Pourquoi votre entreprise ressemblera-t-elle bientôt à un espace de Coworking

24 janvier 2012

L’ère Wikileaks modifie-t-elle les comportements autour de l’information d’entreprise ?

15 décembre 2010

« Le plus grand motif d’inquiétude pour les entreprises ne devrait pas venir des risques de commérages de diplomates, mais bien de la sécurité insuffisante assurée autour des dossiers qui les concernent. L’amélioration constante des technologies, ces dernières années, a entraîné une hausse très significative de la production de données individuelles. Pour les entreprises, c’est un avantage et une source aussi de vulnérabilité. »

Voici ce qu’écrivait, cette semaine, le magazine britannique The Economist, au sujet de Wikileaks.

Les chancelleries ne sont pas les seules à se préoccuper de l’impact potentiel de la plate-forme de divulgation des grands secrets de la planète. Les entreprises sont également dans le collimateur des disciplines de Julian Assange.

Le site internet n’en est pas à son coup d’essai en matière d’information d’entreprise. En 2008, Wikileaks avait dévoilé les comptes de 1.600 clients d’une banque suisses aux îles Caïmans. Et le site internet pourrait, prochainement, ébranler une autre grande institution financière.

« Nous disposons de 5 gigabytes en provenance du disque dur du dirigeant d’une très grande banque internationale », confiait Assange, à la fin du mois dernier…

Multiplication des clones de Wikileaks

Il va sans doute falloir s’y habituer…

Même si les actuelles campagnes politiques et judiciaires contre le site internet devraient gêner, à court terme, les action de Wikileaks, il est dorénavant clair que la plate-forme dédiée aux révélations incendiaires animera les paysage médiatiques pour quelques temps encore.

Des centaines de sites internet miroirs dupliquent déjà les contenus publiés sur Wikileaks. Ce dernier, de ce fait, devient quasi invulnérable.

Julian Assange a, par ailleurs, fait des émules. Les « whistleblowers » peuvent à présent compter sur des enceintes numériques alternatives : OpenLeaks, BrusselsLeaks (pour les affaires européennes), BalkanLeaks, IndoLeaks…

Les fuites (brutes) trouveront ainsi de nouvelles voies d’écoulement.

Bien sûr, la diffusion d’informations critiques suscitera l’intérêt proportionnellement à l’importance de l’organisation qu’elle concerne. Les PME ont sans doute moins de choses à redouter que les très grandes entreprises. Il n’empêche. Wikileaks et ses cousins modifieront, sans doute, à terme, le paysage de l’information économique

Changement de comportements ?

Les entreprises pourraient-elles changer leurs comportements, leurs pratiques, voire leur éthique, pour tenir compte de cette nouvelle donne ?

On peut penser que si elles le font, ce ne sera pas en raison de Wikileaks.

Néanmoins, les entreprises pourraient redoubler de précautions dans le cadre d’informations extrêmement stratégiques.

Le site SmartCompany inventoriait, voici quelques jours, des resserrements possibles de la politique de sécurité découlant des leçons tirées de l’affaire Wikileaks. Cependant, il soulignait aussi des difficultés à les mettre en oeuvre…

« Les fuites relatives à aux câbles diplomatiques américains, sur Wikileaks, venaient, dit-on, d’un simple soldat qui a transféré sur DVDs les dizaines de milliers de documents auxquels il avait accès via le système informatique de l’armée US. Sur base de cette expérience, une entreprise pourrait décider de bloquer le « port » USB des ordinateurs de ses employés. Dans le même temps, cette mesure pourrait nuire à la productivité de ses employés… », observait SmartCompany.

Dilemme…

Clarifier les rôles et responsabilités

Nous entrons, pour un mieux sans doute, dans une ère de transparence. De tout temps, toute vérité n’a toutefois pas toujours été bonne à dire.

Mieux vaut dès lors, en premier lieu, clarifier les codes de conduite dans l’entreprise sur l’usage des données interne ainsi que la responsabilité individuelle qu’engendre l’accès à ces dernières…

A la merci d’une séquence volée uploadée sur Youtube, les hommes politiques et les célébrités changent aujourd’hui leur comportement en public. Ils sont plus prudents.

Qui sait si, d’une certaine manière, les Wikileaks business n’auront pas, à l’avenir, un impact similaire sur l’information d’entreprise ?

Intelligence économique

Intelligence stratégique

Oscar Berg: « L’entreprise sera transparente par défaut. Les zones protégées seront seulement définies à l’avance »

14 décembre 2010

« Je sais comment tuer la créativité dans une entreprise »

4 octobre 2010

Jean Pitz est l’ancien directeur général du holding GIB, spécialisé notamment dans la grande distribution.

« Pour tuer la créativité dans une entreprise, dit-il, c’est très simple: vous évoquez le fait qu’on a déjà essayé, évoquez les budgets qui sont bouclés, etc. » Les études de marché ne sont pas non plus le meilleur ami de la créativité ni de l’intelligence stratégique en entreprise.

Découvrez la vidéo interview ci-dessous :

Europe : pourquoi les projets en matière de réseaux sociaux se plantent

24 août 2010

Entretien avec Google Benelux: on y parle de pub, des partenariats locaux et de l’avenir du mobile

5 mai 2010

Google est fait de chair et de sang. En Europe, le moteur de recherche a créé des équipes dans un certain nombre de pays. La firme y loue même des bureaux physiques.

A Bruxelles, nous avons rencontré Julien Blanchez, le directeur marketing de Google pour la Belgique et les Pays-Bas.

La firme de Mountain View occupe une douzaine de personnes dans le quartier européen, à un jet de pierre du Juste Lipse, le bâtiment du Conseil des ministres européens, et du Caprice des Dieux, où siège le Parlement européen.

Le staff belge partage ces locaux avec leurs collègues actifs au niveau des relations avec les institutions européennes. Console de jeu, couleurs chamarrées, baby foot,… : rien ne manque dans l’iconographie classique de l’entreprise web californienne.

Quelques semaines plus tôt, Larry Page, l’un des deux célèbres fondateurs de Google, était assis à l’endroit où nous nous tenons. « Nous avons discuté de choses et d’autres en mangeant une pizza », confie Julien Blanchez.

Google, la plus grande agence pub du monde… sauf en Belgique…

L’une des tâches du directeur marketing de Google est de convaincre les PME locales de recourir aux adwords, ces mots-clés sponsorisés qui ont fait la fortune du groupe.

Grâce aux adwords, que l’on trouve sur la colonne de gauche du site, Google est passé du rang de start-up à celui de multinationales. En une décennie à peine, le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise a dépassé les 20 milliards de dollars, pour plus de 20.000 personnes employées dans le monde.

Si les entreprises de nombreux pays achètent des adwords en masse, pour positionner leurs produits ou services sur le Net, il n’en est visiblement pas de même en Belgique.

Alors que, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, 80% des adwords sur Google sont achetés par des entreprises locales, en Belgique, les entreprises belges ne représentent que 40%. Autrement dit, les entreprises qui, en Belgique, achètent de la présence à côté des réquisitions sur Google, à 60%, sont des entreprises étrangères, explique Julien Blanchez.

Sachant que la plupart des internautes belges opèrent leur recherche en ligne en passant pas Google, cette situation signifie probablement un réel manque à gagner pour l’économie nationale, estime-t-on.

Google, une entreprise du coin ?

Google en Wallonie, c’est aussi cet énorme centre de données installé à proximité de Mons… mais dont on ne peut dire finalement que peu de choses. La discrétion est d’or, chez Google, en ce qui concerne cet infrastructure hautement stratégique.

Pour autant, le moteur de recherche développe aujourd’hui une politique d’ancrage local dans les pays où il est actif. La firme de Moutain View a ainsi lancé un récent partenariat avec la STIB, la société des transports publics bruxellois, pour l’utilisation de Google Transit. Les affiches sont d’ailleurs visibles dans les stations de métro de la Capitale.

« Nous espérons multiplier ce type de partenariat local dans l’avenir », affirme Julien Blanchez.

Google Earth, Android, Apps, Energy… Des dizaines d’innovations

« Google veut organiser l’information du monde ». Tel est toujours le leitmotiv du groupe californien.

A côté de son moteur de recherche, Google a déployé une multitudes de nouveaux services, gratuits pour la plupart, en phase avec cet objectif.

Ces innovations s’appellent Google Maps, Google Earth, Ocean, Street View, etc….

« Il y a la volonté d’identifier toutes les zones d’activités où existe une inefficience », explique Julien Blanchez.

Vu la montée en puissance de l’internet mobile, Google se  doit aussi, aujourd’hui, de se positionner sur cet univers. Tel est le pari du système opérationnel Androïd, développé par Google, pour les smartphones.

Montée en force du web mobile, Google veut en être avec Android…

« Aujourd’hui, il y a plus de téléphones portables en circulation dans le monde que de montres ».

Grâce à Androïd, Google entend conserver son rôle de leader sur le Web.

Le grand adversaire, cette fois-ci, se nomme Apple, avec ses vedettes, l’iPhone et l’iPad.

« Pour l’instant, toutefois, la priorité est de faire avancer le marché du data et des services en ligne, argue Julien Blanchez. Nous avons intérêt, tous, à ce que cet univers du data mobile se développe. Là concurrence pourra toujours s’exprimer ensuite ».

Entretien réalisé en collaboration avec l’AWT, dans le cadre de la séquence ADN IT

Bonus

Ci joint, l’interview de Sergey Brin réalisée par Entreprise Globale à San Francisco, en mai 2009

Les entreprises ne peuvent plus tricher avec le développement humain

19 mars 2010

« Notre richesse, c’est notre personnel »… « Nous ne serions rien sans nos collaborateurs« …

Ce genre de slogans  prémâchés arrive haut dans le catalogue de la langue de bois de nombreuses entreprises, aujourd’hui.

Les adeptes du Greenwashing et des fausses postures sociétales ont tort, estime Michel de Kemmeter,  chercheur et essayiste, créateur  d’un réseau de réflexion et d’innovation sur le développement humain et sociétal, baptisé UHDR (Universal Human Development Research). Les entreprises qui ne sont pas sincères, dans leur volonté d’intégrer les nouvelles aspirations écologiques et sociales qui gagnent chaque jour du terrain dans la société, s’ils se contentent d’effets marketing, perdront en efficacité et en pertinence.

Leurs employés ne les suivront plus.

Le contexte a changé

Les aspirations des individus ont changé, comme l’indique cet excellent billet du blog Conseilwebsocial, se référant à la célèbre pyramide des besoins de Maslow.

Plusieurs explications peuvent être données sur pour expliquer cette rupture qui prend la forme d’un désengagement vis à vis de l’entreprise, d’une attitude de mercenaire ou d’opportuniste, écrit Conseilwebsocial. La plus fondamentale restant certainement la perte de confiance de la nouvelle génération dans la capacité d’une entreprise à pouvoir permettre à ses salariés de répondre aux besoins non pas matériels mais spirituels.

Aujourd’hui, l’entreprise doit répondre aux valeurs modernes. A défaut, à terme, elle subira le désintérêt et la désaffection

Cette passionnante présentation de André-Yves Portnoff, de Futuribles (relayée par Le vide poche.fr), enfonce le clou, en rappelant aussi la nécessité d’innover en tenant compte de l’évolution contexte. Des valeurs.

Développement durable, RSE, entrepreneuriat social, moins gadgets que jamais…

Le développement durable, adhérer sincèrement au principe de responsabilité sociale des Entreprises (RSE) ou d’entrepreneuriat social sont moins des modes que jamais.

Dans ce cadre, le respect des individus et de leurs objectifs propres devient une nécessité absolue. Leçon pour les RH

Il y a une prise de conscience collective que l’humain est bien plus qu’un  maillon d’une chaîne de production, pointe Michel de Kemmeter. Chacun revendique de plus en plus sa différence et entend exister par lui-même, avec ses particularités. Les humains en général aspirent à plus de cohérence, à exister dans leurs talents, dans ce qu’ils sont vraiment.

Problème : les processus actuels d’enseignement sont désormais inadaptés pour inculquer ces nouveaux principes. L’ancien modèle de management continue d’être promu dans de nombreux amphithéâtre.

L’éducation reste axée sur la transmission d’un savoir à reproduire à l’examen, poursuit Michel de Kemmeter. On voit peu d’espace pour l’émergence de toutes nouvelles visions et approches. Pourtant, nous avons tous vu à quoi  ce savoir a mené. C’est notre responsabilité d’innover et d’amener du « savoir être ». Ou plutôt, le faire émerger chez chacun. Confiance en soi, intuition, leadership, responsabilité, autonomie, inventivité, santé,… que chacun puisse exister dans toute sa latitude et sa profondeur. Et non plus vouloir correspondre à un modèle stéréotypé qui répondrait à un « job description ».

Quelles sont les alternatives en matière d’éducation ?

L’UHDR, par exemple, en propose une :

Notre modèle combine l’activation des sens, la perception, la « récupération » des 93% du potentiel non verbal corporel. Ceci, d’une part, par de l’ « expérientiel » (voile, chevaux, arts martiaux, forêt, musique, sports,…). Dans la nature, non pas dans des auditoires. Ensuite, avec des workshops participatifs et émergents.

Il s’agit d’une proposition (à prendre ou à laisser, selon son choix) parmi de nombreuses autres qui se dessineront sans doute, à l’avenir, dans les universités, écoles supérieures et institutions privées.

A ce niveau aussi, l’innovation est indispensable.

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