent des individus avec un assez bon bagage en finance, un peu vendeur de voiture sur les bords, mais aussi avec une présentation irréprochable, experts en création de communauté, excellents diplomates, bons raconteurs d’histoires, etc. Les profils recherchés n’ont plus grand chose à voir avec les monocompétences passées. Le job d’agent marketing non plus.

“Déjà voici dix ans, note pourtant l’auteur de Media Culpa, l’agence de communication qui m’a recruté engageait des personnes des bagages très différents: journalistes, économistes, des poètes mêmes. C’était bien vu. En amenant des personnes aux parcours et aux aptitudes diversifiés, ils seront ensemble plus créatifs et plus efficaces que si l’on regroupe un régiment de clones. Bien sûr, on connaît des organisations de services professionnels, comme les firmes de consultance en management, qui fonctionnent sur base de modèles très stricts. Où les gens ont des backgrounds identiques. Ils suivent des formations pour travailler d’une certaine façon. Le fait de travailler et d’adopter des approches standardisées peut, dans ce cas, être un avantage. Mais dans les professions requérant un travail créatif soutenu, la variété est un atout à cultiver”, dit-il.

Toutefois, la logique est encore poussée plus loin, aujourd’hui, dans la mesure où d’aucuns souhaitent voir cette diversité concentrée dans les personnes elles-mêmes. “Les personnes qui font de la fertilisation croisée, tant en termes de fonction que de géographie, sont très demandées à ce jour, selon Jane Stevenson, chez Heidrick & Struggles, à Chicago. Les responsables marketing ayant occupé auparavant un poste dans la vente ou la finance, qui ont en outre vécu dans un autre continent, ces individus sont ceux qui bénéficient des bonus une fois au top de l’entrepriese”.

Selon une enquête suédoise menée auprès de centaines de professionnels de la communication, il faudra dans ce secteur faire preuve d’une polyvalence toujours accrue. Ne fut-ce que parce que l’augmentation du nombre de moyens de communication, en particulier les nouveaux supports internet2.0, qu’il faudra maîtriser davantage de compétence. Mais il faudra aussi se spécialiser pour ne pas être submergé. Paradoxe?

“On peut se rabattre sur le profile classique en T”, rétorque l’auteur du billet. Maisà quel point la barre horizontale du T devra-t-elle s’étendre pour répondre aux attentes ?

Quota d’idées et changement de perspective

14 mai 2008

Gagnez en créativité, pratiquez l’art de l’oubli

3 mai 2008

Le philosophe grec Heraclité (l’auteur de la célèbre maxime: on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve) est le premier professeur de créativité de l’Histoire, estime Roger Von Oech, lui-même consultant dans ce domaine. Pour Roger Von Oech, l’une des contributions majeures d’Héraclite est d’avoir éveillé ses lecteurs aux vertus de l’oubli dans le cadre de toute démarche créative. Heraclite, Rijksmuseum
Oubliez ce que nous savons à un moment donné nous permet de gagner en vision et en perspicacité, indique le consultant. Le détachement permet de s’extraire du corset des réponses toutes faites et de nos propres stéréotypes. Il nous motive à déceler et à générer de nouvelles idées.

Pour revenir à la Grèce, poursuit Roger Von Oech, un jour, un autre philosophe, Pythagore, se promenait sur l’île de Samos. Il entendait le forgeron marteler une barre de fer. “Pythagore oublia un moment que ce qu’il entendait était du bruit, narre le consultant. Il prit le son comme une information. Plus tard, il découvrit que le ton d’un morceau de musique était une fonction de la longueur du matériel frappé - son premier principe de physique mathématique”.

“Henry Miller disait: ma capacité d’oublier a été presque aussi important dans mon succès que mam mémoire. Chacun à la capacité d’oublier. L’art est de savoir quand s’en servir. Que se passerait-il si vous passiez outre la première réponse qui vous vient à l’esprit, dictée par votre vécu, et vitre bagage, et vous mettiez en route systématiquement pour une nouvelle ?”.

Frank Ghery: quoi après les jolis bâtiments ?

1 avril 2008

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