Fishing Cactus: « Comment notre jeu a été téléchargé 1,8 million de fois sur iPhone »

27 mai 2010

Ils ne sont qu’une petite quinzaine de salariés chez Fishing Cactus.

Cette startup montoise active dans le développement de jeux vidéos n’en est pas moins l’auteure d‘un hit mondial.

Son jeu phare, Shift, a été téléchargée rien moins que 1,8 million de fois sur la plate-forme AppStore, le magasin des applications en ligne de l’iPhone.

Favori aussi de Samsung

Sitôt a-t-elle creusé son trou sur la plate-forme de la firme à la pomme, la plus populaire du moment, que Fishing Cactus s’est attaquée à un autre géant  du mobile : Samsung

Fishing Cactus a séduit le géant sud-coréen de l’électronique, deuxième producteur mondial de téléphones portables.

Le constructeur asiatique a récemment mis la dernière main à Bada, sa propre plate-forme de distribution d’applications sur le mobile, équivalente à l’AppStore de Apple.

« Et sur trente jeux sélectionnés par la plate-forme Bada, cinq ont été développés par nous !!« , se félicite Bruno Urbain, co-fondateur de Fishing Cactus.

S’affranchir des éditeurs et des réseaux de distribution traditionnels

AppStore (Apple), Bada (Samsung), Ovi Store (Nokia), ou encore la communauté des développeurs sur la console de jeu XBox…

A travers ces plates-formes, les constructeurs électronique offrent désormais aux développeurs du monde entier la possibilité de toucher directement le client final. Tous créent des écosystèmes qui permettent aux producteurs de se passer des intermédiaires.

Une aubaine pour des acteurs comme Fishing Cactus.

Plus besoin de chaînes de grand-magasin,  de s’appeler Ubisoft, EA Sports ou autres pour toucher le grand public.

« Jadis, le marché du jeu vidéo reposait sur le triptyque développeur, éditeur, distributeur, explique Bruno Urbain. Aujourd’hui, la mise en place de plates-formes comme l’AppStore nous permet de nous passer du maillon que sont les distributeurs. Nous pouvons ainsi accroître notre part de revenus ».

Ces environnements offrent également une visibilité mondiale aux meilleures applications indépendantes.

« Grâce à ce modèle, nous pouvons cibler des marchés beaucoup plus vastes, poursuite Bruno Urbain. Shift, notamment, à été un gros succès en Asie. Si nous avons pu toucher ce marché, c’est grâce aux opportunités offertes par ce modèle« .

Un modèle freemium qui rapporte

Le modèle économique de Fishing Cactus repose, pour l’heure, sur une approche Freemium.

« Le jeu est téléchargeable gratuitement dans sa version de base. Ensuite, pour accéder à des niveaux de jeu supplémentaires, rajouter quelques éléments, comme des pièces des décors, de nouveaux personnes, le joueur déboursera quelques dollars », détaille Bruno Urbain.

Chez Fishing Cactus, environ 10% des personnes qui ont téléchargé le jeu ont acheté des éléments supplémentaires.

« Calculez: ce n’est pas si mal comme rentrées « , sourit le cofondateur de l’entreprise montoise.

Serious gaming ou la nouvelle génération de simulateurs

Désormais, Fishing Cactus ne se limite plus à l’univers du jeu de divertissement. La firme explore un nouveau segment dédié au monde professionnel : le « serious gaming ».

« En gros, il s’agit d’utiliser la technologie, les moteurs d’animation que nous employons pour le jeu vidéo ludique dans le cadre de simulateurs de fonctions réelles ».

Le producteur français de cosmétiques L’Oréal, par exemple, a mis au point un outil de simulation de coupe de cheveux.

Le potentiel de ce marché est ample. Selon une étude américaine, 40% des entreprises US estiment qu’elles pourraient utiliser un jour ou l’autre des applications de « serious gaming »

« Grâce aux technologies du gaming, un moteur 3D, etc. on peut évoluer vers de nouveaux mondes », souligne encore Bruno Urbain

Open Innovation ? Le Japon voudrait bien, mais ne peut point…

19 mai 2010

Voici quelques années, les entreprises japonaises contrôlaient la totalité du marché mondial des écrans à cristaux liquides. De nos jours, elles ne détiennent plus qu’une maigre part de marché inférieure à 10%.

Champion mondial de la technologie depuis l’après-guerre, le pays du Soleil levant peine à négocier le virage de l’économie globalisée ainsi que l’accélération des processus d’innovation. Le segment des écrans liquides n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres. Le modèle économique qui fit le succès du Japon affronte une quasi crise systémique.

Ouverture, collaborations internationales, remède évident, et pourtant….

Ouverture, collaboration, innovation en réseau, partenariats internationaux… En Europe, où le défi posé par l’intensification de la concurrence internationale n’est pas moindre, nous voyons émerger des réponses conceptuelles visant à remodeler nos processus de fonctionnement.

Au Japon, les acteurs de terrain semblent adhérer au même diagnostic. La différence réside néanmoins dans la mise en oeuvre…

Tel est le sentiment qui me reste après deux journées passées dans l’archipel dans le cadre d’une mission consacrée à l’innovation…

Culture insulaire, respect de la hiérarchie… Le Japon encore loin de la « cloud economy »

Nous avons rencontré les responsables dans deux universités d’Osaka, la Chambre de commerce de Kyoto ainsi qu’une délégation de la prestigieuse Japan Science and Technology Agency (JST).
Comme le montrent mes interlocuteurs dans les interviews vidéos ci-jointes, chacun au Japon est bien conscient de la nécessité de s’ouvrir. Plus facile à dire qu’à faire, cependant, pour un pays insulaire, habitué au structures rigides, au respect de la hiérarchie et au contrôle de bout en bout…

Yasua Kanematsu, par exemple, responsable de la politique de collaboration industrielle de la Osaka University, déplore la difficulté qu’ont les entreprises nippones à s’ouvrir aux partenariats intégrés avec de grandes entreprises, des PME, des startups, des centres de recherche ou d’autres université à l’étranger.

De son côté, un cadre de Kyocera croisé dans le Kansaï reconnaissait que son entreprise restait ancrée dans une culture de l’innovation très étanche à l’extérieur.

Pourtant, nombre des interlocuteurs rencontrés à ce stade opinent également pour dire que l’avenir de leurs industries respectives passe inévitablement par l’immersion dans des réseaux d’échange et d’innovation globaux.

Akera Myui (vidéo ci-dessus), directeur d’un service d’innovation dans le domaine de la chirurgie réparatrice, à l’hôpital universitaire de la Osaka University, l’affirme ci-dessous: nous devons nous insérer dans ces réseaux.

Amener aussi le le Japon vers une économie de la créativité

Hiroshi Okano, professeur de management à la Osaka City University, estime lui – compte tenu de la concurrence internationale acharnée qui vide, comme chez nous, l’Archipel de centaines de ses usines – qu’il est nécessaire de tirer le tissus économique nippon sur un socle davantage basé sur la créativité.

Le Japon n’est pas mal armé de ce point de vue. La littérature, le cinéma, la musique  et les Arts japonais en général s’exportent notamment très bien dans le reste de l’Asie.

Une nouvelle ère économique s’ouvrira-t-elle ?

Entretien avec Google Benelux: on y parle de pub, des partenariats locaux et de l’avenir du mobile

5 mai 2010

Google est fait de chair et de sang. En Europe, le moteur de recherche a créé des équipes dans un certain nombre de pays. La firme y loue même des bureaux physiques.

A Bruxelles, nous avons rencontré Julien Blanchez, le directeur marketing de Google pour la Belgique et les Pays-Bas.

La firme de Mountain View occupe une douzaine de personnes dans le quartier européen, à un jet de pierre du Juste Lipse, le bâtiment du Conseil des ministres européens, et du Caprice des Dieux, où siège le Parlement européen.

Le staff belge partage ces locaux avec leurs collègues actifs au niveau des relations avec les institutions européennes. Console de jeu, couleurs chamarrées, baby foot,… : rien ne manque dans l’iconographie classique de l’entreprise web californienne.

Quelques semaines plus tôt, Larry Page, l’un des deux célèbres fondateurs de Google, était assis à l’endroit où nous nous tenons. « Nous avons discuté de choses et d’autres en mangeant une pizza », confie Julien Blanchez.

Google, la plus grande agence pub du monde… sauf en Belgique…

L’une des tâches du directeur marketing de Google est de convaincre les PME locales de recourir aux adwords, ces mots-clés sponsorisés qui ont fait la fortune du groupe.

Grâce aux adwords, que l’on trouve sur la colonne de gauche du site, Google est passé du rang de start-up à celui de multinationales. En une décennie à peine, le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise a dépassé les 20 milliards de dollars, pour plus de 20.000 personnes employées dans le monde.

Si les entreprises de nombreux pays achètent des adwords en masse, pour positionner leurs produits ou services sur le Net, il n’en est visiblement pas de même en Belgique.

Alors que, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, 80% des adwords sur Google sont achetés par des entreprises locales, en Belgique, les entreprises belges ne représentent que 40%. Autrement dit, les entreprises qui, en Belgique, achètent de la présence à côté des réquisitions sur Google, à 60%, sont des entreprises étrangères, explique Julien Blanchez.

Sachant que la plupart des internautes belges opèrent leur recherche en ligne en passant pas Google, cette situation signifie probablement un réel manque à gagner pour l’économie nationale, estime-t-on.

Google, une entreprise du coin ?

Google en Wallonie, c’est aussi cet énorme centre de données installé à proximité de Mons… mais dont on ne peut dire finalement que peu de choses. La discrétion est d’or, chez Google, en ce qui concerne cet infrastructure hautement stratégique.

Pour autant, le moteur de recherche développe aujourd’hui une politique d’ancrage local dans les pays où il est actif. La firme de Moutain View a ainsi lancé un récent partenariat avec la STIB, la société des transports publics bruxellois, pour l’utilisation de Google Transit. Les affiches sont d’ailleurs visibles dans les stations de métro de la Capitale.

« Nous espérons multiplier ce type de partenariat local dans l’avenir », affirme Julien Blanchez.

Google Earth, Android, Apps, Energy… Des dizaines d’innovations

« Google veut organiser l’information du monde ». Tel est toujours le leitmotiv du groupe californien.

A côté de son moteur de recherche, Google a déployé une multitudes de nouveaux services, gratuits pour la plupart, en phase avec cet objectif.

Ces innovations s’appellent Google Maps, Google Earth, Ocean, Street View, etc….

« Il y a la volonté d’identifier toutes les zones d’activités où existe une inefficience », explique Julien Blanchez.

Vu la montée en puissance de l’internet mobile, Google se  doit aussi, aujourd’hui, de se positionner sur cet univers. Tel est le pari du système opérationnel Androïd, développé par Google, pour les smartphones.

Montée en force du web mobile, Google veut en être avec Android…

« Aujourd’hui, il y a plus de téléphones portables en circulation dans le monde que de montres ».

Grâce à Androïd, Google entend conserver son rôle de leader sur le Web.

Le grand adversaire, cette fois-ci, se nomme Apple, avec ses vedettes, l’iPhone et l’iPad.

« Pour l’instant, toutefois, la priorité est de faire avancer le marché du data et des services en ligne, argue Julien Blanchez. Nous avons intérêt, tous, à ce que cet univers du data mobile se développe. Là concurrence pourra toujours s’exprimer ensuite ».

Entretien réalisé en collaboration avec l’AWT, dans le cadre de la séquence ADN IT

Bonus

Ci joint, l’interview de Sergey Brin réalisée par Entreprise Globale à San Francisco, en mai 2009

A quoi vont ressembler les PME du futur ? Sept prédictions

2 avril 2010

Le visage de l’entreprise va changer au 21ème siècle. A fortiori, celui des PME.

Voici un an, l’excellent Global Small Business Blog (GSBM) s’avançait dans un exercice périlleux : prédire les dix tendances de fond qui affecteraient la forme et les opérations en 2010.

L’auteur réédite l’exploit, cette fois-ci, en jouant à nouveau les oracles

Première constatation : internet et la globalisation demeurent les forces les plus puissantes du moment, celles qui sculpteront encore le paysage des PME dans les années à venir.

« Après le telex, le fax, les appels téléphoniques ruineux à l’autre bout du globe, les voyages au long cours, puis l’e-mail,… le meilleur est encore à venir« , indique le GSBM

Voici sept prédictions inspirées de ce billet :

1. Des millions d’opportunités offertes par la technologie

L’iPhone d’Apple a ouvert le marché des smartphones, permettant le développement de milliers de nouvelles activités économiques différentes et donc de nouvelles entreprises.

Des percées technologiques identiques sont probable dans le domaine du cinéma, de l’automobile, de la cuisine, de la télévision ou de la distribution de carburant…

Ces nouvelles plates-formes vont permettre également l’émergence de centaines de nouveaux besoins, et donc, de nouveaux business.

2. S’auto-organiser à travers le monde

Des centaines de petites structures peuvent aujourd’hui s’auto-organiser entre elles pour résoudre leurs propres problèmes. Elles pourront se former en quelques jours et réagir ainsi en quasi temps réel.

« Plus de 300,000 femmes américaines ont formé le Love/Avon Army of Women dans le cadre d’une programme de lutte contre le cancer du sein. La plupart sont entrées en relation grâce à des réseaux sociaux tels que Facebook. Elles peuvent aujourd’hui faire circuler leur message en quelques clics à travers le monde », illustre le GSBM

3. China S.A.

Avec une croissance économique annuelle attendue de près de 12% cette année, la Chine assied petit à petit sa domination économique.

Tudou, un des Youtube chinois

Les entrepreneurs chinois entendent s’émanciper de grands services européens ou américains.

Ils se dépêchent de développer leur pendant national de quelques unes des plus grandes marques internationales : le site de partage de vidéos Youtube, Hulu, la plate-forme musicale iTunes, ou le moteur de recherche Google, par exemple, sont aujourd’hui en concurrence en Chine avec des opérateurs locaux.

Les PME noueront de fréquents partenariats avec ces nouveaux distributeurs et des opérateurs chinois, pour profiter de l’extraordinaire essor de l’Empire du Milieu.

4. La montée en puissance des entrepreneurs amateurs

Combien de personnes entretiennent-elles une activité amateur, un hobby, à côté de leur vie professionnelle ? Que ce soit participer à la vente de bijoux artisanaux, donner des cours de yoga le soir, tenir un e-shop sur eBay, etc…

A la longue, ces personnes vont se rendre compte qu’elles peuvent exercer cette passion via le Net, à travers le monde. Certaines d’entre elles transformeront leur hobby en activité principale. Elles préféreront être à leur compte que de travailler dans un bureau pour quelqu’un d’autres.

Avec moins de 500 euros, à peine, il est déjà possible de démarrer une affaire globale.

5. De l’usine directement dans l’assiette du consommateur mondial

Les magasins physiques risquent de souffrir encore beaucoup dans les années à venir, à mesure que les consommateurs passent sur des plates-formes de commerce en ligne.

Google, par exemple, avec son smartphone Androïd, ne se préoccupe même plus d’investir dans une campagne de publicité de masse, sur des supports traditionnels. La firme opère son marketing en ligne directement auprès des utilisateurs.

De la même façon, on pourrait s’attendre à ce qu’Amazon, eBay ou Price Minister permettent, demain, aux producteurs, où qu’ils soient sur la planète, de vendre directement leurs produits ménagers (détergent, soupe, papier toilette…) à des groupes de consommateurs.

6. Des petites et moyennes multinationales (PM-M), des entrepreneurs globaux, nouveaux héros de demain ?

Dépassés Tiger Woods, Laure Manaudou, Justine Henin ou Lindsay Lohan…?

D’autres types de stars devraient frapper l’imaginaire de la population dans les années à venir.

Les individus qui créent de la nouveauté, qui participent à changer les choses pour la vie de la planète ou de la société, ceux qui promeuvent de nouveaux modèles d’entreprise, pourraient devenir les nouveaux héros de notre temps.

7. Capital-risque sans frontière

Corollaire de l’expansion de l’entrepreneuriat, les fonds de capital-risque vont être plus disputés.

Si les moyens alloués au capital-risque local augmenteront sans doute dans la durée, il pourrait toutefois se produire une période de latence, lors de laquelle des projets pourraient pâtir d’une plus grande demande en matière de levée de fonds.

Il sera donc approprié, encore plus qu’aujourd’hui, de regarder après des financiers au-delà de ses propres frontières.

Le capital-risque sans frontière deviendra de plus en plus visible et accessible. Les futures PM-M pourront/devront séduire les investisseurs étrangers. Ils ne devront pas hésiter à se montrer sous leur meilleur jour et à capitaliser sur l’extension de leur réseau personnel à l’étranger.

IBA: « Le défi de l’information, aujourd’hui: trouver les 3 lignes intéressantes dans un rapport de 500 pages »

30 mars 2010

Connectés globalement, notre vie va changer

20 janvier 2010

Créativité, globalisation et web 2.0: thématiques en vogue chez les penseurs les plus influents du globe

4 novembre 2009

Tous les deux ans, un comité londonien établi la liste des penseurs les plus influents dans le monde de l’entreprise, à l’échelle mondiale : le Thinkers 50.

Ce dernier a récemment dévoilé son palmarès. Comme en 2007, l’édition 2009 du Thinker 50 consacre le professeur de management CK Prahalad penseur le plus influent de la vie économique mondiale. Son principe du « prochain milliard de consommateur », qui évoque l’entrée dans la société de consommation d’une large portion de la population des pays en développement (mais avec des usages et des besoins différents de ceux des pays développés) fait toujours recette.

Créativité et globalisation en tête des préoccupations du monde économique international

Les thématiques traitées par les lauréats du Thinkers 50 reflètent les préoccupations de l’époque. De ce point de vue, deux sujets se détachent nettement sur le thermomètre des interrogations du monde économique : la créativité, d’une part: comment la gérer et la développer; la globalisation, d’autre part: comment y prendre sa part.

Au niveau de la compréhension de la globalisation, d’abord, le classement laisse ainsi apparaître, outre CK Prahalad, Paul Krugman (3e), prix Nobel d’économie et spécialiste de la mondialisation; Muhammad Yunus (6e),  Ratan Tata (12e) et S. Gopalakrihnan (15e, CEO d’Infosys), tous les trois chantres du développement de nouveaux opérateurs économiques privés dans les pays émergents; Joseph Stiglitz ou Thomas Friedman, autres experts de la globalisation.

La créativité et l’innovation sont l’autre sujet très couvert par les gourous de monde économique en 2009. On retrouve dans le Thinkers 50 des chefs d’entreprise et des intellectuels. Steve Jobs (4e, Apple), Richard Branson (Virgin), Gary Hamel, Lynda Gratton, Eric Schmidt (CEO de Google), Vijay Govindarajan (video ci-dessous) et quelques autres défendent tous une approche originale de l’innovation.

De ce point de vue, le Thinkers 50  montre  que le changement, la création de nouveaux modèles d’organisation ou de nouveaux modèles d’affaires s’imposent de façon claire comme les préoccupations  du moment dans le monde de l’économie et de l’entreprise à l’échelle de la planète.

Economie 2.0: l’influence grandissante du web 2.0 sur l’économie et les entreprises

Enfin, nous voyons aujourd’hui surgir dans le Thinkers 50 une troisième thématique forte : l’impact et le rôle grandissant de l’internet participatif  ou web 2.0.

Don Tapscott (Wikinomics), Chris Andersson (Wired), Jimmy Wales (Wikipedia), « héraults » de l’ère 2.0 se glissent aujourd’hui dans le tableau des 50 penseurs les plus influents dans le domaine de l’économie et des entreprises. Preuve que le web 2.0 et l’émergence des réseaux sociaux ne sont pas qu’une anecdote dans la transformation en cours des économies et des échanges autour du globe.

Le début, peut-être, de l’économie 2.0

« Page précédentePage suivante »