Dans nos économies modernes, l’emploi net est créé par les startups
23 août 2010
Le site TheStartup.eu a attiré mon attention sur cette information. Une étude de la Fondation Kauffman, dévoilée l’année dernière, les entreprises occupant de un à maximum quatre employés ont représenté, entre 1980 et 2005, un cinquième des nouveaux emplois créés aux Etats-Unis chaque année.
Cela dit, en retirant l’emploi créé dans les entreprises nouvellement créées, la croissance nette de l’emploi aux Etats-Unis aurait été négative…
Bref, depuis plus d’un quart de siècle, l’économie américaine est régénérée par les startups…
Les plus forts compensent l’emploi disparu chez les plus frêles
Certes, on le sait, la mortalité infantile est élevée chez les startups. Moins d’une sur deux passe le cap des cinq ans… Et encore, les bonnes années… En moyenne, pourtant, sur la période 1977-2000, l’emploi qui subsistait des les startups survivantes atteignait encore 80% de l’effectif total employé.
Si de nombreux joueurs ont disparu, en fait, l’emploi qui s’est développé dans les startups survivantes a toutefois compensé en grande partie les postes de travail éliminés par le naufrage des jeunes entreprises les moins solides… 
L’emploi net est créé par les gazelles
Ceci me rappelle la discussion que j’ai eue, voici quelques mois, avec Olivier Witmeur, professeur à l’école de commerce Solvay, lors d’une conférence de Capital & Croissance (voir vidéo ci-dessous).
Ce dernier balayait, alors, l’idée un peu simple qui consiste à se dire que la majorité des nouveaux emplois créés se trouvent dans les PME.
En réalité, aujourd’hui, en Europe, la création nette d’emploi se concentre dans une nombre limité de petites et moyennes entreprises, 4-5% du total. Ce sont des startups de forte croissance, autrement appelées, aussi, des gazelles.
« Les grandes entreprises ont plutôt tendance à réduire leurs effectifs, explique Olivier Witmeur. Quant aux PME, l’emploi créé chez certaines est compensé par les diminutions dans d’autres… »
Il reste les gazelles ! Et ne croyez pas qu’elles soient toutes dans les secteurs de l’IT, des Cleantech ou des Biotech.
« Beaucoup existent dans le domaine des services«
De la Pharma 1.0 à l’écosystème Pharma 3.0
18 juin 2010
« Comme beaucoup de groupes pharmaceutiques se recentrent sur quelques domaines thérapeutiques, ils auront de moins en moins les moyens de mener de front tous leurs projets de recherche. Cela peut créer de belles occasions de lancement de start-ups avec des « business modèles » originaux «
Telles est l’une des conclusions d’une rapport sur l’alliance entre groupes pharmaceutiques et sociétés de biotechnologie publié par le consultant Ernst & Young, relayée par Les Echos.
L’industrie pharmaceutique a commencé à s’ouvrir 
Dans son enquête Pharma 3.0, Ernst & Young souligne l’élargissement du nombre des acteurs, ces dernières années, dans l’industrie pharmaceutiques.
Big Pharma n’est plus seul. Les investissements dans les sociétés biotech de forte croissance ont augmenté de 42%, en 2009 (pleine récession mondiale), comparé à l’année précédente. Le nombre d’accords de partenariat stratégique majeurs a continué de croître, l’année dernière.
L’industrie pharmaceutique s’est donc ouverte. La recherche et développement n’est plus cadenassée dans des silos internes aux grands noms du secteur.
Il se peut, pourtant, que « Big Pharma » doivent aller beaucoup plus loin dans ce processus de d’ouverture et d’intégrations multiples.
Pharma 3.0 ou l’innovation tirée par des écosystèmes autonomes
Aujourd’hui, une foultitude de nouveaux entrants, avec des profils très divers, s’ajoutent aux autres, dans le secteur des soins de santé.
« Alors même que les laboratoires pharmaceutiques continuent à mettre en œuvre des stratégies pour rester dans la course du modèle « Pharma 2.0 », leurs efforts pourraient bien être dépassés par un « écosystème Pharma 3.0 », où évoluent aux côtés des entreprises pharmaceutiques, des sociétés venant d’autres secteurs et des consommateurs de plus en plus avisés », observe Ernst & Young.
Le paysage des traitements thérapeutiques se diversifie. Grâce à l’information disponible sur internet, au dossier médical en ligne ou aux smartphones, le patient est de plus en plus informé…
Les sociétés de e-health, de m-health, vont prendre une place grandissante dans l’innovation en matière médicale. Ces dernières ont accès à des banques de données gigantesques sur lesquelles « Big Pharma » est moins bien positionné.
Les forums de patients, également, pourront jouer un rôle majeur. De même que les acteurs impliqués dans les collaborations entre universités, startups, hôpitaux, sociétés informatique, agro-alimentaires… Ils donnent le jour à de vrais écosystèmes autonomes.
Comprendre des réseaux de plus en plus complexes
Ces réseaux d’innovation et d’action deviennent de plus en plus complexes pour les acteurs majeurs du secteur de la biopharmacie.
Les entrepreneurs prennent la main.
« Même si cette industrie [pharmaceutique] a toujours été menée par l’innovation, les gagnants de la « Pharma 3.0 » seront ceux qui sauront aborder l’innovation avec de nouvelles approches. L’innovation ne concerne plus seulement le produit, elle englobe désormais la manière dont vous faites des affaires, avec qui vous faites des affaires et comment vous mobilisez vos ressources, dans l’intérêt du patient« , indique encore le communiqué de E&Y.
Avec Moboff, le Japon apprivoise à son tour le concept du coworking
23 mai 2010
« Dans quelques années, lorsque l’on parlera du prochain Google, nous serions heureux de pouvoir dire que leur aventure a commencé dans ces murs »
Nicolas Koreni est argentin. Voici huit ans, il s’est installé au Japon. Il gère aujourd’hui le projet Moboff (contraction de Mobile-Office), un réseau d’espaces de coworking dans le centre de Tokyo,au service des entrepreneurs et des télétravailleurs.
« Les entrepreneurs ont besoin d’un lieu de travail. Ici, on ne vient toutefois pas seulement pour travailler. On vient pour rencontrer des gens, nouer des connexions avec des personnes qui sont dans le même état d’esprit, qui partagent certaines valeurs, animés par la même passion », indique Nicolas Koreni.
« Reliés entre eux, les entrepreneurs peuvent s’entraider, mais aussi, surtout, développer mieux et plus rapidement leur nouvelle activité ».
Ainsi, dans un pays, le Japon, dont l’économie souffre du manque d’esprit d’entreprendre de sa population, l’apparition, même encore timide, d’espaces de coworking est la bienvenue.
Coworking soutenu dans le cadre d’un projet immobilier
Le projet Moboff couvre aujourd’hui cinq espaces différents au coeur du très populaire quartier de Shibuya, dans le centre de Tokyo. ![]()
Le premier centre de coworking a ouvert fin 2009. Il compte une trentaine de membres, à ce stade.
Deux autres espaces sont, eux, intégrés dans des exploitations horeca, que chacun d’entre eux prévoit notamment une prise de courant au pied de chaque table ainsi qu’une connexion WiFi à très haut-débit pour le meilleur confort possible des travailleurs mobiles et la santé de leurs batteries.
« Le principe: on s’abonne, on vient, on s’installe où on veut , on travaille et on s’insère dans la communauté »
Le modèle économique fonctionne comme celui d’un centre de fitness, détaille Nicolas Koreni.
« Les membres paient un abonnement mensuel. Ils viennent quand ils le souhaitent »
Parti d’une idée de projet immobilier
Derrière l’initiative Moboff : Design Works Project (DWP).
Ce groupe immobilier, spécialisée dans le design de bureaux, voyait d’abord dans le coworking une manière d’optimiser la gestion de l’espace foncier.
Progressivement, le groupe y a vu l’occasion d’agir sur la création de véritables communautés d’entrepreneurs, tout en offrant une solution aux société nécessitant de disposer occasionnellement d’un endroit dans les quartiers fréquentés de la ville mais qui ne peuvent, ou ne veulent, supporter le coût d’une location individuelle.
A présent, les jeunes créatifs, ouverts aux nouvelles technologies, sont la première cible de Moboff. Les travailleurs nomades, salariés de petites entreprises isolées en banlieue, en sont une autre.
« Le fait d’organiser régulièrement des rendez-vous et des rencontres thématiques est un ingrédient indispensable pour animer et développer la communauté autour des espaces de coworking, ajoute Nicolas Koreni. Avec les événements, nous exerçons pleinement notre rôle de facilitateur de rencontres« .
Le coworking, mouvement mondial
L’exemple de Moboff, au Japon, illustre la montée en puissance d’un mouvement à l’échelle mondiale.
Aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, des espaces de coworking éclosent au coeur de certaines villes. Ils deviennent des points de ralliement pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs individuels au début de leur projet.
Les autorités commencent d’ailleurs à comprendre le potentiel du coworking, sur le plan macroéconomique même.
En Wallonie, par exemple, le gouvernement régional prévoit d’encourager l’apparition d’espaces de coworking dans un certain nombre de villes.
On le verra dans le plan Creative Wallonia, porté par le ministre de l’Economie Marcourt, qui doit être activé prochainement (voir présentation ci-dessous)
Jeremy Rifkin: une conférence le 11 mai à Bruxelles
21 avril 2010
Jeremy Rifkin est l’un de ces penseurs de notre temps auxquels les « Grands » de ce monde aiment volontiers prêter l’oreille.
Auteur à succès, ce professeur de la prestigieuse Wharton Business School a conseillé de nombreux CEO’s et chefs d’Etat sur les tendances profondes en train de modifier le relief de la société et de l’économie.
Le 11 mai prochain, Jeremy Rifkin donne une conférence à Bruxelles, organisée par Econopolis. Entreprise Globale est partenaire de cet événement, dont vous pouvez consulter le programme en cliquant sur l’image ci-dessous. Le lien permet également de s’inscrire.
« Une civilisation de l’empathie, plus une économie de l’égoïsme »
Pour Jeremy Rifkin, nous entrons dans la troisième phase de la révolution industrielle. Moins, cela dit, pour des raisons technologiques que pour des raisons culturelles.
Tel est le thème de son dernier livre : « The Empathic Civilization« . 
Des raisons culturelles ? Et bien oui.
L’essayiste se remémore, à ce titre, une discussion qu’il eut avec le Premier ministre espagnol, Jose Luis Zapatero, lors d’une rencontre entre les deux hommes.
« Zapatero est philosophe de formation, relate Jeremy Rifkin, dans une interview video reprise ci-dessous. La première action qu’il prit arrivé à la tête du gouvernement espagnol ne fut ni un geste politique, ni une mesure de caractère économique. Il a dit: je veux me battre contre le machisme dans la société, car ce mode de pensée hiérarchique et patriarcal qui perdure nous empêche d’arriver au monde empathique que nous appelons de nos voeux ».
Capitalisme distribué
Nous entrons désormais dans une ère de capitalisme beaucoup plus distribué.
A mesure que les défis économiques, technologiques et environnementaux, deviennent globaux, les décideurs se verront de moins en moins comme les chefs de territoires délimités mais comme de plus en plus comme les membres d’une « biosphère », la Terre. Dans ce nouveau contexte, ils privilégieront la collaboration par rapport à la confrontation.
Cela vaut pour des Etats. Mais également pour des entreprises…
Inutile de dire, à ce titre, que les valeurs écologiques joueront un rôle encore plus déterminant dans cette économie du futur que ce que nous voyons au présent.
Un homo sapiens qui devient homo empathicus
« Certains diront que c’est impossible. Que l’homme est guidé d’abord par son propre égoïsme et ses intérêts individuels. Si c’est le cas, comment expliquer que des milliers de personnes ont coopéré et coopèrent encore spontanément, à distance, pour créer des choses comme le système opérationnel Linux, l’encyclopédie en ligne Wikipedia ou d’autres projets complexes… ? «
La monté en puissance de nouvelles valeurs dans la société, en particulier chez les plus jeunes, démontre, selon Rifkin, ce passage vers un « Homo Empathicus » préoccupé par des actions qui procurent du bien à lui-même, mais aussi à la collectivité.
« Regardez comment les jeunes communiquent déjà aujourd’hui de façon totalement ouverte et transparente sur internet. La nouvelle génération voit de plus en plus le bonheur selon le prisme de la ‘qualité de vie’ (…) Cette évolution va nous amener à repenser la notion même de propriété individuelle, prévient l’essayiste américain.
Les entreprises devront adapter leur mode de fonctionnement à ce nouveau contexte. Rifkin prône ainsi des formes de management qui impliqueront beaucoup de sensibilité, d’écoute et d’empathie vis-à-vis des employés.
Car, en définitive, la troisième révolution que décrit Jeremy Rifkin est celle dans laquelle le pouvoir est confié à l’individu
« Grâce aux possibilité offertes par les technologies vertes, les individus généreront demain leur propre énergie comme ils génèrent, aujourd’hui déjà, leur propre information [les réseaux sociaux et internet]. Le changement est majeur »
Le FMI a-t-il vraiment appris de ses erreurs ? (Netcast)
18 mars 2010
Mon vieil ami Damien Van Achter a capté hier le flux de tweets que je postais à l’occasion d’une conférence de Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, organisée par l’école de commerce HEC- ULG.
Dans la foulée, ce matin, nous en avons tiré un Netcast que voici:
Ci-dessou, mon live-tweet :
- Last 8 y, Africa has taken right economical steps. Now economy recovers as fast as the others. 1st time in History#dsk #imf
- IMF has learned the mistakes it did in the past #dsk #imf
- The crisis has hidden the global unbalances for a while. Now, appearing again #IMF #dsk
- The US consumer is now making savings. It’s a revolution! But chinese consumption won’t offset decrease of US consumption so soon #IMF
- Supervision is even more important than regulation in financial sector #dsk #fmi
- IMF had played its role, according to Keynes & Cie’s definition in 1944. #dsk #IMF
Paul Krugman: A quoi ressemblera la mondialisation après la crise ?
27 novembre 2009
Faut-il présenter Paul Krugman ?
Cet économiste, spécialiste des échanges internationaux, a reçu en 2008 le prix Nobel d’économie. Il est en outre l’un des éditorialistes les plus célèbres du quotidien américain New York Times.
Dans cette interview vidéo accordée à Entreprise Globale, Paul Krugman laisse entendre que le processus de globalisation de l’économie ne devrait pas être trop affecté par la crise financière.
« Nous verrons peut-être quelques restrictions sur les flux de capitaux. Mais cela devrait demeurer relativement contenu. Les contours de la mondialisation devraient demeurer plus ou moins identiques à ce que l’on a connu avant la crise », dit-il.
Qu’en est-il du rôle des petites et moyennes entreprises, dans cette économie mondialisée ? Voit-il ces dernière prendre une part grandissante du gâteau global ?
« La part de l’emploi total généré par les multinationales est en régression. Le glissement n’est toutefois pas encore radical. Certes, il est facile aujourd’hui, pour une entreprise de 25 personnes, d’assurer une présence à la fois aux Etats-Unis, en Europe ou en Asie. C’était beaucoup moins faisable voici vingt ans. Donc, oui, les gros prendront moins de place dans l’économie mondiale. Mais non, les gros ne vont pas disparaître« , explique Paul Krugman.
Depuis de nombreuses années, ce démocrate américain défend l’apport économique de la globalisation, notamment pour un certain nombre de pays en développement et de pays émergents. Cela dit, depuis quelques temps, Paul Krugman reconnaît aussi l’influence néfaste de la mondialisation sur un certain nombre de points. Le premier est celui de l’augmentation des inégalités. Pouvons-nous résoudre ce déséquilibre ?
« Oui, grâce à un meilleur filet de sécurité sociale, une couverture de soins de santé, etc. C’est pour cela que le débat actuel sur la couverture universelle est si importante aux Etats-Unis »
Sortie du livre « Wallonie 2.0″ (par Jean-Yves Huwart, Entreprise Globale)
16 novembre 2009
Le livre « Wallonie 2.0″ est une forme de première production, résultant du travail de recherche et de rencontres que j’effectue maintenant depuis une dizaine de mois avec Entreprise Globale. L’ouvrage rassemble à la fois un regard sur l’évolution de l’économie moderne, la montée en puissance des réseaux, de l’innovation et de la collaboration. Il tente d’interpréter l’impact de cette transformation dans un contexte wallon.

« Wallonie 2.0″ est aussi, d’une certaine façon, le tome 2 de mon précédent ouvrage: « Le second déclin de la Wallonie » (paru en 2007 aux éditions Racine).
Ce dernier disséquait les maux et travers qui ont mené la Wallonie, depuis le début des années 80, à accumuler erreurs et gaspillages au niveau de sa politique économique. Ce premier ouvrage m’a valu un succès d’estime certain. Les responsables d’entreprise, des individus d’ici ou là, mais aussi beaucoup de politiques, de tous les partis, ont opiné quant à l’analyse.
« Le second déclin de la Wallonie » se penchait sur le passé récent et se terminait sur une note d’espoir. Après le diagnostic, toutefois, quid de la prescription et du traitement ?
« Wallonie 2.0″ propose un voyage.
Le livre se penche, d’abord, sur le passé glorieux de la Wallonie, du point de vue économique, lorsque la Wallonie était perçue, à l’époque, par les autres pays européens, aussi positivement que le sont aujourd’hui la Finlande ou la Silicon Valley: des territoires dynamiques et pionniers. A la moitié du 19ème siècle, la richesse par habitant était chez nous 25% à 30% supérieure au niveau de vie en France ou en Allemagne.
Comment ? Pourquoi ?
Le livre donne ensuite un coup de projecteur sur les tendances de fond à l’oeuvre dans l’économie mondiale. L’importance de la créativité et des réseaux, les mises en relations, etc. Tant qu’à prendre de nouvelles mesures, autant qu’elles anticipent sur les transformations à venir.
Vient ensuite le temps des recommandations. Pas facile. Mais indispensable. La priorité en Wallonie, si la Région veut un jour espérer un véritable rattrapage économique, autrement dit pas au 22 ème siècle, c’est d’oeuvrer au développement de l’entrepreneuriat. Il n’y a pas d’autre voie.
Cette volonté ne se décrète toutefois pas. Elle nécessite une ambiance, un contexte, une ouverture, un cadre qui maximise les possibilités d’interactions entre individus. Elle nécessite aussi, dans la perspective du renforcement d’une économie de l’innovation et de la créativité, de rendre aux villes une partie de leur rôle économique fondateur, et ne pas laisser aux zonings impersonels le monopole de l’économie.
Obama: « L’esprit d’innovation est au coeur de la reconstruction de l’économie »
3 août 2009
Barack Obama, vous connaissez. Selon de nombreux journalistes américains, ce n’est pas un président, c’est une rock star. Certes, les temps sont un peu plus difficiles sur le plan intérieur pour le champion démocrate. Sa cote de popularité est retombée autour de 50%. Les statistiques économiques viennent quelques motifs de satisfaction à l’hôte de la Maison blanche. 
La fin de la récession est proche, aux Etats-Unis, semble-t-il. L’occasion pour Barack Obama de souligner dans son allocution hebdomadaire qu’une reprise ne sera supportée que par un surcroît d’esprit d’innovation.
« L’innovation a toujours été essentielle pour notre prospérité dans le passé. L’innovation sera essentielle pour notre prospérité future »
Pour le président américain, l’innovation se trouve dans le for intérieur de chacun. Ce n’est pas qu’une question de blouse blanche ou d’expériences scientifiques savantes. L’innovation s’éveille en chaque entrepreneur. Elle résulte aussi de la capacité de regarder les choses avec un regard frais, débarasser de trop de préconceptions et de préjugés.
« Nous devons mettre en place des politiques qui émulent le potentiel de chaque individu de générer quelque chose de nouveau. D’allumer l’étincelle de créativité et d’ingénuité à l’origine de tout ce que nous avons réalisé »
Ce point de vue du président américain abonde dans le sens suivant : de nos jours, pour l’économie d’un pays comme dans l’intimité des entreprises, le constat est le même: l’innovation jaillit d’abord de la créativité et de l’engagement des personnes individuelles. Pour s’inscrire dans un nouvel élan de croissance, il est vital de mettre en place les conditions pour que ce potentiel individuel puisse s’exprimer. Et favoriser ainsi un environnement adéquat afin de traduire les idées en réalisations.
Le discours tenu par Barack Obama pourrait (devrait?) être aujourd’hui celui que les patrons d’entreprise adressent à leurs employés. A condition, bien entendu, de se débarrasser de toute once de paternalisme. Faire confiance, plutôt.




