Europe : pourquoi les projets en matière de réseaux sociaux se plantent
24 août 2010
L’incroyable pénétration des médias sociaux dans le quotidien des britanniques
19 août 2010
« L’Europe doit sortir de sa stratégie de l’innovation 1.0″ (Wikinomics)
11 mars 2010
Voici un peu plus de trois ans, je revenais d’un séjour à New York. Avant de prendre l’avion, je m’étais emparer d’un livre dans une grande chaîne de librairie. Il s’intitulait : Wikinomics – Comment la collaboration de masse change tout.
J’avoue que ce livre m’a profondément marqué, alors. Il ouvrait tous les horizons de l’économie ouverte et collaborative, innovante et connectée, qui se dévoile un peu plus chaque jour sous nos yeux. 
Wikinomics toujours à l’ordre du jour, bientôt Macro-Wikinomics
Trois ans ont passé. Les conclusions des deux auteurs de Wikinomics, Don Tapscott et Anthony Williams n’ont rien perdu de leur pertinence. Le prochain opus passera même à la vitesse supérieure. MacroWikinomics est annoncé pour le mois de septembre 2010.
La semaine dernière, Anthony Williams se penchait, avec le think tank bruxellois Lisbon Council, sur les nouvelles politiques d’innovation qu’échafaudent aujourd’hui l’Union européenne. C’était d’abord l’occasion pour lui d’un certain nombre de constats :
« La production d’innovation n’est plus aujourd’hui liée qu’à un seul modèle, souligne Anthony Williams. De nouveaux modèles collaboratifs d’innovation se déploient. Ils vont de la collaboration structurée, telle que celle mise en place avec succès par Procter & Gamble (Connect & Develop), jusqu’aux plates-formes en ligne sur lesquelles des comunautés s’auto-organisent (voir page ci-dessous) »
Après l’échec de la stratégie de Lisbonne, l’UE retente la relance de sa compétitivité avec Europe 2020…
La stratégie de Lisbonne, qui devait conduire l’Europe au rang d’économie la plus compétitive du monde en 2010, a lamentablement échoué. La Commission européenne tente de se racheter avec la stratégie Europe 2020. Cela dit, malgré quelques ajouts (comme un objectif amibtieux de réduction des émissions de CO2), l’approche, notamment en matière d’innovation, demeure tristement classique et conformiste.
L’UE continue de s’accrocher, par exemple, à l’objectif très linéaire de 3% du PIB consacré de dépenses de recherche.
Ainsi, écrivent Anthony Williams et le Lisbon Council :
« Si l’investissement en recherche compte bien sûr beaucoup, il n’existe pas de relation causale directe entre le niveau des dépenses en R&D et l’innovation. Voyez ainsi le Japon, qui dépense plus que quiconque en R&D, mais dont la croissance économique végète depuis plus de dix ans. Les nouveaux produits et services peuvent être développés par n’importe qui, pas seulement les scientifiques. Enfin, la rigidité du cadre légal de protection de la propriété intellectuelle entaille parfois plus qu’il n’encourage les dynamiques d’innovation »
L’innovation, aujourd’hui, se conçoit autrement.
« Regardez l’astronomie aujourd’hui. Des centaines d’astronomes collaborent ensemble et produisent collectivement leur résultats de recherche (…) L’université, elle même, n’a pas changé dans sa façon d’enseigner depuis des décennies (…) Nous avons aussi besoin de services publics beaucoup plus interactifs, transparents et ouverts pour permettre à chacun de contribuer »
Innovation beaucoup plus bottom-up pour l’Europe
L’auteur de Wikinomics préconise que l’Europe sorte d’une stratégie de l’innovation 1.0 et quelle accepte de se diriger ves une stratégie de l’innovation 2.0, comme (fournir de nouveaux biens digitaux au citoyen, miser sur les standards ouverts, etc.) :
Nous sommes tous des innovateurs, selon la nouvelle commissaire européenne en charge de la recherche, Mair Geoghegan-Quinn
L’Union européenne entendra-t-elle ce message ?
La nouvelle commissaire européenne en charge des sciences et de la recherche, l’Irlandaise Mair Geoghegan-Quinn, était l’invitée du Lisbon Council.
Si sa position ne dévie pas beaucoup des classiques (non dénués de pertinence mais insuffisants) de la Commission européenne en matière d’innovation (focalisation, notamment, sur le marché unique européen de la recherche, etc.).
« Les objectifs ne servent pas si on ne sait pas comment les atteindre », reconnait-elle, toutefois.
Tout espoir n’est pas perdu, même :
« Nous devons avoir un regard neuf sur la protection intelectuelle cadre. Peut-être devons-nous nous interroger sur comment innover dans le 21ème siècle. Peut-être devons nous promouvoir la tendance vers plus d’ouverture. Même s’il faudra trouver un équilibre »
« Les anciens modèles de planning industriel sont devenus redondants, je suis d’accord (…) L’innovation n’est plus le domaine d’une élite restreinte. Elle se trouve dans toutes les aires de la vie et les activités. Nous sommes tous des innovateurs aujourd’hui. Le défi sera de donner aux citoyens les compétences pour prendre leur part dans les réseaux globaux d’innovation »
Voila qui fait plaisir. Encore faut-il que ces paroles, expédiées à la fin du discours de Mair Geoghegan-Quinn, s’en suivent des faits au niveau des propositions de l’Europe… et de ses Etats…
« J’ai 29 ans. Je lance mon entreprise en Chine »
5 mars 2010
Le coworking monte en popularité dans le monde
4 mars 2010
« Le co-working rend l’espace de bureau obsolète »
Voila ce qu’écrit Drew Jones, un anthropologue américain, co- auteur d’un livre portant le titre éponyme.
Selon Wikipedia, le coworking regroupe deux notions, « à la fois celle d’un espace de travail partagé mais aussi celle d’un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture ».
Aux Etats-Unis, le co-working envahit les grandes cités. Quelques 75 villes américaines (comme St Paul dans le Minnesota, dans la video ci-dessous) disposent aujourd’hui d’au moins un espace de co-working, explique le magazine Inc. En Califronie du nord, ils commencent presque à pulluler…
Une nouvelle forme d’entrepreneuriat
Partout dans le pays, des promoteurs, associations ou des companies privées ouvrent des espaces ouverts où s’installent des entrepreneurs indépendants n’ayant comme point commun que le fait d’être à leur compte.
En général, la plupart sont l’aube d’un projet de leur crû qu’ils portent sur leur épaules. Beaucoup soutiennent des initiatives à caractère créatif. 
Le coworking a donc un impact réel sur la création de nouvelles activités et la stimulation de l’esprit d’entreprise
« [People who start businesses from coworking spaces] are not your completely traditional entrepreneurs, but they’ve got enough of a desire to be independent and entrepreneurial that given a little bit better foundation they can take those steps, » indique à Inc Todd Sundsted, autre auteur de I’m Outta Here! How co-working is making the office obsolete. They’ve got energy, they hook up with people, they start to collaborate, and start putting things together. »
Le coworking progresse en Europe également
Le phénomène du coworking ne se limite pas qu’aux Etats-Unis. Il gagne lentement l’Europe
D’ores et déjà, le co-working trace sa voie à Madrid, Bruxelles, Paris, Milan, Vienne…
Il s’intègre même dans les politiques urbaines.
Un phénomène à suivre…
80% des plus grandes entreprises du monde sont présentes sur les réseaux sociaux
2 mars 2010
En 2009, les réseaux sociaux sont devenus l’un des axes de curiosité, puis de préoccupation, des entreprises et de leurs départements marketing.
Les 100 plus grandes entreprises du monde ne font pas exception: 79% des multinationales du Fortune Global 100 (parmi lesquelles retrouvent des géants comme HP, Toyota, Shell, Microsoft, Exxon, Ford, Wal Mart, Coca Cola, P&G, HSBC etc.) sont désormais présentes sur au moins un réseau social.
Une étude du cabinet spécialisé Burson-Marsteller a opéré le recensement. Plus précisemment, parmi les cent plus grandes entreprises du globe:
- 65% ont ouvert un compte Twitter
- 54% ont mis en place une page Facebook
- 50% ont ouvert une chaîne sur YouTube
- 33% disposent d’un blog
- seules 20% d’entre elles, cependant, utilisent les quatre plates-formes sociales
Etats-Unis et Europe sur Twitter, l’Asie championne du blogging
Notons qu’un classement global sous-entend différence géographique. Les voici :
Les plus grandes entreprises du monde utilisent volontiers Twitter quand elles viennent d’Europe ou des Etats-Unis.
Les multinationales asiatiques recourent proportionnellement moins à Twitter.
« Les grandes entreprises asiatiques vont sur Twitter pour démarcher le marché occidental. note l’étude Burson-Martseller. C’est le cas de Toshiba, par exemple«
Le blog, par contre, est plus populaire dans les entreprises asiatiques que dans leurs homologues occidentales.
Les grands entreprises américaines gardent une avance en ce qui concerne l’usage de la vidéo pour leur communication.
Relativement actifs sur les réseaux sociaux
Les grandes entreprises américaines ne font pas seulement de la figuration sur les réseaux sociaux. En tout cas, elles alimentent leurs comptes sur Youtube ou Facebook plus ou moins régulièrement.
Bémol: les plus grandes entreprises du monde qui utilisent Twitter ne suivent, en revanche, qu’une moyenne de 731 personnes. Un chiffre encore très faible, peut-on penser, en regard de la taille de ces organisations.
Reste que le dialogue prend forme.
Un nombre croissant d’entreprises du Fortune Global 100 joueraient le jeu de la conversation avec leur audience.
Ainsi, en moyenne, 38% des grands marques répondent au messages qui les concernent sur le réseau social, à l’instar de Vodafone UK. 32% ont fait un re-tweet d’autres contenus (Verizon Careers, par exemple, est cité dans l’étude).
L’Europe suscite le plus d’engouement sur ses pages Facebook
Pour finir, remarquons que, toujours selon Burson-Marsteller, les entreprises européennes incluses dans le Fortune Global 100 (comme Munich Re, Crédit Agricol, Fiat, Nestlé, Deutsche Telekom, Barclays, EDF, etc.) sont celles qui suscitent le plus de réactions sur leurs pages Facebook.
Deux fois plus que leurs pairs américains.

Entreprise 2.0 : des mérites reconnus, mais une adoption lente
23 février 2010
Laurent Kinet est consultant, spécialiste de domaine de l’entreprise 2.0 (EarlyStage). Depuis de nombreux mois, il prêche la bonne parole de la collaboration intra et inter-entreprise, les voix du décloisonnement et de l’innovation ouverte.
Si beaucoup d’entreprises et de cadres l’écoutent en opinant du chef, reconnaissant tous les bénéfices potentiels de l’organisation ouverte, la mise en pratique tarde. Basé en Belgique, Laurent Kinet lance une enquête pour mesurer l’état de la situation de l’entreprise 2.0 dans le Royaume (lien de l’étude « Enterprise 2.0 in Belgium : what’s after the hype ?« ).
L’Europe va-telle perdre du terrain dans ce domaine (également) ? 
Questions :
- Les cadres et entreprises classiques sont sensibles, dis-tu, aux perspectives ouvertes par le modèle de l’entreprise 2.0. Pourtant, elles ne passent pas, ou peu, à l’acte. Est-ce pas un phénomène européen ?
Il existe des différences culturelles manifestes entre américains et européens. Certaines peuvent peut-être expliquer la frilosité généralisée en Europe : l’enthousiasme et le goût du risque américains (gut-feeling), opposés au besoin européen d’analyse et de certitudes ; la peur de l’échec, dévalorisée sur le vieux continent; l’héritage millénaire des sociétés hiérarchiques et verticales, fonctionnant sur le command-and-control, la gestion de l’autonomie, l’exécution, la structure. Le fait que la plupart des outils de l’Entreprise 2.0 aient été inventés aux Etats-Unis peut également être une explication plausible. Et, au sein de cette relative inertie paneuropéenne, le cas Belge m’intéresse davantage, d’abord parce que c’est mon pays, ensuite parce que j’ai le sentiment qu’il traîne encore davantage.
- Vous êtes présent en Belgique. Le rythme d’adoption du modèle 2.0 semble (encore plus) étonnamment bas en Belgique…
Je dis “semble” étonnamment bas, car rares sont les éléments ou les études qui permettent d’étayer le propos à un niveau si local. En 2008 déjà, Andrew McAfee s’interrogeait sur les différences culturelles entre les régions et pays susceptibles d’expliquer le rythme hétérogène d’adoption des technologies Web 2.0 au sein des entreprises.
Une étude d’AT&T, la même année, révéla que la Belgique se situait en plein dans la moyenne européenne quant à l’adoption des réseaux sociaux en entreprise (l’Allemagne menant la troupe et la Grande-Bretagne étant un peu en retard). Cependant, il s’agissait alors de l’utilisation d’espaces collaboratifs sur Intranets (Sharepoint), de simples forums, ou d’outils publics externes, comme Facebook, LinkedIn ou Flickr. `
Depuis, les suites collaboratives sont apparues, véritables substituts des Intranets existants, intégrant nativement la collaboration dans leur conception, et plaçant l’individu au centre des flux d’information. Aucune étude ne permet cependant de situer, chiffres à l’appui, la situation d’un pays donné par rapport à un autre. Les comparaisons continentales (US-Europe), elles, sont légion. Vous pouvez aisément deviner le rapport de force entre les deux.
- Quid de la dimension culturelle pour expliquer ce retard belge ?
D’après l’approche culturaliste de Geert Hofstede et ses cinq critères de différenciation culturelle (modèle qu’il appelle Culture GPS), le belge veut éviter l’incertitude et dispose d’une vue plutôt court-termiste. La comparaison de ces critères permet d’isoler l’une ou l’autre tendance culturelle propre à une nation. Maintenant, j’ignore s’il existe un lien direct avec la frilosité d’adoption de l’Entreprise 2.0. Ce ne sont que des pistes et des intuitions.
Il est possible de formuler l’hypothèse d’un rythme inférieur en Belgique en se basant sur d’autres paramètres, notamment l’expérience que nous vivons quotidiennement auprès des entreprises belges, qui manifestent un intérêt mais renoncent rapidement à lancer ce type de projets, recalés par des arguments liés à la sécurité et à l’intégrité des données. On considère encore beaucoup, en Belgique, que le contenu d’une conversation est un actif propriétaire de l’entreprise que l’on désire protéger des fuites. Le poids de l’héritage IT est également un frein : on craint une perte de contrôle en introduisant un changement d’outils.
Une ancienne interview de Laurent Kinet sur l’entreprise 2.0 :
Comment l’Europe a perdu son leadership dans le domaine du mobile
15 février 2010
Cette semaine se tient, à Barcelone, le Mobile World Congress, la plus grande foire consacrée, dans le monde, au téléphone mobile. Equipementiers, fournisseurs de services, fabricants sous-traitants, opérateurs télécoms, centres de R&D… La famille planétaire du cellulaire est entièrement réunie.
Voici dix ans, quand l’événement se tenait à Cannes, les stars de l’événement s’appelaient Siemens, Alcatel, Nokia ou Ericsson…
La mobilophonie était une affaire européenne, alors. La norme GSM avait été inventée sur le Vieux continent. Elle s’était ensuite répandue sur les cinq continents… Les groupes européens avaient ainsi pris la tête de cette immense industrie naissante… 
Les Européens effacés par les Américains et les groupes asiatiques
Dix ans plus tard, le paysage de la mobilophonie européenne s’est terni.
Siemens a vendu sa division téléphones portables au Chinois BenQ (lequel l’a mise en faillite un an plus tard).
Alcatel a fusionné avec l’Américain Lucent. Le mariage est peu convaincant jusqu’ici.
Ericsson conserve une position forte dans les réseaux, mais a fusionné son département combinés portables avec le Japonais Sony. Ensemble, ils ont formé SonyEricsson.
De la bande européenne, seul Nokia garde quelques beaux restes.
La firme Finlandaise domine toujours le marché mondial du téléphone portable. Mais si la croissance dans les pays émergents reste intense, Nokia s’essouffle dans les pays développés et dans le segment des smartphones. Quant à la division réseaux de Nokia, regroupée avec Siemens, elle est déficitaire…
Un renversement en quelques années à peine…
En 2010, les héros du Mobile Congress de Barcelone ont pour nom Google, Apple, HTC (Taïwan), Blackberry, Samsung, LG,…
Le retournement de situation est pour le moins spectaculaire. Il s’est pourtant produit en quelques années, à peine…
Les raisons de ce tassement sont sans doute multiples.
Le péché d’orgueil, d’abord… Première erreur…
Les équipementiers européens ont surestimé leur position dominante en misant sur leur avance technologique plus que sur la qualité des services et la pertinence des usages.
Ainsi, ils ont convaincu les opérateurs télécoms de s’engager dans la surenchère technologique.
En poussant leurs clients à se saigner aux quatre veines pour acquérir des licences UMTS, au début des années 2000, les Siemens, Ericsson, Alcatel et autres ont asphyxié financièrement les opérateurs télécoms.
Ces derniers ont mis trois à quatre ans pour s’en remettre.
Trois ou quatre ans… une éternité dans l’économie moderne. Ceci est la deuxième erreur : les Européens n’ont pas anticipé la maîtrise technologique grandissante de constructeurs asiatiques, taïwanais ou chinois, notamment. En très peu de temps, ces derniers, comme HTC, sont passés du statut de sous-traitant à celui de constructeur final.
Troisième erreur (conjointe des équipementiers et des opérateurs télécoms européens, cette fois) : la difficulté de s’ouvrir à des tiers et de respecter le besoin exprimé par l’utilisateur final.
Comme le rappelle cet article de The Observer, les opérateurs télécoms ont tout fait pour empêcher l’accès ouvert à internet via le mobile.
C’est ce que demandait pourtant les usagers.
Les opérateurs mobiles se sont enlisés dans l’illusion qu’ils pourraient à jamais enfermer leurs utilisateurs sur leurs propres portails de contenu (à l’instar de Vodafone Life). Il n’y a donc jamais eu de réel incitant pour les fabricants de téléphones portables de commercialiser des combinés mobiles permettant une navigation libre et conviviale sur le net, adaptée au monde nomade ainsi que le développement de nouveaux modèles économiques ad hoc.
La technologie européenne contournée
On connaît la suite.
Le Canadien Blackberry s’est engouffré dans la brèche des smartphones.
Surtout, l’Américain Apple et sont iPhone ont bouleversé le monde de l’internet mobile avec un appareil offrant un usage totalement différent, bien plus conforme aux aspirations de individus.
Enfin, avec le nouveau Nexus, Google est entré également dans la danse du téléphone portable. Le moteur de recherche, par ailleurs, avec son système Androïd, est en train de remporter la bataille des systèmes opérationnels sur les réseaux mobiles.
Il s’agit d’un camouflet supplémentaire pour le système européen Symbian, défendu jusqu’ici par Nokia…
De nouveaux acteurs peuvent balayer le paradigme d’un secteur en quelques mois…
Qui aurait crû, en 2005, que Google et Apple, cinq ans plus tard, battraient la mesure de l’évolution du secteur du mobile ?
Qui aurait imaginé qu’en 2010, Nokia souquerait pour garder son mot à dire ?
Les Européens ont manqué le virage de l’internet mobile…
Le marché du mobile était une affaire européenne. Désormais, les grandes tendances sont fixées en Californie et en Extrême-Orient.
L’épisode est tristement riche d’enseignements pour toute entreprise européenne. Retenons quatre faux pas principaux :
- Sous-estimer le pouvoir d’innovation des entreprises à l’autre bout du monde
- Sur-estimer la résistance de la position des acteurs historiques et des modèles économiques à l’oeuvre dans son secteur
- Ne pas être à l’écoute des demandes de ses clients finaux
- Miser seulement sur la technologie, en ignorant la dimension service
Les industriels européens du mobile ont commis les quatre. Celles-ci leur ont coûté leur avance… et, sans doute, une partie de leur croissance future…









