Comment les startups refaçonnent le modèle économique de tous les secteurs économiques
22 juin 2010
Après Wallonie 2.0, le plan Creative Wallonia
25 mai 2010
Avec Moboff, le Japon apprivoise à son tour le concept du coworking
23 mai 2010
« Dans quelques années, lorsque l’on parlera du prochain Google, nous serions heureux de pouvoir dire que leur aventure a commencé dans ces murs »
Nicolas Koreni est argentin. Voici huit ans, il s’est installé au Japon. Il gère aujourd’hui le projet Moboff (contraction de Mobile-Office), un réseau d’espaces de coworking dans le centre de Tokyo,au service des entrepreneurs et des télétravailleurs.
« Les entrepreneurs ont besoin d’un lieu de travail. Ici, on ne vient toutefois pas seulement pour travailler. On vient pour rencontrer des gens, nouer des connexions avec des personnes qui sont dans le même état d’esprit, qui partagent certaines valeurs, animés par la même passion », indique Nicolas Koreni.
« Reliés entre eux, les entrepreneurs peuvent s’entraider, mais aussi, surtout, développer mieux et plus rapidement leur nouvelle activité ».
Ainsi, dans un pays, le Japon, dont l’économie souffre du manque d’esprit d’entreprendre de sa population, l’apparition, même encore timide, d’espaces de coworking est la bienvenue.
Coworking soutenu dans le cadre d’un projet immobilier
Le projet Moboff couvre aujourd’hui cinq espaces différents au coeur du très populaire quartier de Shibuya, dans le centre de Tokyo. ![]()
Le premier centre de coworking a ouvert fin 2009. Il compte une trentaine de membres, à ce stade.
Deux autres espaces sont, eux, intégrés dans des exploitations horeca, que chacun d’entre eux prévoit notamment une prise de courant au pied de chaque table ainsi qu’une connexion WiFi à très haut-débit pour le meilleur confort possible des travailleurs mobiles et la santé de leurs batteries.
« Le principe: on s’abonne, on vient, on s’installe où on veut , on travaille et on s’insère dans la communauté »
Le modèle économique fonctionne comme celui d’un centre de fitness, détaille Nicolas Koreni.
« Les membres paient un abonnement mensuel. Ils viennent quand ils le souhaitent »
Parti d’une idée de projet immobilier
Derrière l’initiative Moboff : Design Works Project (DWP).
Ce groupe immobilier, spécialisée dans le design de bureaux, voyait d’abord dans le coworking une manière d’optimiser la gestion de l’espace foncier.
Progressivement, le groupe y a vu l’occasion d’agir sur la création de véritables communautés d’entrepreneurs, tout en offrant une solution aux société nécessitant de disposer occasionnellement d’un endroit dans les quartiers fréquentés de la ville mais qui ne peuvent, ou ne veulent, supporter le coût d’une location individuelle.
A présent, les jeunes créatifs, ouverts aux nouvelles technologies, sont la première cible de Moboff. Les travailleurs nomades, salariés de petites entreprises isolées en banlieue, en sont une autre.
« Le fait d’organiser régulièrement des rendez-vous et des rencontres thématiques est un ingrédient indispensable pour animer et développer la communauté autour des espaces de coworking, ajoute Nicolas Koreni. Avec les événements, nous exerçons pleinement notre rôle de facilitateur de rencontres« .
Le coworking, mouvement mondial
L’exemple de Moboff, au Japon, illustre la montée en puissance d’un mouvement à l’échelle mondiale.
Aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, des espaces de coworking éclosent au coeur de certaines villes. Ils deviennent des points de ralliement pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs individuels au début de leur projet.
Les autorités commencent d’ailleurs à comprendre le potentiel du coworking, sur le plan macroéconomique même.
En Wallonie, par exemple, le gouvernement régional prévoit d’encourager l’apparition d’espaces de coworking dans un certain nombre de villes.
On le verra dans le plan Creative Wallonia, porté par le ministre de l’Economie Marcourt, qui doit être activé prochainement (voir présentation ci-dessous)
A quoi vont ressembler les PME du futur ? Sept prédictions
2 avril 2010
Le visage de l’entreprise va changer au 21ème siècle. A fortiori, celui des PME.
Voici un an, l’excellent Global Small Business Blog (GSBM) s’avançait dans un exercice périlleux : prédire les dix tendances de fond qui affecteraient la forme et les opérations en 2010. 
L’auteur réédite l’exploit, cette fois-ci, en jouant à nouveau les oracles…
Première constatation : internet et la globalisation demeurent les forces les plus puissantes du moment, celles qui sculpteront encore le paysage des PME dans les années à venir.
« Après le telex, le fax, les appels téléphoniques ruineux à l’autre bout du globe, les voyages au long cours, puis l’e-mail,… le meilleur est encore à venir« , indique le GSBM
Voici sept prédictions inspirées de ce billet :
1. Des millions d’opportunités offertes par la technologie
L’iPhone d’Apple a ouvert le marché des smartphones, permettant le développement de milliers de nouvelles activités économiques différentes et donc de nouvelles entreprises.
Des percées technologiques identiques sont probable dans le domaine du cinéma, de l’automobile, de la cuisine, de la télévision ou de la distribution de carburant…
Ces nouvelles plates-formes vont permettre également l’émergence de centaines de nouveaux besoins, et donc, de nouveaux business.
2. S’auto-organiser à travers le monde
Des centaines de petites structures peuvent aujourd’hui s’auto-organiser entre elles pour résoudre leurs propres problèmes. Elles pourront se former en quelques jours et réagir ainsi en quasi temps réel.
« Plus de 300,000 femmes américaines ont formé le Love/Avon Army of Women dans le cadre d’une programme de lutte contre le cancer du sein. La plupart sont entrées en relation grâce à des réseaux sociaux tels que Facebook. Elles peuvent aujourd’hui faire circuler leur message en quelques clics à travers le monde », illustre le GSBM
3. China S.A.
Avec une croissance économique annuelle attendue de près de 12% cette année, la Chine assied petit à petit sa domination économique.

Tudou, un des Youtube chinois
Les entrepreneurs chinois entendent s’émanciper de grands services européens ou américains.
Ils se dépêchent de développer leur pendant national de quelques unes des plus grandes marques internationales : le site de partage de vidéos Youtube, Hulu, la plate-forme musicale iTunes, ou le moteur de recherche Google, par exemple, sont aujourd’hui en concurrence en Chine avec des opérateurs locaux.
Les PME noueront de fréquents partenariats avec ces nouveaux distributeurs et des opérateurs chinois, pour profiter de l’extraordinaire essor de l’Empire du Milieu.
4. La montée en puissance des entrepreneurs amateurs
Combien de personnes entretiennent-elles une activité amateur, un hobby, à côté de leur vie professionnelle ? Que ce soit participer à la vente de bijoux artisanaux, donner des cours de yoga le soir, tenir un e-shop sur eBay, etc…
A la longue, ces personnes vont se rendre compte qu’elles peuvent exercer cette passion via le Net, à travers le monde. Certaines d’entre elles transformeront leur hobby en activité principale. Elles préféreront être à leur compte que de travailler dans un bureau pour quelqu’un d’autres.
Avec moins de 500 euros, à peine, il est déjà possible de démarrer une affaire globale.
5. De l’usine directement dans l’assiette du consommateur mondial
Les magasins physiques risquent de souffrir encore beaucoup dans les années à venir, à mesure que les consommateurs passent sur des plates-formes de commerce en ligne.
Google, par exemple, avec son smartphone Androïd, ne se préoccupe même plus d’investir dans une campagne de publicité de masse, sur des supports traditionnels. La firme opère son marketing en ligne directement auprès des utilisateurs.
De la même façon, on pourrait s’attendre à ce qu’Amazon, eBay ou Price Minister permettent, demain, aux producteurs, où qu’ils soient sur la planète, de vendre directement leurs produits ménagers (détergent, soupe, papier toilette…) à des groupes de consommateurs.
6. Des petites et moyennes multinationales (PM-M), des entrepreneurs globaux, nouveaux héros de demain ?
Dépassés Tiger Woods, Laure Manaudou, Justine Henin ou Lindsay Lohan…?
D’autres types de stars devraient frapper l’imaginaire de la population dans les années à venir.
Les individus qui créent de la nouveauté, qui participent à changer les choses pour la vie de la planète ou de la société, ceux qui promeuvent de nouveaux modèles d’entreprise, pourraient devenir les nouveaux héros de notre temps.
7. Capital-risque sans frontière
Corollaire de l’expansion de l’entrepreneuriat, les fonds de capital-risque vont être plus disputés.
Si les moyens alloués au capital-risque local augmenteront sans doute dans la durée, il pourrait toutefois se produire une période de latence, lors de laquelle des projets pourraient pâtir d’une plus grande demande en matière de levée de fonds.
Il sera donc approprié, encore plus qu’aujourd’hui, de regarder après des financiers au-delà de ses propres frontières.
Le capital-risque sans frontière deviendra de plus en plus visible et accessible. Les futures PM-M pourront/devront séduire les investisseurs étrangers. Ils ne devront pas hésiter à se montrer sous leur meilleur jour et à capitaliser sur l’extension de leur réseau personnel à l’étranger.
Tariq Krim (Jolicloud): « Je ne paie pas pour Gmail ou Facebook. Pourquoi devrais-je payer un operating système? »
16 mars 2010
Tariq Krim est une célébrité de l’univers web.
Cet ancien journaliste français, devenu web entrepreneur, a lancé le tableau de bord et agrégateur de contenus personnels Netvibes.
Aujourd’hui, il se lance dans une nouvelle aventure: celle de l’informatique distribuée.
Jolicloud est un système opérationnel (O.S., comme le sont Windows, de Microsoft, ou Mac OS d’Apple) pour ordinateur, hébergé dans la nuée des millers de serveurs reliés entre eux à travers le Globe. Ce que l’on appelle le cloud ou informatique en nuage.
Moins de risque de pertes de données, pas de problème de sauvegarde. Plus d’achat coûteux. Jolicloud est gratuit.
(interview réalisée à l’occasion de l’événement Plugg.eu)
Le coworking monte en popularité dans le monde
4 mars 2010
« Le co-working rend l’espace de bureau obsolète »
Voila ce qu’écrit Drew Jones, un anthropologue américain, co- auteur d’un livre portant le titre éponyme.
Selon Wikipedia, le coworking regroupe deux notions, « à la fois celle d’un espace de travail partagé mais aussi celle d’un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture ».
Aux Etats-Unis, le co-working envahit les grandes cités. Quelques 75 villes américaines (comme St Paul dans le Minnesota, dans la video ci-dessous) disposent aujourd’hui d’au moins un espace de co-working, explique le magazine Inc. En Califronie du nord, ils commencent presque à pulluler…
Une nouvelle forme d’entrepreneuriat
Partout dans le pays, des promoteurs, associations ou des companies privées ouvrent des espaces ouverts où s’installent des entrepreneurs indépendants n’ayant comme point commun que le fait d’être à leur compte.
En général, la plupart sont l’aube d’un projet de leur crû qu’ils portent sur leur épaules. Beaucoup soutiennent des initiatives à caractère créatif. 
Le coworking a donc un impact réel sur la création de nouvelles activités et la stimulation de l’esprit d’entreprise
« [People who start businesses from coworking spaces] are not your completely traditional entrepreneurs, but they’ve got enough of a desire to be independent and entrepreneurial that given a little bit better foundation they can take those steps, » indique à Inc Todd Sundsted, autre auteur de I’m Outta Here! How co-working is making the office obsolete. They’ve got energy, they hook up with people, they start to collaborate, and start putting things together. »
Le coworking progresse en Europe également
Le phénomène du coworking ne se limite pas qu’aux Etats-Unis. Il gagne lentement l’Europe
D’ores et déjà, le co-working trace sa voie à Madrid, Bruxelles, Paris, Milan, Vienne…
Il s’intègre même dans les politiques urbaines.
Un phénomène à suivre…
« Notre Startup Academy offre une alternative à l’approche erronée des Business Schools en matière d’esprit d’entreprise »
26 janvier 2010
Sortie de Wallonie 2.0, par Jean-Yves Huwart (Entreprise Globale)
15 novembre 2009
Le coworking ou l’avenir de l’entrepreneur individuel
14 octobre 2009




