Comment Google utilise nos données : explications par Alma Whitten

2 février 2010

Beaucoup de monde se demande ce que le moteur de recherche Google fait avec les données qu’il collecte sur nous. Alma Whitten, l’une des responsables Privacy de Google apporte une partie d’explication dans la vidéo ci-jointe.

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« Vous savez, nous ne savons pas tant de chose que cela sur les utilisateurs », affirme pour sa part Peter Barron, responsable de la communication de Google en Europe

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Google Wave va-t-il doper l’innovation ouverte ?

2 octobre 2009

J’ai eu la chance d’assister, en mai dernier à San Francisco, au lancement officiel de Google Wave. Après quelques mois de test, le groupe de Mountain View s’apprête à ouvrir le service à 100.000 chanceux.

D’aucuns ont prédit que Google Wave allait ouvrir une nouvelle ère dans la communication en ligne. D’autres affirment que le champ ouvert par la « vague » dépasse largement le seul aspect de la communication. Google Wave pourrait rendre l’exercice de la collaboration en entreprise totalement naturel. Au point de remettre en question l’utilité de nouvelles plates-formes collaborative et autres intranets participatifs dont l’offre commence à pulluler ? Qui sait…

Pour ceux à qui Google Wave n’évoque (encore) rien, voici une petite démonstration pédagogique façon Plain English :

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Google Wave pour doper l’innovation ouverte

En matière d’innovation, ou plus exactement en termes d‘innovation ouverte (open innovation), l’impact de Google Wave pourrait s’avérer majeur, s’avance en tout cas le blog openinnovation.

« Le concept de l’email a près de 50 ans. Il est temps de passer à autre chose. Non seulement, Google Wave combine l’email, le chat et les mises à jour collaboratives instantanées en un seul outil. Mais en plus, Google Wave est aussi un protocole ouvert, que chacun peut installer sur son propre serveur interne… [Il deviendra enfantin d'adapter sa plate-forme pour ses besoins corporate propres] Comme tout le monde développera ses propres applications, il est probable que Google Wave ouvre de nouvelles voies à l’innovation ouverte… »

Si certaines percées sont le résultat des explorations d’individus isolés, la majorité des innovations sont le fruit d’actions de groupe, rappelle le blog Openinnovation. La communication est la dimension la plus importante dans le processus d’innovation distribuée entre de multiples participants.

Dans ce contexte, réunir en un point tout ce que la technologie offre comme outils de communication ne sera pas sans apporter un effet positif aux dynamique d’échange et donc de création. Document, messagerie, conversation… Tout et tous sont intégrés, puisque, avec Google Wave, les absents du début bénéficient d’une transparence complète sur l’amont du processus… Personne ne devrait rester à l’écart. Les ruptures dans les chaînes d’emails, les oublis dans les listes de destinataires,… Fini.

« La communication en ligne deviendra, de la sorte, plus efficace et moins chronophage »

Google Wave, tout tourne autour de la communication

Thierry Hubert confie lui, sur son blog, qu’il n’avait plus été surpris positivement par une initiative de cette ampleur en matière d’outil de communication depuis 20 ans.

Google Wave truly rethinks communication streams and collaboration as it should be with today’s connected world.  Google did not reinvent the wheel, they just proved that it a sphere.

En bonus, ci-dessous, l’interview de Lars Rasmussen, co-créateur de Google Wave, rencontré par Entreprise Globale à San Francisco, lors de l’annonce du lancement du service. Il en explique la genèse.

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Lire aussi sur l’impact possible de Google Wave en matière d’innovation:

http://www.tecoman.info/article-32032519.html

http://www.inprincipo.com/fr/google-wave-une-innovation-tsunami

« Google, la troisième partie de notre cerveau »

17 août 2009

Le CEO de Google, Eric Schmidt fait la couverture de la dernière livraison du -toujours visionnaire- magazine Wired dans sa livraison du 9 août. Wired suit depuis mars 1993 l’évolution de l’internet au travers de la culture, de l’économie et de la technologie. Sous le titre : « The Unstoppable Google », l’article de Wired permet à Eric Schmidt de balancer sa vision du rôle de Google, n°1 mondial, mais qui doit continuer à évoluer et innover, doit surveiller ses challengers et faire face au succès de Facebook ou Twitter, et remplir mission et stratégie. Voyons seulement la dernière offensive de Microsoft, avec son moteur de recherche Bing, ou les assauts d’Apple, dont la capitalisation boursière vient de repasser devant celle de Google.

Pas de plan à cinq ans

Mais quelle stratégie pour Google en fin de compte? « Nous n’avons pas un Grand Plan. Nous n’avons pas de plan à cinq ans, pas de plan à 2 ans ni même à un an. Nous avons une mission et une stratégie, et la mission, vous la connaissez, l’information du monde. Notre stratégie, c’est donc d’innover pour y arriver. Cela n’a pas d’importance si quelque chose que Google réalise ne marche pas : nous savons que quelque chose marchera à coup sûr ».

Quelle prochaine étape pour Google ? « La première question (à se poser) c’est : pensez-vous que la recherche sur Internet est un problème résolu ? Nous ne le pensons pas. Nous sommes d’avis qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour améliorer la recherche. Ca ne vous plairait pas d’être capable de demander à Google « Qu’est ce que je devrais faire demain ? » ou « où sont mes clefs de voiture ? Nous commençons juste à répondre à des questions vraiment difficiles ».

Cerveau gauche, cerveau droit et intelligence collective

Facebook et Twitter, avec leurs dizaines de millions d’utilisateurs, un danger, principalement pour la pub, le moteur de cette nouvelle économie ?

Pas vraiment répond Eric Schmidt : « C’est poser la question de la mauvaise façon. Ce n’est pas comme ça que la pub fonctionne aujourd’hui. (…) A nouveau, il ne faut plus raisonner en terme d’ancienne économie : Internet, c’est un modèle d’omniprésence pas de rareté (Ubiquity Vs Scarcity). J’aime cette émergence – le buzzword marketing c’est l‘intelligence collective’, l’émergence de la somme de Facebook ; Twitter, Google, la sphère ‘blog’, tout ce qui est réellement le début d’une compréhension très profonde de la façon dont fonctionne le monde. (…) Il y a  un cerveau droit, un cerveau gauche et une troisième partie où se trouve cette intelligence collective que Google peut vous aider à trouver ce dont vous avez réellement besoin tous les jours »

Merci à Dominique Gany pour ce billet

Hal Varian (chef économiste Google): « L’heure est venue des micromultinationales »

19 juin 2009

Une entreprise comme Google a-t-elle besoin d’un économiste en chef ? Sans aucun doute, estime la firme de Mountain View. Par son étendue, son impact sur les nouvelles formes de communication, Google change les règles du jeu et les rapports de force économique. Avec son système de mise aux enchères AdWords (ces liens publicitaires qui apparaissent à côté des recherches Google et qui sont à l’origine de la fortune du groupe), Google aurait recréé une forme de marché quasi parfait. On ne pensait cela possible que dans les livres de théorie économique. Dans un long article que lui consacre au mois de juin le magazine Wired, Hal Varian, l’économiste en chef de Google expliquait ce principe.

L’ère des micromultinationales

Pour Hal Varian, aussi professeur à l’Université de Berkeley, la période actuelle est extraordinaire pour d’autres raisons également. « Nous passons à l’ére des micromultinationales, explique-t-il. Je reçois aujourd’hui des étudiants qui me présentent des projets d’étude en collaboration avec des amis à Mumbai, Anvers, Singapour, San Francisco… Ils communiquent directement pas messagerie instantanées, par documents partagés (wiki),… Nous sommes entrés dans une ère où les moyens de communication sont devenus tellement bon marché que n’importe qui peut s’organiser à travers le monde pour lancer une activité économique. Nous sommes passé à l’ére des micromultinationales« .

Voici dix ans à peine, ce genre d’organisation transnationale n’était envisageable que pour les très grandes entreprises. « Le coût des communications téléphoniques, les frais de transfert de données, sous oublier les vols transcontinentaux, nécessaires alors car il n’y avait pas d’autre moyen souvent de faire des réunions à plusieurs… Tout cela n’était à la portée que des grandes entreprises. Tout a changé avec l’effondrement de ces coûts. Désormais, les nouvelles compagnies, les startups, les PME, peuvent démarrer digitale et internationale dès le premier jour. Il s’agit d’une chance inouïe« .

Un nouveau champ de créativité à explorer

Pour le chef économiste de Google, les observateurs ne reconnaissent pas encore suffisamment l’impact que ces bouleversements engendreront également sur le plan de la créativité. Pourquoi un impact sur la créativité ? « Parce que grâce à ce bouillonnement de nouveaux échanges d’information, de communication, nous allons pouvoir multiplier les expérimentations de façon exponentielle. Tout un nouveau champ s’ouvre ».

La démocratisation totale des moyens de communication, l’explosion du volume  d’information disponible – et son organisation, bien sûr, par Google – ne manquent pas de rappeler les responsables du moteur de recherche – auront un impact aussi important, estime Hal Varian, que l’introduction de la chaîne d’assemblage dans l’industrie, voici un siècle. « On optimise ainsi les flux d’information et d’idées pour l’économie de la connaissance. A l’instar de l’optimisation, jadis, du flux de production de biens physiques, dans l’industrie, d’Henry Ford à aujourd’hui.

Interview vidéo de Hal Varian, réalisée au Lisbon Council, Bruxelles (slides de la présentation sur le site du Lisbon Council)

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Google Wave illustre la puissance du modèle d’innovation de Google

3 juin 2009

Jeudiwave 28 mai, Google frappe un grand coup lors de sa conférence annuelle avec les développeurs. Le moteur de recherche que rien ne semble arrêter a annoncé le lancement de son futur produit phare: Google Wave. Google Wave est un service qui permettra de centraliser en un seul endroit toutes les formes de communication possible: email,  document collaboratif, messagerie instantanée, etc. Ce service instantané et totalement centralisé pourrait révolutionner les modes actuels de communication sur le web.

Entreprise Globale était sur place et a rencontré quelques un des acteurs principaux qui ont rendu ce projet possible: Vic Gundotra, vice-président de l’ingénierie de Google; Sergey Brin, cofondateur de Google et Lars Rasmussen ingénieur en chef de Google Australie. Ces derniers nous livrent quelques unes des clés pour comprendre la façon dont Google procède. Ce qui permet à la firme de Mountain View de produire de manière constante des innovations majeures.

Google Wave, comme d’autres innovations de Google, a commencé par une idée simple portée par un petit groupe d’individus

Google Wave est parti d’une idée a priori simple. « L’email a été inventé avant la création d’Internet, a expliqué Lars Rasmussen, géniteur de Google Wave, lors de la présentation du produit le 28 mai dernier à San Francisco. Nous sommes donc posé la question: à quoi l’email ressemblerait s’il était inventé aujourd’hui ? ».  Les ingénieurs ont ainsi remis en question la plupart des produits majeurs de Google tel que Gmail (email),  Gtalk (messagerie instantanée), Google document (documents collaboratifs) et même Blogger (plate-forme de blogging). Le gain à retirer de la création d’une plate-forme plus performante compensaient largement les conséquences liées à la perte de valeur, donc de revenus, des produits existants. Une attitude peu commune dans le monde économique actuelle où beaucoup d’acteurs, quel que soit le secteur (opérateurs mobiles, constructeurs automobiles, banques, etc.), s’accrochent à l’ordre établi et freinent parfois les innovations de peur de voir la rente de situation s’éroder.

D’après Sergey Brin, cette remise en question permanente est la force de sa société.  « Contrairement à beaucoup d’autres entreprises, nous avons la capacité de remettre en cause complètement la façon dont nous faisons les choses, indique le cofondateur de Google. Sans avoir peur quant à savoir comment les nouveaux services vont intéragir les uns avec les autres« .

L’idée d’un nouveau produit ou service n’est jamais parfaite dès le premier jour. Elle doit être confrontée à certaines réalités. Pour cela, elles doit pouvoir obtenir une chance d’être développée.Google avance en marchant. Cette manière de procéder s’est traduite dans la conception même de Google Wave. « Après avoir travaillé dessus (ndlr: sur Google Wave) pendant 1 an et demi, oursuit Lars Rasmussen, nous avons pris un certain temps encore pour comprendre et apprivoiser l’usage. Nous avons dû nous l’approprier au fur et à mesure de son développement  ».

Interview de Sergey Brin, cofondateur de Google

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Vic Gundotra, VP Engineering : « Chez Google tout part parfois d’une idée folle que le management prend le risque de soutenir »

Tout cela n’aurait évidemment pas été possible sans un management prêt à supporter des idées qui sortent de l’ordinaire. Vic Gundora explique la façon dont une innovation apparait :  » Une personne à une idée un peu folle et arrive à en convaincre quelques autres. Ensuite il faut un team d’ingénieur talentueux pour faire fonctionner cette idée « .

Vic Gundotra poursuit en précisant que les idées farfelues sont tolérées, voire encouragées par le top management (Eric Schmidt, Larry Page et Sergey Brin). Cette philosophie est indispensable sachant que, ainsi que le souligne le vice-président Engineering chez Google, »il n’est pas possible de planifier l’innovation ». « Dans un premier temps, le projet n’était pas très clair pourtant Larry and Sergey ont décidé de donner de gros moyens pour développer cette idée« . Lars Rasmussen enchâine :  » J’ai demandé à Larry et Sergey si je pouvais venir leur expliquer mon idée et en presque 24 heures nous avions une équipe de 20 développeurs à plein temps sur le projet »

L’histoire de Google Wave est un exemple quasi parfait de ce que peut réaliser une entreprise globale. Tous les éléments ont été réunis. Une culture d’entreprise qui encourage l’innovation. Un management qui est là pour apporter son soutien plus que pour diriger. Un développement agile, pas de documentation spécifique dès le départ, le produit est construit au fur et à mesure.

Interview de Vic Gundotra, vice-président de l’ingénierie de Google

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Interview de Lars Rasmussen, ingénieur en chef de Google Australie

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Google Wave, le fruit du modèle d’innovation de Google (par Vic Gundotra, VP Engineering Google)

29 mai 2009

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Sergey Brin (Google’s co-founder) au sujet du changement de modèle en cours dans l’industrie de la presse

28 mai 2009

Nasa vs Google: une vidéo vaut mieux qu’un long discours

2 mai 2009

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Tous les employés de Google consacrent une partie de leur temps à innover. Les filiales étrangères y compris…

7 avril 2009

Erik Portier est le country manager de Google Belgium, filiale belge du moteur de recherche Google, qui emploie 16 personnes. Après des années de croissance exponentielle, Google est devenu une véritable multinationale avec plus de 20.000 personnes sur le payroll. Comment ne pas perdre son âme innovante devant les contraintes d’une telle taille ? Beaucoup d’entreprises de cette dimension se seraient laissées ensevelir sous la bureaucratie, faisant leur deuil de la vivacité des débuts. Pas Google, affirme Erik Portier, qui était récemment l’invité du MBA Solvay Brussels School of Economics and Management.

« Tous les employés de Google consacrent une partie de leur temps à l’innovation. Nos filiales ne font pas exception »

« Comme ailleurs dans le groupe, les employés de Google Belgium peuvent consacrer une partie de leur temps de travail (Ndlr:10-20% en général) à entreprendre et développer des idées personnelles explique Erik Portier.  Le fait d’être une filiale dans un pays ne change rien.

Cet esprit appartient à l’ADN du groupe. De cette manière de nouvelles idées apparaissent partout dans le monde et son échangées au niveau du groupe. Plus que jamais ». Appliquer la règle des 20% en Belgique n’a pas necessité beaucoup d’adaptation. « L’essentiel est de faire confiance dans la capacité des gens à se prendre en main et à prendre leur responsabilités ».

Résultat: Google invente et met en ligne pratiquement un produit majeur par semaine. Dernier exemple en date: cet outil d’analyse des requêtes pour les marques et mots clés sur le Net : Google Insight for Search – tout savoir sur les recherches concernant la marque d’une entreprise, éventuellement ses concurrents, statistiques à l’appui.

Ce genre de dispositif ouvert, cette culture de la créativité libre, sont l’un des moteurs de l’extraordinaire inventivité du groupe californien. Google peut-il se passer de laboratoires, de départements de recherche centralisés? Non. Les approches sont complémentaires « Nous avons, par exemple, deux grands centres de recherche, un à Montain View aux Etats Unis et l’autre à Zurich « , rappelle Erik Portier.

Google Docs peut-il suffire comme support informatique d’une start-up ou jeune PME?

Google, on le sait, est aujourdhui beaucoup plus qu’un moteur de recherche. Avec la crise économique, des entreprises se tourneraient vers Google pour réduire leur frais informatique, notamment. Le site propose gratuitement une foultitude d’applications et d’outils d’analyse en ligne (à l’instar, on l’a dit, de Google Insight for Search, ou de Google Analytics). « L’utilisation de notre plate-forme Google Docs a fortement progressé », pointe Erik Portier. Google Docs est une suite d’applications bureautiques, parmi lesquelles on retrouve un traitement de texte (partageable), une application de feuille de calcul, un logiciel de présentations style Powerpoint, mais aussi un agenda partageable en ligne à l’infini, etc.

Au fait, une PME ou une start-up peut-elle démarrer demain en se fiant uniquement aux applications en ligne proposées en ligne par Google, sans frais d’achat de logiciels ? Est-ce suffisant?

« En tant qu’entreprise, pour choisir vos outils, il faut d’abord bien identifier vos besoins, souligne d’abord Erik Portier, dans l’interview vidéo ci-jointe. Peu importe que vous preniez nos outils ou pas. Si vous avez déjà une réflexion sur la manière dont les nouvelles technologies peuvent vous aider, vous êtes sans doute sur la bonne voie »

L’un des buts de cette infrastructure est de permettre aux tiers le développement de nouveaux services et métiers. « La majorité de nos produits sont distribués gratuitement ou à un tarif très bas. Le but est de pousser des entreprises à s’approprier ces outils et à construire de nouveaux modèles économiques autour de cela. Nous pensons que cela est une situation Win-Win. Pensons à l’application Google maps, il s ‘agit d’une carte interactive mise gratuitement à disposition. Cette application peut être librement utilisée pour la création de Mashup, c’est-à-dire que l’on peut réunir des données d’horizons différents en un même lieu ». Pensons à l’utilisation qu’en a le site d’action social Plash. Les différents projets sociaux sont reporté sur la carte fournie par Google.

Michel Tombroff (Softkinetic): « Comme chez Google, la majorité de nos innovations sont le fruit d’initiatives individuelles »

19 mars 2009

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir contrôler ce qui se passe sur un écran uniquement à l’aide de ses mains?  La société Softkinetic, basée à Bruxelles, l’a fait (voir video ci-dessous). Le système de reconnaissance visuelle de mouvement fut l’une des découvertes du récent Consumer Electronic Show (CES) à Las Vegas, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux pour les professionnels de l’électronique grand public.

L’entreprise belge s’est retrouvée sixième du classement des meilleures innovations présentées au salon, établi par l’influent magazine Venturebeat .

Les scouts des grands noms de l’industrie ont vite repéré le système de reconnaissance de mouvements à l’aide de caméras 3D venu de Bruxelles.  Soktkinetic compte parmi ses clients des acteurs majeurs comme Electronic Arts. L’ascension fulgurante de la start-up bruxelloise doit beaucoup à la tenacité de ses fondateurs. Mais aussi à un modèle d’organisation ouvert, très stimulant pour l’innovation, inspiré notamment de Google.

Jean-Yves Huwart a rencontré Michel Tombroff, CEO de Softkinetic. Celui-ci lui explique la manière particulière dont la société fonctionne afin de générer efficacement de l’innovation et acquérir une capacité à conquérir des marchés très divers.

« Comme chez Google (principe des 10-20%), dans notre PME, la grande majorité des innovations viennent d’initiatives personnelles des employés »

« Nous nous sommes inspirés du modèle de Google. Nous laissons du temps libre à nos employés pour explorer les choses dont ils ont envie. Ces expérimentations, ces explorations sont aujourd’hui à l’origine de la majorité des innovations que nous produisons. En particulier toutes les petites améliorations qui, mises ensemble, font souvent la différence » déclare Michel Tombroff.  Pour rappel, Google accorde environ 20% de temps à ces employés pour innover dans ce qu’ils veulent. Vingt pour-cent du temps de travail, sans doute est-ce un peu lourd à supporter pour une PME. Le principe consistant à laisser les salariés de se consacrer à des activités ou des sujets qui ne sont pas directement liés à leur travail n’en demeure pas moins un puissant moteur créatif. Les idées foisonnent et enrichissent les projets en cours.

Pratiquement, Softkinetic recourt à une méthodologie particulière baptisée Scrum. Il s’agit d‘organiser les équipes autour d’un but à atteindre en 3 ou 4 semaines. Une fois le but atteint s’en suit une période de réflexion et de remise en question. Un outil informatique permet de suivre l’évolution de chacun sans devoir être trop directif. « Cette méthode nous permet d’allier la créativité  et  la rigueur de l’engineering » affirme Michel Tombroff.


Softkinetic (1)
envoyé par EntrepriseGlobale

« Revenir à un modèle classique d’organisation ne fonctionnerait pas en terme d’innovation »

« La richesse de notre entreprise vient du fait que tout le monde participe à tout » fait savoir le patron de la PME bruxelloise.  Ce brassage crée une émulation positive pour l’entreprise ».  Pour Michel Tombroff, le succès découle de la combinaison de deux facteurs. D’une part, laisser les gens s’exprimer et créer au sein de l’entreprise. D’autre part, avoir la rigueur de transformer cette créativité en innovation exploitable.


Softkinetic (2)
envoyé par EntrepriseGlobale

« Nous innovons avec nos partenariat avec nos clients. Prudemment, mais en confiance »

Sofkinetic est présente sur des marchés assez diversifiés: le jeu vidéo, le fitness, la télévision et le marketing interactif. Ce grand écart est nécessaire, car il évite toute dépendance vis-à-vis d’un seul secteur. Afin de répondre à ce large spectre de demande  avec une technologie aussi pointue, la société noue des partenariats aussi bien avec ses fournisseurs qu’avec ses clients. La PME a par exemple des liens très fort avec les fabricants de caméras 3D (en Israel, aux Etats-Unis, etc.).  Les caméras 3D sont une pièce essentielle du système développé par Softkinetc. « Nous essayons d’entrer dans une relation de partenaire avec nos clients » explique Michel Tombroff. Cela  oblige à dévoiler une partie de nos innovation. Pas tout. Nous sommes prudets. Mais cette stratégie de partage s’est avérée payante.

Entreprise Globale a rencontré Michel Tromboff lors de la Conférence Creawal de Liège, le 3 mars 2009.

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