Comment le mobile va changer le visage de l’Afrique d’ici 2020
9 mai 2011
- M-Health : en Afrique, les médecins sont trop peu nombreux et ne peuvent se déplacer partout , faute d’infrastructures suffisantes. Grâce au mobile, leurs connaissances et leurs avis circuleront à leur place sur le continent.
- Le paiement via mobile devient, en Afrique, l’équivalent de la carte de crédit dans les pays développés, et beaucoup plus vite qu’ailleurs.
- Les besoins de chargement des batteries va stimuler la multiplication de micro- unités de production d’énergies via des modes renouvelables (photovoltaïque, vent, etc.), bâtis grâce à la mobilisation des communautés locales. Ces nouvelles infrastructure et la dynamique des communautés qui les supportent devraient permettre de structurer l’organisation locale et ainsi permettre à d’autres projets périphériques de se développer
- L’expertise en matière de m-commerce par les entreprises africaines pourra être vendue hors du continent, générant ainsi de nouveaux revenus d’exportation pour l’Afrique.
- Faute d’autres terminaux pour accéder à internet, le « web vocal » va connaître un essor plus rapide en Afrique. Ce pourrait également constituer une nouvelle source de revenus pour les entreprises africaines à l’international.
- Le mobile va permettre certaines formes de m-learning pour les écoliers, dont la plupart posséderont également un téléphone portable.
- Des constructeurs électroniques africains devraient faire leur apparition. Des entreprises nigérianes développent aujourd’hui des tablettes tournant sous le système opérationnel Android, conçus spécifiquement pour le marché africain.
- etc.
Voici quelques unes des prédictions détaillées dans cette passionnante présentation relative à la révolution qu’apporte le téléphone mobile en Afrique.
Comment une PME de 17 personnes a développé sa propre tablette tactile en quatre mois
28 octobre 2010
LePointNet, une entreprise de 17 personnes basée à Genval, installe et équipe des parcs d’ordinateurs dans d’autres entreprises. La PME, qui réalisera en 2010 un chiffre d’affaires proche du million d’euros, affichait jusqu’ici un profil plutôt local….
Jusqu’ici car LePointNet se retrouve propulsé aujourd’hui sur le terrain de jeu mondial des géants de l’informatique tels qu’Apple, Lenovo, HP, RIM ou Samsung…
Une tablette tactile indépendante, maintenant soutenue par Microsoft
La jeune entreprise brabaçonne s’est lancée dans un étonnant défi: celui de développer sa propre tablette ordinateur tactile. Elle existe.
La Dune est une tablette ordinateur totalement opérationnelle. Mieux, la tablette wallonne bénéficie désormais du soutien promotionnel d’un parrain de choix : Microsoft, le premier éditeur de logiciels au monde.
“Microsoft va nous aider à promouvoir la Dune en mettant à notre service une batterie de canaux marketing dont nous n’aurions pu rêver, à commencer par MSN, Hotmail, ou encore le rally annuel des événements Microsoft”, explique Benjamin Vanopbroek, entrepreneur de 26 ans, co-fondateur de LePointNet.
« Nous sommes arrivés au bon moment »
Mais pourquoi s’être lancé dans la conception et la fabrication d’une tablette tactile à l’instar d’un grande industriel de l’électronique ?
In tempore non suspecto… “L’année dernière, lorsque nous avons décidé de lancer notre projet de tablette tactile, ce marché n’était pas dans l’air du temps, indique Benjamin Vanopbroeck. Entre-temps, Appel a lancé son iPad. La firme a créé un énorme appel d’air mondial, qui aujourd’hui nous aspire”.
De fait, Dune arrive simplement au moment rêvé avec un produit prêt à l’emploi. La tablette wallonne tourne pour l’heure sous le système opérationnel Windows. Or, Microsoft cherche à maximiser les opportunités de positionner ce dernier sur les tablettes tactiles… L’enjeu est considérable. Goldman Sachs, par exemple, estime à 35 millions le nombre total de tablettes ordinateurs qui seront vendues dans le monde en 2011.
Si Apple (iOS) et Google (Android) ont pris une certaine avance sur leurs concurrents, Nokia (MeeGo), RIM (Playbook), HP (WebOS) ou Microsoft (Windows 7 et Windows Phone 7), pour ne citer qu’eux, sont en embuscade. Ces derniers redoublent maintenant d’efforts pour convaincre les constructeurs d’adopter leur plate-forme logicielle. Une initiative comme Dune arrive donc à point nommé pour le groupe de Bill Gates.
Le monde est un grand supermarché de composants
Mais comment une PME d’à peine 17 personnes est-elle parvenue à avancer si rapidement sur le terrain des multinationales de l’électronique de masse ? Car entre l’idée et la production du premier prototype de la Dune, il ne s’est écoulé que… quatre mois !
“Sept personnes ont travaillé sur le développement de la tablette”, précise Benjamin Vanopbroeck.
LePointNet n’était pas tout seul dans l’aventure. L’entreprise s’est appuyée sur le savoir-faire d’une entreprise partenaire, TechnyHub, autour de laquelle gravitent notamment d’anciens cadres expérimentés de grands groupes informatiques internationaux. 
“Ces derniers connaissaient la musique, indique Benjamin Vanopbroeck. Ils connaissaient certaines fournisseurs de composants”.
C’est que l’univers de l’industrie fonctionne aujourd’hui comme un grand supermarché global.
“Processeurs, écrans, batteries, coques, cartes mères, etc. : chacun peut aujourd’hui se procurer les composant auprès des fournisseurs en Asie, note Benjamin Vanopbroeck. Apple ou Samsung s’approvisionnent d’ailleurs chez les mêmes”.
La firme belge s’est occupée de la conception, de la coordination du processus et des tests. Après quelques navettes entre l’Europe et la Chine, Benjamin Vanopbroeck a pu déballer la première Dune.
Imagerie pour entreprise
LePointNet négocie maintenant des accords de distribution pour la Dune, y compris dans de grandes chaînes internationales. La PME pourrait, comme d’autres, devenir une micro-multinationale.
La firme ne communiquera pas sur ses estimations de vente. Mais elle espère, pourquoi pas, pouvoir capter une petit partie du prometteur marché des tablettes tactiles.
Dans l’immédiat, cependant, LePointNet entend utiliser sa tablette dans le cadre d’application pour des usages commerciaux. C’était l’objectif initial du projet de tablette.
“Notre métier, au départ, est de fournir des solutions d’imagerie pour les entreprises et les show rooms, détaille Benjamin Vanopbroeck. Nous avions déjà des tables à écran tactile pour afficher des contenus dans des espaces commerciaux. Il nous manquait un outil convivial et de proximité pour les vendeurs, afin qu’ils puissent améliorer la relation avec leurs clients, de façon plus poche. Une tablette tactile, tel était l’outil idéal…”
Dans nos économies modernes, l’emploi net est créé par les startups
23 août 2010
Le site TheStartup.eu a attiré mon attention sur cette information. Une étude de la Fondation Kauffman, dévoilée l’année dernière, les entreprises occupant de un à maximum quatre employés ont représenté, entre 1980 et 2005, un cinquième des nouveaux emplois créés aux Etats-Unis chaque année.
Cela dit, en retirant l’emploi créé dans les entreprises nouvellement créées, la croissance nette de l’emploi aux Etats-Unis aurait été négative…
Bref, depuis plus d’un quart de siècle, l’économie américaine est régénérée par les startups…
Les plus forts compensent l’emploi disparu chez les plus frêles
Certes, on le sait, la mortalité infantile est élevée chez les startups. Moins d’une sur deux passe le cap des cinq ans… Et encore, les bonnes années… En moyenne, pourtant, sur la période 1977-2000, l’emploi qui subsistait des les startups survivantes atteignait encore 80% de l’effectif total employé.
Si de nombreux joueurs ont disparu, en fait, l’emploi qui s’est développé dans les startups survivantes a toutefois compensé en grande partie les postes de travail éliminés par le naufrage des jeunes entreprises les moins solides… 
L’emploi net est créé par les gazelles
Ceci me rappelle la discussion que j’ai eue, voici quelques mois, avec Olivier Witmeur, professeur à l’école de commerce Solvay, lors d’une conférence de Capital & Croissance (voir vidéo ci-dessous).
Ce dernier balayait, alors, l’idée un peu simple qui consiste à se dire que la majorité des nouveaux emplois créés se trouvent dans les PME.
En réalité, aujourd’hui, en Europe, la création nette d’emploi se concentre dans une nombre limité de petites et moyennes entreprises, 4-5% du total. Ce sont des startups de forte croissance, autrement appelées, aussi, des gazelles.
« Les grandes entreprises ont plutôt tendance à réduire leurs effectifs, explique Olivier Witmeur. Quant aux PME, l’emploi créé chez certaines est compensé par les diminutions dans d’autres… »
Il reste les gazelles ! Et ne croyez pas qu’elles soient toutes dans les secteurs de l’IT, des Cleantech ou des Biotech.
« Beaucoup existent dans le domaine des services«
Avec Moboff, le Japon apprivoise à son tour le concept du coworking
23 mai 2010
« Dans quelques années, lorsque l’on parlera du prochain Google, nous serions heureux de pouvoir dire que leur aventure a commencé dans ces murs »
Nicolas Koreni est argentin. Voici huit ans, il s’est installé au Japon. Il gère aujourd’hui le projet Moboff (contraction de Mobile-Office), un réseau d’espaces de coworking dans le centre de Tokyo,au service des entrepreneurs et des télétravailleurs.
« Les entrepreneurs ont besoin d’un lieu de travail. Ici, on ne vient toutefois pas seulement pour travailler. On vient pour rencontrer des gens, nouer des connexions avec des personnes qui sont dans le même état d’esprit, qui partagent certaines valeurs, animés par la même passion », indique Nicolas Koreni.
« Reliés entre eux, les entrepreneurs peuvent s’entraider, mais aussi, surtout, développer mieux et plus rapidement leur nouvelle activité ».
Ainsi, dans un pays, le Japon, dont l’économie souffre du manque d’esprit d’entreprendre de sa population, l’apparition, même encore timide, d’espaces de coworking est la bienvenue.
Coworking soutenu dans le cadre d’un projet immobilier
Le projet Moboff couvre aujourd’hui cinq espaces différents au coeur du très populaire quartier de Shibuya, dans le centre de Tokyo. ![]()
Le premier centre de coworking a ouvert fin 2009. Il compte une trentaine de membres, à ce stade.
Deux autres espaces sont, eux, intégrés dans des exploitations horeca, que chacun d’entre eux prévoit notamment une prise de courant au pied de chaque table ainsi qu’une connexion WiFi à très haut-débit pour le meilleur confort possible des travailleurs mobiles et la santé de leurs batteries.
« Le principe: on s’abonne, on vient, on s’installe où on veut , on travaille et on s’insère dans la communauté »
Le modèle économique fonctionne comme celui d’un centre de fitness, détaille Nicolas Koreni.
« Les membres paient un abonnement mensuel. Ils viennent quand ils le souhaitent »
Parti d’une idée de projet immobilier
Derrière l’initiative Moboff : Design Works Project (DWP).
Ce groupe immobilier, spécialisée dans le design de bureaux, voyait d’abord dans le coworking une manière d’optimiser la gestion de l’espace foncier.
Progressivement, le groupe y a vu l’occasion d’agir sur la création de véritables communautés d’entrepreneurs, tout en offrant une solution aux société nécessitant de disposer occasionnellement d’un endroit dans les quartiers fréquentés de la ville mais qui ne peuvent, ou ne veulent, supporter le coût d’une location individuelle.
A présent, les jeunes créatifs, ouverts aux nouvelles technologies, sont la première cible de Moboff. Les travailleurs nomades, salariés de petites entreprises isolées en banlieue, en sont une autre.
« Le fait d’organiser régulièrement des rendez-vous et des rencontres thématiques est un ingrédient indispensable pour animer et développer la communauté autour des espaces de coworking, ajoute Nicolas Koreni. Avec les événements, nous exerçons pleinement notre rôle de facilitateur de rencontres« .
Le coworking, mouvement mondial
L’exemple de Moboff, au Japon, illustre la montée en puissance d’un mouvement à l’échelle mondiale.
Aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, des espaces de coworking éclosent au coeur de certaines villes. Ils deviennent des points de ralliement pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs individuels au début de leur projet.
Les autorités commencent d’ailleurs à comprendre le potentiel du coworking, sur le plan macroéconomique même.
En Wallonie, par exemple, le gouvernement régional prévoit d’encourager l’apparition d’espaces de coworking dans un certain nombre de villes.
On le verra dans le plan Creative Wallonia, porté par le ministre de l’Economie Marcourt, qui doit être activé prochainement (voir présentation ci-dessous)
Les causes de la crise de l’innovation au Japon et les leçons pour l’Europe (correction)
23 mai 2010
Philippe Debroux est professeur à la Soka University de Tokyo.
Il évoque les difficultés de l’entrepreneuriat, les lourdeurs des grandes entreprises et l’enfermement de la culture technologique au Japon.
Le résultat : une sévère crise de l’innovation et de la croissance. Certaines, icônes, chutent, comme la compagnie aérienne JaL.
Certains des maux qui frappent le Japon ne sont toutefois pas étrangers non plus à l’Europe. Citons-en quelques uns :
- - esprit d’entreprise limité
- - culture managérial encore très verticale, en tous cas dans certains secteurs
- - innovation trop focalisée sur la R&D
Open Innovation ? Le Japon voudrait bien, mais ne peut point…
19 mai 2010
Voici quelques années, les entreprises japonaises contrôlaient la totalité du marché mondial des écrans à cristaux liquides. De nos jours, elles ne détiennent plus qu’une maigre part de marché inférieure à 10%. 
Champion mondial de la technologie depuis l’après-guerre, le pays du Soleil levant peine à négocier le virage de l’économie globalisée ainsi que l’accélération des processus d’innovation. Le segment des écrans liquides n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres. Le modèle économique qui fit le succès du Japon affronte une quasi crise systémique.
Ouverture, collaborations internationales, remède évident, et pourtant….
Ouverture, collaboration, innovation en réseau, partenariats internationaux… En Europe, où le défi posé par l’intensification de la concurrence internationale n’est pas moindre, nous voyons émerger des réponses conceptuelles visant à remodeler nos processus de fonctionnement.
Au Japon, les acteurs de terrain semblent adhérer au même diagnostic. La différence réside néanmoins dans la mise en oeuvre…
Tel est le sentiment qui me reste après deux journées passées dans l’archipel dans le cadre d’une mission consacrée à l’innovation…
Culture insulaire, respect de la hiérarchie… Le Japon encore loin de la « cloud economy »
Nous avons rencontré les responsables dans deux universités d’Osaka, la Chambre de commerce de Kyoto ainsi qu’une délégation de la prestigieuse Japan Science and Technology Agency (JST).
Comme le montrent mes interlocuteurs dans les interviews vidéos ci-jointes, chacun au Japon est bien conscient de la nécessité de s’ouvrir. Plus facile à dire qu’à faire, cependant, pour un pays insulaire, habitué au structures rigides, au respect de la hiérarchie et au contrôle de bout en bout…
Yasua Kanematsu, par exemple, responsable de la politique de collaboration industrielle de la Osaka University, déplore la difficulté qu’ont les entreprises nippones à s’ouvrir aux partenariats intégrés avec de grandes entreprises, des PME, des startups, des centres de recherche ou d’autres université à l’étranger.
De son côté, un cadre de Kyocera croisé dans le Kansaï reconnaissait que son entreprise restait ancrée dans une culture de l’innovation très étanche à l’extérieur.
Pourtant, nombre des interlocuteurs rencontrés à ce stade opinent également pour dire que l’avenir de leurs industries respectives passe inévitablement par l’immersion dans des réseaux d’échange et d’innovation globaux.
Akera Myui (vidéo ci-dessus), directeur d’un service d’innovation dans le domaine de la chirurgie réparatrice, à l’hôpital universitaire de la Osaka University, l’affirme ci-dessous: nous devons nous insérer dans ces réseaux.
Amener aussi le le Japon vers une économie de la créativité
Hiroshi Okano, professeur de management à la Osaka City University, estime lui – compte tenu de la concurrence internationale acharnée qui vide, comme chez nous, l’Archipel de centaines de ses usines – qu’il est nécessaire de tirer le tissus économique nippon sur un socle davantage basé sur la créativité.
Le Japon n’est pas mal armé de ce point de vue. La littérature, le cinéma, la musique et les Arts japonais en général s’exportent notamment très bien dans le reste de l’Asie.
Une nouvelle ère économique s’ouvrira-t-elle ?
A quoi vont ressembler les PME du futur ? Sept prédictions
2 avril 2010
Le visage de l’entreprise va changer au 21ème siècle. A fortiori, celui des PME.
Voici un an, l’excellent Global Small Business Blog (GSBM) s’avançait dans un exercice périlleux : prédire les dix tendances de fond qui affecteraient la forme et les opérations en 2010. 
L’auteur réédite l’exploit, cette fois-ci, en jouant à nouveau les oracles…
Première constatation : internet et la globalisation demeurent les forces les plus puissantes du moment, celles qui sculpteront encore le paysage des PME dans les années à venir.
« Après le telex, le fax, les appels téléphoniques ruineux à l’autre bout du globe, les voyages au long cours, puis l’e-mail,… le meilleur est encore à venir« , indique le GSBM
Voici sept prédictions inspirées de ce billet :
1. Des millions d’opportunités offertes par la technologie
L’iPhone d’Apple a ouvert le marché des smartphones, permettant le développement de milliers de nouvelles activités économiques différentes et donc de nouvelles entreprises.
Des percées technologiques identiques sont probable dans le domaine du cinéma, de l’automobile, de la cuisine, de la télévision ou de la distribution de carburant…
Ces nouvelles plates-formes vont permettre également l’émergence de centaines de nouveaux besoins, et donc, de nouveaux business.
2. S’auto-organiser à travers le monde
Des centaines de petites structures peuvent aujourd’hui s’auto-organiser entre elles pour résoudre leurs propres problèmes. Elles pourront se former en quelques jours et réagir ainsi en quasi temps réel.
« Plus de 300,000 femmes américaines ont formé le Love/Avon Army of Women dans le cadre d’une programme de lutte contre le cancer du sein. La plupart sont entrées en relation grâce à des réseaux sociaux tels que Facebook. Elles peuvent aujourd’hui faire circuler leur message en quelques clics à travers le monde », illustre le GSBM
3. China S.A.
Avec une croissance économique annuelle attendue de près de 12% cette année, la Chine assied petit à petit sa domination économique.

Tudou, un des Youtube chinois
Les entrepreneurs chinois entendent s’émanciper de grands services européens ou américains.
Ils se dépêchent de développer leur pendant national de quelques unes des plus grandes marques internationales : le site de partage de vidéos Youtube, Hulu, la plate-forme musicale iTunes, ou le moteur de recherche Google, par exemple, sont aujourd’hui en concurrence en Chine avec des opérateurs locaux.
Les PME noueront de fréquents partenariats avec ces nouveaux distributeurs et des opérateurs chinois, pour profiter de l’extraordinaire essor de l’Empire du Milieu.
4. La montée en puissance des entrepreneurs amateurs
Combien de personnes entretiennent-elles une activité amateur, un hobby, à côté de leur vie professionnelle ? Que ce soit participer à la vente de bijoux artisanaux, donner des cours de yoga le soir, tenir un e-shop sur eBay, etc…
A la longue, ces personnes vont se rendre compte qu’elles peuvent exercer cette passion via le Net, à travers le monde. Certaines d’entre elles transformeront leur hobby en activité principale. Elles préféreront être à leur compte que de travailler dans un bureau pour quelqu’un d’autres.
Avec moins de 500 euros, à peine, il est déjà possible de démarrer une affaire globale.
5. De l’usine directement dans l’assiette du consommateur mondial
Les magasins physiques risquent de souffrir encore beaucoup dans les années à venir, à mesure que les consommateurs passent sur des plates-formes de commerce en ligne.
Google, par exemple, avec son smartphone Androïd, ne se préoccupe même plus d’investir dans une campagne de publicité de masse, sur des supports traditionnels. La firme opère son marketing en ligne directement auprès des utilisateurs.
De la même façon, on pourrait s’attendre à ce qu’Amazon, eBay ou Price Minister permettent, demain, aux producteurs, où qu’ils soient sur la planète, de vendre directement leurs produits ménagers (détergent, soupe, papier toilette…) à des groupes de consommateurs.
6. Des petites et moyennes multinationales (PM-M), des entrepreneurs globaux, nouveaux héros de demain ?
Dépassés Tiger Woods, Laure Manaudou, Justine Henin ou Lindsay Lohan…?
D’autres types de stars devraient frapper l’imaginaire de la population dans les années à venir.
Les individus qui créent de la nouveauté, qui participent à changer les choses pour la vie de la planète ou de la société, ceux qui promeuvent de nouveaux modèles d’entreprise, pourraient devenir les nouveaux héros de notre temps.
7. Capital-risque sans frontière
Corollaire de l’expansion de l’entrepreneuriat, les fonds de capital-risque vont être plus disputés.
Si les moyens alloués au capital-risque local augmenteront sans doute dans la durée, il pourrait toutefois se produire une période de latence, lors de laquelle des projets pourraient pâtir d’une plus grande demande en matière de levée de fonds.
Il sera donc approprié, encore plus qu’aujourd’hui, de regarder après des financiers au-delà de ses propres frontières.
Le capital-risque sans frontière deviendra de plus en plus visible et accessible. Les futures PM-M pourront/devront séduire les investisseurs étrangers. Ils ne devront pas hésiter à se montrer sous leur meilleur jour et à capitaliser sur l’extension de leur réseau personnel à l’étranger.










