Les entreprises ne peuvent plus tricher avec le développement humain
19 mars 2010
« Notre richesse, c’est notre personnel »… « Nous ne serions rien sans nos collaborateurs« …
Ce genre de slogans prémâchés arrive haut dans le catalogue de la langue de bois de nombreuses entreprises, aujourd’hui.
Les adeptes du Greenwashing et des fausses postures sociétales ont tort, estime Michel de Kemmeter, chercheur et essayiste, créateur d’un réseau de réflexion et d’innovation sur le développement humain et sociétal, baptisé UHDR (Universal Human Development Research). Les entreprises qui ne sont pas sincères, dans leur volonté d’intégrer les nouvelles aspirations écologiques et sociales qui gagnent chaque jour du terrain dans la société, s’ils se contentent d’effets marketing, perdront en efficacité et en pertinence.
Leurs employés ne les suivront plus.
Le contexte a changé
Les aspirations des individus ont changé, comme l’indique cet excellent billet du blog Conseilwebsocial, se référant à la célèbre pyramide des besoins de Maslow.
Plusieurs explications peuvent être données sur pour expliquer cette rupture qui prend la forme d’un désengagement vis à vis de l’entreprise, d’une attitude de mercenaire ou d’opportuniste, écrit Conseilwebsocial. La plus fondamentale restant certainement la perte de confiance de la nouvelle génération dans la capacité d’une entreprise à pouvoir permettre à ses salariés de répondre aux besoins non pas matériels mais spirituels.

Aujourd’hui, l’entreprise doit répondre aux valeurs modernes. A défaut, à terme, elle subira le désintérêt et la désaffection
Cette passionnante présentation de André-Yves Portnoff, de Futuribles (relayée par Le vide poche.fr), enfonce le clou, en rappelant aussi la nécessité d’innover en tenant compte de l’évolution contexte. Des valeurs.
Développement durable, RSE, entrepreneuriat social, moins gadgets que jamais…
Le développement durable, adhérer sincèrement au principe de responsabilité sociale des Entreprises (RSE) ou d’entrepreneuriat social sont moins des modes que jamais.
Dans ce cadre, le respect des individus et de leurs objectifs propres devient une nécessité absolue. Leçon pour les RH
Il y a une prise de conscience collective que l’humain est bien plus qu’un maillon d’une chaîne de production, pointe Michel de Kemmeter. Chacun revendique de plus en plus sa différence et entend exister par lui-même, avec ses particularités. Les humains en général aspirent à plus de cohérence, à exister dans leurs talents, dans ce qu’ils sont vraiment.
Problème : les processus actuels d’enseignement sont désormais inadaptés pour inculquer ces nouveaux principes. L’ancien modèle de management continue d’être promu dans de nombreux amphithéâtre.
L’éducation reste axée sur la transmission d’un savoir à reproduire à l’examen, poursuit Michel de Kemmeter. On voit peu d’espace pour l’émergence de toutes nouvelles visions et approches. Pourtant, nous avons tous vu à quoi ce savoir a mené. C’est notre responsabilité d’innover et d’amener du « savoir être ». Ou plutôt, le faire émerger chez chacun. Confiance en soi, intuition, leadership, responsabilité, autonomie, inventivité, santé,… que chacun puisse exister dans toute sa latitude et sa profondeur. Et non plus vouloir correspondre à un modèle stéréotypé qui répondrait à un « job description ».
Quelles sont les alternatives en matière d’éducation ?
L’UHDR, par exemple, en propose une :
Notre modèle combine l’activation des sens, la perception, la « récupération » des 93% du potentiel non verbal corporel. Ceci, d’une part, par de l’ « expérientiel » (voile, chevaux, arts martiaux, forêt, musique, sports,…). Dans la nature, non pas dans des auditoires. Ensuite, avec des workshops participatifs et émergents.
Il s’agit d’une proposition (à prendre ou à laisser, selon son choix) parmi de nombreuses autres qui se dessineront sans doute, à l’avenir, dans les universités, écoles supérieures et institutions privées.
A ce niveau aussi, l’innovation est indispensable.
Iberia s’aventure aussi sur le web 2.0
18 décembre 2009
Dix outils utiles pour faire de l’intelligence compétitive efficace
15 décembre 2009
L’époque bouge plus vite. Les concurrents également. Il est de plus en plus important de pouvoir identifier leurs mouvements et anticiper leurs virages stratégiques.
Lakeshore Branding, une agence marketing basée à Chicago, a répertorié une série d’outils en ligne susceptibles de faciliter la recherche d’information sur les actions et préoccupation de ses concurrents.
Ces derniers permettent de professionnaliser l’approche des entreprises en matière d’intelligence compétitive.
Voici une liste de dix de ces services, parmi les plus utiles pour les entreprises, quelle que soit leur taille :
Intelligence compétitive: dix outils utiles
1. Copernic Tracker:
Commençons la liste par Copernic Tracker. Celui-ci est un logiciel qui vous avertit quand quelque chose change dans les pages internet du site web d’une entreprise concurrente. Vous recevez un email à chaque mise à jour. Le travail sur l’intelligence compétitive est ainsi rendu automatique, pour une part.
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2. Statbrain:
Statbrain vous donne une estimation du trafic que reçoit n’importe quel site web. Ce n’est toutefois qu’une estimation.

Il s’agit d’un service gratuit offert par le portail en ligne Yahoo! Vous tapez l’adresse internet d’un site web concurrent. Vous voyez apparaître tous les autres sites internet qui parlent et font un lien vers lui.

4. Google Trends for Websites:
Google Trends est un service gratuit de Google qui vous permet d’identifier le volume de trafic du site de vos concurrents et, surtout, d’identifier (plus ou moins) l’origine géographique des visiteurs. Le service autorise la comparaison simultanée de cinq sites internet.
5. Google Insights for Search:
Cet outil, également fourni gratuitement par Google, vous permet de faire des analyses sur les types de recherche opérées sur le moteur de recherche Google. Le service permet de faire des tris selon critères précis (géographie, saisons, etc.). Très précieux également pour apprendre à mieux connaître l’évolution des besoins sur le marché.

6. Microsoft Keyword Forecast Tool:
Ce service proposé par Microsoft prédit la distribution des recherches de mots-clés sur internet, sur base de critères démographiques. Utile pour anticiper l’émergence de tendances dans certaines couches de la population.

7. SpyFu:
Ce service vous permet de découvrir les mots clés sur lesquels misent vos concurrents en matière de positionnement sur les moteurs de recherche. Le service regarde aussi quels sont les Adwords, ces mots-clés sponsorisés que l’on peut acheter sur Google, achetés par vos concurrents. Un véritable livre ouvert sur leur stratégie.

8. WayBack Machine:
Il est parfois utile de comprendre l’évolution du positionnement d’un concurrent en se remémorant sa façon de se présenter il y a deux ans, cinq ans, dix ans. Ce service permet de retracer le parcours et les changements réalisés sur le site internet d’un concurrent. Il peut remonter jusqu’en 1996, pour autant que le site étudié soit archivé.

On ne prête par toujours attention à la lisibilité d’un site internet. Si votre concurrent vend davantage que vous, à un moment donné, c’est peut-être dû à une présence plus efficace sur le Net. son site internet est peut-être plus clair et plus lisible… Ce service attribue des points, en fonction de différents critères, qui donnent une idée du degré de lisibilité d’un site web.

10. BoardTracker:
Vos clients parlent peut-être de vous, mais aussi de vos concurrents, dans des forums de discussion en ligne. Ce n’est pas un luxe de connaître le contenu de ces conversations.
Cet outil reste néanmoins très axé sur les forums en anglais. Dans le même domaine, signalons également l’existence de Attentio.
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Pour information, Lakeshore Branding fournit une liste plus longue d’outils d’intelligence compétitive sur ce lien-ci.
L’information est aujourd’hui de plus en plus facilement disponible. Le problème est plus souvent de se retrouver dans ce labyrinthe.
Cette constellation d’outils et de services, plus ceux qui naissent chaque jour, sont des appuis de grandes valeurs pour permettre aux entreprises de persévérer dans leur travail d’intelligence, de rester conscientes de l’évolution de leur environnement. Elles peuvent, de la sorte continuer d’anticiper, et se ménager une longueur d’avance pour demeurer compétitive.

Christian De Neef: « La durée de vie moyenne d’une entreprise est de trente ans… Certaines sont éternelles car elles se réinventent »
30 octobre 2009
Six façons, pour les PME, d’utiliser efficacement LinkedIn (ou Viadeo)
29 octobre 2009
Le 14 octobre dernier, le réseau social LinkedIn a franchi le chiffre symbolique de 50 millions d’utilisateurs à travers le monde. Aujourd’hui, LinkedIn est, de loin, le premier réseau professionnel digital de la planète.
Derrière, le Français Viadeo compte, lui, 16 millions de membres dans le monde. Xing, un autre réseau social business très implanté notamment en Allemagne, recense pour sa part 8 millions de membres. 
Les réseaux sociaux professionnels s’avèrent aujourd’hui des outils plus que précieux dans l’arsenal de croissance des PME.
Ils permettent des mises en relation, mais aussi un ciblage plus efficace des actions commerciales ainsi qu’une extension du pool de recrutement possible. Enfin, ils sont une source grandissante d’information.
Le site américain SmallBiz Trends suggère six façons d’utiliser efficacement ces nouveaux réseaux professionnels en ligne, avec un accent placé sur le plus vaste d’entre eux, LinkedIn.
Six façons d’utiliser efficacement LinkedIn , Viadeo et les autres…
1. Imposer une expertise pour bâtir votre réputation numérique :
A la différence d’autres réseaux sociaux, LinkedIn permet à chacun de se bâtir une crédibilité d’expert dans son domaine et, donc, d’astiquer sa réputation numérique.
En remplissant votre profil, en faisant la liste de vos connexions, en faisant état de vos références, en prenant part à des groupes thématiques, en répondant à des questions dans la section Question & Réponse (Q&A)… vous vous affichez comme un individu affûté dans son métier.
Ainsi, se dégage de vous une image d’expert qui donne confiance et qui rejaillit sur votre entreprise. Difficile de trouver meilleur endroit pour afficher ce genre de chose.
2. Partager les contenus – Apportez de la valeur ajoutée :
De nombreuses voient existent sur LinkedIn pour partager de l’information.
Assurez-vous cependant que ces contributions apportent une valeur ajoutée dans la discussion à laquelle vous prenez part. La tolérance est faible pour les individus qui se lancent dans des campagnes d’auto-promotion et les représentants d’entreprise qui se servent des réseaux professionnels comme d’un étal de marché.
Il est néanmoins possible, voire bienvenu, de partager des liens internet vers des informations pertinentes stockées sur d’autres sites web, dans les groupes ou les Q&A.
3. Interrogez votre marché :
Si vous passez outre la lourdeur de certains discours commerciaux que l’on croise de temps en temps, disions-nous, sur les espaces « questions et réponses » de LinkedIn ou de Viadeo, ces derniers peuvent se transformer en lieux propices à l’échange de connaissance, à la confrontation de nouvelles idées. Ils peuvent même se transformer en mini focus-groups. Parfois, des responsables de PME mènent sur ceux-ci de véritables enquêtes de marché. D’autres demandent des conseils pour être plus efficaces dans un domaine.
Quand ils le peuvent et qu’ils en ont le temps, la plupart utilisateurs sont prêts à s’entraider.
4. Restez visible dans les esprits :
En mettant régulièrement à jour votre statut LinkedIn (comparable aux statuts sur Facebook), vous pouvez recommander des contenus, des événements, ou encourager la visite du site de votre entreprise. Cette mise à jour régulière maintient l’attention sur vous et vous garde visible.
5. Cherchez à être présenté à d’autres :
LinkedIn permet aux responsables de PME de rencontrer facilement des personnes pertinentes pour développer leur activité. Les critères de recherche pour trouver des profils intéressants sont multiples: par profession, localisation géographique, association, thèmes…
LinkedIn permet aussi d’être présenté facilement à des tiers. Grâce aux degrés de séparation qui s’affichent sur la plate-forme, vous savez qui sont les personnes de votre réseau susceptibles de connaître et donc de vous présenter à une personne dont vous estimez le profil intéressant.
Les individus sont moins méfiants quand une personne intermédiaire intervient dans la mise en relation.
6. Réseautez via les groupes LinkedIn :
Les groupes thématiques sont un espace adapté pour engager la conversation avec d’autres professionnels actifs dans votre domaine d’activité. En amenant de la valeur ajoutée, en répondant aux autres personnes, vous construisez votre présence et votre autorité. Les gens, en retour, auront tendance à visiter votre site internet afin d’en apprendre davantage sur vous. Ils augmentent ainsi votre trafic.
En étant utile, vous pouvez ainsi accroître votre visibilité.
L’entreprise organisée comme un orchestre symphonique, c’est terminé. Place à l’entreprise « Jazz band »
22 octobre 2009
L’entreprise doit laisser de la place à la créativité, comme dans un groupe de jazz
Marc Timmerman est directeur exécutif Europe pour la gestion de Talent pour le groupe international Hudson, spécialisé dans le conseil en Ressources humaines.
Dans notre contexte actuel post-20 ème siècle, explique-t-il dans la vidéo ci-dessous, beaucoup d’entreprise sont organisées de façon rigides, directive, à la façon d’un orchestre symphonique. Peu à peu, ces dernières vont migrer vers un modèle laissant plus de place à la créativité et à l’improvisation encadrée. Dans cette nouvelle configuration, le leader se trouvera au milieu du groupe, plus au-dessus d’eux. Comme dans un orchestre de jazz (cf aussi les théories de Mintzberg, à ce sujet).
Les entreprises évaluent les compétences et le Q.I. de leurs employés. Elles ne cherchent pas à connaître leurs aspirations personnelles. C’est une erreur…
Les entreprises, selon Marc Timmerman, dans la vidéo suivante, conservent par ailleurs une approche très traditionnelle, limitative, en matière d’évaluation et de connaissance de leurs employés et cadres. Elles n’ont pas encore véritablement intégré les changements de valeurs dans la société, ni transposé celles-ci dans leurs propres politiques de gestion des ressources humaines (RH).
Ainsi, note Marc Timmerman, la génération des Baby boomers, qui a pratiquement toujours vu sa carrière comme une longue progression continue, ne comprend pas que quelqu’un de plus jeune, aujourd’hui, puisse refuser une promotion. Selon l’ancien système de valeur, une telle attitude est incompréhensible.
Mais le système de valeurs à changé. Les générations Gen X (trentenaires) et Gen Y (moins de 28 ans) ont vu leur parents sacrifier beaucoup de choses pour leur travail, pour un gain somme toute maigre, estiment-ils. Beaucoup n’en veulent plus.
Les départements RH doivent prendre conscience de cette nouvelle réalité, clame Marc Timmerman. Elles doivent notamment apprendre à connaître et à cartographier les aspirations individuelles.
De plus en plus, les personnes construisent leur propre plan de développement et de carrière (voir cette enquête menée en Belgique, par exemple). Elles définissent l’équilibre qu’elles veulent entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Ils bâtissent tout seul leur propre réseau professionnel.
Le phénomène va s’accélérer avec l’utilisation grandissante des réseaux sociaux et du web 2.0. Et la génération Y va amplifier le glissement.
Blog: du carnet personnel au média d’entreprise (par Eric Dupin)
22 octobre 2009
Pourquoi Toyota utilise Twitter
25 septembre 2009
Ecoutez votre personnel de terrain pour innover et sortir plus vite de la récession
28 août 2009
Toyota, Panasonic et d’autres grands groupes japonais pratiquaient cette technique depuis les années 70 déjà, pour améliorer leurs processus qualité et stimuler les micro-innovations. Les ouvriers, les techniciens de la chaîne de production sont invités à soumettre régulièrement leurs observations et leurs idées. Ces inputs corrigent et apportent un niveau de perfectionnement sans cesse continu. En 2007, le magazine Fast Company évoquait cette approche d’écoute et de partage généralisé d’information
To change the way that you create a product, change when, how, and with whom you share information. For Toyota, oobeya means bringing together people from all parts of the company — whether they’re from design, engineering, manufacturing, logistics, or sales — every month for the two years before a car goes into production (…) Everything is open for discussion: how to cut costs, reduce mistakes, and unplug bottlenecks (…) « The big room is about sharing, » says Don Esmond, senior vice president and a general manager at Toyota Motor Sales U.S.A. « It’s not about tearing down silos in engineering and manufacturing and putting people on special teams. That’s the crossfunctional approach. Oobeya is about creating more communication between the people in those divisions so that they can do their jobs better. »
En Europe également, certaines entreprises mettent en pratique l’innovation par la base (exemple Baxter Lessines)
La démocratisation de l’innovation par l’écoute des ouvriers et des techniciens, notamment, n’est pas un monopole des écoles japonaises de management. Des entreprises en Europe pratiquent cette mentalité. Le producteur d’équipement médical Baxter, par exemple, a adopté une approche similaire dans son usine belge Lessines, en Belgique. Le site occupe plus de 1.800 personnes et connaît une phase d’extension.
« Nous invitons quotidiennement les ouvriers et techniciens sur la ligne de production à apporter leurs remarques et soumettre leurs idées. Nous avons mis en place un système de récompense, à cette fin, basé sur l’accumulation de points. Ceux-ci donnent droit à des cadeaux comme des tickets d’entrée à un événement, un voyage, etc. Nous préférons nous abstenir de rémunération financière directe pour ces inputs. Mais ce modèle est déterminant pour pouvoir améliorer constamment nos contrôle de qualité et innover… », explique Renaud Mazy, administrateur délégué de Baxter Lessines, dans la vidéo ci-dessous.
L’innovation démocratisée comme voie pour sortir de la récession ?
D’aucuns suggèrent que ces nouveaux modes d’innovation, où chacun dans l’entreprise est invité à participer, est une voie pour les entreprises européennes de s‘extraire plus rapidement de la récession. C’est que pense, par exemple, Rhys Gregory, sur son blog.
« Les entreprises qui retrouveront le plus vite la croissance auront sans doute mis en place de nouveaux modes de fonctionnement. Elles auront diversifieé leur production. Comment ? En écoutant leurs travailleurs. Les travailleurs qui ont les mains sur les outils de production savent comment améliorer le business. Cela peut aller de petits riens, une idée très simple sur un mode de rangement, par exemple, à quelque chose de plus fondamental »
Les meilleures idées sont souvent à portée de main. Encore faut-il y faire attention.




