StreetScooter : une voiture électrique développée en « crowdsourcing » à Aix la chapelle
20 janvier 2012
Il n’est pas nécessaire de courir en Californie pour admirer les nouveaux modèles révolutionnaires de micro-voitures électriques.
Certaines initiatives européennes valent le déplacement.
Le StreetScooter appartient à cette catégorie. Malgré son nom, il s’agit bien d’une voiture. D’origine allemande, elle est le fruit d’une collaboration, co-création, entre 50 entreprises différentes sur base d’un modèle qualifiable d’open source, chapeauté par l’Université de Aix la Chapelle.
Open innovation, co-création et crowdsourcing dans l’automobile
Le StreetScooter est un assemblage de modules développés par des équipes d’ingénieurs séparés et spécialisés dans un domaine.
Chaque désaccord entre certaines équipes est transféré et arbitré par un groupe de supervision ad hoc. 
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Le prototype du StreetScooter fut mis au point en 12 mois à peine.
« Un constructeur traditionnel aurait put-être mis 12 ans , sur base des méthodes traditionnelles de développement », affirme Achim Kampker, directeur du consortium StreretScooter
Comment les PME peuvent tirer profit des « idea market places »
17 juin 2011
Dwayne Spradlin est le patron de InnoCentive, l’une des plus grandes places de marché aux idées (Idea market place) aujourd’hui actives sur internet.
Le principe d’une idea market place est simple: un membre, en général une grande entreprise, expose sur le site web un problème qu’elle rencontre et pour lequel elle ne trouve pas de solution, malgré les efforts déployés par ses équipes internes en charge de l’innovation. Des innovateurs du monde entier peuvent proposer une solution. En échange de leur contribution, si celle-ci est sélectionnée, ils seront gratifié d’une prime, pouvant aller de 10.000 à 100.000 dollars, par exemple, selon la complexité du défi à relever.
Tous les domaines sont couverts, que ce soit la recherche d’un processus de synthèse pour une protéine, la nécessité de trouver un nouvel élément pour la conception d’un lentille de téléscope, etc.
Le taux de réussite tourne aux environ de 40%. Autrement dit, les solutions apportées s’avéreront répondre de façon optimale à la problématique dans quatre cas sur dix.
Les autres contributions, en revanche, n’amènent qu’une solution partielle, toujours bonne à prendre, néanmoins.
Open innovation : de nouveaux clients et partenaires pour le PME
Les Idea Markets illustrent, encore une fois, l’ouverture des processus d’innovation des grandes entreprises aux acteurs de petite taille. C’est ce que souligne Dwayne Spradlin dans un entretien avec le site internet Open Forum.
Les porteurs de solutions sont soit des innovateurs individuels (chercheurs, ingénieurs ou même Monsieur Toutlemonde). Mais ce sont aussi, souvent, des PME, des TPE voire des startups.
Certaines PME se sont ainsi transformées en fournisseurs de solutions technologiques intégrées dans les produits de grandes marques, qui leur permet de générer d’importants revenus de royalties, à l’instar de Olay, une crème cosmétique développée par Procter & Gamble (P&G) en partenariat avec une petite PME française.
Il est d’ailleurs possible aujourd’hui, pour n’importe quelle entreprise, de soumettre ses idées via le site web de P&G.
Cela dit, le chemin inverse est possible également. Des PME en manque de ressources propres pour persévérer dans certaines directions peuvent faire appel à la communauté des innovateurs au sens large et ainsi utiliser leur contribution comme bras de levier pour améliorer rapidement leurs produits et services.
Les PME et TPE peuvent elles-mêmes recourir à ou créer leur propre « idea market place »
Le patron d’InnoCentive narre ainsi l’exemple d’une PME basée aux Etats-Unis :
« Precyse Technologies est spécialisée dans les technologies RFID (système d’identification radio). A l’instar de nombreuses entreprises de pointe, Precyse était à la recherche d’un moyen d’améliorer la durée de vie de ses batteries sur ses produits sans fil. Ils ont expliqué le « défi » sur un Idea Market. Pas loin de 500 contributeurs ont répondu à l’appel. Ils provenaient de 64 pays différents, afin de résoudre la question. Au total, après 90 jours, Precyse avait reçu 33 propositions utiles. L’une des idées suggérait de récupérer une partie de l’énergie diffusée dans les ondes radios afin de limiter l’utilisation de la batterie. Cette solution fut retenue. Son auteur a été rémunéré ».
En procédant seule, la PME aurait mis beaucoup plus de temps et n’aurait sans doute pas imaginé une option au originale qu’efficace…
Cela dite, selon Dwayne Spradlin, l’approche ouverte n’est pas limitée qu’aux PME positionnées sur des métiers à haute valeur technologique. L’innovation ouverte est d’abord un état d’esprit et une culture.
« Un restaurant, un commerce de nettoyage à sec peuvent aussi, à leur niveau, adopter ce même type d’approche. Si vous êtes un restaurant, posez une question précise via un carton sur la table, par exemple, ou dans le menu, directement sur la vitrine ou via votre site web… Vous pourrez impliquer vos clients. Vous apprendrez sans doute beaucoup de chose de leurs réponses, et vous améliorez en même temps votre image »
Rien n’empêche donc de créer son propre « idea market place »…
Toyota commercialise ses technologies dans de nouveaux secteurs grâce au crowdsourcing
12 avril 2011
Qu’ont en commun un système de ventilation pour une tente installée dans le désert et un logiciel de simulation des chocs entre des joueurs dans le cadre d’un match de football américain ?
Les deux technologies sont des dérivés d’applications développées par le groupe japonais Toyota.
Ces deux applications, a priori très étrangères au secteur de l’automobile, ont été inspirées par des internautes. Ces derniers ont été invités à suggérer leurs idées sur un espace de crowdsourcing baptisé Ideas for Good.
Se réinventer grâce au grand public..
Qui sait, Toyota ne sera peut-être pas éternellement un constructeur de voiture…
Ce n’est pas pour demain. Mais autant s’y préparer…
Quoi qu’il en soit, dans l’immédiat, le groupe nippon s’ouvre à l‘exploration de nouveaux univers différents de ceux de l’automobile pour valoriser les technologies déjà en magasin (comme la récupération d’énergie, les interfaces de commande, les systèmes de modélisation, etc.). Toyota mène par ailleurs ces explorations avec des partenaires différents de ses partenaires classiques dans le domaine de la R&D.
« Pendant des années, nous avons innover en partenariats avec des universités ou des hôpitaux, explique un spot vidéo de Toyota. Aujourd’hui, nous partageons nos technologies avec vous. Nous avons besoin de vos idées. »
Chacun peut envoyer ses idées via le portail mis en ligne à cet effet. Différentes catégories sont proposées.
En ce qui concerne Ideas for good, un jury professionnel est chargé de sélectionner les meilleures idées. Les autres participants peuvent également donner leur avis. Les auteurs des projets les plus originaux pourront, s’ils le veulent, rejoindre une équipe de spécialistes pour développer leur idée avec eux. En prime, ils peuvent également espérer recevoir un véhicule neuf.
http://youtu.be/fSOLSWtXBDA
L’open innovation poussée dans de nouveaux retranchements
Toyota n’est bien sûr pas le premier à puiser dans les idées de la masse pour créer de produits plus originaux et/ou innovations.
PepsiCo, Danone ou Starbucks ont également emprunté la voie du crowdsourcing dans des sphères limitées (Danette ou Défi Fruix, par exemple, pour Danone) ou stratégiques de leurs activités d’innovation (C’est le cas de MyStartbucksIdea).
La tendance vers des modèles d’innovation toujours plus ouverts (open innovation) se renforce donc (voir graphe EG ci-dessous).
Ce qui ne gâche rien, le crowdsourcing est aussi considéré par un nombre croissant de marques comme un instrument de marketing et d’implication des clients très intéressant. De quoi accentuer encore le recours à ce dernier dans les mois à venir…
http://www.youtube.com/watch?v=D9ipXtEa_TY&feature=player_embedded
Les cinq degrés de l’open innovation
27 février 2011
On le sait : les modèles d’innovation d’hier, concentrés sur le seul département de recherche (R&D) des entreprises, ne parviennent plus à relever les défis posés par les besoins modernes. Tout devient plus complexe. Tout devient plus rapide.
Dans le secteur du médicament, les investissements en recherche ont décuplé au cours des cinquante dernières années. Pourtant, le nombre de nouvelles molécules approuvées chaque année par les autorités est inférieur à ce qu’il était voici un demi siècle…
En Europe, la commissaire européenne en charge de la recherche, Maire Geoghegan-Quinn, évoque une situation d’urgence. La productivité des investissements en innovation des entreprises et des Etats membres de l’Union européenne reculent chaque année.
Innovez avec les autres !
L’un des nouveaux modèles aujourd’hui prônés pour sortir du cul de sac actuel est celui de l’ « Open Innovation« .
L’idée de l’innovation ouverte est simple : n’innovez plus seuls !
En soit, le principe n’est pas neuf.
Les sociétés scientifiques du 18ème siècles déjà, par exemple, avaient pour but le partage des connaissances et l’échange des découvertes entre les membres de la communautés des Sciences.
Les boîtes à idées, autre forme de pré-innovation ouverte, avaient fait leur apparition dès le début du 20ème siècle. A l’instar des concours d’innovation. En 1927, Charles Lindbergh inaugura ainsi la première traversée aérienne sans escale de l’océan Atlantique motivé par la récompense offerte par un homme d’affaires américain à quiconque réussirait l’exploit.
Diversité, créativité, rapidité… : l’avenir par l’open Innovation
Mais près d’un siècle plus tard, le modèle de l’innovation ouverte s’impose progressivement, poussé par différents moteurs :
- Les cycles d’innovation se raccourcissent et requièrent des échanges plus rapides, réactifs et spontanés.
- L’émergence des nouvelles plates-formes en ligne, ainsi que la popularisation croissante des réseaux sociaux sur internet, ouvre un champ de possibilités immense aux principes d’open innovation.
- Plus la diversité des participants est grande, plus les chances de générer des solutions créatives sont élevées. L’innovation ouverte offre un air extérieur frais aux environnements d’innovation confinés et clos.
De grandes variations existent, toutefois, encore quant au degré d’ouverture de ces processus d’innovation.
Les différents degrés de l’open innovation
1. Les PREMIERES ouvertures en matière d’innovation collaborative concernent les laboratoires de recherche.
Voici trente ans, les universités ont commencé à partager leurs résultats de recherche avec les entreprises. Des clusters et des pôles de compétitivité ont vu le jour, notamment dans les pays européens. Ces derniers ont structuré ces échanges scientifiques dans des cadres de collaborations formels élargis.
Cette dimension de l’open innovation reste toutefois, le plus souvent, limitée à l’innovation de type technologique et à la R&D.
2. Le DEUXIEME stade de l’innovation ouverte implique l’ensemble des membres de l’organisation, au-delà des seuls départements R&D. Peu importe la discipline ou l’unité opérationnelle dans lesquelles ils sont occupés.
Les professionnels du marketing, des ressources humaines, de l’informatique, et autres, tous sont invités à participer à l’échange et à explorer de nouveaux champs inconnus.
L’innovation n’est plus réservée aux blouses blanches (voir la présentation d’Angela Koch, ci-contre).
L’évolution des business models, des schémas d’organisation, des approches en matière de communication, etc. tiennent une place aussi importante dans l’ensemble des processus d’innovation.
3. Le TROISIEME degré de l’open innovation ouvre la démarche de création et de développements aux clients.
Le temps de réaction par rapport aux signaux du marché se raccourcit. Dans ce contexte, les aptitudes d’écoute et de réaction aux signaux du marché deviennent déterminantes.
L’entreprise devra parfois être prête à impliquer ses clients dans certains de ses choix stratégiques, de façon transparente.
Plusieurs supports permettent cette connexion avec les besoins des acheteurs. Le relais et le traitement systématisé des informations remontant des vendeurs et du réseau de distribution en sont un. Internet, et plus spécifiquement les réseaux sociaux, en sont un autre. L’impact de ces plates-formes en ligne est grandissant.
4. La QUATRIEME degré de l’innovation ouverte, quant à lui, envisage de puiser dans la fertilité créative des communautés extérieures.
« L’association des spécialistes de la biochimie du cortex », les « collectionneurs de timbre d’Auvergne », les « fans de Leonard Cohen »,… Nous sommes entourés de millions de communautés. Chacune à son identité, sa taille et ses dynamiques propre.
Jadis, les communautés se fédéraient grâce à réunions, des structures juridiques, des médias communs. Désormais, les communautés interagissent, grandissent et naissent également sur internet.
Innover au sein des communautés peut prendre plusieurs formes.
Les clusters et les pôles de compétitivité, déjà cités, sont des communautés à part entière, structurelles. Pour l’heure, ces derniers sont toutefois surtout liés à des territoires ou à des secteurs définis. Aujourd’hui, les modèles communautaires d’innovation peuvent toutefois aller bien au-delà de collaborations initiées sur la base d’un lien géographique, institutionnel et/ou disciplinaires.
Les communautés d’innovation peuvent également se former sur une base ponctuelle.
Les « Idea markets« , par exemple, sont des espaces innovants d’échange qui reposent sur l’appel à des idées neuves en vue de résoudre un problème défini. Les concours d’idées appartiennent également à cette catégorie.
Toutefois, l’innovation peut aussi surgir des discussions entre individus, au sein des communauté, sans agenda prédéterminé. Sur les réseaux sociaux virtuels, par exemple, des groupes de discussion professionnels échangent sur des sujets parfois très pointus. Elles peuvent amener de nouvelles collaborations, qui pourront déboucher, le cas échéant, sur de nouveaux services ou produits innovants.
5. Le CINQUIEME degré de l’open innovation est celui qui voit l’entreprise recourir aux idées et aux inputs de l’ensemble de la population.
Pas de pré-sélection, professionnels comme amateurs. Chacun se voit offrir la capacité de participer au processus d’innovation.
Plusieurs voies existent. Le crowdsourcing, littéralement l’appel à la foule, est aujourd’hui, sans doute, le concept le plus connu en ce qui concerne cette forme élargie d’innovation ouverte.
Le modèle peut aller plus loin encore. On parlera alors d’entreprises distribuées, d’équipes qui se forment et se déforment en fonction des opportunités, des rencontres, des affinités et des projets.
L’innovation ouverte bascule alors dans l’ « Open Enterprise », l’entreprise globale ouverte.
Pensez écosystème, plus produit
En résumé, la notion d’open innovation peut recouvrir plusieurs seuils d’intensité.
Ces derniers reposent sur le degré d’ouverture qu’une entreprise est prête à accepter dans le cadre de ses activités, dans le respects des contraintes qui sont les siennes en matières légales, commerciales, stratégiques et opérationnelles.
Plus généralement, l’open innovation envisage l’innovation non plus comme une démarche démarrant de la volonté de développer un produit prédéfini mais comme une approche visant à créer de la valeur à partir d’un ou plusieurs écosystèmes existants ou à contruire.
Plus de collaboration, d’ouverture, de partage de données, un contexte approprié… = plus d’innovation
8 février 2011
« En 2008, la FDA (l’agence fédérale américaine du médicament) n’a approuvé que 21 nouvelles molécules. Nous ne faisons pas mieux qu’il y a un demi-siècle… »
Les Etats-Unis, comme l’Europe ou le Japon, font aujourd’hui face à un grave problème d’inefficacité des processus d’innovation.
Si les investissements en R&D ne cessent de croître, les « délivrables », eux, ne suivent pas au même rythme. Et dans l’Union européenne, les performances sont encore moins bonne qu’ailleurs, révèle une récente étude de référence.
Le développement de nouvelles approches plus créatives et/ou efficace en matière d’innovation devient donc un enjeu d’avenir quel que soit le continent sous revue.
Mais comment faire ?
Mise en situation d’urgence dans le cadre d’une simulation
Aux Etats-Unis, la Myelien Repair Foundation a mis sur pied une expérience originale pour explorer de nouveaux modes de stimulation des processus classique d’innovation et lutter contre le problème d’inefficience dans le domaine médical.
La fondation a lancé un jeu d’anticipation, ouvert à tous.
Organisé au mois d’octobre 2010 et intitulé Breaktroughs for Cures, le jeu était basé sur la simulation une situation d’urgence collective, lors desquelles toutes les bonnes idées pour accélérer le processus d’innovation serait bienvenues.
Le scénario plaçait les participants en 2020. D’après le script, une grave maladie menacera alors un tiers de la population américaine.
« Le temps presse. Il n’y a que quelques mois pour développer un remède », déclare solennellement, le futur président des Etats-Unis dans une allocation télévisée fictive.
Selon le contexte du jeu, compte tenu de l’urgence, il faut contourner l’inertie du processus actuel d’innovation dans le secteur pharmaceutique. L’urgence incite dès lors à la créativité et à une sortir des modèles traditionnels pour atteindre l’objectif le plus vite possible : distribuer le médicament efficace en quelques mois à plus de 100 millions de personnes.
Des modèles évidents quand on sait regarder le système du dehors…
Quelque 400 participants (médecins, étudiants, patients…) ont soumis un total de 3.000 idées, via une plate-forme de crowdsourcing.
« En général, la population n’a aucune idée de la façon dont les processus de recherche se déroulent dans le monde médical, ni de pourquoi ils ne délivrent pas les traitements efficaces dont le public a besoin, explique l’un des initateurs de l’expérience au magazine FastCompany. L’un des intérêts de l’expérience était de montrer les limites du modèle classique. Elle visait aussi à démontrer que le fait de s’ouvrir à des idées de bon sens venant de l’extérieur pouvait améliorer la situation… »
L’une des raisons de la lenteur des processus de développement de médicament est liée au longues étapes de tests cliniques, ont appris les participants. Il faut des établissements ad hoc et des patients prêts à participer aux essais. Cette organisation, les phases de sélection et de recrutement sont très lourdes à gérer, d’autant que la densité de population ne permet pas toujours de travailler sur de grandes masses de population. 
« Pourquoi, dans ces conditions, ne pas organiser un système de laboratoires mobiles pour les tests cliniques, associé à un système de consultation sur Skype des données recueillies automatiquement auprès des patients par des capteurs et du télé-monitoring ? », on proposé des participants.
Une telle proposition rompt avec le système très sophistiqué qui fonctionne aujourd’hui entre firmes pharmaceutiques et hôpitaux, lequel guide le développement de l’innovation pharmaceutique aujourd’hui. Mais ce qui peut paraître inconcevable ou iconoclaste pour un expert du sérail, paraît couler de source pour un individu extérieur doté d’une intelligence normale qui se contente de regarder les choses de façon détachée et rationnelle.
Plus de collaboration, d’ouverture, de partage de données… = plus d’innovation
Selon le rapport final publié au terme de l’expérience Breaktroughs for Cures, les problèmes principaux du système actuel d’innovation identifiés par les participants sont principalement dus au manque d’échange, d’ouverture, de confiance et de collaboration entre les parties prenantes du monde de l’industrie ou de la recherche.
Pour améliorer l’efficacité du modèle actuel il faut donc, suggèrent-ils, plus de transparence, de lieux d’échange et de collaboration…
Voici quelques pistes de solution envoyées sur la plate-forme :
- la mise en place de « cartes de connaissance » ouverte
- la mise sur pied d’incentives pour encourager les organismes à partager leurs données
- la création de structures sans but lucratif qui seraient propriétaires de quelque brevets clés dont elles pourraient autoriser l’utilisation à des tiers dans le cadre du développement de remèdes universels ou stratégiques
- créer des réseaux sociaux en ligne, transdisciplinaires
- Encourager la transparence sur les recherches non-abouties et dédramatiser les échecs
- etc.
Créer des espaces de contexte plus informel
Amusant, les participants au Breaktroughs for Cures ont également mentionné la nécessité de créer des espaces d’échange plus informels, physiques et virtuels, pour faciliter encore les échanges ainsi que le croisement des expériences diverses.
« Beaucoup de participants ont suggéré d’offrir aux chercheurs et innovateurs des opportunités de sortir de leur isolement en expérimentant des environnements plus conviviaux et moins formels, écrit la Fondation dans son rapport final. Ces environnements peuvent être des jeux de simulation ou un espace physique conçu pour encourager les échanges entre chercheurs/innovateurs issues de disciplines différentes ».
Le jeu et les espaces communs peuvent faciliter les interactions et le brainstorming dans des cadres moins oppressants, moins formel et donc plus ouvert.
Tout ceci rappelle un autre concept qui se développe aujourd’hui à grande vitesse : le coworking (dont nous avons déjà parlé sur Entreprise Globale).
Quoi qu’il en soit : ouverture, échange, innovation, collaboration, contexte (comme celui d’un jeu ou d’un espace de coworking)… Il semble que ces ingrédients tiendront une place élevée dans le cuisine des innovateurs de demain, qu’ils soient actifs dans le monde médical ou ailleurs…
Innovation, marketing… : l’essor des plates-formes de crowdsourcing
18 janvier 2011
En décembre 2010, a vu le jour à San Francisco Festo Engineering Network, une plate-forme d’échange destinée aux professionnels de l’énergie photovoltaïque mondiale.
Les experts de cette industrie peuvent se retrouver sur cet espace virtuel pour relayer des articles, partager des études diverses, innover ensemble, entreprendre de nouveaux projets, ou faire appel aux idées de la communauté, etc.
Festo Engineering Network constitue l’une des dernières initiatives internationales de crowdsourcing qui soit apparue ces dernières années. 
But : donner aux industries l’opportunité d’utiliser le potentiel de la masse pour enrichir son processus d’innovation.
Les entreprises expérimentent de plus en plus ce approche ouverte.
Le crowdsourcing devient ainsi l’une des formes ultimes d’innovation ouverte (open innovation).
Une multiplication de plates-formes de crowdsourcing d’innovation depuis 2000
Les premières plates-formes de crowdsourcing destinées à doper la dynamique d’innovation sont apparues au début des années 2000, déjà.
Innocentive, mise sur pied par le groupe pharmaceutique Eli Lilly, fût l’une des premières.
Depuis, de multiples autres ont éclos : NineSigma, Innoget ou encore YourEncore, par exemple…
Si certaines initiatives, comme le Français CrowdSpirit, semblent avoir disparu, la popularité des plates-formes de crowdsourcing ne se dément pas à ce stade.
Le mode de fonctionnement peut varier, selon les cas. En général, cependant, chaque plate-forme affiche un « challenge » à relever.
Dans la R&D, les thématiques peuvent forcément être très pointues et s’adresser à des profils scientifiques très spécialisés. La firme espère qu’une personne dans la communauté scientifique, quelque part dans le monde, sera d’accord de proposer une solution pour elle, en échange d’une généreuse prime.
« We’re looking for devices and methods that help the symptoms of skin conditions, but that are NOT absorbed into the skin or ingested by the consumer », propose, par exemple, une entreprise biotech américaine spécialisée en dermatologie, sur le site Innoget.
Le crowdsourcing bon également pour l’image de l’entreprise
Quoi qu’il en soit, l’expérience du crowdsourcing plaît tellement à certaines marques qu’elles étendent à présent leur recours au crowdsourcing, au delà de leurs activités R&D. 
Le constructeur automobile Toyota vient ainsi de nouer un partenariat avec Innocentive dans le cadre d’une campagne d’image intitulée « Idea for good« . Le but: encourager les clients à suggérer sur le site internet de Toyota des idées d’innovation « qui permettront de rendre le monde meilleur » (sic).
Le crowdsourcing devient également, de la sorte, un véritable instrument d’implication et de marketing.
Une liste de plates-formes de crowsourcing
Jan Spruijt, un spécialiste néerlandais de l’open innovation, a réalisé une liste de plates-formes de crowdsourcing aujourd’hui opérationnelles. Il les a classéess sur la base de leurs objectifs respectifs : recherche et développement (R&D), marketing, design, co-création avec les clients, etc.
Voici, ci-dessous, reproduite une partie de cette liste :
Crowdsourcing en R&D :
- Innocentive – solutions open innovation
- TekScout – solutions R&D crowdsourcées
- IdeaConnection – place de marché pour les idées
- Yet2.com – place de marché en matière de droits de propriété intellectuelle
- PRESANS (beta) – présentation de problèmes à la communauté pour tenter de le résoudre
- Hypios – résolution de problèmes en ligne
- Innoget – intermédiaire de recherche
- One Billion Minds – challenge d’innovatin
- NineSigma – résolution de problème ans des domaines high tech
Marketing, Design, Création…
- RedesignMe – Co-création par la communautét
- Atizo – Place de marché d’open innovation
- Innovation Exchange – Place de marché d’innovation ouverte
- ideaken – Collaborer et crowdsourcing
- Idea Bounty – Idées pour crowdsourcer
- Guerra Creativa – Crowdsourcing de logo
- Brand Tags – Crowdsourcing de marques
- Battle of concepts – Défis pour étudiants
- Brainrack – Défis pour étudiants
- crowdSPRING – Concepts créatifs
- BootB.com – Concepts créatifs
- Myoo Create – Entreprise socialement responsable
- 12designer – Place de marche créative
- LeadVine – Crowdsourcing
- 99designs – Crowdsourcing
- OpenIDEO – Collaboration
- Inkling Markets – Wisdom of the crowd om te kunnen voorspellen
- NewsFutures – Intelligence collective
- Ushahidi – Crowdsourcing over de crisis
- Kaggle – Data-verzameling en voorspellen
Services d’innovation ouverte
- Big Idea Group – Concours d’innovation
- Idea Crossing – Question d’innovation
- Pharmalicensing – Open Innovation dans le domainde de la pharma
- Chaordix – Crowdmachine
- Exnovate – Réseau de challenge d’Open Innovation
Initiatives de crowdsourcing lancées par des entreprises
Produits
- Fiat Mio – Développement de produits
- Open Innovation Sara Lee – Innovation ouverte
- P&G Open Innovation Challenge – Génération d’idées
- Ideas4Unilever – Entrepreneuriat
- BMW Customer Innovation Lab – Innovation ouverte chez BMW
- LeadUsers.nl & Live Simplicity – Philips
- Kraft – Plate-forme d’open innovation chez Kraft
- InnovationJam* – IBM
- Dell IdeaStorm – Innovation ouverte chez Dell
- Vocalpoint – P&G version féminin
- Betavine – Plate-forme d’innovation ouverte de Vodafone
- My Startbucks Idea – Les idées des clients
Design
- Spreadshirt Logo Design Contest – Logo
- LEGO Factory – LEGO co-creatie
- Peugeot – Concours de conception chez Peugeot
- Muji –Design
- Electrolux Design Lab – Compétition pour étudiants
- Fluevog – Chaussures
- LEGO Mindstorms – Robots open source
La suite de la ici
« L’effet Whuffie » : un travail de traduction crowdsourcé pendant six mois, en utilisant Google Wave
28 juillet 2010
Voici quelques mois, nous avions publié sur Entreprise Globale un billet relatif au Whuffie factor, ce capital social qui devient une nouvelle forme de monnaie sur le Net. Une monnaie qui permet de nouveaux types de transaction.
Nous avions alors fait référence au livre de référence en la matière : « The Whuffie factor« , rédigé par la Canadienne Tara Hunt.
Ce livre vient d’être traduit en français, et publié chez Diateino, sous le titre : « L’effet Whuffie« . 
Un processus de traduction « crowdsourcé » sur Google Wave
Originalité de cette traduction : elle a été crowdsourcée. En d’autre terme, une poignée de volontaires répartis sur la Toile, se sont coordonnés à distance et de façon autonome sur internet pour mener à bien ce chantier.
Au terme de 3.000 heures cumulées de traduction, des centaines d’échanges sur Google Wave et un total de six mois de travail collaboratif, ils en ont ressorti le texte dans la langue de Molière.
Nous avons voulu savoir comment ils avaient procédé pour mener à bien ce travail. Quelles en ont été les contraintes et les facilités.
Au final, aussi, pourquoi jugeaient-ils important d’amener le contenu du livre de Tara Hunt auprès d’une audience francophone.
L’interview de l’équipe :
Qui êtes-vous ?
Nous ne sommes pas des traducteurs professionnels, c’est notre travail collaboratif qui nous a permis de réussir. L’objectif de cette traduction reposait sur un principe simple : que les traducteurs soient des connaisseurs des réseaux sociaux et des fans de l’ouvrage original de Tara Hunt pour ne pas dénaturer le message. Anthony était bilingue ce qui nous a bien sûr énormément aidés. Claude Durand, président de l’Institut G9+, avait déjà réalisé des projets de traduction.
C’est Luc Bretones, rédacteur de la postface, qui a permis la rencontre de l’éditeur Diateino et de Tara Hunt, ainsi que l’équipe de traduction : il est représentant de l’Institut G9+ et co-animateur des clubs Essec Business & Technologie et Centrale Marseille IT, spécialiste des communautés online. Il est également Directeur d’Unité chez Orange Business Services.
Combien étiez-vous ?
4 traducteurs, 1 relecteur principal, 7 rédacteurs de la préface, plus des amis relecteurs et porteurs de conseils. Soit plus de 3 000 heures de traduction en 6 mois d’un travail acharné en plus de nos emplois respectifs (voir la liste des participants au bas de l’interview).
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Les traducteurs sont amis depuis plusieurs années. Morgane et Rodolphe sont mariés et un bébé whuffie est en route !
- Luc Bretones est un des témoins de mariage de Rodolphe et Morgane.
- Claude Durand, Dominique Gibert de Diateino, Luc et Rodolphe participent aux mêmes réseaux de rencontres professionnels, notamment sur le thème des réseaux sociaux et du Web 2.0.
Qu’est-ce qui vous intéressait tous par rapport au concept du « Whuffie Factor » ?
L’Effet Whuffie (ou Whuffie Factor) est pour nous un phénomène majeur qui devrait révolutionner les mentalités françaises (et francophones). Si l’on prend le monde des affaires, Tara Hunt préconise l’authenticité dans les relations humaines à l’opposé de ce que l’on constate trop souvent. Ils donnent les clés de la réussite au sein des réseaux sociaux, terrains minés et incompris de beaucoup.
C’est aussi de nouveaux modèles économiques qui se dessinent où le capital social (dont le whuffie en est la monnaie) prend une part majeure dans la stratégie des entreprises. Le capital financier reste encore primordial, mais il passe au second plan. Tara considère que le capital financier devient substantiel lorsque le capital social s’accroit considérablement.
L’Effet Whuffie est l’apologie d’une économie de la générosité tangible, pragmatique et démontrée par de nombreux cas d’entreprises.
Qu’est-ce qui vous motivait ?
Etre persuadés que l’ouvrage représente un message crucial à l’attention des entrepreneurs, des entreprises petites et grandes et des sociétés francophones en général. L’Effet Whuffie traite de concepts d’actualité qui influenceront les mentalités pour les années à venir.
Et participer à une aventure entre amis décuple la volonté de réussir.
Pourquoi Google Wave plutôt qu’un wiki, basecamp ou un autre outil collaboratif ?
Nous aurions certainement pu le faire sur un wiki ou sur Basecamp ou avec les Google Apps. Lorsque nous avions commencé, Google Wave venait tout juste d’être mis à disposition des « early adopters » par parrainage. Nous l’avons testé par curiosité puis nous avons vite compris que ce serait « l’outil » ! Surtout, il permet de mettre en place aisément le versionnage des pages au sein d’un même wave.
Google Wave nous est apparu comme le seul outil qui nous permettait de pouvoir travailler plus de 3 000 h à 4 en temps réel. En effet, il permet de voir à l’écran les modifications des autres collaborateurs en temps réel. Basecamp ou les wikis sont de très bons outils, mais ils sont peut-être plus appropriés pour un travail collaboratif plus statique. Nous devions suivre les différentes versions de chaque page de manière très serrée pour aboutir rapidement à une convergence de nos opinions sur une traduction définitive de la page.
Nous nous sommes rapidement organisés en créant un wave par page ; puis nous avons convenu d’un processus de validation. Nous avons traduit une première version de chaque page à tour de rôle, puis nous perfectionnions la traduction tous ensemble.
C’était également une excellente opportunité, quoiqu’un peu risquée, de tester un tout nouvel outil qui à l’époque n’était qu’une « preview ».
Combien de temps a mis le process ?
A peu près 6 mois, quasiment tous les soirs et tous les weekends, à raison de 2 à 4 heures par page. Nous étions dans l’incapacité de travailler la journée puisque chacun de nous a un travail à plein temps. Nous utilisions alors le moindre temps disponible à la traduction. Par ailleurs, nous avons fourni un travail conséquent en recherche et documentation pour produire des notes de traducteur qui, nous l’espérons, seront utiles au lecteur. Le livre est accessible à tous les publics, initiés ou non à l’univers des réseaux sociaux.
Comment vous êtes-vous mis d’accord sur les versions finales ?
La méthode de travail s’est vite imposée. C’est un processus itératif tendu qui nous a permis d’aboutir. Nous nous sommes répartis les pages par groupes de 5. L’un de nous écrivait la première trame puis les autres apportaient leurs modifications avec une couleur différente par personne. Nous votions en mettant des « ok » à notre couleur pour voter pour les propositions que nous préférions. Parfois, nous avons eu de longs caviardages lorsque nous n’étions pas du même avis avant d’arriver à une tournure qui était la plus fidèle à l’idée d’origine. Ensuite, l’un de nous mettait au propre une version finale que nous annotions une dernière fois ou que nous validions directement.
Quid de l’adaptation locale (les exemples français, par exemple) ?
Bien sûr ! Un costume de chez Brooks Brothers devient un costume trois pièces de chez Boss. La métaphore « Faire circuler le mégaphone » est devenu « faire circuler le micro ». Mais les cas d’entreprise très détaillés sont bien sûr restés au nom de l’entreprise. Virgin America Airlines n’est pas devenue la compagnie aérienne Virgin France ou Air France.
Quelqu’un coordonnait-il ?
Oui, Rodolphe a coordonné l’ensemble de la traduction, notamment la relation avec la relecture de Claude Durand, la page d’avertissement, les remerciements et le site http://www.leffetwhuffie.com qui est en cours de construction. Claude, qui avait déjà mené des travaux de traduction, nous a également très bien conseillés sur les bonnes méthodes : processus de relecture et glossaire par exemple. Il y a eu aussi la relecture de quelques amis qu’il a fallu coordonner et intégrer.
Via leur réseau de connaissances, Luc et Rodolphe se sont également occupés d’organiser la préface collaborative et la signature des avis de 4ème de couverture avec les personnalités du Web 2.0.
Quid du review de l’auteur ?
Tara ne parle pas français mais nous étions en contact avec elle pour lui soumettre les questions essentielles et notamment la question du tutoiement. Nous lui avons expliqué lors de sa venue à Paris notre projet de tutoyer le lecteur du fait du rapport familier qu’elle entretient avec son lectorat et du tutoiement couramment employé dans la communauté francophone du Web 2.0. De même pour le projet de préface collaborative et le site communautaire http://www.leffetwhuffie.com.
Comment vous répartissez-vous les éventuels gains, s’il y en a ?
Tout ce qu’il y a de plus classique. Dans notre cas, nous avons des droits d’auteur répartis de manière égale entre les traducteurs.
Qui a financé l’édition ?
Les Editions Diateino.
Plus largement, où en sommes-nous en Europe par rapport à l’adoption des principes du « Whuffie Factor » ?
L’enjeu est en effet international et ne peut pas être ignoré. Aujourd’hui, si tout le monde sait qu’Internet est un média incontournable, nous devons également prendre conscience que les réseaux sociaux le sont d’autant plus. En Europe, on constate que de plus en plus d’entreprises appliquent les principes du marketing social, en essayant d’adopter la meilleure communication possible sur les réseaux sociaux. On voit apparaître des Community Managers par exemple ; et ces postes sont de moins en moins confiés à des stagiaires. Le concept reste très récent à l’échelle du web2.0 et une intervention dans les réseaux sociaux n’est pas toujours couronnée de succès. C’est pourquoi l’Europe et avec elle, les entreprises européennes, sont concernées par L’Effet Whuffie. Ce livre analyse de nombreux cas d’entreprises et proposent des méthodes qui ont fait leur preuve et la réussite de certains.
Liste des participants au projet de traduction « crowdsourcée » en français de « L’effet Whuffie » :
Les 4 traducteurs :
- Rodolphe Falzerana, Entrepreneur, Innovation & Community Management, co-organisateur d’événements de l’Institut G9+ et Centrale Marseille Alumni, blog : http://rodolphe.falzerana.com
Morgane Falzerana-Thebault, Responsable Recrutement pour les sociétés CGPI Associés et Arkanissim Finance,
- Anthony Webster, Ingénieur logiciel responsable du développement d’applications en ligne dans le secteur médical,
- Habib Benhassine, consultant en management
1 relecteur principal : Claude Durand, président de l’Institut G9+
7 personnalités pour la préface (dont Luc Bretones et Rodolphe Falzerana) :
Jean-Michel Billaut, président fondateur de l’Atelier BNP Paribas. Créateur du e-billautshow : http://billaut.typepad.com.
- Laetitia Mailhes, journaliste à San Francisco, où elle vit depuis 1997, ancienne correspondante pour Les Echos, immergée dans l’innovation de la Silicon Valley. Elle se consacre depuis 2010 à un projet de sensibilisation du grand public aux enjeux de l’agriculture durable grâce aux outils collaboratifs du web.
- Jean-François Ruiz, co-fondateur de l’agence webmarketing PowerOn & blogueur depuis 2005 sur webdeux.info
- Nicolas Vanbremeersch, HEC, est le fondateur de Spintank, une agence qui accompagne entreprises et institutions dans le web social. Il est par ailleurs blogueur (versac), et l’auteur de De la démocratie numérique (Editions du Seuil, 2009)
- Roxanne Varza, rédactrice en chef de TechCrunch France (@TCFR), co-organisatrice de Girls in Tech Paris (@GITParis).
Sans compter tous les amis des réseaux sociaux et d’ailleurs..












