Pourquoi le blog d’entreprise demeure un must dans les secteurs B2B

2 avril 2013

Le blogging est antérieur aux réseaux sociaux.

Bien avant la mise en service de Linkedin, Viadeo ou Twitter, dans la seconde moitié des années 2000, certaines entreprises avaient commencé à tenir leur propre(s) blog(s).

Puis les plates-formes susmentionnées sont apparues. Compte tenu de la publication de pages sur Linkedin et la multiplication des échanges sur Twitter, notamment, d’aucuns ont pensé que les blogs étaient devenus inutiles. Rien n’est plus faux.

Blogging et réseaux sociaux sont aujourd’hui, plus que jamais, les piliers d’une présence efficace en ligne.

Corporate blogs as customer acquisition channels - State of Inbound Marketing 2012

Le blog d’entreprise aide, en amont, à atteindre de nouveaux publics, à être trouvé par des tiers ainsi qu’à fidéliser une audience potentielle avec laquelle l’entreprise n’est pas encore en relation, dans le fil de la notion d’ « Inbound Marketing« , rappelle le site web ContentMarketingExperience,

Développement du Inbound Marketing

Le Inbound marketing, ou marketing entrant, est ce principe qui vise aujourd’hui à faire venir le client à soi plutôt que d’en faire le siège,

Et en matière d’Inbound marketing, le blog d’entreprise reste, en 2012, l’instrument le plus efficace, après l’activité sur LinkedIn.

Selon le cabinet d’étude spécialisé Hubspot, le pourcentage d’entreprises qui disent être entrées en contact avec de futurs clients via leur blog d’entreprise est de 57% (voir graphique).

Site web perçu comme trop commercial, blog comme information utile

De fait, le site web continue souvent d’être perçu comme le support réunissant l’information à caractère commercial de l’entreprise. Principalement.

Le blog, en revanche prend davantage de distance par rapport au seul objectif commercial. Le blog est censé fournir informations et réflexions utiles, enrichissant le contexte d’une industrie spécifique (pharmacie, usinage, chimie, électronique industrielle, etc.). Il prend plus de distance par rapport à l’objectif essentiellement commercial de l’entreprise.

L’information produite par le blog est, dès lors, jugée plus intéressante et digne de confiance… à la condition, bien sûr, que les contenus produits et publiés sur le blog apportent une réelle valeur ajoutée aux communautés d’internautes.

Ces contenus doivent fournir de la matière à intelligence pour les entreprises et les experts qui les consultent (lire aussi, à ce sujet : 7 raisons pour lesquelles personne ne lit votre blog).

Le blog, par ailleurs, sera la première source de production des contenus qui pourront ensuite être relayés sur les réseaux sociaux.

Plus de chances d’être repéré par les moteurs de recherche

Une des raisons principales de bloguer, outre celles que nous venons d’évoquer, est d’accroître significativement la surface digitale de son entreprise exposée au radar des moteurs de rechercheChannels used by European B2B buyers to find information advice

En retour, grâce à l’activité du blog, la probabilité d’être identifié par les moteurs de recherche monte. Si les contenus sont échangés sur les réseaux sociaux, celle-ci augmente encore.

Rappelons-nous que la plupart des processus d’achat en B2B commencent aujourd’hui par une recherche sur internet (Google, Bing, Yahoo, etc.). Ne pas apparaître sur l’écran d’un interlocuteur stratégique lors de cette phase peut s’avérer à terme plus que dommageable pour l’entreprise.

Selon une étude européenne sur les acheteurs réalisée en 2012, les moteurs de recherche restent, de loin,  le premier canal d’exploration et de quête d’information utile dans le domaine B2B. Le bouche à oreille n’arrive qu’en seconde position (voir graphique). Les  sites communautaires et les réseaux sociaux arrivent ensuite.

Des différences, toutefois, entre pays

Notons, selon la même étude, que, en ce qui concerne l’utilisation des réseaux sociaux en B2B (LinkedIn, Twitter, communautés en ligne spécialisées…), une claire distinction apparaît entre les régions d’Europe quant au degré d’usage.

Ainsi, si les réseaux sociaux sont utilisés à près de 50% par les entreprises B2B en Allemagne ou au Royaume-Uni, le degré d’utilisation de ces plates-formes demeure inférieur dans les pays latins et la Belgique. Bien que dans ces derniers pas, la tendance soit également à la hausse.

Quoi qu’il en soit, la combinaison du blogging et d’une activité régulière sur les réseaux sociaux demeure, à l’heure actuelle, la meilleure recette qui existe pour augmenter ses chances d’être reconnu comme contenu utile par Google, Bing, Yahoo et consort…

Dialoguer avec les parties prenantes, capter les feedbacks…

En résumé, le blog d’entreprise dans le B2B offre une série d’avantages inégalables comme :

  • développer une relation plus personnelle et humaine avec des parties prenantes quelles qu’elles soient (prospects, fournisseurs, candidats employés, experts, etc.)
  • Etre trouvé par des personnes ou des entreprises précisément à la recherche de ce qu’offre votre entreprise
  • Etablir une relation de confiance et se positionner comme expert dans son secteur d’activité ou une niche particulière de celle-ci
  • Alimenter une base de données qualifiées grâce aux liens personnels générés
  • Fournir en contenu régulier la ou les éventuelles newsletters diffusées par l’entreprise
  • Augmenter les chances d’être repris par des tiers
  • Accroître la visibilité et la crédibilité de la marque
  • Capter les feedbacks éclairés et instructifs de la part d’outsiders
  • Améliorer son référencement sur les moteurs de recherche
  • Fournir de la matière première à partager sur les réseaux sociaux
  • De nombreux autres avantages…

Pourquoi, dès lors, s’en passer ?

Pourquoi votre entreprise ressemblera-t-elle bientôt à un espace de Coworking

24 janvier 2012

L’ère Wikileaks modifie-t-elle les comportements autour de l’information d’entreprise ?

15 décembre 2010

« Le plus grand motif d’inquiétude pour les entreprises ne devrait pas venir des risques de commérages de diplomates, mais bien de la sécurité insuffisante assurée autour des dossiers qui les concernent. L’amélioration constante des technologies, ces dernières années, a entraîné une hausse très significative de la production de données individuelles. Pour les entreprises, c’est un avantage et une source aussi de vulnérabilité. »

Voici ce qu’écrivait, cette semaine, le magazine britannique The Economist, au sujet de Wikileaks.

Les chancelleries ne sont pas les seules à se préoccuper de l’impact potentiel de la plate-forme de divulgation des grands secrets de la planète. Les entreprises sont également dans le collimateur des disciplines de Julian Assange.

Le site internet n’en est pas à son coup d’essai en matière d’information d’entreprise. En 2008, Wikileaks avait dévoilé les comptes de 1.600 clients d’une banque suisses aux îles Caïmans. Et le site internet pourrait, prochainement, ébranler une autre grande institution financière.

« Nous disposons de 5 gigabytes en provenance du disque dur du dirigeant d’une très grande banque internationale », confiait Assange, à la fin du mois dernier…

Multiplication des clones de Wikileaks

Il va sans doute falloir s’y habituer…

Même si les actuelles campagnes politiques et judiciaires contre le site internet devraient gêner, à court terme, les action de Wikileaks, il est dorénavant clair que la plate-forme dédiée aux révélations incendiaires animera les paysage médiatiques pour quelques temps encore.

Des centaines de sites internet miroirs dupliquent déjà les contenus publiés sur Wikileaks. Ce dernier, de ce fait, devient quasi invulnérable.

Julian Assange a, par ailleurs, fait des émules. Les « whistleblowers » peuvent à présent compter sur des enceintes numériques alternatives : OpenLeaks, BrusselsLeaks (pour les affaires européennes), BalkanLeaks, IndoLeaks…

Les fuites (brutes) trouveront ainsi de nouvelles voies d’écoulement.

Bien sûr, la diffusion d’informations critiques suscitera l’intérêt proportionnellement à l’importance de l’organisation qu’elle concerne. Les PME ont sans doute moins de choses à redouter que les très grandes entreprises. Il n’empêche. Wikileaks et ses cousins modifieront, sans doute, à terme, le paysage de l’information économique

Changement de comportements ?

Les entreprises pourraient-elles changer leurs comportements, leurs pratiques, voire leur éthique, pour tenir compte de cette nouvelle donne ?

On peut penser que si elles le font, ce ne sera pas en raison de Wikileaks.

Néanmoins, les entreprises pourraient redoubler de précautions dans le cadre d’informations extrêmement stratégiques.

Le site SmartCompany inventoriait, voici quelques jours, des resserrements possibles de la politique de sécurité découlant des leçons tirées de l’affaire Wikileaks. Cependant, il soulignait aussi des difficultés à les mettre en oeuvre…

« Les fuites relatives à aux câbles diplomatiques américains, sur Wikileaks, venaient, dit-on, d’un simple soldat qui a transféré sur DVDs les dizaines de milliers de documents auxquels il avait accès via le système informatique de l’armée US. Sur base de cette expérience, une entreprise pourrait décider de bloquer le « port » USB des ordinateurs de ses employés. Dans le même temps, cette mesure pourrait nuire à la productivité de ses employés… », observait SmartCompany.

Dilemme…

Clarifier les rôles et responsabilités

Nous entrons, pour un mieux sans doute, dans une ère de transparence. De tout temps, toute vérité n’a toutefois pas toujours été bonne à dire.

Mieux vaut dès lors, en premier lieu, clarifier les codes de conduite dans l’entreprise sur l’usage des données interne ainsi que la responsabilité individuelle qu’engendre l’accès à ces dernières…

A la merci d’une séquence volée uploadée sur Youtube, les hommes politiques et les célébrités changent aujourd’hui leur comportement en public. Ils sont plus prudents.

Qui sait si, d’une certaine manière, les Wikileaks business n’auront pas, à l’avenir, un impact similaire sur l’information d’entreprise ?

Intelligence économique

Intelligence stratégique

Oscar Berg: « L’entreprise sera transparente par défaut. Les zones protégées seront seulement définies à l’avance »

14 décembre 2010

« Je sais comment tuer la créativité dans une entreprise »

4 octobre 2010

Jean Pitz est l’ancien directeur général du holding GIB, spécialisé notamment dans la grande distribution.

« Pour tuer la créativité dans une entreprise, dit-il, c’est très simple: vous évoquez le fait qu’on a déjà essayé, évoquez les budgets qui sont bouclés, etc. » Les études de marché ne sont pas non plus le meilleur ami de la créativité ni de l’intelligence stratégique en entreprise.

Découvrez la vidéo interview ci-dessous :

Europe : pourquoi les projets en matière de réseaux sociaux se plantent

24 août 2010

Entretien avec Google Benelux: on y parle de pub, des partenariats locaux et de l’avenir du mobile

5 mai 2010

Google est fait de chair et de sang. En Europe, le moteur de recherche a créé des équipes dans un certain nombre de pays. La firme y loue même des bureaux physiques.

A Bruxelles, nous avons rencontré Julien Blanchez, le directeur marketing de Google pour la Belgique et les Pays-Bas.

La firme de Mountain View occupe une douzaine de personnes dans le quartier européen, à un jet de pierre du Juste Lipse, le bâtiment du Conseil des ministres européens, et du Caprice des Dieux, où siège le Parlement européen.

Le staff belge partage ces locaux avec leurs collègues actifs au niveau des relations avec les institutions européennes. Console de jeu, couleurs chamarrées, baby foot,… : rien ne manque dans l’iconographie classique de l’entreprise web californienne.

Quelques semaines plus tôt, Larry Page, l’un des deux célèbres fondateurs de Google, était assis à l’endroit où nous nous tenons. « Nous avons discuté de choses et d’autres en mangeant une pizza », confie Julien Blanchez.

Google, la plus grande agence pub du monde… sauf en Belgique…

L’une des tâches du directeur marketing de Google est de convaincre les PME locales de recourir aux adwords, ces mots-clés sponsorisés qui ont fait la fortune du groupe.

Grâce aux adwords, que l’on trouve sur la colonne de gauche du site, Google est passé du rang de start-up à celui de multinationales. En une décennie à peine, le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise a dépassé les 20 milliards de dollars, pour plus de 20.000 personnes employées dans le monde.

Si les entreprises de nombreux pays achètent des adwords en masse, pour positionner leurs produits ou services sur le Net, il n’en est visiblement pas de même en Belgique.

Alors que, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, 80% des adwords sur Google sont achetés par des entreprises locales, en Belgique, les entreprises belges ne représentent que 40%. Autrement dit, les entreprises qui, en Belgique, achètent de la présence à côté des réquisitions sur Google, à 60%, sont des entreprises étrangères, explique Julien Blanchez.

Sachant que la plupart des internautes belges opèrent leur recherche en ligne en passant pas Google, cette situation signifie probablement un réel manque à gagner pour l’économie nationale, estime-t-on.

Google, une entreprise du coin ?

Google en Wallonie, c’est aussi cet énorme centre de données installé à proximité de Mons… mais dont on ne peut dire finalement que peu de choses. La discrétion est d’or, chez Google, en ce qui concerne cet infrastructure hautement stratégique.

Pour autant, le moteur de recherche développe aujourd’hui une politique d’ancrage local dans les pays où il est actif. La firme de Moutain View a ainsi lancé un récent partenariat avec la STIB, la société des transports publics bruxellois, pour l’utilisation de Google Transit. Les affiches sont d’ailleurs visibles dans les stations de métro de la Capitale.

« Nous espérons multiplier ce type de partenariat local dans l’avenir », affirme Julien Blanchez.

Google Earth, Android, Apps, Energy… Des dizaines d’innovations

« Google veut organiser l’information du monde ». Tel est toujours le leitmotiv du groupe californien.

A côté de son moteur de recherche, Google a déployé une multitudes de nouveaux services, gratuits pour la plupart, en phase avec cet objectif.

Ces innovations s’appellent Google Maps, Google Earth, Ocean, Street View, etc….

« Il y a la volonté d’identifier toutes les zones d’activités où existe une inefficience », explique Julien Blanchez.

Vu la montée en puissance de l’internet mobile, Google se  doit aussi, aujourd’hui, de se positionner sur cet univers. Tel est le pari du système opérationnel Androïd, développé par Google, pour les smartphones.

Montée en force du web mobile, Google veut en être avec Android…

« Aujourd’hui, il y a plus de téléphones portables en circulation dans le monde que de montres ».

Grâce à Androïd, Google entend conserver son rôle de leader sur le Web.

Le grand adversaire, cette fois-ci, se nomme Apple, avec ses vedettes, l’iPhone et l’iPad.

« Pour l’instant, toutefois, la priorité est de faire avancer le marché du data et des services en ligne, argue Julien Blanchez. Nous avons intérêt, tous, à ce que cet univers du data mobile se développe. Là concurrence pourra toujours s’exprimer ensuite ».

Entretien réalisé en collaboration avec l’AWT, dans le cadre de la séquence ADN IT

Bonus

Ci joint, l’interview de Sergey Brin réalisée par Entreprise Globale à San Francisco, en mai 2009

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